04.07.2008
LIBRE. ELLE EST ENFIN LIBRE!

La une de Libé
Lire ce numéro spécial : ne peut être vendu
Nous vous attendons nombreuses et nombreux pour un RASSEMBLEMENT DE BONHEUR A PARTIR DE 17H00 ET POUR UNE BONNE PARTIE DE LA NUIT DEVANT L’HÔTEL DE VILLE DE PARIS, CE JEUDI 3 JUILLET 2008!
MERCI A TOUTES ET TOUS!
VOTRE SOUTIEN A ETE INESTIMABLE POUR INGRID ET LES OTAGES : IL DOIT CONTINUER POUR CEUX QUI RESTENT DANS LA JUNGLE...
La première réaction du Comité de soutien->866
Aujourd’hui, nous célébrons sans limites de temps ni d’espaces la libération d’Ingrid Betancourt et de 14 autres otages des FARC. Enfin!
Nous vous invitons à être présents et à relayer l’information qu’un rassemblement de bonheur aura lieu sur le Parvis de l’Hôtel de Ville de Paris, ce jeudi 3 juillet à 17H00 : nous invitons les citoyennes et citoyens à s’y rendre massivement!
Notre joie est immense car ce soir, c’est l’aboutissement d’un combat pour la Liberté qui rayonne. C’est la preuve que face à l’incertitude et au découragement, l’espoir finit par l’emporter.
Pendant plus de 6 ans, l’ensemble des comités de soutien se sont battus pour pouvoir un jour entendre la grandeur du discours d’Ingrid, à sa libération. Impressionnante de maîtrise et de lucidité, rayonnante de vie et de renaissance, elle nous a parlé d’avenir pour une Colombie nouvelle!
Le Comité de soutien ne s’arrête pas là car il reste encore des milliers d’otages en Colombie, détenus par les FARC ou d’autres : nous nous battrons pour eux, comme nous l’avons toujours fait. Il est impossible de fermer les yeux alors qu’Ingrid nous a toutes et tous invités à les ouvrir encore plus.
Les vidéos de la libération
Continuez à aider le Comité de soutien en vue de la libération des autres otages
Organiser une mobilisation dans votre ville ou votre village, dans le cadre d'une action (prévenez-nous)
Faire un don
Revêtir le t-shirt de soutien ou le badge de solidarité
Cordialement,
l´équipe AgirPourIngrid.
www.agirpouringrid.com
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19:20 Publié dans 005 AGENDA , Actualités , Associations , Bons plans , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Famille , Francophonie , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ingrid BETANCOURT
05.06.2008
Barack, un noir américain en route vers la Maison Blanche ?

Lu pour vous sur le net, par
Maria Pia Mascaro

Nomination historique pour BaracK OBAMA : La fin du clintonisme
Sous la pression de ses propres supporters, de plusieurs sénateurs et de représentants au Congrès pressés de panser les plaies du parti démocrate, Hillary Clinton a annoncé mercredi dans la journée qu'elle annoncerait la fin de sa campagne samedi, entourée de son staff, à Washington. Son retrait signale la fin d'une époque pour le parti démocrate celle de la dominance de Bill Clinton sur le parti et du clintonisme.
Ce qui m'avait frappé dès le début de cette primaire démocrate, cétait le nombre de jeunes élus démocrates ou membres nouvellement élus du parti qui avaient rejoint les rangs d'Obama très tôt dans la campagne déjà. Je pense à la gouverneure de l'Arizona par exemple, Janet Napolitano, ou plus encore à celle du Kansas, Kathleen Sebelius, ou à la sénatrice du Missouri Claire McCaskill, ou encore au sénateur de Virginie Jim Webb, ancien républicain qui a lâché son parti pour rejoindre les rangs démocrates en raison de son opposition à la guerre en Irak. Je pourrais en citer d'autres. Autant de démocrates dont la réputation est encore à faire sur la scène nationale, mais dont le poids dans leur état respectif est considérable.
Ces ralliements montrent que le désir profond de changement n'est pas que le souhait de jeunes électeurs désireux d'en finir avec les dynasties Bush et Clinton, mais que celui-ci émane de l'intérieur même d'un parti soucieux de tourner une page de son histoire et d'en écrire la suivante. Ces mêmes élus savaient aussi qu'une victoire d'Hillary Clinton signifierait une longue attente avant d'accéder enfin à des positions de poids dans le parti à l'échelle nationale.
On se souvient de l'image de Hillary Clinton le soir de sa défaite en Iowa entourée de Wesley Clark et Madeleine Albright. Le président de sa campagne n'est autre que Terry McAulliffe, ancien président du parti, nommé par Bill Clinton. Autant de caciques qui remettraient forcément d'une manière ou d'une autre la main sur le pouvoir.
Cette donne a sans doute été sous estimée par Hillary et Bill Clinton. Cette nouvelle génération de démocrates a souvent fait la différence en faveur de Barack Obama dans des états clefs ou des états républicains où les positions électives ont lentement mais sûrement été gagnées par des démocrates au cours des récentes années. Je pense au Kansas, au Montana, au Missouri, à la Virginie justement. Le soutien des élus de ces états à Obama n'est pas la seule raison de sa nomination, mais il y a certainement contribué.
Posté par mariapia sur 04/06/2008 West Wing 2008
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21:53 Publié dans Actualités , Associations , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20.04.2008
WEB : Internet se développe dans le monde, mais les inégalités demeurent

La proportion d’abonnés à l’Internet augmente plus vite dans les pays en développement que dans les pays développés. Mais les inégalités restent considérables.
La part d’abonnés à l’Internet dans les pays en développement a été multipliée par 2,3 entre 2002 et 2006, soit plus que dans les pays développés où elle a été multipliée par 1,4, selon la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced). La palme revient toutefois aux pays en transition (les ex pays de l’Est) puisque le taux a été multiplié par quatre entre 2002 et 2006.
Cependant, cette progression en pourcentage s’applique à des niveaux très faibles dans les pays pauvres. Même en augmentant moins vite, les pays riches continuent à creuser l’écart. Au Sud, le pourcentage est passé de 4,2 % à 9,7 % et au Nord de 42 % à 58,2 %. Résultat : l’écart s’est creusé entre pays riches et pays pauvres, passant de 37,8 à 48,5 points.
Le dynamisme des pays en développement laisse plutôt optimiste quant à la réduction de la fracture numérique mondiale. Mais, l’inertie est forte et la tendance ne s’inverse que lentement. Le chemin à parcourir reste donc long.
L’accès aux nouvelles technologies constitue pour les pays les plus pauvres un enjeu essentiel en matière de dynamisme économique - notamment pour les PME - et pour la circulation de l’information au sein de la société. Ceci dit, pour la majorité des habitants des pays pauvres, l’accès Internet demeure un horizon bien lointain tant la préoccupation première est d’accéder aux biens et services de base (alimentation, eaux, transports, etc.).
Accès à internet selon le niveau de développement et les régions

Source : Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), 2007
le 15 avril 2008
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13.04.2008
Me Pierrat: voyage au pays des nouveaux censeurs
Par Hubert Artus A l'occasion de la sortie du "Livre noir de la censure", état des lieux de la question proposé par un homme qui -pour partie- en vit. VOIR LES VIDEOS
Emmanuel Pierrat est une figure en vue de l’édition parisienne. Avocat au barreau de Paris, cet homme né en 1968 est spécialiste du droit de la presse et de la communication. Aussi plaide-t-il régulièrement des affaires de "censure" (Houellebecq, Skorecki, ou encore la plainte de l’Opus Dei contre "Camino 999 " que nous révélions ici il y a un an).
Passionné de littérature et d’histoire des mœurs, il est aussi directeur de collections de "curiosa" (entendez livres tendancieux, en général érotiques), auteur d’essais sur la question ("Le sexe et la loi") et romancier.
Le sujet est vaste. "Le livre noir de la censure" en délimite très précisément les contours. Les dangers. Ces dangers, nous vous les présentons ici, dans la version longue de l’entretien en vidéo, où ils sont défrichés:
Le chéquier, premier agent de la censure
Pierrat a dirigé l’ouvrage collectif, travaillant avec une équipe de dix juristes, philosophes, essayistes et journalistes. Le livre n'y va pas par quatre chemins: la censure est omniprésente.
Dans la forme "connue" de la censure, les poursuites étaient diligentées par le pouvoir politique. De nos jours, ce dernier ne se hasarde plus à une telle intervention, trop risquée dans la civilisation des sondages. Ce sont des associations qui ont repris le flambeau, des "ligues de vertu", des organisations qui, pour Pierrat, sont des "cache-sexes" qui militent pour leur propre vision du monde et des mœurs. Désormais "privatisée", la censure étend son territoire et son influence. Elle prend de nouveaux habits. Et change sa garde-robe selon les cas. Pierrat pointe particulièrement deux entités:
-Les "ligues de vertu et de morale" tout d’abord. "De tous bords", ajoute-t-il. Le danger? "Chaque procès qu’ils intentent a un coût: frais d’avocats, dommages et intérêts. Des répercutions plus redoutables que le cachot."
-Les entreprises. Auparavant, elles se contentaient de couper les budgets publicitaires des médias trop agressifs, par trop dénonciateurs. Aujourd’hui, elles attaquent en justice. "Leur puissance de feu est colossale au regard du potentiel de contre-attaque des éditeurs, journalistes, écrivains."
Regroupés en conglomérats financiers et boursiers, gouvernés par des magnats, les mastodontes de l’industrie possèdent la majeure partie du secteur mondial de l’information. N’hésitant pas à couper ce qui dépasse, ce qui dénonce, quand un journaliste s’approche trop des amis au pouvoir… Mais ces géants boursiers possèdent aussi le secteur de l’édition et sont donc à même d’intervenir a priori sur le contenu… (Voir la vidéo)
Google, deuxième agent mondial de la censure
Parmi les sujets abordés dans "Le livre noir de la censure": les nouvelles technologies. Un chapitre composé par Florent Latrive, qui travaille pour le site Web du journal Libération. Pour lui, Internet est "un média hippie et militaire" à même d’être le pire ennemi de la censure:
"Non seulement l’Internet semble vider de sa substance l’idée même de la censure, mais il transforme la moindre mise à l’index en véritable teaser pour le discours interdit."
Dans son chapitre, Latrive n’oublie pas la Chine: "Le régime de filtrage chinois est l’exemple le plus sophistiqué de son genre dans le monde." Et de pointer le rôle de Yahoo, Google ou Microsoft dans l’épuration de Tien An Men sur les moteurs de recherche chinois, ou encore dans les poursuites contre la bloggeuse Lian Yue ou le dissident Shi Tao. Comme l'explique Pierrat, Google a pactisé avec le pouvoir chinois pour obtenir le marché des JO. L'arme du célèbre moteur de rechecrhe: le référencement, le nerf de la guerre sur le Net. Un référencement partiellement biaisé par l’argent: plus on aligne, mieux on peut etre référencé. (Voir la vidéo)
Photoshop et le réel: les nouveaux censeurs
Centre névralgique du contrôle des psychés: les mœurs. Alibi systématique: la jeunesse. Les lois sur les publications à destination de la jeunesse pleuvent, au motif que si des adultes peuvent avoir accès à des oeuvres sulfureuses, nos enfants aussi peuvent les voir.
Ce principe de précaution ne se contente pas d’attaquer la vie quotidienne. Il s’agit, à présent, de rendre la fiction identique au réel, en tout point. Le triomphe du droit sur l’imaginaire. Dans le monde actuel, quand un personnage commet un meurtre sordide, mieux vaut pour l’auteur de roman qu’il ait mis son casque en enfourchant sa moto. Dans les films d’aujourd’hui, les personnages ne fument plus; et on convoque Photoshop pour ôter sa clope à Lucky Luke dans les rééditions de ses aventures, on enlève la cigarette des lèvres de Malraux, on casse sa pipe une seconde fois à Jean-Paul Sartre…
L’avocat, qui a défendu des artistes suspectés d’outrage aux bonnes moeurs (Houellebecq, Bénier-Bürckel, Skorecki) s’avoue fasciné par "ce mouvement général qui tend à rendre les personnages de fiction responsables". Pour autant, il avoue se trouver face à un paradoxe: le défenseur des outragés ne veut pas de codes qui, seul moyen de lutte, créeraient des cases spécifiques à la littérature et aux romans.
On se rappelle que le dernier Garde des Sceaux français à être intervenu dans le champ fictionnel est Dominique Perben, dans la loi Perben II de mars 2004. Qu’évoque à l’avocat Pierrat son actuelle ministre de tutelle, Rachida Dati? (Voir la vidéo)
VOIR LES VIDEOS
Ne croyez surtout pas que "Le livre noir de la censure" vous plonge dans une société orwelienne: ce portrait de nos censeurs est un balayage divertissant autant qu’alarmant de nos moeurs. C’est, surtout, un manuel de responsabilisation démocratique.
► "Le livre noir de la censure" par Emmanuel Pierrat, Magaly Lhotel (avocate), Florent Latrive (journaliste), Sophie Viaris de Lesegno (avocate), Aurélie Chavagnon (avocate), Geoffroy de Lagasnerie (enseignant), Caroline Fourest (essayiste, journaliste, rédactrice en chef de la revue ProChoix), Fiametta Venner (politologue), Béatrice Chapaux (magistrale belge), Guillaume sauvage (avocat) et Flore Masure (avocate) sous la direction d’Emmanuel Pierrat (Le Seuil, 351 pp., 21,50€).
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Liberté, Egalité, Fraternité ! Même pour les Chinois...

[ par N.Goarant, X.Golczyk, B.Périssé, F.Rousseau, B.Vasnier, du blog « Priorité à gauche » ]
Près du quart de l'humanité, 1 milliard et 400 millions de personnes, vit en Chine sous un régime dictatorial qui n'a rien à envier à celui du général Pinochet (qui sévissait, lui, dans un petit pays cher au coeur de la gauche française). Pouvoir brutal, intolérant, totalitaire; économie brutale, cyniquement inégalitaire.
Dès sa fondation (voir "Qui Sommes-Nous ?"), ce blog dénonçait l'oppression qui interdit la république aux peuples de Chine et se pare indument du nom de « socialisme », prolongeant sans vergogne la duperie stalinienne de détournement des idéaux de la gauche.
Peu importe la position des uns ou des autres sur l'opportunité de boycotter la cérémonie ou l’ensemble des Jeux de Pékin. L'essentiel est de saisir l'occasion de cette manifestation mondiale (comme un peu plus tard l'exposition universelle de Shanghaï en 2010) pour soutenir tout progrès de la république et du socialisme en Chine, pour dénoncer l'écrasement des libertés individuelles et collectives, l'exploitation éhontée et sans droits des travailleurs chinois, les lourdes menaces de ce système autoritaire sur l'éco-système mondial.
Cela n'empêche pas d'avoir un regard lucide sur la réalité de la société chinoise qui, comme la société russe sous le stalinisme, a cherché sa fierté nationale avec ce régime brutal, au prix de massacres de masse, de dizaines de millions de morts, et qui construit son industrialisation dans l'explosion des inégalités et un désastre écologique.
On doit espérer pour les Chinois une évolution et une rupture comparables à celles qu'ont réussies les Coréens du sud pour sortir de l'autoritarisme. Mais cela ne se fait qu'au prix de luttes démocratiques et sociales dures et au risque de dérives diverses (nationalistes, hyper-libérales, voire mafieuses). Raison de plus pour ne pas compter notre solidarité aux Chinois (souvent traqués, emprisonnés, exécutés) qui se battent pour les droits humains, sociaux, républicains.
Et si, pour ceux qui se réclament comme nous de Jaurès, les communistes français, il pouvait désormais devenir honteux de louer le plus grand des stands de la fête de L'Humanité au parti communiste chinois, eh bien, l'unité de la gauche et son authenticité –qui sont nos combats– auraient un petit peu progressé.../.
Le blog Priorité à Gauche
RAG 34. Les lolo's 34
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07.04.2008
PEKIN 2008 : Londres s'allume, Paris s'enfume, San Francisco s'embrume


Three people protesting China's human rights record and the impending arrival of the Olympic torch climbed up the Golden Gate Bridge in San Francisco, Monday, April 7,
Insert : "San Francisco s'embrume... C'est une maison bleue adossée à la colline, on y vient à pied, on y frappe pas, ceux qui vivent là ont jeté la clé..." La maison bleue, Maxime Le Forestier.
Le chemin de croix de la flamme olympique à Paris
Par JeanLuc Courthial
PARIS - Le relais de la flamme olympique à Paris a tourné au fiasco. C'est avec d'immenses difficultés que la torche, éteinte et mise à l'abri dans un autocar à plusieurs reprises lundi par les organisateurs, a finalement atteint le Stade Charléty, en bordure sud de la capitale, à l'issue d'un parcours émaillé de très nombreux incidents, et dont les dernières étapes ont tout simplement été annulées.Selon un premier bilan livré par une source policière, 28 personnes ont été interpellées au long du parcours, où on a pu observer des heurts parfois très francs entre forces de l'ordre et manifestants, qui ont répondu nombreux aux appels des associations à protester contre la situation au Tibet et les atteintes aux droits de l'Homme en Chine.
Dans la soirée, le ministère de l'Intérieur a annoncé dans un communiqué un bilan de 18 interpellations, "essentiellement pour outrage et rebellions".
En raison des perturbations causées par les manifestants, la torche a dû être éteinte en tout au moins cinq fois, mise à l'abri dans un autocar qui transportait également la lampe olympique. Finalement, les organisateurs ont décidé de couper court au relais. Le dernier quart du parcours a été effectué en bus, et seulement les derniers mètres à pied, avant qu'Amélie Cazé, championne du monde de pentathlon et ultime relayeuse, puisse allumer la vasque vers 17h30 à Charléty.
"Je suis dégoûté...", a simplement commenté le président de la commission des athlètes du Comité national olympique et sportif français (CNOSF). "Je ne pense pas qu'on puisse faire avancer les choses sans communication, sans exposition, sans main tendue, sans comprendre l'autre", a déclaré pour sa part dans la matinée Jean-Claude Killy, multiple champion olympique de ski et membre français du CIO.
Mais des milliers de personnes se sont rassemblées dans les rues de la capitale lundi, dont plusieurs centaines étaient déjà présentes sur le parvis des droits de l'Homme au Trocadéro avant le début du relais, avec le champion du monde du 400m haies Stéphane Diagana parti du premier étage de la Tour Eiffel, juste en face, un peu avant 12h30.
Le premier incident est intervenu avant même que le coureur n'ait pu quitter l'édifice: l'élu Vert de Paris Sylvain Garel a tenté de bloquer sa progression en criant "liberté pour les Chinois". Il a été maintenu à l'écart par les forces de l'ordre.
Alors que la torche était éteinte pour la première fois et mise à l'abri dans l'autocar pas plus d'un kilomètre plus loin en raison de l'intervention de manifestants pro-tibétains, Reporters sans Frontières (RSF) trompait la vigilance des forces de sécurité pour la première fois en escaladant le pilier nord de la Tour Eiffel et en accrochant au premier étage une bannière arborant leur désormais célèbre logo aux anneaux olympiques en forme de menottes. Ils récidivaient dans l'après-midi avec une banderole semblable sur la façade de la cathédrale Notre-Dame.
Quelque 3.000 policiers étaient mobilisés pour escorter la flamme sur son parcours de 28 kilomètres qui devait être effectué par 80 athlètes relayeurs. Les porteurs de flamme devaient être protégés par plusieurs centaines de policiers, certains à bord de véhicules anti-émeutes et d'autres à moto ou à pied. Trois bateaux patrouillaient sur la Seine, tandis qu'un hélicoptère survolait Paris.
Cet important dispositif policier n'a pas empêché les manifestants, munis pour nombre d'entre eux de drapeaux tibétains ou de drapeaux du logo de RSF, de tenter de passer outre les cordons de sécurité et de bloquer le passage des relayeurs, traités parfois même d'"égoïstes" par les activistes, selon des journalistes de l'Associated Press présents sur le terrain. Ils ont fait l'objet d'interventions policières parfois musclées. Les policiers ont également usé de gaz lacrymogène au moins une fois, contre environ 300 manifestants qui s'étaient assis sur le parcours.
Au passage de la procession, des banderoles ont été déployées sur de nombreux immeubles. La mairie de Bertrand Delanoë avait orné sa façade d'un "Paris défend les droits de l'Homme partout dans le monde", alors que l'Assemblée nationale, où 35 députés ont même manifesté en chantant, entre autres, "La Marseillaise", a été plus loin en affichant une bannière frappée des mots "Respect des droits de l'Homme en Chine", alors que la séance avait été suspendue pendant une demi-heure.
Mais les députés n'ont pu apercevoir la flamme, déjà réfugiée, pour la cinquième fois, dans l'autocar sous lourde escorte. "On a l'impression que c'était un défilé militaire", a remarqué le président du groupe socialiste Jean-Marc Ayrault.
Après les derniers discours devant le siège du CNOSF, protégé des manifestants par les forces de l'ordre, la flamme devait s'envoler en soirée vers San Francisco, prochaine étape du relais mondial qui, décidément, à en juger des réactions à Paris et à Londres, a du mal à faire l'unanimité. AP

En savoir plus
RAG 34. Lovely34 22:50 Publié dans Actualités , Associations , Débat/Forum , Famille , Francophonie , Politique , Sport , Tauromachie , Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
06.04.2008
JO PEKIN 2008 : "Sarko l'embrouille" (2 podcasts).


Pour un monde meilleur ?Alors que Ramada Yade et Bernard Kouchner jouent "à la baballe" avec les mots de la déclaration officielle du Président Bling bling, qui n'excluait rien concernant sa participation ou non à la cérémonie d'ouverture, force est de constater comme le souligne, Robert Meynard, président de reporters sans frontières, que le passage lundi, de la flamme olympique à Paris, sera policièrement très fortement encadré.. Pas moins de cinq rangs de policiers sépareront le peuple, de l'accès et de la vue, du passage de la flamme olympique... C'est ça Paris ! C'est la France de Sarkozy !
Ecouter nos podcasts:
1. Conditions or not conditions ?

2. Une flamme sous haute surveillance

"Sans une presse libre, aucun combat ne peut être entendu"
RAG 34. Lolo34 23:50 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Politique , Sport , Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
27.02.2008
Réponse de RAG 34 au mégalomane de Mèze : "Casse-toi, pauvre con !" Voir la vidéo
VIDEO : Sarkozy à un visiteur du salon de l'agriculture : "Casse-toi, pauvre con !"
Premiers pas mouvementés de Sarkozy (une côte de popularité à 38% dans un dernier sondage) au Salon de l'agriculture.
Changement de présidence et changement de style au Salon de l'agriculture. L'événement était très apprécié de son prédécesseur Jacques Chirac, qui s'y prélassait presque. Là, c'est quasiment au pas de charge que Nicolas Sarkozy a inauguré la plus grande ferme du monde.
A mi-parcours environ, il s'est soudain vu vertement repoussé par un visiteur du salon auquel il s'apprêtait à à accorder une poignée de main. Ambiance surchauffée et cohue, le Chef de l'Etat s'est alors emporté: "Casse-toi, casse-toi pauvre con" a-t-il lancé, avant de reprendre son parcours mouvementé. Un écart de langage qui n'est pas sans rappeler sa colère face aux pêcheurs bretons.
Voir la vidéo sur le site du journal Le Parisien (vidéo vue 100.000 fois depuis hier 20h00).
RAG 34. Les lolo's 34
02:02 Publié dans Actualités , Associations , Chasse/Pêche , Famille , Politique , Traditions , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
18.02.2008
Grève dans l’audiovisuel public : Qui va payer ?
PAR Christine Tréguier, Politis.fr, Xavier Frison
mardi 12 février 2008
Les salariés de l’audiovisuel public manifestent le 13 février place de l’Alma, à Paris, au cours d’une mobilisation nationale pour exiger « la pérennité du financement de l’audiovisuel public, le maintien de son périmètre, de l’emploi et de nos garanties collectives ». Autres victimes collatérales de la suppression brutale de la publicité dans le secteur : les consommateurs, pressentis pour palier le gigantesque manque à gagner.
Avant d’annoncer, sans prévenir personne y compris les principaux intéressés, qu’il allait supprimer la publicité sur les télévisions publiques, Nicolas Sarkozy aurait peut-être dû tourner sa langue sept fois dans sa bouche. Depuis, ça cogite dur dans les ministères pour trouver le milliard d’euros assurant le fonctionnement des chaînes concernées. Après la taxe sur les recettes publicitaires des chaînes privées et la taxe « infinitésimale » sur les abonnements à internet que les fournisseurs d’accès ne semblent pas disposés à payer sans sourciller, on a parlé de ponctionner les équipements, téléviseur, ordinateurs, et téléphones portables. De manière « infinitésimale » promet Christine Albanel.
Mais le « 1% maximum » annoncé fait vivement réagir les syndicats de la profession. Pour le Syndicat des industries de matériels audiovisuels électroniques (Simavelec) cette taxe, s’ajoutant à celles pour l’environnement et pour la copie privée, est « inéquitable » et se répercutera fatalement sur le consommateur. Pour le Syndicat de l’industrie des technlogies de l’information (SFIB) elle ne va pas dans le sens de l’équipement des ménages français, qu’on dit moins bien équipés que leurs voisins européens. Leurs avertissements ont le mérite d’être clairs : au final, c’est le consommateur qui devra compenser le manque à gagner des uns et des autres. Les internautes qui s’expriment sur le forum de discussion ouvert par la ministre en charge du dossier semblent l’avoir bien compris. Une bonne partie d’entre eux n’y voient qu’impôts nouveaux et manière détournée d’augmenter la redevance télé, sans avoir l’air d’y toucher.
Dernière trouvaille en date, évoquée par Les Echos, et démentie par le Ministère, la taxation sur le chiffre d’affaires généré par les publicités sur internet. L’association des services internet communautaires (Asic) a déjà prévenu : « Si la France taxe trop ses entreprises internet, elles vont se délocaliser ». On peut s’attendre à un lobbying féroce dans les coulisses de l’Assemblée, dès que le projet de loi sera connu.
Le tract des syndicats de Radio France pour la manifestation de mercredi :
Télécharger le tract Radio France
RAG 34. Les lolo's 34
22:26 Publié dans Actualités , Associations , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Politique , Sport , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.01.2008
Laurent FABIUS : "Sarkozy sature les ondes". Pour l'égalité audiovisuelle : pétition populaire

Tribune de Laurent Fabius :« Je veux une République irréprochable ». Sur tous les tons, la main sur le cœur, le Président de la République a martelé et martèle ce credo, pendant la campagne électorale et depuis.
Il y aurait beaucoup à faire pour tenir cet engagement tonitruant ! En tous cas, il existe un moyen radical pour le discréditer définitivement : laisser le Président saturer comme il le fait les ondes, à toute heure, en tout lieu, sur tous les sujets de son choix, sans qu’il soit tenu le moindre compte de ses interventions massives pour le respect du pluralisme démocratique.
La réalité en effet est accablante, et beaucoup s’en émeuvent, bien au-delà des rangs de la gauche. M. Sarkozy est omniprésent notamment dans les journaux télévisés. Il occupe télévisions et radios quotidiennement et y envoie ses collaborateurs le reste du temps. Même le prudent comité Balladur s’en est inquiété, recommandant que « dans la répartition des temps de parole dans les médias audiovisuels, à laquelle le CSA est chargé de veiller, les interventions du Président de la République soient comptabilisées avec celles du gouvernement » (proposition n° 13).
Devant une telle situation, le CSA, tenu par la loi d’assurer « le respect de l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion »... et dont tous les membres ont été choisis par l’actuelle majorité, s’en tient à une version tronquée de la règle dite des « trois tiers » qui accorde, à la radio et à la télévision, des temps de parole équivalents au gouvernement, à la majorité et à l’opposition parlementaires mais sans tenir compte des interventions du Président. Saisi par le PS, le CSA, s’appuyant sur la tradition d’un président supposé en dehors et au-dessus des contingences de l’action politique, affirme ne pas pouvoir agir autrement tant qu’une réforme constitutionnelle n’aura pas prévu un texte spécifique.
Et bien, puisqu’il est question de réviser la Constitution pour améliorer notre démocratie, saisissons cette occasion ! Les médias, en particulier audiovisuels, occupent désormais une place centrale dans le fonctionnement de la démocratie : il ne peut être question de voter demain une réforme constitutionnelle si elle ne contient pas une nouvelle règle posant les principes d’une vraie égalité audiovisuelle. En clair, je propose que l’on inscrive dans la réforme constitutionnelle à venir cette règle simple : le temps de parole audiovisuel du président de la République sera désormais comptabilisé avec celui du gouvernement, le total de l’« Exécutif » étant équilibré par les temps de la majorité et ceux de l’opposition.
Je suggère même une rédaction pour cette règle. « Afin d’assurer l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion, les radios et les télévisions doivent respecter, dans leur programme, un équilibre entre trois temps d’intervention : celui du Président de la République et des membres du gouvernement, celui des personnalités appartenant à la majorité parlementaire, celui des personnalités de l’opposition parlementaire, et leur assurer des conditions de programmation comparables. Elles doivent également assurer un temps d’intervention équitable aux personnalités appartenant à des formations politiques non représentées au Parlement. »
Sans doute cette proposition concrète ne règlera-t-elle pas tous les problèmes audiovisuels et de la presse en ces temps de « berluskozysme » galopant. D’autres mesures fortes devront être prises. Au moins aura-t-elle le mérite de corriger une inégalité flagrante.
En bref, la prochaine révision constitutionnelle devra garantir expressément l’égalité audiovisuelle. D’où cette « pétition populaire pour l’égalité audiovisuelle » que j’invite chaque citoyen à signer sur le site www.egalite-audiovisuelle.fr créé à cet effet.
Note précédente : Pétition populaire pour l’égalité audiovisuelle
RAG 34. Les lolo's 34 01:35 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
2/2 Contre Journal : Une stratégie présidentielle de contrôle de l’information

L’arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence a restreint pour les journalistes l’accès aux conseillers et aux ministres juge Axel Krause, secrétaire général de l'association de la presse anglo-américaine à Paris, journaliste au Transatlantic Magazine. « C’est une stratégie de communication qui vise à contrôler l’accès aux sources » analyse-t-il. Il révèle que le président de la République se serait plaint des médias allemands auprès de l’ambassade d’Allemagne à Paris. Longtemps rédacteur et correspondant de l’International Herald Tribune, Axel Krause était présent à l’hyper-conférence de presse de Nicolas Sarkozy le 8 janvier.Axel Krause: «La conférence de presse de Nicolas Sarkozy m’a rappelé une des dernières conférences de presse du général de Gaulle à laquelle j’ai assisté, en arrivant à Paris. Les questions étaient plus ou moins organisées. Peut-être secondaires. Les collaborateurs de Nicolas Sarkozy donnaient l’impression de tendre le micro à certains journalistes. A mes yeux, quelques questions étaient insuffisamment préparées. Et il n’y a pas eu de follow-up, de reprise des questions. J’ai trouvé le style du Président parfois arrogant. Sur les 35 heures et l’Europe, il a laissé beaucoup de questions en suspens.
Sa stratégie privilégie la communication plutôt que l’information, avec la complicité des médias français. L’Elysée considère les médias étrangers comme beaucoup plus critiques. Selon des confrères journalistes allemands, le président français s’est plaint devant l’ambassadeur d’Allemagne de la façon dont les médias allemands traitaient la politique française. On a vu aussi la manière dont il a brutalement interrompu l’interview de Sixty Minutes lorsque la journaliste de CBS lui a posé une question sur sa vie privée qui, pourtant, faisait les une des journaux.
Les journalistes essayent de faire leur travail mais ont un accès plus restreint aux conseillers des ministres et à ceux de l’Elysée depuis l’élection de Nicolas Sarkozy. Il y a peu de fuites. Les ministres sont très contrôlés et leurs collaborateurs aussi. Ils privilégient les interviews radio ou télé au détriment des points presse. C’est une stratégie de communication qui vise à influencer l’orientation des articles en contrôlant l’accès aux sources. Et qu’est-ce qu’un journaliste sans accès à ses sources?
Par ailleurs, la proximité de l’actuel président avec l’actionnariat de certains médias pèse son poids. Un contrôle s’exerce. J’ai été interviewé au sujet de la conférence de presse par une télévision: ils n’ont gardé que les aspects positifs de ma déclaration. Aujourd’hui, les rapports entre les journalistes français et leur Président sont beaucoup plus difficiles qu’avec Chirac qui était plus décontracté par rapport à l’information. Avec Nicolas Sarkozy, on a presque un événement par semaine qui évoque The West Wing, cette série américaine sur la Maison Blanche. La semaine dernière, Tony Blair s’est rendu à l’UMP. Pour Sarkozy, c’était un événement. Il y a un calendrier d’événements, qui n’aurait pas de sens sans le suivisme de la presse et des médias. Mais le sujet de la vie privée, on l’a vu, est un sujet à double tranchant, puisque l’opinion semble désormais y porter moins d’intérêt qu’aux questions économiques et sociales.»
http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/...
RAG 34. Les lolo's 34
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1/2 Contre Journal : Les médias complices du Président ?

« La majorité de la presse est craintive, voire complice du président de la République, estime Lara Marlowe, correspondante de l'Irish Times, une semaine après la conférence de presse de Nicolas Sarkozy. Les questions de déontologie et d’éthique relatives aux fonctions du président sont systématiquement éludées ». «Se promener dans l’avion de Vincent Bolloré n’est pas très avisé, juge Mark Hunter, journaliste d’investigation américain, maître de conférences à l'Institut Français de Presse (Université Paris II). Sarkozy dit qu’il ne cache rien, c’est vrai. Sauf le pourquoi de ses relations ! ». Katrin Bennold, correspondante de l'International Herald Tribune, estime qu’en France, les « questions gênantes » sont rarement posées.«La question essentielle du conflit d’intérêt ne lui est jamais posée»
Lara Marlowe (Irish Times) « Avec la presse, Nicolas Sarkozy a la même attitude qu'avec les partenaires sociaux ou les responsables de sa propre majorité. Dans un premier temps, sa stratégie consiste à cajoler et séduire, mais lorsque ça ne marche pas, à jouer l'agressivité. On l'a vu lors de sa conférence de presse, lors qu'une journaliste de France 24 lui a souhaité une bonne année, il s'est fait complice, amical, mais il n'a pas supporté la question de Laurent Joffrin sur le monarque élu. Il a même rappelé les difficultés financières de Libération.... Poser de bonnes questions équivaut à se griller vis à vis des conseillers: c'est la façon dont les dirigeants français conçoivent les relations entre la presse et le pouvoir. Mais cette situation s'est aggravée par le pouvoir de Nicolas Sarkozy.
Les questions qui fâchent sont donc rares. Il a évité la question du pouvoir d'achat, et pas un journaliste n'est revenu dessus, contrairement à la tradition qui veut qu'on reprenne les questions restées sans réponse. Autre exemple. Avant son élection, il a dit vouloir une république irréprochable. On voit qu'il prend des vacances aux frais d'amis milliardaires. Il répond mais ce n'est pas aux contribuables de payer mes vacances. Il y a pourtant une troisième solution: c'est qu'il paye lui même ses vacances! Cette question essentielle du conflit d'intérêt, personne ne lui a posé. Pour éviter de répondre, il s'est souvent comparé à ses prédécesseurs. Mais là encore, c'était purement dilatoire.
La majorité de la presse est très craintive. Complice. Les pôles de résistance sont rares. Les meilleurs amis de Nicolas Sarkozy sont à la tête des médias les plus influents (TF1, Europe 1, Paris Match, le JDD...), et ce réseau relationnel est durable parce qu'il résulte d'une longue construction. Son comportement avec les journalistes doit aussi être souligné. Il tutoie les journalistes. A la Garden party de Rachida Dati, j'ai entendu des collègues le tutoyer aussi. Si le président de la République n'impose pas la distance nécessaire, c'est le devoir des journalistes de le faire.
Dans la mesure où il est hyperactif, on est obligé de le suivre. On n'y échappe pas. Et je ne pense pas que la journée sans Sarkozy soit une solution... De même qu'on ne peut pas faire l'impasse sur sa vie privée. On l'a bien vu pendant la campagne électorale. Nous avions deux faux couples présidentiels. Les journalistes savaient que Ségolène Royal et François Hollande n'étaient plus ensemble, et que les retrouvailles de Nicolas Sarkozy et de sa femme étaient probablement factices. Ils ont donc joué la comédie... Est-ce que la presse a posé la question? Non. On élude en permanence les vraies questions de déontologie et d'éthique. »
«Je ne vois aucun avantage politique à l’exposition de sa romance glamour»
Mark Hunter. « Les tactiques de Nicolas Sarkozy ne sont pas nouvelles. Avant lui, Jack Lang, par exemple, qui s'inspirait d'ailleurs de Ronald Reagan, avait compris qu'en se concentrant sur l'action, on détournait l'attention des résultats. Nicolas Sarkozy a l'avantage de l'action, et il contraint les autres, en particulier les médias, à suivre. La différence tient dans le raffinement, dans l'implication dans le détail manifestée par Sarkozy et dans la réaction permanente. Il est intéressant de constater qu'il réagit aussi aux médias, en portant son attention sur ce qu'ils désignent comme important. En quelque sorte, il prend les médias à leur propre piège. Il lui reste à espérer que des résultats viennent. L'affaire Clearstream lui a permis de se présenter à l'élection présidentielle comme un outsider, voire un opposant, alors même qu'il partageait la responsabilité gouvernementale. Si la situation de l'économie, et tout particulièrement celle des banlieues continuent de se dégrader, on voit mal comment il pourrait échapper à ce bilan là. Alors qu'il annonce que les caisses sont vides, que le temps des largesses gouvernementales n'est plus de saison, on apprend qu'il a augmenté son salaire et le Parlement ne veut pas rendre ses propres privilèges. Je ne vois aucun avantage politique au spectacle de sa romance glamour, trois mois après un divorce caché, qui a suivi la remise en scène de sa vie de famille pour des raisons électorales. Se promener dans l'avion de Vincent Bolloré, dont on connait les intérêts dans les médias, n'est pas plus avisé. Sarkozy dit: je ne cache rien. C'est vrai, sauf le pourquoi de ses relations! On peut donc se demander quel est le sens et l'utilité de cette exposition médiatique. Nicolas Sarkozy risque fort de donner l'impression de s'occuper de son propre bonheur avant celui des gens de ce pays. A tort ou à raison, c'est d'ailleurs la conclusion que pas mal de gens semblent avoir déjà tiré.»
Mark Hunter est l’auteur de nombreux ouvrages d’enquête et d’un Que sais-je sur le journalisme d’investigation (PUF, 1997).
«Les questions gênantes n’ont pas été posées»
Katrin Bennold (International Herald Tribune). «Nicolas Sarkozy avait annoncé une rupture dans le style de l’exercice présidentiel. Et cette conférence de presse rompt avec le style de la monarchie présidentielle précédente, malgré le contexte d’hyper-présidence. Les journalistes n’auraient certainement pas posé les questions aussi personnelles à ses prédécesseurs… Dans le même temps, les questions n’ont pas été très difficiles sur l’agenda des réformes, qui est au cœur des interrogations. En France, il est rare que les questions gênantes soient librement posées à des conférences de presse. En Angleterre, la tradition inverse existe: celle de poser des questions difficiles tout le temps. C’est une dynamique très saine. Et les hommes politiques sont obligés de s’y soumettre.»
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RAG 34. Les lolo's 34
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14.01.2008
Pétition populaire pour l’égalité audiovisuelle
Les médias audiovisuels ont pris une place décisive dans l’équilibre de notre démocratie.
Actuellement, cet équilibre est bafoué puisque le temps de parole considérable du Président de la République et de ses conseillers dans les médias n’est pas comptabilisé. Il n’est légalement pas prévu pour les forces démocratiques de lui répondre d’une façon égale. C’est d’autant plus inquiétant qu’une partie des médias audiovisuels et de presse écrite est la propriété de groupes industriels et financiers proches du pouvoir.
C’est pourquoi nous exigeons qu’une disposition constitutionnelle soit adoptée, qui impose désormais le respect d’une vraie règle des trois tiers pour les temps de parole audiovisuel : un tiers pour le Président de la République, ses collaborateurs et le gouvernement, un tiers pour la majorité, un tiers pour les forces d’opposition.
Seule cette règle sera de nature à freiner la saturation et la propagande actuelles, et à amener un meilleur équilibre indispensable à notre démocratie.
Tel est le but de cette pétition populaire pour l’égalité audiovisuelle, dont nous sommes signataires.
SIGNEZ ET FAITES SIGNER LA PETITION SUR WWW.EGALITE-AUDIOVISUELLE.FR
Tribune de Laurent Fabius :
« Je veux une République irréprochable ». Sur tous les tons, la main sur le cœur, le Président de la République a martelé et martèle ce credo, pendant la campagne électorale et depuis.
Il y aurait beaucoup à faire pour tenir cet engagement tonitruant ! En tous cas, il existe un moyen radical pour le discréditer définitivement : laisser le Président saturer comme il le fait les ondes, à toute heure, en tout lieu, sur tous les sujets de son choix, sans qu’il soit tenu le moindre compte de ses interventions massives pour le respect du pluralisme démocratique.
La réalité en effet est accablante, et beaucoup s’en émeuvent, bien au-delà des rangs de la gauche. M. Sarkozy est omniprésent notamment dans les journaux télévisés. Il occupe télévisions et radios quotidiennement et y envoie ses collaborateurs le reste du temps. Même le prudent comité Balladur s’en est inquiété, recommandant que « dans la répartition des temps de parole dans les médias audiovisuels, à laquelle le CSA est chargé de veiller, les interventions du Président de la République soient comptabilisées avec celles du gouvernement » (proposition n° 13).
Devant une telle situation, le CSA, tenu par la loi d’assurer « le respect de l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion »... et dont tous les membres ont été choisis par l’actuelle majorité, s’en tient à une version tronquée de la règle dite des « trois tiers » qui accorde, à la radio et à la télévision, des temps de parole équivalents au gouvernement, à la majorité et à l’opposition parlementaires mais sans tenir compte des interventions du Président. Saisi par le PS, le CSA, s’appuyant sur la tradition d’un président supposé en dehors et au-dessus des contingences de l’action politique, affirme ne pas pouvoir agir autrement tant qu’une réforme constitutionnelle n’aura pas prévu un texte spécifique.
Et bien, puisqu’il est question de réviser la Constitution pour améliorer notre démocratie, saisissons cette occasion ! Les médias, en particulier audiovisuels, occupent désormais une place centrale dans le fonctionnement de la démocratie : il ne peut être question de voter demain une réforme constitutionnelle si elle ne contient pas une nouvelle règle posant les principes d’une vraie égalité audiovisuelle. En clair, je propose que l’on inscrive dans la réforme constitutionnelle à venir cette règle simple : le temps de parole audiovisuel du président de la République sera désormais comptabilisé avec celui du gouvernement, le total de l’« Exécutif » étant équilibré par les temps de la majorité et ceux de l’opposition.
Je suggère même une rédaction pour cette règle. « Afin d’assurer l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion, les radios et les télévisions doivent respecter, dans leur programme, un équilibre entre trois temps d’intervention : celui du Président de la République et des membres du gouvernement, celui des personnalités appartenant à la majorité parlementaire, celui des personnalités de l’opposition parlementaire, et leur assurer des conditions de programmation comparables. Elles doivent également assurer un temps d’intervention équitable aux personnalités appartenant à des formations politiques non représentées au Parlement. »
Sans doute cette proposition concrète ne règlera-t-elle pas tous les problèmes audiovisuels et de la presse en ces temps de « berluskozysme » galopant. D’autres mesures fortes devront être prises. Au moins aura-t-elle le mérite de corriger une inégalité flagrante.
En bref, la prochaine révision constitutionnelle devra garantir expressément l’égalité audiovisuelle. D’où cette « pétition populaire pour l’égalité audiovisuelle » que j’invite chaque citoyen à signer sur le site www.egalite-audiovisuelle.fr créé à cet effet.
RAG 34. Les lolo's 34
19:56 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
04.01.2008
Bonjour 2008 ... Et je remets le son ... Pour que cette nouvelle année soit celle de nos couleurs !
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L'équipe de RAG 34 vous souhaite une excellente année 2008.
TOUTES ENSEMBLE, TOUS ENSEMBLE, POUR DEFENDRE L'EMPLOI ET NOTRE POUVOIR D'ACHAT !
Amicalement,
Les lolo's 34.
Et je coupe le son. ... Et je remets le son. ZEBRAMIX : Mon pépé adore




Les lolo's 34

15:37 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : MITTERRAND, PS, RAG 34
03.01.2008
BlogoPolitis : 2007, l'année où la com' politique a basculé
Par Arnaud Mercier (Professeur à l’université de Metz)
La campagne présidentielle et la méthode Sarkozy marquent une nouvelle ère. Plus moderne, plus américaine, plus people.
1. Candidats, médias, débats: la modernisation. La modernisation de notre vie politique du point de vue de la communication est apparue au grand jour lors de la campagne présidentielle. Ce fut d'abord un moment de renouvellement du personnel politique: pour la première fois depuis 1969, aucun des deux finalistes n’était un ancien candidat malheureux, un Président sortant ou un ancien Premier ministre. Renouvellement générationnel, aussi, avec pour la première fois trois quinquagénaires au trois premières places du scrutin.
Le Net abondamment utilisé dans la campagne
Cette situation a évidemment pesé sur les stratégies de communication. L’Internet a pour la première fois été abondamment utilisé. Ségolène Royal a misé toute sa campagne sur l’idéal de "démocratie participative" dont le vecteur principal fut la consultation en ligne, via des forums participatifs. Elle est allée jusqu’à prétendre que son programme était le fruit de la synthèse des milliers de discussions et propositions reçues.
Durant la campagne, les cybermilitants ont été organisés selon un plan de bataille: certains étaient chargés de surveiller les forums des adversaires et de faire remonter des arguments échangés pour y trouver des parades, d'autres de répondre sur des forums, etc.
Pour François Bayrou, l’Internet a été présenté comme un vecteur d’égalisation des situations, pour celui qui a fait des médias traditionnels une cible et un argument de campagne. Les médias, argue-t-il alors, sont aux mains des puissances industrielles qui favorisent son adversaire UMP; les journalistes restent prisonniers d’un schéma gauche droite (PS/UMP) qui ne lui permet pas d’occuper l’espace médiatique qu’il mérite.
Quant à Nicolas Sarkozy, il a progressivement trouvé un usage spécifique de son site de campagne. L’UMP a compris plus vite que les autres partis, l’utilité de la bataille sur le Net, avec par exemple l’achat de noms pour faire aboutir les recherches Google sur son site, ou encore les adhésions express par électronique et le marketing politique par mail ou SMS. L’innovation est venue de la montée en puissance de la NSTV, une "télévision" à la gloire du candidat, faite de centaines de reportages vidéos: meetings, visites, déclarations, témoignages de soutien...
Deux débats entre les deux tours
Dans ce contexte, l’innovation du second tour de la présidentielle 2007 fut de livrer non pas un mais deux débats télévisés, avec en apéritif un débat entre Ségolène Royal et François Bayrou. Débat qui faillit ne jamais avoir lieu (à cause des règles de contrôle du CSA sur l’égalité des temps de parole des candidats), mais que BFM diffusa finalement. Plusieurs médias internet s’étaient d’ailleurs proposés pour l’organiser, si la diffusion sur les ondes télévisuelles s’avérait impossible.
La mise en scène du premier débat était inhabituelle, la disposition des tables et le contexte évoquant davantage une discussion de salon autour d’un thé, que l’affrontement dual en face à face, comme ce fut le cas pour le second débat Royal/Sarkozy, de facture plus classique.
Mais si le premier débat fut un coup médiatique, il en reste l’impression d’un coup d’épée dans l’eau: aucun projet d’alliance électorale ou gouvernementale n’en est ressorti. François Bayrou s’est employé à conserver sa position ni droite ni gauche, soulignant tour à tour ses points de rapprochement avec la candidate socialiste et ses points de désaccord.
La colère de Ségolène Royal
Lors du second débat, l’histoire retiendra, comme toujours, un passage, celui de la colère de Ségolène Royal. Les commentateurs s’employant à percer un mystère: était-elle feinte et préparée ou non? Les deux protagonistes ont rejoué, en quelque sorte le fameux débat Laurent Fabius/Jacques Chirac, préparatoire à la campagne des législatives de mars 1986.
Nicolas Sarkozy était accusé par tous ses adversaires d’être autoritaire et cassant, et de flirter avec les thèses du Front national. Il a donc choisi de se montrer courtois en toute circonstance, de se contrôler, de ne surtout pas déraper, donnant régulièrement du "madame Royal" à son adversaire.
Celle-ci passe pour une femme de caractère certes, mais ses adversaires la présentent alors comme connaissant mal ses dossiers, manquant de pugnacité pour un rôle de chef de l’Etat trop grand pour elle. Du coup, elle décide d’être sévère, d’attaquer, d’essayer, comme l’avait fait Laurent Fabius en 1985 d’exciter son adversaire, pour le faire sortir de ses gonds, pour montrer son "vrai visage". Dans les deux cas, la tactique s’est retournée contre eux. (Voir la vidéo.)
La stratégie du roseau de Sarkozy
Ségolène Royal a été félicitée au soir du débat par ses amis du PS et ses supporters. Ils considéraient qu’elle avait dominé le débat; à l'inverse, des cadres de l’UMP avaient trouvé leur candidat trop dominé. Mais c’est justement parce qu’elle a gagné le débat qu’elle a perdu l’élection. Après avoir réussi à imposer l’image d’une femme d’ouverture, dialoguant dans une certaine proximité avec François Bayrou, elle a cassé cette image auprès des électeurs de centre droit, en se montrant par trop pugnace, voire un brin arrogante, d’autant qu’elle ne maîtrisa pas la totalité de son argumentaire, comme les journalistes l’ont souligné dans les heures qui suivirent.
Nicolas Sarkozy n'a pas manqué de souligner les défauts d’une telle posture :
"Pourquoi regardez-vous toute personne qui n'a pas votre opinion avec ironie, avec mépris?"
La stratégie du roseau adoptée par Nicolas Sarkozy, forme de soumission volontaire, fut pour lui bien plus payante, puisqu’elle lui permit de rompre avec une image dure que la débauche de clips "sarkostiques" sur Internet avait puissamment contribué à installer. A cet égard, nous préférons retenir de ce débat un extrait emblématique et pas assez souligné dans la presse du lendemain, un échange en tout point étonnant et inhabituel, où l’un des candidats flatte l’autre et où un dialogue quasi sado-maso s’esquisse :
Nicolas Sarkozy: Vous n'avez pas besoin d'être méprisante pour être brillante.
Ségolène Royal: Je connais vos techniques. Dès que vous êtes gêné, vous vous posez en victime.
Nicolas Sarkozy: Avec vous, ce serait une victime consentante!
Ségolène Royal: Tant mieux, au moins, il y a du plaisir.
Bien sûr, comme pour toute élection, les stratégies de communication ne sont pas le seul et principal facteur explicatif du résultat du vote, mais on peut à bon droit souligner que Nicolas Sarkozy a su mieux gérer la sienne.
De plus, Ségolène Royal est finalement partie avec un handicap que le Parti socialiste ferait bien de méditer à l’avenir. Elle a gagné une primaire interne assez dure, bien médiatisée, y compris avec des débats à trois à la télévision. Ce qui pourrait passer pour un atout -elle sort renforcée dans sa légitimité- s’avère un facteur de fragilisation.
En effet, l’UMP avait mis en place une cellule de veille des propos de campagne des trois socialistes et a pu ainsi se constituer un stock d’arguments hostiles à resservir au candidat désigné par les militants. Le procès en incompétence nourri contre la candidate socialiste, mettant en scène ses "bourdes", ses déclarations supposées à l’emporte-pièce, a ainsi pris naissance lors de la campagne interne au PS.
2. Surmenage, débauchage, langage: l'américanisation.
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RAG 34. Les lolo's 34
16:10 Publié dans 008 BlogoPolitis , Actualités , Associations , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) |



