22.07.2008

Laurent Fabius dans le RDV des Politiques de France Culture

d9dbb00e2dfede7b23f456301251bcfa.jpgInvité de Dominique Rousset dans le Rendez-vous des Politiques, Laurent Fabius, député de Seine-Maritime, ancien Premier ministre a débattu notamment avec Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes, Laurent Bouvet, professeur de science politique à l’université de Nice et Eric Mandonnet, journaliste à L’Express.

Vous pouvez réécouter l’émission sur le site de France Culture : émission du samedi 12 juillet 2008

RAG 34. Les lolo's 34

18:36 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

06.07.2008

BLANG BLING BLING : SARKOLEON 1er choisira le président de France Télévision !




L'ORTF, décidément inamovible ! Les shadocks vont pouvoir repomper ... du gazole bientôt à 2 € le litre !


Alors que 71 % des français s'y opposent, Sarkoléon 1er nommera désormais le président de France Télévision !

En bref...

- Le président de France Télévisions sera nommé par l'Elysée. "L'actionnaire, c'est l'État, il doit donc nommer le président. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel pourra émettre un avis. C'est un système clair".

- Internet et le mobile plus taxés que prévu: la taxe sur le chiffre d'affaires des opérateurs sera de 0,9% au lieu des 0, 5% annoncés

- Nicolas Sarkozy s'interroge sur France 3: "Il ne faut pas de contradiction avec une ligne éditoriale pour France Télévisions et France 3 qui serait éclatée en pôles régionaux. France 3 doit dépendre de l'équipe dirigeante de France Télévisions."


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22:37 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

14.05.2008

Après la loi OGM, l'Assemblée renâcle sur les institutions

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e95a21fafaa738e220739dc84490f8b3.jpgPar Julien Martin Rue89 14/05/2008

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Et de deux en deux jours! Après le rejet mardi du projet de loi sur les OGM par l'Assemblée, la commission des Affaires étrangères de la même chambre a rejeté mercredi le texte sur la réforme des institutions.

Et comme mardi sur les OGM, le texte a été rejeté d'une seule voix. Ils n'étaient pourtant que sept députés ce jour au sein de ladite commission, dont un seul communiste et aucun socialiste. Les députés UMP Hervé de Charette, Roland Blum et Jacques Myard, ainsi que l'élu communiste Jean-Paul Lecoq ont voté contre.

Une opposition qui sonne comme un nouveau camouflet pour le gouvernement, mais qui n'étonne guère au vu des vives oppositions suscitées par le texte depuis plusieurs mois, depuis que les députés pressentent que l'exécutif entend leur imposer la quasi intégralité du rapport rendu par la commission Balladur.

"Ce projet me paraît inutile et dangereux"

"Dans l'état actuel du texte, ce projet me paraît inutile et dangereux", se justifie Jacques Myard. Inutile, parce qu'il est selon lui nul besoin de réforme pour que le Parlement puisse compter davantage. Dangereux, parce qu'il rend possible l'intervention du chef de l'Etat devant les deux chambres, ce qui affaiblirait la position du Premier ministre:

Autre parallèle avec le projet de loi sur le OGM: le processus n'est pas interrompu pour autant. L'avis de la commission des Affaires étrangères, aussi significatif soit-il, ne demeure que consultatif. Le véritable examen de la réforme des institutions est du ressort de la commission des Lois de l'Assemblée. Il s'est d'ailleurs également déroulé ce mercredi. 300 amendements ont été passés en revue.

PS et UMP, ensemble tout est possible

Mais, là encore, des voix de la majorité et de l'opposition se sont unies pour modifier le texte qui leur était soumis. Notamment sur trois points représentatifs:

La suppression du transfert au président de la République des compétences du Premier ministre en matière de défense
La suppression du nombre maximum de ministres prévu, alors que Nicolas Sarkozy s'était pourtant engagé sur ce sujet
L'ajout de l'interdiction aux membres du gouvernement d'être en même temps maire d'une commune de plus de 20 000 habitants ou président de conseil général ou régional.

"Ça montre bien qu'il y a des interrogations fortes"

Le résultat de ces discussions sera présenté la semaine prochaine en séance publique à tous les députés. Et le débat promet d'être agité. A gauche, où le PS a d'ores et déjà brandi la menace d'un vote contre. A droite, où le président du groupe UMP, Jean-François Copé, n'arrive pas à faire respecter un minimum de discipline. Il avait encore enjoint ce mercredi matin les députés de son camp à plus de respect du travail gouvernemental. Raté!

Revenant sur le vote négatif de la commission des Affaires étrangères dont il est membre, Jacques Myard estime que "ça montre bien (...) qu'il y a des interrogations fortes au sein de ce groupe", même s'"il n'y a pas là de crise de régime". Reste que le gouvernement ne peut pas "vouloir revaloriser le Parlement et lui dire 'fermez vos gueules'"

RUE89

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20.04.2008

Mondialisation : A toutes FAIMs utiles...

Aux pays riches d’assurer les pauvres

Analyse d'Esther Duflo économiste et professeur au Massachusetts Institute of Technology et à l’Ecole d’économie de Paris, publiée dans Libération.fr du 14 Avril 2008.

La semaine dernière, les émeutes violentes à Haïti, provoquées par la colère des habitants face à l’augmentation du prix des denrées alimentaires de base, ont mis la question des prix agricoles sur le devant de la scène.

D’autres incidents ont eu lieu en Indonésie, en Guinée, en Mauritanie, au Mexique, au Maroc, au Sénégal, au Cameroun en Ouzbékistan et au Yémen. Plusieurs gros producteurs de riz (Vietnam, Inde, Egypte) ont imposé de fortes limites sur les exportations de riz. Après plusieurs décades de stabilité des prix des denrées alimentaires, ceux-ci ont recommencé à augmenter à partir de 2005, et leur croissance en 2007 a été phénoménale. De mars 2007 à mars 2008, l’augmentation du prix mondial moyen a été de 30 % pour le maïs, 74 % pour le riz, 87 % pour le soja, et 130 % pour le blé.

Plusieurs raisons expliquent l’augmentation tendancielle des prix, dont la demande pour les biocarburants (qui consomment une partie non négligeable du maïs produit dans le monde) et l’accroissement et l’enrichissement de la population mondiale (en particulier l’augmentation de la demande de viande en Chine : paradoxalement, produire une calorie sous forme de viande requiert une quantité de céréales plus fortes que produire une calorie sous forme de céréale). Plusieurs facteurs de conjoncture contribuent aussi à expliquer le pic récent : les récoltes de blé ont été mauvaises dans plusieurs gros pays producteurs ; le riz souffre d’un parasite mystérieux au Vietnam ; les stocks de grains, maintenus par les gouvernements (comme l’Inde) pour stabiliser les prix, ont fortement diminué (ils sont à leurs plus bas niveaux depuis 1984). Les prix sont donc non seulement plus hauts en général, mais plus volatils (on s’attend d’ailleurs a une baisse du prix du riz après les récoltes en Indonésie et en Inde) ; même la crise financière joue un rôle : les produits alimentaires font figure de valeur refuge, ce qui contribué à la flambée. Zoellick (président de la Banque mondiale), Diouf (président de la FAO) et bien d’autres, s’inquiètent pour les pauvres. Zoellick a même brandi une miche de pain aux meetings annuels du FMI et de la Banque mondiale pour donner force à son argumentaire. La part de la nourriture dans le budget d’une famille qui vit avec moins de 1 dollar par jour (le seuil de pauvreté mondial) est entre 50 % et 77 % selon les pays, d’après les enquêtes-budget réalisées par la Banque mondiale, ce qui les rend très sensibles aux prix alimentaires.

Pourtant, il y a moins de deux ou trois ans, c’était les subventions agricoles des pays riches, et même l’aide alimentaire qui étaient critiquées : en maintenant les prix artificiellement bas, elles empêchaient les paysans africains de vendre leurs produits à bon prix, les laissant dans la pauvreté. Ces deux arguments peuvent paraître a priori contradictoires. Malheureusement, ils ne le sont pas. Une augmentation du prix des produits alimentaires bénéficie aux producteurs nets (ceux qui produisent plus qu’ils ne consomment), au détriment des consommateurs nets. Cela est vrai tant au niveau national qu’au niveau individuel. Au niveau national, la hausse des prix des céréales va améliorer la balance commerciale des pays exportateurs, et empirer celles des pays importateurs, dont l’Afrique subsaharienne. Au niveau individuel, les pauvres les plus touchés sont en milieu urbain, mais même en milieu rural, un certain nombre des plus pauvres sont en fait consommateurs nets de céréales. Une étude réalisée dans les années 1980 sur la Thaïlande avait montré que les ménages ruraux bénéficiaient en moyenne d’une augmentation du prix du riz, mais avec de fortes variations d’un ménage à l’autre. Ceux qui en bénéficiaient le plus étaient les ménages ni trop pauvres ni trop riches. Ainsi, quand le prix des céréales augmente, dans le court terme, certains des pauvres y gagnent, d’autres y perdent. A moyen terme, l’accroissement de la volatilité des prix est dommageable pour tous. Les familles pauvres des pays en développement font déjà face à d’énormes risques et ne bénéficient souvent d’aucune assurance contre ces risques, en dehors de leur propre épargne ou de la solidarité informelle. Une mauvaise période peut conduire à sacrifier l’éducation des enfants ou à laisser un enfant mourir d’une attaque de diarrhée. Une difficulté passagère laisse une trace permanente.

Au-delà de l’aide d’urgence, il est essentiel de mettre en place une assurance efficace contre la variabilité du prix des produits alimentaires pour les plus pauvres. Les pays riches devraient s’y sentir d’autant plus obligés qu’ils portent largement la responsabilité de ces fluctuations.

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06.04.2008

JO PEKIN 2008 : "Sarko l'embrouille" (2 podcasts).

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ff29f7f299a0a3aba7d5007057d48fca.jpgPour un monde meilleur ?

Alors que Ramada Yade et Bernard Kouchner jouent "à la baballe" avec les mots de la déclaration officielle du Président Bling bling, qui n'excluait rien concernant sa participation ou non à la cérémonie d'ouverture, force est de constater comme le souligne, Robert Meynard, président de reporters sans frontières, que le passage lundi, de la flamme olympique à Paris, sera policièrement très fortement encadré.. Pas moins de cinq rangs de policiers sépareront le peuple, de l'accès et de la vue, du passage de la flamme olympique... C'est ça Paris ! C'est la France de Sarkozy !

Ecouter nos podcasts:

1. Conditions or not conditions ?

podcast


2. Une flamme sous haute surveillance

podcast



"Sans une presse libre, aucun combat ne peut être entendu"



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20.01.2008

Selon les statistiques : Il pleut sans cesse de l'illetrisme sur Sarkoland...

Les statistiques... Extrait de la revue de presse de Clotilde Dumetz France Inter.

Il est une catégorie de Français dont on n'étudie jamais l'opinion... Il faut dire que c'est une catégorie qui n'est pas répertoriée comme telle...

Et Philippe Val, dans son éditorial de Charlie Hebdo, le regrette...

"Cette catégorie n'a pas de nom... Mais définissons-la par quelques critères... Il s'agit de cette partie de la population qui, chez elle, a des étagères avec des livres dessus... qui achète des disques et des DVD plutôt que des billets d'Astroflah... qui sort de temps en temps au ciné et au théâtre... cette part de la population que la réflexion amuse et enrichit... qui devrait être majoritaire dans une démocratie digne de ce nom... une catégorie qui pourrait s'appeller 'les gens normalement cultivés'...

Elle n'est jamais sondée en tant que telle... Et si elle n'apparaît pas dans les enquêtes, c'est comme si c'était le signe de sa disparition prochaine"... Et Philippe Val poursuit : "On s'inquiète de la disparition imminente des pandas et des baleines... ce que je regrette infiniment... Mais on ferait bien de s'inquiéter de la disparition du peuple cultivé"...

Lire l'intégralité de la revue de presse

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21:35 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

12.01.2008

OGM : La France engage la clause de sauvegarde sur le Mon810

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3a43dfc4576a52223545a7799bdf8e5f.jpgPARIS (Reuters) - Le gouvernement français a annoncé l'activation de la clause de sauvegarde sur le maïs Monsanto 810, ce qui permettra d'interdire provisoirement en France la culture de cet OGM autorisé par Bruxelles, en attendant une réévaluation de ses effets par l'Union européenne.


José Bové, qui observait une grève de la faim depuis le 3 janvier avec quinze autres militants anti-OGM pour obtenir cette décision, a aussitôt annoncé qu'il mettait fin à son action.

"Le gouvernement engage la procédure contradictoire afin de déposer une clause de sauvegarde sur la culture du maïs OGM MON 810 jusqu'à la réévaluation par les instances européennes de l'autorisation de commercialisation de cet OGM", a déclaré Matignon dans un communiqué.

Les services du Premier ministre précisent que cette décision s'appuie sur les conclusions du comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM, rendues mercredi.

Celui-ci a "fait état d'éléments scientifiques nouveaux" et la "nécessité d'expertises complémentaires sur les effets sanitaires et environnementaux" à long terme de ce maïs génétiquement modifié, souligne Matignon.

Lors du Grenelle de l'environnement en octobre dernier, Nicolas Sarkozy avait annoncé le gel de ce maïs transgénique, le seul autorisé à la culture commerciale au niveau européen, en attendant l'avis de la Haute autorité sur les OGM. Mais Bové et les écologistes réclamaient un "vrai moratoire".

PLAN SUR LES BIOTECHNOLOGIES VEGETALES

Mardi, le chef de l'Etat s'est déclaré prêt à faire jouer cette clause de sauvegarde en cas de "doutes sérieux" sur ces cultures "jusqu'à ce que la Commission européenne tranche le problème", ce qui est attendu dans l'année.

Le lendemain, Jean-François Legrand, président du comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM, a évoqué des "doutes sérieux", une expression néanmoins contestée par d'autres membres du panel.

Legrand a cité une dissémination beaucoup plus étendue que celle évaluée en 1998 lorsque Bruxelles a autorisé le Mon810, il a ajouté que des scientifiques avaient constaté des "résistances chez des ravageurs secondaires", ce qui limiterait l'intérêt de cette variété de maïs OGM. Il a enfin cité des effets sur la faune et la flore, en soulignant que de nombreux aspects devaient encore être approfondis.

Dans son communiqué, le gouvernement a estimé pour sa part que "les doutes sur cet OGM actuellement cultivé en France ne condamnent pas l'intérêt de cette technologie pour relever les défis alimentaires et environnementaux".

Il a annoncé parallèlement un plan "sans précédent d'investissement dans les biotechnologies végétales de 45 millions d'euros", soit, selon Matignon, "une multiplication par huit des budgets actuels".

José Bové s'est déclaré "très satisfait" de l'activation de la clause de sauvegarde.

"Nous avons décidé de cesser la grève de la faim et de commencer à nous réalimenter demain midi rue de la Banque (à Paris, NDLR) et nous allons partager un premier bouillon de légumes tous ensemble", a-t-il dit sur France Info.

Jean-Stéphane Brosse

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09:08 Publié dans Actualités , Associations , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

04.01.2008

Bonjour 2008 ... Et je remets le son ... Pour que cette nouvelle année soit celle de nos couleurs !

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L'équipe de RAG 34 vous souhaite une excellente année 2008.





TOUTES ENSEMBLE, TOUS ENSEMBLE, POUR DEFENDRE L'EMPLOI ET NOTRE POUVOIR D'ACHAT !
Amicalement,
Les lolo's 34.

podcastEt je coupe le son. ... Et je remets le son. ZEBRAMIX : Mon pépé adore




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15:37 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : MITTERRAND, PS, RAG 34

03.01.2008

OGM, grève de la faim : Contre le maïs montsanto, José BOVE se met à l'eau

0c350488b30a766eac8638aec0f6d399.gifJosé Bové entame sa grève de la faim contre le maïs OGM à Paris

37e82ef09452f40a9baa29e63934c3c4.jpg(photo RAG34 José Bové au meeting unitaire du 6 décembre à Montpellier pour exiger un nouveau référendum).PARIS (Reuters) - José Bové a débuté une grève de la faim pour obtenir que la France active la clause de sauvegarde, qui permet à un État de l'Union européenne d'interdire la culture d'un OGM autorisé par Bruxelles.

Invité sur RTL et FRANCE INTER (écouter l'émission ) * le leader altermondialiste a expliqué qu'il s'était installé depuis mercredi soir dans des locaux parisiens, sans donner plus de précision, avec une quinzaine de personnes pour faire pression sur le gouvernement.

Ce mouvement de protestation est lancé pour que le "point emblématique" du Grenelle de l'environnement sur les OGM "ne passe pas à la trappe sinon c'est l'ensemble du Grenelle qui va passer pour une espèce de mascarade, un show médiatique et je pense que l'écologie mérite mieux que ça", a-t-il déclaré.

Pour qu'il revienne sur sa décision, la "condition est simple c'est l'envoi de cette clause de sauvegarde et le fait qu'on ait une preuve matérielle que cette clause a été envoyée", a expliqué José Bové.

"Cette lettre doit partir de Paris, arriver à Bruxelles et c'est à ce moment là que nous arrêterons cette grève de la faim et j'espère que ce soit le plus rapidement possible", a-t-il souligné.

Laure Bretton

1d29c5b0a9784c08c41fba200198387b.jpg(photo :© RF / Stéphan Allègre)* FRANCE INTER (écouter l'émission )

Sur le même sujet notre note précédente : La peine de prison de José Bové convertie en jours-amende. Voir aussi sa vidéo : meeting du 6 décembre à Montpellier

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16:10 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM, MONTSANTO, BOVE

05.12.2007

Laurent Fabius : Pour une économie sociale-écologique de marché

9b53d12e264bc6fff119bf7f033c0fbd.jpgLa gauche souffre presque partout en Europe d’une perte de crédibilité. Pour y répondre, le concept d’économie sociale-écologique de marché me semble prometteur. Si la gauche de gouvernement s’inscrit dans le cadre de l’économie de marché, c’est en étant consciente de ses limites : rivé sur le court terme et le monétaire, celui-ci ne peut pas être abandonné à lui-même, sauf à laisser s’accumuler les chocs pour l’économie, les injustices pour les personnes et les dangers pour la planète.

Plusieurs tendances actuelles de l’économie mondiale ne sont pas soutenables, pas durables : le transfert systématique des activités productives vers les pays émergents ; l’aggravation des inégalités entre les gagnants et les perdants de la mondialisation ; l’explosion de la consommation énergétique et des émissions de gaz à effet de serre ; la multiplication des crises financières, des désordres monétaires et des paradis fiscaux. Amplifier ces tendances, en subordonnant tout, y compris l’ensemble de la société, à la domination du marché, c’est la catastrophe assurée.

Pour réagir, les sociaux-démocrates allemands, lors de leur dernier congrès, ont développé le concept d’Etat social préventif. C’est une avancée, elle montre que l’impératif d’une réorientation de la gauche progresse. Les socialistes français doivent, eux aussi, bouger.

Internationalistes, nous devons parvenir à une action concertée à l’échelon mondial. Plusieurs propositions très ambitieuses ont été étudiées en ce sens, qui lient économie, social et écologie : créer une agence mondiale de l’environnement pour négocier et appliquer de nouveaux accords ; donner à l’OIT les moyens de faire respecter, y compris par des sanctions commerciales, les « principes et droits fondamentaux au travail » ; rapprocher ou regrouper le FMI et la Banque mondiale dans une organisation chargée de fixer les règles du fonctionnement des marchés, de veiller à la transparence des fonds souverains, de faire respecter un « fair play » des parités monétaires, d’aider au développement des pays que la mondialisation délaisse ou enfonce.

En Europe, nous devons peser pour que l’Union se réoriente dans plusieurs directions : stratégie monétaire de croissance plutôt qu’euro cher, politique de la concurrence réellement au service des entreprises européennes, harmonisation sociale et fiscale par le haut et non dumping généralisé. En matière commerciale, le juste échange doit être préféré au libre-échange. Les protections douanières ou réglementaires peuvent être légitimes si elles visent à l’élévation du niveau social et environnemental.

Dans le même esprit, je viens de lancer l’idée d’une initiative de Coopération européenne sur la recherche et l’innovation (Ceri), qui pourrait constituer la première « coopération renforcée » effective. J’espère qu’elle sera une des priorités de la présidence française. La mutualisation de nos efforts dans ce domaine vital pour notre avenir permettrait d’en décupler les retombées.

Cette formule de l’économie sociale-écologique de marché indique l’étroite dépendance qui doit désormais exister entre l’économique, le social et l’écologique. Pas de croissance durable qui ne soit sociale-écologique. Inversement, compte tenu des coûts à supporter, aucun progrès social ni aucune amélioration environnementale durable ne seront possibles sans une croissance économique soutenue. Les pays européens les plus prospères - en Europe du Nord, notamment - ne sont-ils pas aussi les plus écologiques et ceux où la justice sociale est la plus forte ?

Pour relancer notre croissance, nous devons développer une stratégie de compétitivité fondée sur l’innovation, la recherche, le développement des infrastructures et la qualité de la formation. L’Etat doit y jouer pleinement son rôle avec des priorités budgétaires clairement affichées. Mais pas seulement : l’économie doit retrouver une logique d’investissement à long terme et non de seule logique financière de court terme. On peut l’y aider, par exemple en modulant l’impôt sur les sociétés selon que les bénéfices sont réinvestis ou non, en promouvant une meilleure gouvernance d’entreprise. Il faut aussi, en nous inspirant des succès d’Airbus et d’Ariane, relancer de grands projets industriels, dans des domaines porteurs comme le spatial, le ferroviaire ou l’énergie. Les PME ne doivent pas rester à l’écart de ce mouvement d’ensemble. Le soutien doit être renforcé, surtout en direction des entreprises innovantes (accès facilité à la commande publique, crédit d’impôt recherche relevé). Le volontarisme et l’économie de marché ne sont pas incompatibles.

Sur le plan social, le mot d’ordre pertinent n’est pas le slogan trompeur « travailler plus pour gagner plus », mais « travailler mieux pour vivre mieux ». Formation tout au long de la vie, amélioration des conditions de travail, égalité hommes-femmes, service public de l’emploi : beaucoup reste à faire. Dans un esprit de justice sociale, il faudra procéder à un réexamen du financement des retraites et de la protection sociale. Quant aux services publics, ils gagneront à être modernisés et renforcés, notamment en banlieue et dans les campagnes, pour affronter en particulier les défis de la société de la connaissance (école, recherche, enseignement supérieur, culture) et ceux du vieillissement (santé, dépendance).

L’environnement, enfin, doit devenir une exigence transversale de nos politiques publiques. Faire de l’écologie sans moyens, comme semble y incliner le gouvernement, n’est pas crédible. Le principe « pollueur-payeur » doit être placé au coeur de notre stratégie : incitations fiscales sur les énergies et technologies « propres », imposition sur les activités et produits polluants. Avec une priorité : une taxe carbone doit être rapidement mise au point.

Parce qu’elle conjugue toute la gamme de l’action politique - innovation, production, régulation, protections -, « l’économie sociale-écologique de marché » peut permettre à la France et à l’Europe de retrouver le chemin de la croissance, de la justice et de l’influence. Elle peut être le socle d’une alternative au simplisme dangereux du laisser-faire. Elle peut rassembler la gauche et convaincre bien au-delà.

Tribune publiée dans Les Echos

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04.12.2007

Plaidoyer pour la paix énergétique

c791262dc127a2e7cefeeccb40734d81.jpgExtraits de l’intervention de Paul Quilès au colloque « les énergies en Europe »
(30 novembre 2007
)

L’énergie et plus particulièrement le pétrole et le gaz ne sont pas des biens comme les autres. Edgar Faure disait du pétrole qu’il s’agit non pas d’un « simple article d’épicerie » mais d’un « article de politique internationale ». Et, de fait, le pétrole et le gaz sont, tout à la fois :

- des matières premières vitales dont l’obtention conditionne notre mode de vie et notre niveau de vie,

- des biens dont la consommation sans limite a fini par mettre en péril notre planète malade du C02,

- des sources d’immenses richesses économiques et financières,

- des instruments de négociation,

- des attributs de la puissance.

On sait, à cet égard, que l’histoire de l’énergie est une histoire violente, ponctuée par les tensions entre les compagnies pétrolières ou gazières et les Etats, par les guerres économiques ou militaires entre les pays, par les crises ou les conflits territoriaux entre les populations. Les questions énergétiques font surgir des revendications territoriales, apparaître de nouveaux rapports de force, justifient des alliances ou des coopérations. Elles pèsent souvent d’un poids décisif dans la définition de l’ordre du monde.

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23.11.2007

Indépendance de la presse et de l'information.


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Etes-vous fiers de vivre dans un pays où Nicolas Sarkozy annonce lui-même qui sera directeur du 1er quotidien économique (*) ?

Savez-vous que Les Echos était le dernier grand quotidien national sans proche de Nicolas Sarkozy à son capital ?

Trouvez-vous normal que la presse serve de + en + d'outil de propagande?

Vous avez répondu 3 fois "Non" à notre quizz ?

Il faut alors soutenir les cinq premiers syndicats de journalistes, qui proposent une loi garantissant l'indépendance des rédactions...

Leur web-pétition www.intersj.info s' adresse à toutes et tous les citoyens.

Pas de démocratie sans liberté de la presse !

(*) http://www.liberation.fr/actualite/ecrans/292193.FR.php

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12.11.2007

Novembre "surbooké", mouvements sociaux en couvaison : ça sort!

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Le calendrier du mois de novembre est bien chargé :

Hausse du carburant...

Liberté de la presse

Opéra de Paris, RATP, La Poste, France Telecom, LCL (l'ancien crédit Lyonnais), etc.

POUVOIR D'ACHAT OUI, NON AUX PLANS SOCIAUX SANS CONTREPARTIE !

e68b125181560f2cd8b44d51078e1ba8.jpg13 et 14 novembre : Transports et énergie (mouvement de grève reconductible par tranche de 24h00);

20 novembre : Education nationale, étudiants, ensemble de la fonction publique, etc. (pouvoir d'achat, emploi, salaires retraites,etc);

29 novembre : Justice (carte judiciaire)...

BLOG RAG 34 en berne le 20. Nous serons nous aussi en grève le 20 novembre pour les mêmes motifs : Pouvoir d'achat, salaires, etc.


ATTENTION, HAUTE TENSION !



A suivre.

803a5da7dad707cd5edfac82444be65f.pngRAG 34. Lolo34

20:42 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 005 AGENDA , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

30.10.2007

Touche pas à mon ADN ! 300.000 signatures très bientôt !

Vous êtes déjà 298379 à avoir signé !


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Charlie Hebdo et SOS Racisme lancent la pétition contre les tests ADN.

En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d'un regroupement familial, l'amendement Mariani, adopté par l'Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l'ère d'une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique.
Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.

Tout d'abord, des problèmes d'ordre éthique. En effet, l'utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d'emblée cette question : depuis quand la génétique va t'elle décider de qui a le droit ou non de s'établir sur un territoire ? Au-delà, depuis quand une famille devrait-elle se définir en termes génétiques ? Sont pères ou mères les personnes qui apportent amour, soin et éducation à ceux et celles qu'ils reconnaissent comme étant leurs enfants.

Ensuite, cet amendement fait voler en éclats le consensus précieux de la loi bioéthique qui éloignait les utilisations de la génétique contraires à notre idée de la civilisation et de la liberté.

Enfin, cet amendement s'inscrit dans un contexte de suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers qui en vient désormais à menacer le vivre ensemble. Car tout le monde s'accorde à dire que la fraude au regroupement familial ne peut être que marginale au regard des chiffres d'enfants annuellement concernés et au regard de l'absence de raison substantielle qu'il y aurait à frauder dans ce domaine. En effet, quelle étrange raison pousserait les immigrés à faire venir massivement dans notre pays des enfants qu'ils sauraient ne pas être les leurs ? Autrement dit, l'amendement instaurant les tests ADN n'a pas pour fonction de lutter contre une fraude hypothétique mais bien de participer à cette vision des immigrés que nous récusons avec force.

Nous sommes donc face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs. C'est pourquoi, nous, signataires de cette pétition, appelons le Président de la République et le Gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l'idée que l'on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d'un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l'immigration.

SIGNER LA PETITION

RAG 34. Les lolo's 34

11:11 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TOUCHE PAS A MON ADN !

29.10.2007

"Le train de Jaurès", ligne : Carmaux-Cordes-Paris ne veut pas mourrir

8c249a10b5ef9764ba97ec47aedc435e.jpgLa SNCF a annoncé qu'elle confirmait la suppression du « train de Jaurès » (Carmaux- Cordes- Paris), dont les trajets en Midi- Pyrénées seront effectués par des cars.....ce qui augmentera les émissions de gaz à effet de serre.

Curieuse façon d'illustrer la « révolution verte », pour reprendre la formule enthousiaste et prometteuse des membres du gouvernement !

Les actes viennent contredire brutalement les paroles, sans même parler du mépris affiché par la SNCF, entreprise publique, pour ses missions de service public : absence de concertation avec les élus et les usagers (en contradiction avec la « Charte des services publics »), prise en compte exclusive de la « rentabilité » d'une ligne, mauvaise volonté dans la promotion du rail, désintérêt à l'égard de l'aménagement du territoire (zones rurales et touristiques).

Il m'a semblé indispensable d'interpeller le Président de la République sur ces contradictions préoccupantes.

S'il n'intervient pas auprès de son ministre des transports, qui a la tutelle de la SNCF, pour maintenir le « train de Jaurès », on saura alors ce que valent les promesses de la « révolution verte ».


bf7fab516cab2bfd189f3721cae6e778.jpgLettre de Paul Quilès, ancien ministre de l'Intérieur, au Président de la République


Paul Quilès Cordes sur ciel le 25 octobre 2007
Ancien ministre
Maire de Cordes sur ciel


Monsieur le Président de la République


La SNCF vient d’annoncer l’arrêt du train Carmaux- Cordes- Paris, connu comme « le train de Jaurès », qui dessert des zones rurales mais aussi touristiques de notre région. Cette décision, prise sans la concertation prévue par la « Charte des services publics » présentée à Mende en juin 2006, suscite une vive émotion.

Si c’est à vous que je m’adresse, Monsieur le Président, et non au Directeur régional ou à la Présidente de la SNCF ou encore au Ministre des transports, c’est parce que j’ai noté que vous souhaitiez vous impliquer dans les dossiers de la vie quotidienne des Français qui sont emblématiques de certains choix politiques.

A cet égard, alors que le « Grenelle de l’environnement » vient de faire apparaître la nécessité de prendre en considération les préoccupations environnementales –et notamment les émissions de gaz à effets de serre - dans les politiques publiques, l’attitude de la SNCF est incompréhensible. Il est en effet facile de montrer que la suppression de ce train aura un effet négatif sur le « bilan carbone ».

On peut aussi regretter que la SNCF s’éloigne de sa mission de service public, en mettant en avant de façon exclusive l’objectif de rentabilité d’une ligne, sans s’intéresser aux obligations d’aménagement du territoire et de péréquation, qui sont pourtant à la base de la notion de service public.

Pour ces raisons, je vous demande de bien vouloir intervenir, afin que la SNCF rapporte sa décision et engage une concertation avec les élus, les associations d’usagers et les cheminots, qui permettra de définir les conditions du maintien et du développement de cette ligne à laquelle nous tenons tout particulièrement.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes meilleurs sentiments.

Paul Quilès

RAG 34. Les lolo's 34

07:50 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

26.10.2007

Grenelle de l'environnement : dernière table ronde sur les biocarburants et les entreprises

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Par Anne CHAON AFP

PARIS- Les travaux de la dernière table ronde du Grenelle de l'environnement, consacrée notamment aux biocarburants et à la responsabilité environnementale des entreprises, ont repris vendredi matin. Evénement

Le Grenelle de l'environnement avait terminé jeudi après-midi ses travaux, à l'exception de cette dernière table ronde à laquelle participent, outre le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo et la secrétaire d'Etat Nathalie Kosciusko-Morizet, Nicolas Hulot, Yannick Jadot (Alliance pour la planète) et Jean-Pierre Clamadieu pour le Medef.

Le président Nicolas Sarkozy s'est prononcé jeudi pour la suspension des cultures d'OGM et une réduction des pesticides, sans aller jusqu'à la création immédiate d'une " taxe carbone", en concluant un sommet de deux jours destiné à lancer "une révolution verte" en France.

Entre la taxe carbone, à l'étude mais non décrétée, et la nécessité de ne pas rogner sur le pouvoir d'achat des Français, la presse française vendredi voit Nicolas Sarkozy jouer les équilibristes pour ne froisser personne.

M. Sarkozy a prononcé son discours devant le gouvernement en son entier, le Prix Nobel de la Paix 2007, Al Gore, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, affichant ainsi sa volonté de donner un caractère solennel à cette initiative.

Al Gore a salué ce sommet inédit en France, assurant qu'il constituait un "formidable coup d'accélérateur" à la lutte mondiale contre le réchauffement climatique.

Depuis mercredi, les participants -- écologistes, représentants du patronat, des syndicats, de l'Etat et de collectivités -- ont participé à d'ultimes négociations pour arriver à présenter une série de mesures.

Ils ont toutefois échoué à se mettre d'accord sur une revendication clef des écologistes, celle de la création d'une "taxe carbone" sur les produits gros consommateurs d'énergie fossile. Considérée comme un test de l'échec ou du succès de ce sommet par les organisations écologistes, la création de cette taxe est rejetée par le patronat en l'absence d'une remise à plat globale de la fiscalité.

Sans trancher, M. Sarkozy s'est engagé à "ce que la révision générale des prélèvements obligatoires se penche sur la création d'une taxe +climat-énergie+ en contrepartie d'un allègement de la taxation du travail pour préserver le pouvoir d'achat et la compétitivité".

Autre point, qui a donné lieu à un bras de fer entre écologistes et agriculteurs, celui des pesticides, qui pollue les eaux et les sols, et dont la France est le premier utilisateur en Europe. Soutenant le "principe de précaution (...) qui doit être interprété comme un principe de responsabilité" notamment pour les auteurs de pollutions, M. Sarkozy a demandé au ministre de l'Agriculture Michel Barnier "de proposer avant un an un plan pour réduire de 50% l'usage des pesticides, dont la dangerosité est connue, si possible, dans les dix ans qui viennent".

Il a confirmé la suspension de la culture commerciale de maïs génétiquement modifié annoncée dans la matinée "en attendant les conclusions d'une expertise à coParmi les avancées, qui ont fait l'objet d'un consensus, figurent des mesures dans les secteurs, clef pour la lutte contre les gaz à effet de serre, du bâtiment et des transports.

La priorité doit être donnée au rail dans les années à venir et la création d'une "écopastille" a été décidée pour pénaliser les véhicules les plus polluants comme les grosses berlines et les 4X4 et récompenser les plus vertueux. Les modalités doivent toutefois être encore précisées.

Le sommet a entériné un fort développement du "bio" dans l'agriculture, dont la part (calculée en surfaces agricoles utiles), devra passer à 6% en 2012 et 20% en 2020, contre 2% actuellement.

Les participants à ce sommet se sont montrés plutôt satisfaits, disant toutefois attendre de voir les conditions d'application des mesures. "Franchement, on est entrés dans l'ère de l'écologie. On est passés à l'action. On est confiants, heureux", a affirmé Nicolas Hulot, l'une des figures de l'écologie française. Greenpeace a vu de son côté dans ce sommet des "avancées" mais aussi du "flou".

Cette réunion a été baptisée "Grenelle de l'environnement" en référence à des accords sociaux historiques, signés en France en mai 1968.

"Nicolas Sarkozy, hier, était dans la situation de l'équilibriste", résume Bernard Le Solleu dans Ouest-France qui précise qu'"il chouchoute les écologistes et se garde de froisser le patronat et le monde agricole." Et de s'interroger: "comment financera-t-on cette révolution, alors que les caisses de l'État sont exsangues et que le gouvernement craint, par-dessus tout, de rapetisser le pouvoir d'achat de Français déjà un peu grognons ?".

Dans La Tribune, François-Xavier Pietri fait chorus: "l'équation fiscale posée hier par le président ressemble fort à une partie de billard à plusieurs bandes". Le quotidien économique s'explique: "la fiscalité écologique (...) ne devra pas déboucher sur un accroissement des prélèvements obligatoires" et évoque, comme d'autres, la méthode Sarkozy: "On reconnaît bien là la stratégie chère à Nicolas Sarkozy du donnant-donnant, séduisante dans son principe, mais diablement difficile à mettre en musique."

Fabrice Rousselot de Libération n'est pas convaincu par la fibre écologiste du président, "avant de s'enflammer pour la +révolution+ proclamée par le Président, il faut rappeler que la France a un train environnemental de retard sur l'Europe et que Sarkozy lui-même est un croisé de la dernière heure" écrit-il, notant que "sur la taxe carbone surtout, Sarkozy a eu en réalité la main vert pâle".

Dont acte (bis) !

RAG 34. Les lolo's 34

12:54 Publié dans Actualités , Associations , Chasse/Pêche , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT

25.10.2007

Vers un moratoire concernant les cultures en plein champ d' OGM ?

4a42ccf843fff9e4ff478438e314deb6.gifSarkozy confirme la suspension de la culture commerciale des OGM

PARIS - La culture commerciale des OGM sera "suspendue en attendant les conclusions d'une expertise à conduire par une nouvelle instance qui sera créée avant la fin de l'année", a confirmé jeudi Nicolas Sarkozy lors de la conclusion du Grenelle de l'environnement.

"La vérité est que nous avons des doutes sur l'intérêt actuel des OGM pesticides, sur le contrôle de la dissémination des OGM, sur les bénéfices sanitaires et environnementaux des OGM", a déclaré M. Sarkozy.

"Je ne veux pas me mettre en contradiction avec l'Union européenne. Mais, dans le respect du principe de précaution, je souhaite que la culture commerciale des OGM pesticides soit suspendue. Ceci en attendant les conclusions d'une expertise à conduire par une nouvelle instance qui sera créée avant la fin de l'année", a poursuivi le chef de l'Etat.

Il a promis de le faire "en concertation étroite avec la Commission européenne".

Dans cet esprit, M. Sarkozy a repris la décision du Grenelle d'une loi sur les OGM au printemps 2008. Ce texte transposera la directive européenne sur les OGM. Les principes de transparence, de droit à cultiver avec ou sans OGM et d'obligation de prouver l'intérêt sanitaire et environnemental des OGM "seront inscrits" dans ce projet de loi.

Cette suspension de la culture commerciale des OGM "ne signifie pas que nous devons condamner tous les OGM, et notamment les OGM d'avenir", a déclaré M. Sarkozy. Le chef de l'Etat a donc exprimé sa volonté d'accélérer la recherche sur les OGM.

"Ce que nous proposons, c'est le retour de la démocratie: le débat, la transparence, la décision exclusivement pour des motifs d'intérêt général et non commercial, la responsabilité", a conclu M. Sarkozy. En contrepartie, il a appelé les militants écologistes qui détruisent les plants d'OGM à "revenir dans le champ de la démocratie et de l'Etat de droit". AP

egp/mw

Dont acte !

RAG 34. Les lolo's 34

19:24 Publié dans Actualités , Associations , Cuisine/Gastronomie , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM, MORATOIRE, GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT

03.09.2007

Karel KOSTAL : Signez l'appel contre la militarisation de l'Europe !

medium_stopmissiles.jpgLA PAIX N'A PAS BESOIN DE NOUVEAUX MISSILES !

Déclaration de KAREL KOSTAL
Socialiste franco-tchèque


SIGNEZ L’APPEL CONTRE LA MILITARISATION DE L’EUROPE !

J’en appelle à la conscience de tous les citoyens de la République Française. Une situation nouvelle est en train de se créer en Europe, avec la complicité explicite ou tacite de tous les gouvernements européens. Médias et puissants se taisent. De quoi s’agit-il ?

Les faits : l’administration américaine Bush installe actuellement un système de défense antimissile dans deux Etats de l’Union Européenne : la République Tchèque et la Pologne, avec l’accord de leurs gouvernements, malgré l’hostilité massive des opinions publiques nationales. Les autres gouvernements européens laissent faire ainsi que la Commission de Bruxelles.

Nous assistons donc au début de la militarisation américaine de l’Europe.

Cette opération s’inscrit dans la réorientation de la diplomatie européenne vers une plus grande soumission aux Etats-Unis. Le dernier discours du nouveau président français sur les questions internationales manifeste très clairement l’abandon d’une diplomatie indépendante vis à vis des Etats-Unis.

L’opinion publique européenne doit réagir avant qu’il ne soit trop tard. Les citoyens français, attachés aux valeurs des droits de l’homme et du citoyen, aux principes d’une République universaliste et indépendante, ont une place essentielle à tenir dans cette réaction.

Je vous appelle à contresigner et à faire contresigner l’appel ci joint adopté par la Conférence « contre la militarisation de l’Europe », qui a rassemblé à Prague le 5 mai 2007 des personnalités et des mouvements pluralistes, issus de 10 pays de l’Union Européenne.

L’avenir de l’Europe et de la paix dans le monde est en jeu !

Karel Kostal
Socialiste franco-tchèque
contact : karelkost@numericable.fr

La déclaration de PRAGUE

Cette déclaration a été adoptée par la conférence ‘Contre la militarisation de l’Europe’, qui a eu lieu à Prague le 5 mai 2OO7, et à laquelle ont participé 15O participants de 15 mouvements issus de 10 pays. Tous ceux qui se sentent concernés des conséquences du projet d’installation du bouclier antimissile US, pour la paix et la stabilité en Europe, sont invités à signer ici.

DECLARATION DE PRAGUE
Élaborée par les participants de la Conférence contre la militarisation de l’Europe.

LA PAIX N’A PAS BESOIN DE NOUVEAUX MISSILES
Nous disons non au système de défense antimissile US en Europe

Confrontés aux nouveaux plans militaires des Etats-Unis, qui sont depuis le 1O mai 2OO7 en pourparlers officiels avec les gouvernements tchèque et polonais, les signataires de cet appel déclarent :
Nous condamnons les projets de l’administration Bush d’installer le « système de défense antimissile national » des Etats Unis sur le territoire de la République Tchèque et de la Pologne. La majorité des Tchèques et Polonais, ainsi que la majorité des hommes dans les autres pays de l’Europe, refusent ces projets. Nous rejetons les arguments officiels en faveur du dispositif NMD qui ne sont pour nous que des prétextes.
Ce projet, s’il devait se réaliser, ne renforce pas la sécurité, bien au contraire, il constitue une menace et des incertitudes nouvelles.

Bien que présenté comme « défensif », ce projet permet en réalité aux Etats -Unis d’attaquer d’autres pays sans risque de riposte. Il place également les pays « hôtes » sur la ligne de front des futures guerres des USA.
Les gouvernements de la Pologne et de la République Tchèque prennent bien à la légère le risque de la nouvelle course aux armements, en même temps qu’ils mettent en péril le traité international de non prolifération des armes nucléaires et de limitation des armes conventionnelles dans le monde, notamment en Europe.
C’est du désarmement dont nous avons besoin, en effet, condition de la paix et de la sécurité du genre humain.
Confrontés à la crise écologique qui s’annonce, nous avons besoin de coopération et de confiance, non de confrontation.

Mouvement pour la paix, mouvement pour la démocratie, mouvement d’émancipation politique, mouvement d’émancipation de la femme, mouvement écologique, mouvement syndical, doivent résister ensemble aux efforts destinés à dresser les pays européens les uns contre les autres. Nous concevons notre déclaration de protestation comme partie intégrante du mouvement global contre toutes les bases militaires étrangères, contre toutes les infrastructures nécessaires aux guerres d ‘agression. Nous voulons contribuer à bâtir la paix en Europe et dans le monde, pour que les communautés des pays puissent défendre ensemble leurs droits et prendre part à leurs affaires publiques.

Ni l’Union Européenne ni les Etats membres de l’OTAN ne doivent participer à cette nouvelle aventure militaire de l’administration Bush. La paix reste notre priorité absolue.
Nous demandons ceux qui ont des responsabilités dans l’Union Européenne, en premier lieu le président Klaus et le président Kaczynski, d’entendre la volonté du peuple de l’Union Européenne. Nous exigeons qu’ils se comportent en démocrates et qu’ils organisent un referendum sur le déploiement des éléments du NMD dans leurs pays.

Nous rejetons avec fermeté la tentative de légitimer les projets des USA par des moyens détournés, par l’intermédiaire des processus de décision de l’OTAN et de l’EU. Nous nous adressons à vous, à travers l’éventail des nationalités et de toutes conditions sociales : faisons tout pour que l’Europe ne devienne le théâtre d’une nouvelle course aux armements et d’une nouvelle politique de confrontation.
Nous demandons à tous les hommes de s’adresser oralement ou par écrit à leurs représentants élus. Dites leur que nous refusons une nouvelle politique de confrontation et nous nous en souviendrons le jour où nous serons devant les urnes.

Les participants de la Conférence internationale contre la militarisation de l’Europe.
Prague, le 5 mai 2OO7

(Premiers signataires : Helena