02/01/2009
Notre nouvelle adresse : http://partidegauche34.midiblogs.com
Bonjour,
Nous avons changé d'adresse, merci de la noter : http://partidegauche34.midiblogs.com
Amitiés militantes à gauche.
Lolo34
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05/10/2008
CONGRES PS : Ne crisez plus, le PS REIMçera gratos : les 6 motions

Chères et chers camarades,
En attendant que le facteur vous les adressent via l'extinction de voix du PS: Les six motions (textes intégraux) sont dans le Monde au lien suivant -->
http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/09/25/les-motions-du-ps_1099577_823448.html?xtor=RSS-823353 (clicker sur ou recopier le lien dans votre navigateur).
Ploum, ploum, tralala... Le PS est-il soluble à droite ? Et Robert N va t'il s'acheter un costume hors de prix et bien trop grand, n'est-ce pas Jean-Pierre? Vous le saurez peu-être aux prochains épisodes.
Amitiés militantes à gauche.
Lolo34
12:57 Publié dans 000 Bienvenue !, 001 Congrès PS 2008, 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace !, 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise, 004 Laurent FABIUS 2008, 005 AGENDA, 006 BLOGS et SITES à visiter, 007 POSITIVE PRECARITE !, 008 BlogoPolitis, 009 LIRE, 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers, 02 URGENCE LIBAN !, 03 EDF-GDF PUBLIC !, 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD, 06 Grain de sable (courriels d'ATTAC)., 11 La lettre hebdo de René REVOL, 13 U.E La Rochelle 2006, Actualités, Associations, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Francophonie, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sport, Tauromachie, Traditions, Voyage/Tourisme, Web | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : motions ps
13/07/2008
Symboles de la République et 14 juillet
Liberté, Egalité, Fraternité

Unité, Indivisibilité de la République,
Liberté, Egalité, Fraternité ou la mort
Gravure coloriée éditée par Paul
André Basset, prairial an IV (1796)
© Photothèque des Musées
de la Ville de Paris - Ph. Ladet
Héritage du siècle des Lumières, la devise " Liberté, Egalité, Fraternité " est invoquée pour la première fois lors de la Révolution française. Souvent remise en cause, elle finit par s’imposer sous la IIIème République. Elle est inscrite dans la constitution de 1958 et fait aujourd’hui partie de notre patrimoine national.
Associées par Fénelon à la fin du XVIIème siècle, les notions de liberté, d’égalité et de fraternité sont plus largement répandues au siècle des Lumières.
Lors de la Révolution française, " Liberté, Egalité, Fraternité " fait partie des nombreuses devises invoquées. Dans un discours sur l’organisation des gardes nationales, Robespierre préconise, en décembre 1790, que les mots "Le Peuple Français" et "Liberté, Egalité, Fraternité" soient inscrits sur les uniformes et sur les drapeaux, mais son projet n’est pas adopté.
A partir de 1793, les Parisiens, rapidement imités par les habitants des autres villes, peignent sur la façade de leurs maisons les mots suivants : "unité, indivisibilité de la République ; liberté, égalité ou la mort". Mais ils sont bientôt invités à effacer la dernière partie de la formule, trop associée à la Terreur...
Comme beaucoup de symboles révolutionnaires, la devise tombe en désuétude sous l’Empire. Elle réapparaît lors de la Révolution de 1848, empreinte d’une dimension religieuse : les prêtres célèbrent le Christ-Fraternité et bénissent les arbres de la liberté qui sont alors plantés. Lorsqu’est rédigée la constitution de 1848, la devise " Liberté, Egalité, Fraternité " est définie comme un " principe " de la République.
Boudée par le Second Empire, elle finit par s’imposer sous la IIIème République. On observe toutefois encore quelques résistances, y compris chez les partisans de la République : la solidarité est parfois préférée à l’égalité qui implique un nivellement social et la connotation chrétienne de la fraternité ne fait pas l’unanimité.
La devise est réinscrite sur le fronton des édifices publics à l’occasion de la célébration du 14 juillet 1880. Elle figure dans les constitutions de 1946 et 1958 et fait aujourd’hui partie intégrante de notre patrimoine national. On la trouve sur des objets de grande diffusion comme les pièces de monnaie ou les timbres.
(Source site de l’Elysée)
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RAG 34. Les lolo's 34
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Tout savoir sur le 14 Juillet

Le premier 14 juillet, c'est bien sûr celui de 1789 : les émeutiers, venus chercher à la Bastille des armes pour riposter aux troupes du roi, s'emparent de la prison, symbole du pouvoir absolutiste.
On connaît rarement l'année - 1880 - qui marque pour la France la consécration du 14 Juillet comme fête nationale. Voici les textes fondateurs : comme le dit Henri Martin, rapporteur au Sénat de la loi du 6 juillet faisant du 14 juillet une "journée Fête Nationale annuelle", "ce jour-là, le 14 juillet 1790, a fait, je ne veux pas dire l’âme de la France [...] mais la révolution a donné à la France conscience d’elle-même".
En 1878, le ministère Dufaure avait fixé au 30 juin une fête parisienne en l’honneur de la République. Elle est immortalisée par un tableau de Claude Monet. Le 14 juillet 1879 prend un caractère semi-officiel. Après une revue des troupes à Longchamp (le 13 juillet), une réception est organisée le 14 à la Chambre des députés à l’initiative de Gambetta qui la préside, une fête républicaine a lieu au pré Catelan en présence de Louis Blanc et de Victor Hugo. Dans toute la France, note Le Figaro : "on a beaucoup banqueté en l’honneur de la Bastille" (16 juillet 1879).
Le 21 mai 1880, Benjamin Raspail dépose une proposition de loi signée par 64 députés, selon laquelle " la République adopte comme jour de fête nationale annuelle le 14 juillet ". L’Assemblée vote le texte dans ses séances des 21 mai et 8 juin ; le Sénat l’approuve dans ses séances des 27 et 29 juin 1880 à la majorité de 173 contre 64, après qu’une proposition en faveur du 4 août eut été refusée.
La loi est promulguée le 6 juillet 1880. Le ministre de l’intérieur prescrit aux préfets de veiller à ce que cette journée " soit célébrée avec autant d’éclat que le comportent les ressources locales ".
La fête célébrée cette année-là fut à la mesure de l'événement.
Projet de loi
Article unique. - La République adopte le 14 juillet comme jour de fête nationale annuelle.
Programme de la fête nationale du 14 juillet 1880
Distribution de secours aux indigents. Grands concerts au jardin des Tuileries et au jardin du Luxembourg. Décorations de certaines places, notamment de la place de la Bastille et de la place Denfert où l’on verra le fameux Lion de Belfort qui figurait au Salon de cette année, monument élevé au colonel Denfert-Rochereau, de glorieuse mémoire - illuminations, feux d’artifices - ajoutons les fêtes locales, comprenant des décorations, des trophées, des arcs de triomphe et le tout organisé par les soins des municipalités de chaque arrondissement avec le concours des habitants.
Deux cérémonies importantes doivent dominer toute la fête : la distribution des nouveaux drapeaux à l’armée et l’inauguration, sur l’ancienne place du Château d’eau, du monument surmonté de la figure de la République, monument qui a fait l’objet d’un concours ouvert l’année dernière par la Ville de Paris.
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10:59 Publié dans Actualités, Associations, Economie, Famille, Francophonie, Loisirs/Culture, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
12/07/2008
Idées fausses sur la durée du travail
Pierre-Alain Muet député PS de Lyon, ancien président délégué du Conseil d’analyse économique.
Il est de bon ton, y compris parfois à gauche, de critiquer la réduction du temps de travail, laissant ainsi le champ libre à la vaste offensive que Nicolas Sarkozy conduit contre les 35 heures. Que la mise en place des 35 heures ait engendré des situations difficiles dans certains secteurs comme l’hôpital est indéniable. Mais la réalité est que la durée hebdomadaire du travail n’est pas plus faible en France que dans les grands pays industrialisés, que sa réduction va dans le sens de l’histoire, du progrès, qu’elle a profondément contribué à la création d’emplois et que sa remise en cause à travers l’usine à gaz des heures supplémentaires ne répond à aucun des vrais problèmes de l’économie française. Dans cette obsession, Nicolas Sarkozy commet une triple erreur : une erreur de diagnostic, une erreur économique et une erreur historique.
Une erreur de diagnostic, car l’idée que la France travaillerait moins que les autres pays européens est en totale contradiction avec les faits. Selon l’enquête de l’institut européen Eurostat, la durée hebdomadaire du travail en 2007 de l’ensemble des actifs était de 37 heures en France, pour 37,3 heures dans l’Europe des Quinze. C’est presque une heure de plus qu’en Allemagne (36,2 heures), une heure et demie de plus qu’au Danemark (35,5 heures) et dans les pays nordiques, et presque cinq heures de plus qu’aux Pays-Bas (32,2 heures). La durée hebdomadaire du travail est également plus élevée en France qu’au Royaume-Uni où, après avoir fortement baissé, elle s’établit à 35,8 heures et surtout qu’aux Etats-Unis (33,7 heures).
Une erreur économique, car en incitant les entreprises à recourir aux heures supplémentaires plutôt qu’à l’embauche, cette politique tourne le dos à ceux qui ont réellement besoin de travailler plus pour gagner plus : les chômeurs, mais aussi les seniors qui se retrouvent en préretraite sans l’avoir demandé. Elle ne change rien pour le million de salariés à temps partiel contraint qui gagnent peu et voudraient bien travailler plus, mais ne décident pas de leur temps de travail. Et en ne se préoccupant que de ceux qui ont un emploi, elle accentue les deux défauts de notre économie : nous sommes le pays où l’on travaille le plus entre 25 et 55 ans, et le moins après 55 ans.
Or, c’est précisément dans la période où, notamment avec la réduction du temps de travail et les emplois jeunes, la France a créé massivement des emplois (2 millions de juin 1997 à juin 2002), que notre pays a commencé à rééquilibrer l’activité des différentes générations d’actifs, même s’il reste encore un très long chemin à parcourir.
Une erreur historique, car toute l’histoire du développement économique depuis la révolution industrielle est une augmentation continue de la productivité du travail conjuguée à une baisse tout aussi continue de la durée annuelle du travail. On produit en une heure de travail vingt fois plus qu’en 1870 et on travaille deux fois moins longtemps. Ce qui caractérise le développement économique dans tous les pays, c’est en effet le temps libéré et le développement des loisirs et du secteur non marchand. La dispersion des durées hebdomadaires du travail en Europe l’atteste : c’est dans les pays les plus développés que la durée du travail est la plus faible et dans les plus pauvres qu’elle est la plus longue.
Il est temps d’avoir une vraie réflexion sur l’organisation des différents temps de la vie. La tendance séculaire à la réduction de la durée annuelle du travail est appelée à se poursuivre. Et le progrès, c’est de travailler moins au cours d’une année et plus au cours de sa vie puisque nous vivons toujours plus longtemps. Le véritable progrès ce sera d’ailleurs une interpénétration plus forte entre ces différents temps : la formation, le travail, le loisir, et non comme aujourd’hui leur succession brutale au cours du cycle de vie.
Plutôt que de perpétuer le débat idéologique qui a ponctué toutes les avancées sur la réduction du temps de travail depuis la loi de 1841 limitant le travail des enfants, il serait préférable de donner toute sa place à la négociation sociale. Car c’est elle qui permettra d’avancer réellement vers le temps choisi et de résoudre, par exemple, cette particularité française qu’une part importante des salariés à temps partiel le sont contre leur gré, alors qu’un nombre tout aussi élevé de salariés à temps plein souhaiteraient travailler à temps partiel choisi.
QUOTIDIEN : mardi 20 mai 2008
Sur le même sujet : L'Europe nouvelle des 60 heures est arrivée
RAG 34. Les lolo's 34
21:50 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise, Actualités, Associations, Economie, Famille, Loisirs/Culture, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
06/07/2008
BLANG BLING BLING : SARKOLEON 1er choisira le président de France Télévision !

L'ORTF, décidément inamovible ! Les shadocks vont pouvoir repomper ... du gazole bientôt à 2 € le litre !
Alors que 71 % des français s'y opposent, Sarkoléon 1er nommera désormais le président de France Télévision !
En bref...
- Le président de France Télévisions sera nommé par l'Elysée. "L'actionnaire, c'est l'État, il doit donc nommer le président. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel pourra émettre un avis. C'est un système clair".
- Internet et le mobile plus taxés que prévu: la taxe sur le chiffre d'affaires des opérateurs sera de 0,9% au lieu des 0, 5% annoncés
- Nicolas Sarkozy s'interroge sur France 3: "Il ne faut pas de contradiction avec une ligne éditoriale pour France Télévisions et France 3 qui serait éclatée en pôles régionaux. France 3 doit dépendre de l'équipe dirigeante de France Télévisions."

RAG 34. Lolo34
20/04/2008
WEB : Internet se développe dans le monde, mais les inégalités demeurent

La proportion d’abonnés à l’Internet augmente plus vite dans les pays en développement que dans les pays développés. Mais les inégalités restent considérables.
La part d’abonnés à l’Internet dans les pays en développement a été multipliée par 2,3 entre 2002 et 2006, soit plus que dans les pays développés où elle a été multipliée par 1,4, selon la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced). La palme revient toutefois aux pays en transition (les ex pays de l’Est) puisque le taux a été multiplié par quatre entre 2002 et 2006.
Cependant, cette progression en pourcentage s’applique à des niveaux très faibles dans les pays pauvres. Même en augmentant moins vite, les pays riches continuent à creuser l’écart. Au Sud, le pourcentage est passé de 4,2 % à 9,7 % et au Nord de 42 % à 58,2 %. Résultat : l’écart s’est creusé entre pays riches et pays pauvres, passant de 37,8 à 48,5 points.
Le dynamisme des pays en développement laisse plutôt optimiste quant à la réduction de la fracture numérique mondiale. Mais, l’inertie est forte et la tendance ne s’inverse que lentement. Le chemin à parcourir reste donc long.
L’accès aux nouvelles technologies constitue pour les pays les plus pauvres un enjeu essentiel en matière de dynamisme économique - notamment pour les PME - et pour la circulation de l’information au sein de la société. Ceci dit, pour la majorité des habitants des pays pauvres, l’accès Internet demeure un horizon bien lointain tant la préoccupation première est d’accéder aux biens et services de base (alimentation, eaux, transports, etc.).
Accès à internet selon le niveau de développement et les régions

Source : Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), 2007
le 15 avril 2008
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« L’information, c’est notre affaire »

Etats généraux pour le pluralisme, 17 mai 2008 – Où ? Quoi ? Comment ?
Le 3 octobre 2005, était lancé un appel à des Etats généraux pour une information et des médias pluralistes. Cet appel a été suivi notamment d’une Rencontre nationale des médias associatifs tenue à Marseille en mai 2006 et d’une première session des Etats généraux qui s’est déroulée le 30 septembre 200 et qui adopté une Déclaration finale : « Pour des médias soustraits à l’emprise des pouvoirs économiques et politiques
Publié ici même, avec la liste de ses signataires et de ses soutiens, « L’information, c’est notre affaire » est un appel à une nouvelle session. Vous trouverez ci-dessous les premières informations qui seront ultérieurement complétées, notamment sur l’ordre du jour et les modalités de participation.
« L’information, c’est notre affaire » Deuxième session des Etats généraux pour le pluralisme
Samedi 17 mai 2008, entre 9 et 18 heures
Bourse de travail de Paris, 3 rue du Château d’eau 75 010 Paris – Métro République
EN SAVOIR PLUS
RAG 34. Les lolo's 34
11:26 Publié dans 005 AGENDA, Actualités, Associations, Loisirs/Culture, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Germaine Tillon : Décès d'une grande résistante, pionnière de l'ethnologie.
Crédits : AFP/Archives - Stephane de Sakutin
"Ce qui m'a rendue lucide c'est l'ethnographie. Elle m'a rendue dès le départ respectueuse de la culture des autres", expliquait à la fin de sa vie l'ethnologue de renom Germaine Tillon.
NOUVELOBS.COM.
Voici un portrait de l'ethnologue Germaine Tillion, décédée samedi 19 avril à Saint-Mandé (Val-de-Marne).Grande résistante, intellectuelle indépendante, cette femme inclassable, aux engagements radicaux, a été une pionnière de l'ethnologie dans les années 30.
"Il était une fois l'ethnographie"
Née le 30 mai 1907 à Allègre (Haute-Loire) dans une famille d'intellectuels catholiques, père bourguignon, mère auvergnate, elle est l'élève de Marcel Mauss, sociologue et ethnologue, qui transmet à ses étudiants une éthique de l'enquête et une méthode de travail non dogmatique.
En 1934, l'apprentie-ethnographe part enquêter sur le terrain dans le massif montagneux des Aurès (sud-est algérien), se déplaçant à cheval, accompagnée d'un mulet portant son matériel. Pour mener ses observations sur la population berbère chaouia, elle campe seule dans les douars les plus pauvres, à 70 km de la première route. Elle effectuera quatre missions jusqu'en 1940.
Ses cahiers de notes et manuscrits de thèse, emportés à Ravensbrück après son arrestation en 1942, seront perdus au camp. L'ethnologue publiera néanmoins en 1966 "Le Harem et les cousins", son livre majeur, un essai sur le mariage endogame des femmes au Maghreb, considéré comme pionnier.
Plus tard, elle rassemblera ses souvenirs dans un livre à la fois drôle et savant, "Il était une fois l'ethnographie" (2000).
"Réseau du Musée de l'Homme"
Dès son retour de mission en juin 1940, Germaine Tillion, révulsée par le discours du maréchal Pétain annonçant l'armistice, co-fonde le "Réseau du Musée de l'Homme", le tout premier mouvement de Résistance.
Dénoncée, elle est arrêtée en 1942, détenue à Fresnes, puis déportée à Ravensbrück où sa mère Emilie, qui la rejoindra, ne survivra pas. Ce violent chagrin, Germaine Tillion le portera toute sa vie.
Au camp, elle reste ethnographe, s'employant à disséquer "l'incroyable société" où elle est plongée. Auteur en 1946 d'un des premiers témoignages sur la condition de déportée ("A la recherche de la vérité"), l'ethnologue l'avait actualisé en 1973 puis 1988 sous le titre "Ravensbrück", soulignant notamment les finalités économiques du phénomène concentrationnaire.
Avec Geneviève De Gaulle et Anise Postel-Vinay, elle se fait "l'animatrice d'une sorte d'opération survie", réussissant à écrire, cachée dans une caisse, une opérette cocasse sur l'enfer des prisonnières, pour distraire ses compagnes. "Le Verfügbar aux enfers" sera publié en 2005 et créé en juin 2007 au Théâtre du Châtelet à Paris.
"Les ennemis complémentaires"
En 1955, l'ethnologue renoue avec l'Algérie à la demande du gouvernement Pierre Mendès France, empêtré dans la crise algérienne.
Elle crée les Centres sociaux pour les ruraux musulmans déplacés dont elle dénonce la "clochardisation" ("L'Algérie en 1957"), analyse les dysfonctionnements de la société coloniale ("Les ennemis complémentaires"), enquête sur la torture et les lieux de détention.
En 1957, en pleine bataille d'Alger, elle réussit à obtenir pour quelques semaines l'arrêt des attentats, après une rencontre secrète avec le chef militaire de la région d'Alger Yacef Saadi.
A la fin de sa vie, cette petite femme ronde, au regard aigu et au franc-parler, reçoit de très nombreux hommages. Jean Lacouture lui consacre une biographie ("Le Témoignage est un combat"). Une école de Saint-Mandé (Val-de-Marne) où elle résidait porte son nom et celui de sa mère.
Elle était une des rares femmes à porter la Grand'Croix de la Légion d'honneur.
Merci Germaine !
RAG 34. Lolo34
09:50 Publié dans Actualités, Associations, Loisirs/Culture, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19/04/2008
Aimé CESAIRE : Des dizaines de milliers de Martiniquais lui disent adieu
Bon voyage Monsieur Césaire !
Par Dominique CHABROL AFP
FORT-DE-FRANCE (AFP) - Des dizaines de milliers de Martiniquais ont dit adieu vendredi dans une ambiance chaleureuse au poète Aimé Césaire, dont la dépouille a été acheminée à travers Fort-de-France, principale ville de l'île française de la Martinique, jusqu'au stade de Dillon où doivent avoir lieu dimanche ses obsèques nationales.
Parti en milieu d'après-midi de la maison familiale des Césaire, le cortège était attendu dans la soirée à Dillon, dans le sud de la ville dont Aimé Césaire, décédé jeudi à 94 ans, a été le maire pendant 56 ans. Le transfert, qui devait initialement durer trois heures, s'est prolongé jusqu'à la tombée de la nuit, en raison de la densité de la foule massée le long du parcours.
Très émus, mais dans une ambiance sereine, souvent joyeuse, les habitants de Fort-de-France et des autres communes de l'île, tous âges confondus, ont applaudi le passage du fourgon transportant la dépouille de Césaire en chantant, en scandant son nom ou en brandissant des portraits du poète.
Des inscriptions "Merci Papa Aimé" ou "Merci Césaire", avaient été tracées à la peinture sur les trottoirs et des portraits du poète collés aux murs.
Dès le départ du cortège, une foule ininterrompue s'est massée le long des rues et des avenues, pour saluer celui qui fut la personnalité symbolique et le principal représentant politique de l'île pendant plus d'un demi-siècle.
Accompagné de nombreux militants du Parti Progressiste Martiniquais (PPM) vêtus de blanc, le cortège a traversé plusieurs quartiers populaires, comme Trénelle ou Texaco, qu'il avait contribué à créer et à assainir.
Des arrêts plus politiques avaient également été programmés, au siège du PPM, qu'il a crée en 1958, où devant l'ancien Hôtel de Ville, où Aimé Césaire avait toujours son bureau.
Les grands axes de l'itinéraire avaient en effet été choisis pour leur relation avec son oeuvre et son combat pour l'émancipation des peuples et la justice, l'Avenue Jean Jaurès, la Rue Emile Zola ou l'Avenue Nelson Mandela.
A l'étape de l'Hôtel de Ville, l'ex-candidate PS à l'Elysée, Ségolène Royal, arrivée en fin d'après-midi, s'est entretenue avec le maire de Fort-de-France, Serge Letchimy, et Pierre Aliker, l'un des plus proches compagnons de Césaire, aujourd'hui âgé de 101 ans.
Ailleurs, des billets épinglés aux arbres témoignaient de l'émotion des Martiniquais : "Merci d'avoir contribué à l'émancipation du peuple noir", "Papa Aimé, tu voyageras toujours avec nous".
Après une veillée familiale jeudi soir, une veille à laquelle la population est conviée devait durer de vendredi soir à dimanche matin au stade de Dillon, avant les obsèques nationales, dimanche après-midi, en présence du président de la République Nicolas Sarkozy et de nombreuses personnalités.
Un hommage de la Nation extrêmement rare pour un écrivain, qui n'a été rendu depuis le XIXè siècle qu'à Victor Hugo, Paul Valéry (1945) et Colette (1954).
"La volonté du président de la République est que le format et le style de l'hommage répondent aux souhaits de la famille, avec la conscience qu'Aimé Césaire aurait voulu quelque chose d'extrêmement simple", a indiqué vendredi à l'AFP le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Yves Jégo, arrivé jeudi en Martinique.
Interrogé sur le souhait évoqué par plusieurs responsables politiques d'un transfert de la dépouille du poète au Panthéon, il a estimé que l'idée ne correspondait "pas du tout aux souhaits de la famille et des Martiniquais".
Une importante délégation du Parti Socialiste conduite par François Hollande était notamment attendue à Fort-de-France, avec les anciens Premiers ministres Pierre Mauroy, Laurent Fabius et Lionel Jospin.
RAG 34. Les lolo's 34
10:47 Publié dans Actualités, Associations, Famille, Francophonie, Loisirs/Culture, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note



