13.07.2008

Tout savoir sur le 14 Juillet



Le premier 14 juillet, c'est bien sûr celui de 1789 : les émeutiers, venus chercher à la Bastille des armes pour riposter aux troupes du roi, s'emparent de la prison, symbole du pouvoir absolutiste.

On connaît rarement l'année - 1880 - qui marque pour la France la consécration du 14 Juillet comme fête nationale. Voici les textes fondateurs : comme le dit Henri Martin, rapporteur au Sénat de la loi du 6 juillet faisant du 14 juillet une "journée Fête Nationale annuelle", "ce jour-là, le 14 juillet 1790, a fait, je ne veux pas dire l’âme de la France [...] mais la révolution a donné à la France conscience d’elle-même".

En 1878, le ministère Dufaure avait fixé au 30 juin une fête parisienne en l’honneur de la République. Elle est immortalisée par un tableau de Claude Monet. Le 14 juillet 1879 prend un caractère semi-officiel. Après une revue des troupes à Longchamp (le 13 juillet), une réception est organisée le 14 à la Chambre des députés à l’initiative de Gambetta qui la préside, une fête républicaine a lieu au pré Catelan en présence de Louis Blanc et de Victor Hugo. Dans toute la France, note Le Figaro : "on a beaucoup banqueté en l’honneur de la Bastille" (16 juillet 1879).

Le 21 mai 1880, Benjamin Raspail dépose une proposition de loi signée par 64 députés, selon laquelle " la République adopte comme jour de fête nationale annuelle le 14 juillet ". L’Assemblée vote le texte dans ses séances des 21 mai et 8 juin ; le Sénat l’approuve dans ses séances des 27 et 29 juin 1880 à la majorité de 173 contre 64, après qu’une proposition en faveur du 4 août eut été refusée.

La loi est promulguée le 6 juillet 1880. Le ministre de l’intérieur prescrit aux préfets de veiller à ce que cette journée " soit célébrée avec autant d’éclat que le comportent les ressources locales ".

La fête célébrée cette année-là fut à la mesure de l'événement.

Projet de loi

Article unique. - La République adopte le 14 juillet comme jour de fête nationale annuelle.

Programme de la fête nationale du 14 juillet 1880

Distribution de secours aux indigents. Grands concerts au jardin des Tuileries et au jardin du Luxembourg. Décorations de certaines places, notamment de la place de la Bastille et de la place Denfert où l’on verra le fameux Lion de Belfort qui figurait au Salon de cette année, monument élevé au colonel Denfert-Rochereau, de glorieuse mémoire - illuminations, feux d’artifices - ajoutons les fêtes locales, comprenant des décorations, des trophées, des arcs de triomphe et le tout organisé par les soins des municipalités de chaque arrondissement avec le concours des habitants.

Deux cérémonies importantes doivent dominer toute la fête : la distribution des nouveaux drapeaux à l’armée et l’inauguration, sur l’ancienne place du Château d’eau, du monument surmonté de la figure de la République, monument qui a fait l’objet d’un concours ouvert l’année dernière par la Ville de Paris.

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10:59 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

04.07.2008

LIBRE. ELLE EST ENFIN LIBRE!



La une de Libé

Lire ce numéro spécial : ne peut être vendu


Nous vous attendons nombreuses et nombreux pour un RASSEMBLEMENT DE BONHEUR A PARTIR DE 17H00 ET POUR UNE BONNE PARTIE DE LA NUIT DEVANT L’HÔTEL DE VILLE DE PARIS, CE JEUDI 3 JUILLET 2008!

MERCI A TOUTES ET TOUS!


VOTRE SOUTIEN A ETE INESTIMABLE POUR INGRID ET LES OTAGES : IL DOIT CONTINUER POUR CEUX QUI RESTENT DANS LA JUNGLE...

La première réaction du Comité de soutien->866
Aujourd’hui, nous célébrons sans limites de temps ni d’espaces la libération d’Ingrid Betancourt et de 14 autres otages des FARC. Enfin!

Nous vous invitons à être présents et à relayer l’information qu’un rassemblement de bonheur aura lieu sur le Parvis de l’Hôtel de Ville de Paris, ce jeudi 3 juillet à 17H00 : nous invitons les citoyennes et citoyens à s’y rendre massivement!

Notre joie est immense car ce soir, c’est l’aboutissement d’un combat pour la Liberté qui rayonne. C’est la preuve que face à l’incertitude et au découragement, l’espoir finit par l’emporter.

Pendant plus de 6 ans, l’ensemble des comités de soutien se sont battus pour pouvoir un jour entendre la grandeur du discours d’Ingrid, à sa libération. Impressionnante de maîtrise et de lucidité, rayonnante de vie et de renaissance, elle nous a parlé d’avenir pour une Colombie nouvelle!

Le Comité de soutien ne s’arrête pas là car il reste encore des milliers d’otages en Colombie, détenus par les FARC ou d’autres : nous nous battrons pour eux, comme nous l’avons toujours fait. Il est impossible de fermer les yeux alors qu’Ingrid nous a toutes et tous invités à les ouvrir encore plus.

Les vidéos de la libération

Continuez à aider le Comité de soutien en vue de la libération des autres otages
Organiser une mobilisation dans votre ville ou votre village, dans le cadre d'une action (prévenez-nous)
Faire un don
Revêtir le t-shirt de soutien ou le badge de solidarité

Cordialement,
l´équipe AgirPourIngrid.

www.agirpouringrid.com

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19:20 Publié dans 005 AGENDA , Actualités , Associations , Bons plans , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Famille , Francophonie , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ingrid BETANCOURT

23.06.2008

Le centre de rétention pour étrangers de Vincennes incendié

... tu lèches le noyau d'la c'rise, avant que la machine déraille, aie, aie, aie, aie...

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749b7c7cd393b49509030698dc035014.jpgPARIS (Reuters) - Un incendie volontaire a mis hors d'usage dimanche le centre de rétention de Vincennes (Val-de-Marne), un des plus grands de France, où étaient enfermés 273 étrangers sans papiers en instance d'expulsion, apprend-on à la préfecture de police.

Le sinistre, allumé le lendemain de la mort sur place d'un retenu tunisien, s'est déclaré simultanément à 15h45 dans les deux bâtiments du centre de rétention administratif, qui ont brûlé et ont été très endommagés, malgré l'intervention rapide des pompiers, dit la préfecture de police de Paris dans un communiqué.

Aucun blessé grave n'était à déplorer dans la soirée. Vingt personnes intoxiquées par des fumées ont été transférées à l'hôpital, précise la préfecture.

Les occupants ont été évacués et d'abord transférés dans le gymnase de l'école de police situé à proximité, puis dans la cour, selon une source policière. Leur relogement "dans d'autres centres est en cours", disait dimanche soir la préfecture.

Selon l'un des étrangers actuellement retenu à Vincennes, joint par téléphone par Reuters, l'incendie serait lié à une émeute en milieu d'après-midi, liée au décès d'un Tunisien sans papiers, samedi, au centre de rétention.

Une source policière confirme cette version des faits. Des retenus auraient mis le feu à des matelas, alors que se déroulait à l'extérieur une manifestation de soutien.

La préfecture explique aussi que "plusieurs foyers d'incendie volontaire ont été détectés" vingt minutes après le début de la manifestation.

MORT D'UN TUNISIEN

Le retenu tunisien a succombé samedi à une crise cardiaque et n'a pas subi de violences, dit-on de source policière. Une enquête de police a été ouverte.

"Tant les premières constatations que l'autopsie, réalisée dans le cadre de l'enquête menée par la police judiciaire, écartent la présence de traces suspectes", dit la préfecture de police dans son communiqué de dimanche.

La préfecture précise que le Tunisien était frappé d'une interdiction définitive du territoire prononcée par la cour d'appel de Paris et était connu pour "des faits de délinquance grave et réitérée, sous de multiples identités, notamment en matière de trafic de stupéfiants, de violences et de viol".

Les associations de défense des étrangers estiment que son décès est imputable à la politique du gouvernement et aux conditions de séjour dans les centres de rétention.

"Cette mort de trop est à mettre au funeste crédit de cette obsessionnelle politique cruelle, brutale et inhumaine qui criminalise l'immigration", dit le Mrap (Mouvement contre la racisme et pour l'amitié entre les peuples) dans un communiqué.

Il estime que le décès doit constituer une alerte sur les centres de rétention, qualifiés "d'horreurs de la République".

Ces centres seraient actuellement surpeuplés et la tension y serait de plus en plus vive, selon les organisations de défense des étrangers. Des objectifs chiffrés annuels d'expulsions ont été fixés à l'initiative du président Nicolas Sarkozy.

Le gouvernement n'a pas atteint en 2007 l'objectif de 25.000 expulsions d'étrangers sans-papiers qu'il s'était fixé. Le Premier ministre François Fillon a déjà indiqué à la presse que l'objectif pour 2008 était de 26.000 expulsions.

Un projet de directive européenne adopté le 18 juin par le Parlement européen fixe à 18 mois la durée maximale de la rétention, au-dessus du maximum légal français actuel, qui est de 32 jours.

Le ministre de l'Immigration français Brice Hortefeux a toutefois annoncé qu'il n'entendait pas changer ce chiffre légal français. Ce ministre s'est félicité jeudi dernier d'une progression des expulsions de clandestins, qui aurait augmenté de 80% sur les cinq premiers mois de 2008.

Thierry Lévêque

Lire note précédente sur le même sujet

ce9df806dd287f7c0152f9cd431ea6d9.gifRAG 34. Lovely34 (je suis pas photogénique, mince alors!).

23:36 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

15.06.2008

Migrants : Evo Morales Président de la République de Bolivie tacle l'Union européenne pour sa « directive de la honte »

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6d256a8630799ea9e96ab36a4b91d886.jpgLettre du Président Evo Morales à l’Union Européenne

Jusqu’à la fin de la Seconde guerre mondiale, l’Europe était un continent d’émigrants. Des dizaines de millions d’Europe partirent aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux guerres ou aux totalitarismes européens et à la persécution des minorités ethniques.

Aujourd’hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite “directive retour”. Ce texte, validé le 5 juin passé par les ministres de l’Intérieur des 27 pays de l’Union européenne, doit être approuvé le 18 juin par le Parlement européen. Je perçois qu’il durcit de manière drastique les conditions de détention et d’expulsion des migrants sans papier, quelque ait été leur temps de séjour dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur intégration.

Les Européens sont arrivés dans les pays d’Amérique latine et d’Amérique du Nord, en masse, sans visa ni conditions imposées par les autorités. Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent, dans nos pays du continent américain, qui absorbèrent alors la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe, avec un coût très élevé pour les peuples premiers de l’Amérique. Comme par exemple dans le cas de notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines qui donnèrent sa masse monétaire au continent européen entre le XVIème et le XIXème siècle. Les personnes, les biens, les droits des migrants européens furent toujours respectés.

Aujourd’hui, l’Union européenne est la principale destination des migrants du monde, conséquence de son image positive d’espace de prospérité et de libertés publiques. L’immense majorité des migrants viennent dans l’Union européenne pour contribuer à cette prospérité, non pour en profiter. Ils occupent les emplois de travaux publics, dans la construction, les services aux personnes et dans les hôpitaux, que ne peuvent ou ne veulent occuper les Européens. Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre actifs et inactifs qui rend possible ses généreux systèmes de solidarité sociale et dynamisent le marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques et financiers de l’UE.

Pour nous, nos émigrants représentent l’aide au développement que les Européens ne nous donnent pas – vu que peu de pays atteignent réellement l’objectif minimum de 0,7 % du PIB d’aide au développement. L’Amérique latine a reçu, en 2006, 68 milliards de dollars de transferts financiers de ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays. Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300 milliards de dollars, qui dépassent les 104 milliards de dollars octroyés au nom de l’aide au développement. Mon propre pays, la Bolivie, a reçu plus de 10 % de son PIB en transferts de fond des migrants (1,1 milliards de dollars), soit un tiers de nos exportations annuelles de gaz naturel.

Il apparait que les flux de migration sont bénéfiques pour les Européens et, de manière marginale, aussi pour nous du Tiers-Monde, vu que nous perdons des millions de personnes de main-d’œuvre qualifiée en laquelle, d’une manière ou d’une autre, nos États, bien que pauvres, ont investi des ressources humaines et financières.

Il est regrettable que le projet de “directive retour” complique terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque État ou groupe d’États puisse définir ses politiques migratoires en toute souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient déniés à nos compatriotes et à nos frères latino-américains. La directive retour prévoit la possibilité d’un enfermement des migrants sans papier jusqu’à 18 mois avant leur expulsion – ou “éloignement” selon le terme de la directive. 18 mois ! Sans procès ni justice ! Tel qu’il est le projet de directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948. Et en particulier l’article 13 qui énonce :

“1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat.

2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.”

Et, pire que tout, il existe la possibilité d’emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans prendre en compte leur situation familiale ou scolaire, dans ces centres de rétention où nous savons que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides. Comment pouvons-nous accepter sans réagir que soient concentrés dans ces camps nos compatriotes et frères latino-américains sans papier, dont l’immense majorité travaille et s’intègre depuis des années ? De quel côté est aujourd’hui le devoir d’ingérence humanitaire ? Où est la “liberté de circuler”, la protection contre les emprisonnements arbitraires ?

Parallèlement, l’Union européenne tente de convaincre la Communauté Andine des Nations (Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou) de signer un “Accord d’association” qui inclue en son troisième pilier un traité de libre-échange, de même nature et contenu que ceux qu’imposent les États-Unis. Nous subissons une intense pression de la Commission européenne pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services publics. De plus, au nom de la “protection juridique”, on nous reproche notre processus de nationalisation de l’eau, du gaz et des télécommunications réalisés le Jour des travailleurs. Je demande, dans ce cas : où est la “sécurité juridique” pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui recherchent un horizon meilleur en Europe ?

Promouvoir d’un côté la liberté de circulation des marchandises et des flux financiers, alors qu’en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos frères qui ont essayé de circuler librement… Ceci est nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques.

Dans ces conditions, si cette “directive retour” devait être approuvée, nous serions dans l’impossibilité éthique d’approfondir les négociations avec l’Union européenne et nous nous réservons le droit d’imposer aux citoyens européens les mêmes obligations de visas qui nous ont été imposées le 1er avril 2007, selon le principe diplomatique de réciprocité. Nous ne l’avions pas exercé jusqu’à maintenant, attendant justement des signaux positifs de l’UE.

Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles, connaissent d’importantes difficultés globales : le réchauffement global, la pollution, la disparition lente mais sûre des ressources énergétiques et de la biodiversité alors qu’augmentent la faim et la misère dans tous les pays, fragilisant nos sociétés. Faire des migrants, qu’ils soient sans papier ou non, les boucs émissaires de ces problèmes globaux, n’est en rien une solution. Cela ne correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l’Europe ne sont pas la faute des migrants, sinon le résultat du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes.

Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent et des régions du monde comme le Maghreb et les pays de l’Afrique, je fais appel à la conscience des dirigeants et députés européens, des peuples, citoyens et militants d’Europe, pour que ne soit pas approuvée le texte de la “directive retour”. Telle que nous la connaissons aujourd’hui, c’est une directive de la honte. J’appelle aussi l’Union européenne à élaborer, dans les prochains mois, une politique migratoire respectueuse des droits de l’Homme, qui permette le maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents, qui répare une fois pour toutes l’énorme dette historique, économique et écologique que les pays d’Europe ont envers une grande partie du Tiers-Monde, et qui ferme définitivement les veines toujours ouvertes de l’Amérique latine. Vous ne pouvez pas faillir aujourd’hui dans vos “politiques d’intégration” comme vous avez échoué avec votre supposée “mission civilisatrice” du temps des colonies.

Recevez tous, autorités, eurodéputés, camarades, un fraternel salut depuis la Bolivie. Et en particulier notre solidarité envers tous les “clandestins”.

Evo Morales Ayma

Président de la République de Bolivie (traduction - Juin 2008)

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23:49 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

05.06.2008

Barack, un noir américain en route vers la Maison Blanche ?

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Lu pour vous sur le net, par

e049b73e93bc3d90b8d3281149d212c0.jpgMaria Pia Mascaro



Nomination historique pour BaracK OBAMA : La fin du clintonisme

Sous la pression de ses propres supporters, de plusieurs sénateurs et de représentants au Congrès pressés de panser les plaies du parti démocrate, Hillary Clinton a annoncé mercredi dans la journée qu'elle annoncerait la fin de sa campagne samedi, entourée de son staff, à Washington. Son retrait signale la fin d'une époque pour le parti démocrate celle de la dominance de Bill Clinton sur le parti et du clintonisme.

Ce qui m'avait frappé dès le début de cette primaire démocrate, cétait le nombre de jeunes élus démocrates ou membres nouvellement élus du parti qui avaient rejoint les rangs d'Obama très tôt dans la campagne déjà. Je pense à la gouverneure de l'Arizona par exemple, Janet Napolitano, ou plus encore à celle du Kansas, Kathleen Sebelius, ou à la sénatrice du Missouri Claire McCaskill, ou encore au sénateur de Virginie Jim Webb, ancien républicain qui a lâché son parti pour rejoindre les rangs démocrates en raison de son opposition à la guerre en Irak. Je pourrais en citer d'autres. Autant de démocrates dont la réputation est encore à faire sur la scène nationale, mais dont le poids dans leur état respectif est considérable.

Ces ralliements montrent que le désir profond de changement n'est pas que le souhait de jeunes électeurs désireux d'en finir avec les dynasties Bush et Clinton, mais que celui-ci émane de l'intérieur même d'un parti soucieux de tourner une page de son histoire et d'en écrire la suivante. Ces mêmes élus savaient aussi qu'une victoire d'Hillary Clinton signifierait une longue attente avant d'accéder enfin à des positions de poids dans le parti à l'échelle nationale.

On se souvient de l'image de Hillary Clinton le soir de sa défaite en Iowa entourée de Wesley Clark et Madeleine Albright. Le président de sa campagne n'est autre que Terry McAulliffe, ancien président du parti, nommé par Bill Clinton. Autant de caciques qui remettraient forcément d'une manière ou d'une autre la main sur le pouvoir.

Cette donne a sans doute été sous estimée par Hillary et Bill Clinton. Cette nouvelle génération de démocrates a souvent fait la différence en faveur de Barack Obama dans des états clefs ou des états républicains où les positions électives ont lentement mais sûrement été gagnées par des démocrates au cours des récentes années. Je pense au Kansas, au Montana, au Missouri, à la Virginie justement. Le soutien des élus de ces états à Obama n'est pas la seule raison de sa nomination, mais il y a certainement contribué.

Posté par mariapia sur 04/06/2008 West Wing 2008

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21:53 Publié dans Actualités , Associations , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

19.04.2008

Aimé CESAIRE : Des dizaines de milliers de Martiniquais lui disent adieu

Bon voyage Monsieur Césaire !

2a2e2ee7bbb5d6ba59acb4854c4d2e69.gifPar Dominique CHABROL AFP

d9eca97ba7558791d617b45e80bd4378.jpgFORT-DE-FRANCE (AFP) - Des dizaines de milliers de Martiniquais ont dit adieu vendredi dans une ambiance chaleureuse au poète Aimé Césaire, dont la dépouille a été acheminée à travers Fort-de-France, principale ville de l'île française de la Martinique, jusqu'au stade de Dillon où doivent avoir lieu dimanche ses obsèques nationales.

Parti en milieu d'après-midi de la maison familiale des Césaire, le cortège était attendu dans la soirée à Dillon, dans le sud de la ville dont Aimé Césaire, décédé jeudi à 94 ans, a été le maire pendant 56 ans. Le transfert, qui devait initialement durer trois heures, s'est prolongé jusqu'à la tombée de la nuit, en raison de la densité de la foule massée le long du parcours.

Très émus, mais dans une ambiance sereine, souvent joyeuse, les habitants de Fort-de-France et des autres communes de l'île, tous âges confondus, ont applaudi le passage du fourgon transportant la dépouille de Césaire en chantant, en scandant son nom ou en brandissant des portraits du poète.

Des inscriptions "Merci Papa Aimé" ou "Merci Césaire", avaient été tracées à la peinture sur les trottoirs et des portraits du poète collés aux murs.

Dès le départ du cortège, une foule ininterrompue s'est massée le long des rues et des avenues, pour saluer celui qui fut la personnalité symbolique et le principal représentant politique de l'île pendant plus d'un demi-siècle.

Accompagné de nombreux militants du Parti Progressiste Martiniquais (PPM) vêtus de blanc, le cortège a traversé plusieurs quartiers populaires, comme Trénelle ou Texaco, qu'il avait contribué à créer et à assainir.

Des arrêts plus politiques avaient également été programmés, au siège du PPM, qu'il a crée en 1958, où devant l'ancien Hôtel de Ville, où Aimé Césaire avait toujours son bureau.

Les grands axes de l'itinéraire avaient en effet été choisis pour leur relation avec son oeuvre et son combat pour l'émancipation des peuples et la justice, l'Avenue Jean Jaurès, la Rue Emile Zola ou l'Avenue Nelson Mandela.

A l'étape de l'Hôtel de Ville, l'ex-candidate PS à l'Elysée, Ségolène Royal, arrivée en fin d'après-midi, s'est entretenue avec le maire de Fort-de-France, Serge Letchimy, et Pierre Aliker, l'un des plus proches compagnons de Césaire, aujourd'hui âgé de 101 ans.

Ailleurs, des billets épinglés aux arbres témoignaient de l'émotion des Martiniquais : "Merci d'avoir contribué à l'émancipation du peuple noir", "Papa Aimé, tu voyageras toujours avec nous".

Après une veillée familiale jeudi soir, une veille à laquelle la population est conviée devait durer de vendredi soir à dimanche matin au stade de Dillon, avant les obsèques nationales, dimanche après-midi, en présence du président de la République Nicolas Sarkozy et de nombreuses personnalités.

Un hommage de la Nation extrêmement rare pour un écrivain, qui n'a été rendu depuis le XIXè siècle qu'à Victor Hugo, Paul Valéry (1945) et Colette (1954).

"La volonté du président de la République est que le format et le style de l'hommage répondent aux souhaits de la famille, avec la conscience qu'Aimé Césaire aurait voulu quelque chose d'extrêmement simple", a indiqué vendredi à l'AFP le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Yves Jégo, arrivé jeudi en Martinique.

Interrogé sur le souhait évoqué par plusieurs responsables politiques d'un transfert de la dépouille du poète au Panthéon, il a estimé que l'idée ne correspondait "pas du tout aux souhaits de la famille et des Martiniquais".

2ce8c4bdaf0699a836059b78fd543472.jpgUne importante délégation du Parti Socialiste conduite par François Hollande était notamment attendue à Fort-de-France, avec les anciens Premiers ministres Pierre Mauroy, Laurent Fabius et Lionel Jospin.

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10:47 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

17.04.2008

Aimé Césaire est mort

a805bbfb8deb45d2d22993d4215b775e.jpgMartinique- Aimé Césaire* s'est éteint jeudi matin à 94 ans au CHU de Fort-de-France, en Martinique, où il était hospitalisé depuis le 9 avril. Des obsèques nationales seront organisées (à une date qui n'est pas encore fixée), a indiqué le cabinet de la ministre de l'Intérieur et de l'Outre-mer Michèle Alliot-Marie, qui a salué la "voix d'un sage". Celle-ci assistera à cette cérémonie en Martinique, de même que Nicolas Sarkozy. Le secrétaire d'Etat à l'Outremer, Yves Jégo, est déjà parti sur place. En l'attente des obsèques, plusieurs jours de cérémonies seront organisés, dont notamment une journée de "veillée". En fin de discours sur les hôpitaux, à Neufchâteau, Nicolas Sarkozy a rendu hommage à "un homme universel", "éminemment respectable", "qui a fait honneur à la communauté internationale".

Au terme "nègre" qui appelle le rejet, véhicule l'image du Noir incapable, le poète substitue un honneur nouveau, la négritude, et souhaite rendre au peuple noir la fierté de ses racines africaines. Né le 26 juin 1913 en Basse-Pointe, en Martinique, Aimé Césaire fait partie d'une famille de sept enfants. Son père est enseignant et sa mère couturière. Sa terre natale est bordée par l'océan atlantique dont la "lèche hystérique" viendra plus tard rythmer ses poèmes. Elève brillant du lycée Schœlcher de Fort-de-France, il poursuit ses études secondaires en tant que boursier du gouvernement français au lycée Louis-le-Grand, à Paris.

C'est sur les bancs de cette école de renom qu'il rencontre un autre étudiant noir venu lui aussi dans la métropole pour parfaire ses études, un certain Léopold Sédar Senghor. Il trouve chez le Sénégalais un protecteur mais surtout un complice. Aimé Césaire découvre progressivement une part refoulée de son identité, la composante africaine, étouffée par la colonisation en Martinique et Guyane. Ce qui l'intéresse, c'est l'identité nègre. A l'instar des auteurs noirs américains Langston Hughes et Richard Wright, Aimé Césaire rêve de développer une littérature nègre.

La race des opprimés

En septembre 1934, Césaire fonde, sa petite cellule africaine composée d'étudiants antillo-guyanais et africains, le journal L'étudiant noir. C'est dans les pages de cette revue qu'apparaîtra pour la première fois le terme de "négritude". Ce concept, forgé par Aimé Césaire, vise à rejeter l'assimilation culturelle voulue par l'Etat français et à promouvoir l'Afrique et sa culture. Le projet se veut plus culturel que politique : il ne s'agit pas de défendre une race, mais de prôner un humanisme. Césaire déclare : "Je suis de la race de ceux qu'on opprime". En 1941, il fonde avec sa femme Suzanne et des camarades (René Ménil, Aristide Maugé) la revue Tropiques et plus tard, Présence africaine.

En 1936, à sa sortie de l'Ecole normale supérieure, il rejoint un ami en Croatie. Ce pays qu'il découvre lui rappelle étrangement la Martinique. Il commence alors la rédaction du Cahier d'un retour au pays natal, qu'il achèvera en 1939. Cette œuvre phare trouvera ses admirateurs jusque chez les surréalistes et notamment André Breton. D'autres intellectuels français tels que Jean-Paul Sartre, ont également salué son travail. La poésie d'Aimé Césaire est exigeante et captive par l'originalité de ses images, sans jamais tomber dans le régionalisme. Parmi ses textes les plus connus figurent : Cahier d'un retour au pays natal, (1939) ; Les Armes miraculeuses (1946) ; Soleil cou coupé (1948) ; Ferrements(1960) ; ou encore Cadastre (1961). Mais Césaire, c'est aussi le théâtre : La Tragédie du roi Christophe (1963) Une saison au Congo (1965) et Une Tempête (1969).

Parallèlement à ses activités artistiques, Aimé Césaire occupa des positions influentes dans la vie politique française. L'année 1958 marque un tournant dans son engagement politique. C'est à cette époque qu'il quitte le Parti communiste et fonde le Parti progressiste martiniquais (PPM), au sein duquel il va revendiquer l'autonomie de la Martinique. Il aura été pendant plus de cinquante ans maire honoraire de Fort-de-France et député de la Martinique. Plus qu'une occupation auxiliaire, la politique chez Aimé Césaire est complémentaire de son œuvre poétique. Pendant les conseils municipaux, il écrit en secret sur des petits bouts de papier. Le martiniquais le résume d'ailleurs très bien : « Ma poésie est née de mon action ».

*Crédit Photo : AFP/Eric Feferberg
LCI-TF1 d'après agence.

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07.04.2008

PEKIN 2008 : Londres s'allume, Paris s'enfume, San Francisco s'embrume

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Three people protesting China's human rights record and the impending arrival of the Olympic torch climbed up the Golden Gate Bridge in San Francisco, Monday, April 7,

Insert : "San Francisco s'embrume... C'est une maison bleue adossée à la colline, on y vient à pied, on y frappe pas, ceux qui vivent là ont jeté la clé..." La maison bleue, Maxime Le Forestier.

Le chemin de croix de la flamme olympique à Paris
Par JeanLuc Courthial

c598c14737e2108e704f6ec9dd19fb32.jpgPARIS - Le relais de la flamme olympique à Paris a tourné au fiasco. C'est avec d'immenses difficultés que la torche, éteinte et mise à l'abri dans un autocar à plusieurs reprises lundi par les organisateurs, a finalement atteint le Stade Charléty, en bordure sud de la capitale, à l'issue d'un parcours émaillé de très nombreux incidents, et dont les dernières étapes ont tout simplement été annulées.

Selon un premier bilan livré par une source policière, 28 personnes ont été interpellées au long du parcours, où on a pu observer des heurts parfois très francs entre forces de l'ordre et manifestants, qui ont répondu nombreux aux appels des associations à protester contre la situation au Tibet et les atteintes aux droits de l'Homme en Chine.

Dans la soirée, le ministère de l'Intérieur a annoncé dans un communiqué un bilan de 18 interpellations, "essentiellement pour outrage et rebellions".

En raison des perturbations causées par les manifestants, la torche a dû être éteinte en tout au moins cinq fois, mise à l'abri dans un autocar qui transportait également la lampe olympique. Finalement, les organisateurs ont décidé de couper court au relais. Le dernier quart du parcours a été effectué en bus, et seulement les derniers mètres à pied, avant qu'Amélie Cazé, championne du monde de pentathlon et ultime relayeuse, puisse allumer la vasque vers 17h30 à Charléty.

"Je suis dégoûté...", a simplement commenté le président de la commission des athlètes du Comité national olympique et sportif français (CNOSF). "Je ne pense pas qu'on puisse faire avancer les choses sans communication, sans exposition, sans main tendue, sans comprendre l'autre", a déclaré pour sa part dans la matinée Jean-Claude Killy, multiple champion olympique de ski et membre français du CIO.

Mais des milliers de personnes se sont rassemblées dans les rues de la capitale lundi, dont plusieurs centaines étaient déjà présentes sur le parvis des droits de l'Homme au Trocadéro avant le début du relais, avec le champion du monde du 400m haies Stéphane Diagana parti du premier étage de la Tour Eiffel, juste en face, un peu avant 12h30.

Le premier incident est intervenu avant même que le coureur n'ait pu quitter l'édifice: l'élu Vert de Paris Sylvain Garel a tenté de bloquer sa progression en criant "liberté pour les Chinois". Il a été maintenu à l'écart par les forces de l'ordre.

Alors que la torche était éteinte pour la première fois et mise à l'abri dans l'autocar pas plus d'un kilomètre plus loin en raison de l'intervention de manifestants pro-tibétains, Reporters sans Frontières (RSF) trompait la vigilance des forces de sécurité pour la première fois en escaladant le pilier nord de la Tour Eiffel et en accrochant au premier étage une bannière arborant leur désormais célèbre logo aux anneaux olympiques en forme de menottes. Ils récidivaient dans l'après-midi avec une banderole semblable sur la façade de la cathédrale Notre-Dame.

Quelque 3.000 policiers étaient mobilisés pour escorter la flamme sur son parcours de 28 kilomètres qui devait être effectué par 80 athlètes relayeurs. Les porteurs de flamme devaient être protégés par plusieurs centaines de policiers, certains à bord de véhicules anti-émeutes et d'autres à moto ou à pied. Trois bateaux patrouillaient sur la Seine, tandis qu'un hélicoptère survolait Paris.

Cet important dispositif policier n'a pas empêché les manifestants, munis pour nombre d'entre eux de drapeaux tibétains ou de drapeaux du logo de RSF, de tenter de passer outre les cordons de sécurité et de bloquer le passage des relayeurs, traités parfois même d'"égoïstes" par les activistes, selon des journalistes de l'Associated Press présents sur le terrain. Ils ont fait l'objet d'interventions policières parfois musclées. Les policiers ont également usé de gaz lacrymogène au moins une fois, contre environ 300 manifestants qui s'étaient assis sur le parcours.

Au passage de la procession, des banderoles ont été déployées sur de nombreux immeubles. La mairie de Bertrand Delanoë avait orné sa façade d'un "Paris défend les droits de l'Homme partout dans le monde", alors que l'Assemblée nationale, où 35 députés ont même manifesté en chantant, entre autres, "La Marseillaise", a été plus loin en affichant une bannière frappée des mots "Respect des droits de l'Homme en Chine", alors que la séance avait été suspendue pendant une demi-heure.

Mais les députés n'ont pu apercevoir la flamme, déjà réfugiée, pour la cinquième fois, dans l'autocar sous lourde escorte. "On a l'impression que c'était un défilé militaire", a remarqué le président du groupe socialiste Jean-Marc Ayrault.

Après les derniers discours devant le siège du CNOSF, protégé des manifestants par les forces de l'ordre, la flamme devait s'envoler en soirée vers San Francisco, prochaine étape du relais mondial qui, décidément, à en juger des réactions à Paris et à Londres, a du mal à faire l'unanimité. AP



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COMMUNIQUE : Profanation du cimetière de Notre Dame de Lorette.

d7023ec06eeea7800b8a40035a41d01b.pngCOMMUNIQUE DE MARIE-NOËLLE LIENEMANN, Députée Européenne, Ancien Ministre, Vice-Présidente de la Région Nord Pas de Calais, première adjointe d’Hénin-Beaumont (62) sur la profanation du cimetière de Notre Dame de Lorette.

Marie-Noëlle LIENEMANN s’indigne de la nouvelle profanation des tombes musulmanes à Notre Dame de Lorette et assure tous les musulmans de France et de la région Nord Pas de Calais de sa sympathie comme de sa solidarité devant ces actes innommables. Elle souhaite que la justice fasse diligence et soit sans complaisance afin que de tels actes ne puissent se reproduire, ici à Notre dame de lorette et ailleurs. Marie-Noëlle Lienemann juge in admissible que de telles profanations aient pu se répéter. Elle demande aux pouvoirs publics de prendre des mesures renforcées pour les rendre impossibles à l’avenir. Marie-Noëlle Lienemann juge particulièrement alarmant que les soldats d’origine musulmane qui sont morts pour la France ne soient pas reconnus et honorés comme il se doit par tous nos concitoyens qui leur doivent leur liberté et ne devraient pas l’oublier ! La cérémonie organisée en hommage aux poilus, à l’occasion du dernier d’entre eux ne doit pas clôturer cette page historique mais assurer le souvenir de l’engagement si terrible d’hommes de toutes confessions, d’origines différentes pour l’indépendance de la France, la liberté l’égalité et la fraternité. Nous leur devons le respect et la détermination de faire vivre cet idéal républicain aujourd’hui. Honte à ceux qui le bafouent. M N lienemann juge urgente une relance de la mobilisation contre toutes les formes de racisme, de xénophobie et de mépris des autres.

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06.04.2008

JO PEKIN 2008 : "Sarko l'embrouille" (2 podcasts).

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ff29f7f299a0a3aba7d5007057d48fca.jpgPour un monde meilleur ?

Alors que Ramada Yade et Bernard Kouchner jouent "à la baballe" avec les mots de la déclaration officielle du Président Bling bling, qui n'excluait rien concernant sa participation ou non à la cérémonie d'ouverture, force est de constater comme le souligne, Robert Meynard, président de reporters sans frontières, que le passage lundi, de la flamme olympique à Paris, sera policièrement très fortement encadré.. Pas moins de cinq rangs de policiers sépareront le peuple, de l'accès et de la vue, du passage de la flamme olympique... C'est ça Paris ! C'est la France de Sarkozy !

Ecouter nos podcasts:

1. Conditions or not conditions ?

podcast


2. Une flamme sous haute surveillance

podcast



"Sans une presse libre, aucun combat ne peut être entendu"



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05.04.2008

MANIF : Dans l'Hérault comme partout, la xénophobie d'Etat tue

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04.04.2008

Fin de non recevoir des Farc à la mission française sur Ingrid Betancourt

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Par Jean-Luc PORTE AFP -

"Il faut déplorer que le président Sarkozy soit aussi ingénu et que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) accompagne cette aventure dangereuse" , a estimé ANNCOL.

BOGOTA (AFP) - La mission humanitaire mise en place par la France pour tenter d'accéder à l'otage des Farc Ingrid Betancourt s'est heurtée dès son arrivée jeudi à Bogota à une fin de non-recevoir des guérilleros des Farc qui n'acceptent pas de libérations unilatérales d'otages.


b990862a8e31fe4bd8e92fbadad98920.jpgUn haut dirigeant des Farc, Rodrigo Granda, a affirmé jeudi qu'il n'aurait pas de libérations d'otages sans un échange avec des guérilleros emprisonnés, dans un communiqué diffusé sur internet par l'Agence bolivarienne de presse (ABP).

"C'est seulement comme conséquence d'un échange de prisonniers que ceux qui sont retenus dans nos camps pourront en sortir libres", a annoncé M. Granda.

Auparavant l'agence ANNCOL, proche des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), a qualifié jeudi "d'ingénu" le président français Nicolas Sarkozy, en commentant sa décision d'envoyer une mission humanitaire sans avoir obtenu d'accord préalable avec la guérilla.

"Il faut déplorer que le président Sarkozy soit aussi ingénu et que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) accompagne cette aventure dangereuse", a estimé ANNCOL.

Un avion français Falcon 50 est prêt à décoller pour se rendre à San Jose del Guaviare (sud-est), ville située dans la région où se trouverait Ingrid Betancourt, a rapporté jeudi la radio privée Caracol.

Depuis Bucarest pour le sommet de l'Otan, le président Sarkozy s'est refusé à livrer le moindre détail sur la mission, qui compte parmi ses membres un ancien consul de France à Bogota, Noël Saez, selon une source proche du dossier.

"J'ai des nouvelles mais, compte-tenu de la sensibilité de cette question je ne veux pas en dire davantage", s'est contenté de déclarer M. Sarkozy.

Les commentaires d'ANNCOL ne sont guère encourageants, laissant entendre que le succès de la mission, à laquelle sont également associées l'Espagne et la Suisse, paraît compromis.

"Nous ne devons pas oublier que la France est un pays capitaliste, que son président est de droite (......) et que nous ne savons pas quelles sont les limites de la sincérité de Sarkozy", poursuit ANNCOL.

L'absence de contact de l'ambassade de France avec les rebelles depuis l'élimination par l'armée colombienne le 1er mars du numéro deux des Farc Raul Reyes, a poussé mercredi soir l'ambassadeur Jean-Michel Marlaud à demander l'aide de la sénatrice colombienne de gauche Piedad Cordoba.

Mme Cordoba, qui a négocié avec les Farc aux côtés du président du Venezuela Hugo Chavez la libération récente de six otages colombiens, a annoncé à la presse avoir été informée par M. Marlaud qu'Ingrid Betancourt "était dans un état grave".

"L'ambassade de France a sûrement besoin d'une intervention de ma part et je vais m'en occuper", a-t-elle ajouté, précisant qu'elle ne pourrait parler avec les Farc "sans l'autorisation du président (colombien Alvaro) Uribe".

Les ambassadeurs de France, d'Espagne et de Suisse ont été reçus jeudi par le président Uribe et le Haut commissaire pour la paix Luis Carlos Restrepo pour "aborder les thèmes propres à la mission" humanitaire, a-t-on appris auprès de la présidence colombienne.

A Paris, la soeur de l'otage Astrid Betancourt a appelé à "ne pas délaisser" le canal de négociation que représente Hugo Chavez, soulignant qu'il a un contact direct le chef rebelle Ivan Marquez.

Le président Chavez est le seul jusqu'à présent à avoir obtenu des rebelles la libération d'otages colombiens.

La mission a été lancée au lendemain d'un nouvel appel solennel de Nicolas Sarkozy pour que la guérilla libère l'otage franco-colombienne que le chef de l'Etat a décrite comme en "danger de mort imminente".

L'ex-candidate à la présidentielle colombienne souffre notamment d'une hépatite B et son état serait alarmant, selon plusieurs témoignages indirects relayés par la famille et ses comités de soutien.

Ingrid Betancourt fait partie des 39 otages dits "politiques" que la guérilla des Farc, en lutte contre les autorités colombienne depuis 1964, dit vouloir échanger contre 500 guérilleros emprisonnés en Colombie.


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02.04.2008

Les enfants d'Ingrid Betancourt très inquiets pour leur mère

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PARIS - Les enfants d'Ingrid Betancourt très inquiets pour leur mère. Lorenzo Delloye-Betancourt a estimé mercredi que celle-ci avait besoin d'"une transmission sanguine dans les heures qui viennent, sous peine de perdre la vie", appelant à "agir vite".

"L'appel que je viens de lancer, ça va être mon dernier appel: il n'y a plus de temps. Soit on arrive à libérer maman et les autres otages, soit on les perd et ça c'est dans les prochaines heures", a-t-il prévenu lors d'une conférence de presse à Paris. "Ma mère est en péril de mort. Il faut agir, il faut agir très vite".

36e94b27e1ac93371fdf183c37ef849f.jpg(Copyright © 2008 Reuters) Lorenzo Delloye-Betancourt a précisé que l'otage franco-colombienne "est atteinte d'une hépatite B et de leishmaniose, qui l'obligent à avoir une transmission sanguine dans les heures qui viennent sous peine de perdre la vie". Je pense qu'on a atteint la dernière limite: maman vit son dernier combat".

Revenant sur l'information selon laquelle sa mère serait en grève de la faim et de soins, il a avancé que "c'est pour ne pas se soumettre aux FARC et c'est pour mettre les FARC et le président colombien face à leurs responsabilités". "Elle ira jusqu'au bout, ce n'est pas étonnant pour ceux qui connaissent ma mère".

Le président Nicolas Sarkozy a annoncé mardi soir l'envoi "sans délai" d'une mission humanitaire en Colombie pour "prendre contact avec les FARC et obtenir accès" à Ingrid Betancourt, qui serait dans un état de santé extrêmement grave. Son homologue colombien Alvaro Uribe a déclaré de son côté qu'il avait accepté cette opération et qu'il suspendrait toutes les opérations militaires dans le secteur. La mission humanitaire pour secourir Ingrid Betancourt doit partir "le plus vite possible", avec la présence d'un médecin notamment, a précisé mercredi le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner à l'issue du conseil des ministres.

"La mission humanitaire a pour but d'essayer de s'approcher le plus possible de maman. D'après certaines informations, on sait que l'endroit de maman en Colombie, ça serait dans le sud-est de la Colombie", a-t-il indiqué. "Cette mission aurait pour but de lui apporter des soins, des soins dont elle aurait besoin pour tenir un peu plus".

"J'espère que les FARC se rendent compte que s'ils ne prennent pas une décision positive rapidement, maman va mourir entre leurs mains et ils devront porter cette responsabilité pour toujours", a martelé Mélanie Delloye-Betancourt.

La fille de l'ancienne candidate à la présidentielle, retenue depuis six ans dans la jungle, a qualifié sur France Info de "pas en avant très important" la décision du président colombien Alvaro Uribe de suspendre les opérations militaires. "Le président Uribe se rend bien compte que maman est dans un état de santé plus qu'alarmant", a-t-elle estimé. "C'est un geste important qui nous donne de l'espoir".

Nicolas Sarkozy a demandé à son homologue colombien "de suspendre toute forme d'opérations militaires pour assurer la sécurité et le succès de cette mission" qui doit "prendre contact avec les FARC et obtenir accès" à Ingrid Betancourt, qui serait dans un état de santé extrêmement grave.

A Bogota, le président colombien a déclaré qu'il avait accepté la demande de Paris, et précisé que l'objectif de cette mission internationale serait de "protéger l'état de santé empirant des otages" détenus par les FARC. AP

Voir note suivante : Il ya 3 semaines, l'appel de Lorenzo à Ingrid, Yribe, Chavez, Sarkozy

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15:24 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

IL YA 3 SEMAINES : Appel de Lorenzo BETANCOURT à Ingrid, Uribe, Chavez, Sarkozy

VIDEO : Lorenzo Bétancourt, le fils d'Ingrid Bétancourt, s'adresse à sa mère, retenue depuis 2002 en otage dans la jungle par les Farc, ainsi qu'à Uribé, Chavez et Nicolas Sarkozy.

Durée : 04:24 Pris le : 06 mars 2008 Lieu : Paris, Île-de-France, France



Agissons pour sortir Ingrid de sa captivité. L'appel du 6 mars de Lorenzo est un SOS. Tourné ce jour à Science-Po..

Il y a urgence..

Agir pour Ingrid, la pétition :
http://agirpouringrid.com/base/article.php3?id_article=74

Comité de soutien :
http://agirpouringrid.com/base/

Musique d'après "U-Turn (lili)" AaRON - Neiomi - Universal Music Publishing - Discograph

Note précédente : Les enfants d'Ingrid Betancourt très inquiets pour leur mère


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12.03.2008

Grande Guerre - Le dernier poilu s'est éteint

1d8208dc35f2a44265c9a485dad86541.jpgLazare Ponticelli*, le dernier "poilu" de la guerre 1914-1918, est décédé à l'âge de 110 ans, a annoncé mercredi l'Elysée.

La nouvelle de sa disparition a été annoncée mercredi par un communiqué de l'Elysée : Lazare Ponticelli, le dernier des 8,5 millions de poilus, s'est éteint à l'âge de 110 ans. La vie de ce Franco-Italien s'apparente à un roman. Celle d'un petit Italien parti tout seul de son village natal, près de Bettola (nord de l'Italie), à 9 ans et demi, pour fuir la misère et gagner le "paradis", la France. Il vivra alors avec sa mère et ses frères à Nogent-sur-Marne, où réside à l'époque une importante communauté italienne.

Chasseur alpin
Lazare Ponticelli n'a pas 17 ans quand il s'engage en 1914 dans les rangs du 1er Régiment de marche de Sidi-Bel-Abbès (Légion étrangère). Un mois de classes et le voilà au front, "à Soissons, en deuxième ligne", puis en Argonne. "A la première attaque, sur la cote 707/708, on a été décimé immédiatement car on n'avait pas de tranchées", se souvenait-il il y a quelques mois encore, lors d'une interview réalisée à l'occasion des commémorations du 11 novembre 2007. "Les Allemands en avaient, pas nous". C'est lui qui "fait le premier pansement" à son frère Céleste, blessé. Ceux qui n'étaient pas tombés ont été "ramassés et on nous a expédiés à Verdun".

C'est là, au fond des tranchées, au milieu "des rats qui se baladaient", qu'il sera rattrapé par l'Italie en 1915. "On me demandait au poste de commandement". Il y apprend que, comme tous les Italiens engagés dans l'armée française, il doit partir combattre sous le drapeau transalpin après l'entrée en guerre de l'Italie au côté de la France. C'est donc comme chasseur alpin, de l'autre côté de la frontière, qu'il poursuivra la guerre, se battant contre les Autrichiens.

"C'est complètement idiot la guerre"
De ce long conflit, dont il était sorti indemne excepté une blessure à la joue, il avait retenu une chose: "Vous tirez sur des pères de famille, c'est complètement idiot la guerre". Démobilisé en 1916, il rentre en France en 1921 et lance avec deux de ses frères une entreprise de montage et d'entretien de cheminées d'usine, dont les activités vont s'étendre au montage-levage, particulièrement dans le secteur du raffinage du pétrole. La société Ponticelli Frères existe toujours et compte 2 000 salariés.

Ce dernier légionnaire de la Guerre 14-18, naturalisé en 1939, avait dans un premier temps refusé l'idée d'avoir des obsèques nationales comme le proposait le gouvernement, mais avait finalement décidé d'accepter, "au nom de tous ceux qui sont morts, hommes et femmes" pendant la première Guerre mondiale.

* Crédit Photo : TF1/LCI Lazare Ponticelli lors d'une cérémonie du 11 novembre

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04.03.2008

URGENCE INGRID BETANCOURT! : Raul Reyes, numéro deux des Farc, tué par l'armée colombienne en Equateur

Par Par Jean-Luc PORTE

547e5efac3f4e122a2c2509823d09b5c.gifAFP - Dimanche 2 mars,- 44bd4ffb4e804211d1012c9df13a6e60.jpgPhoto copyright © 2008 Reuters
L'armée colombienne a annoncé samedi avoir tué en territoire équatorien Raul Reyes , le numéro deux des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), le plus dur échec jamais infligé à la guérilla marxiste.

Le ministre colombien de la Défense Juan Manuel Santos a précisé lors d'une conférence de presse que l'opération lancée contre un camp de guérilleros, où se trouvait Reyes, avait commencé par un bombardement aérien, suivi d'une attaque terrestre de soldats héliportés.

"C'est le coup le plus décisif jamais porté jusqu'à présent à ce groupe terroriste", a affirmé le ministre.

M. Santos a révélé que le camp attaqué se trouvait "du côté équatorien, à 1.800 mètres de la frontière" commune. Le président colombien Alvaro Uribe a eu un entretien téléphonique sur cette question territoriale délicate avec son homologue équatorien Rafael Correa, a ajouté le ministre sans dire si la conversation avait eu lieu avant ou après l'attaque.

A Quito, M. Correa a annoncé avoir déplacé une division de l'armée équatorienne sur la frontière afin "de vérifier" ce qui s'était passé.

L'opération commando contre les guérilleros du Front 48 des Farc a débuté par un bombardement de l'aviation samedi à 00H25 locales (vendredi 19H25 GMT).

Des unités héliportées se sont rendues sur les lieux du campement en territoire équatorien où des combats se sont produits, faisant au total un mort parmi les soldats colombiens et 17 dans les rangs de la guérilla.

Un idéologue des Farc, Guillermo Enrique Torres, alias Julian Conrado, a également été tué dans cette attaque.

Le corps de Raul Reyes a été rapatrié par l'armée en territoire colombien.

Un coup de téléphone satellitaire de Raul Reyes et un informateur de l'armée ont permis de localiser avec précision le camp où vivait en territoire équatorien le numéro deux des Farc, a révélé à l'AFP une source militaire.

"Deux facteurs ont été déterminants pour cette réussite: d'un coté, les écoutes permanentes des Farc qui nous ont permis grâce à une communication de Reyes sur son son satellitaire de le localiser approximativement. Et un informateur qui nous a fourni la localisation exacte du chef guérillero", a précisé l'informateur qui a requis l'anonymat.

Selon cette même source, "Reyes a été blessé à la cuisse droite lors des premiers bombardements aériens. Puis il a été tué par les commandos, alors que quatre rebelles de sa garde personnelle tentaient de l'évacuer".

Un correspondant de l'AFP, qui a rencontré Reyes dans cette même région, a indiqué que ce dernier était entouré d'un dispositif de sécurité très élaboré.

Agé de 59 ans, le No 2 des Farc, dont le vrai nom est Luis Edgar Devia, était au début de sa carrière un dirigeant syndical dans le département de Caqueta (sud) où il travaillait pour le groupe multinational Nestlé.

Membre de la guérilla depuis près de 30 ans, il a franchi tous les échelons de la hiérarchie pour devenir le porte-parole des Farc. Son nom était fréquemment cité pour la succession de Manuel Marulanda, le chef suprême des rebelles âgé de 77 ans.

Reyes était l'un des sept membres du secrétariat des Farc, l'organe dirigeant, et était présenté par ses compagnons comme l'un des représentants de la faction la plus dure du mouvement rebelle.

Ces derniers mois, l'armée avait annoncé avoir tué plusieurs chefs importants des Farc, dont Tomas Medina, alias Negro Acacio, et Martin Caballero.

Principal mouvement de guérilla colombien, les Farc comptent aujourd'hui 17.000 combattants, principalement des paysans, répartis sur 60 fronts et occupant une partie importante du pays.

Les Farc détiennent dans la jungle 39 otages dits "politiques", dont l'ex-candidate présidentielle franco-colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains, qu'ils veulent échanger contre 500 guérilleros emprisonnés.

La mort de Raul Reyes intervient alors que la guérilla a relâché unilatéralement six otages depuis le début de l'année et que la pression internationale s'accentue pour obtenir la remise en liberté de Mme Betancourt en raison de son mauvais état de santé.

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02.03.2008

Polynésie française: l'indépendantiste Temaru élu au "perchoir" de l'assemblée

6fc86faa41125bc6be0037a4644067d7.gifPar Par Mike LEYRAL

ad5e88656b26680701609637e67744f5.jpgAFP - L'indépendantiste Oscar Temaru a été élu vendredi au "perchoir" de l'Assemblée de Polynésie, avec l'aide de son rival, l'autonomiste Gaston Flosse, qu'il avait lui même aidé à devenir quelques jours plus tôt Président de la Polynésie.

M. Temaru a été