24.07.2008

Temps de travail rallongé à 48 h, mesures antisociales tous azimuts : Pause !?

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4b61981ba9bd4ff7bb56dc5a0f41b1f3.gifFin de la session extraordinaire du Parlement

Reuters - La session extraordinaire du Parlement, commencée le 1er juillet, s'est achevée dans la nuit de mercredi à jeudi avec l'adoption de plusieurs textes importants comme celui modifiant la durée du temps de travail.

Cette session extraordinaire a permis l'adoption définitive de 10 projets de loi, notamment sur la modernisation de l'économie ("LME"), l'accueil dans les écoles en cas de grève, les droits et devoirs des chômeurs ou sur la démocratie sociale qui modifie à la fois les règles de représentativité des syndicats et les 35 heures.

Ou bien encore et surtout la réforme des institutions qui a été entérinée le 21 juillet par le Parlement réuni en Congrès à Versailles. Le projet de loi constitutionnelle a recueilli 539 voix, soit une de plus que la majorité requise des trois cinquièmes des suffrages exprimés.

Au cours de la session ordinaire, du 1er octobre 2007 au 30 juin 2008, et de la session extraordinaire qui a suivi, 55 textes ont été définitivement adoptés, dont 42 projets de loi et 13 propositions de loi.

Le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, a annoncé qu'à la rentrée, le 1er octobre, les députés examineraient le texte sur le Grenelle de l'environnement et, si l'agenda le permet, le projet de loi sur l'audiovisuel, le coup d'envoi du traditionnel débat budgétaire étant prévu le 21 octobre.

Le secrétaire d'Etat a également annoncé que le Sénat examinerait dès la rentrée le projet de loi pénitentiaire présenté par la garde des Sceaux, Rachida Dati, et le texte sur le logement présenté par Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville.

Auparavant, le 21 septembre, auront lieu les élections sénatoriales, 114 sièges étant à pourvoir. Quarante départements métropolitains sont concernés ainsi que la Guyane et quatre collectivités d'outre-mer.

Du fait des succès enregistrés aux municipales et cantonales de mars dernier, les socialistes devraient gagner une douzaine de sièges au détriment de l'UMP et des centristes.

C'est le 1er octobre que le Sénat élira son président. Il semblerait que Christian Poncelet (UMP) ne soit pas candidat à sa propre succession.

Trois UMP ont d'ores et déjà fait part de leur intérêt pour le "plateau" (le fauteuil du président dans l'hémicycle).

Il s'agit de l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, de l'ancien ministre du Travail Gérard Larcher et de Philippe Marini, rapporteur général de la commission des Finances de la haute assemblée.

La session ordinaire 2008-2009 du Parlement, comme le prévoit la Constitution, débutera le 1er octobre et s'achèvera le 30 juin. Elle sera interrompue par plusieurs pauses, notamment pour les fêtes de fin d'année puis de Pâques.

Emile Picy, édité par Gérard Bon

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8e9e5ec84efd73c6b0d2622332a587cb.pngRAG 34. Lolo34

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13.07.2008

Symboles de la République et 14 juillet

Liberté, Egalité, Fraternité



Unité, Indivisibilité de la République,
Liberté, Egalité, Fraternité ou la mort

Gravure coloriée éditée par Paul
André Basset, prairial an IV (1796)
© Photothèque des Musées
de la Ville de Paris - Ph. Ladet

Héritage du siècle des Lumières, la devise " Liberté, Egalité, Fraternité " est invoquée pour la première fois lors de la Révolution française. Souvent remise en cause, elle finit par s’imposer sous la IIIème République. Elle est inscrite dans la constitution de 1958 et fait aujourd’hui partie de notre patrimoine national.

Associées par Fénelon à la fin du XVIIème siècle, les notions de liberté, d’égalité et de fraternité sont plus largement répandues au siècle des Lumières.

Lors de la Révolution française, " Liberté, Egalité, Fraternité " fait partie des nombreuses devises invoquées. Dans un discours sur l’organisation des gardes nationales, Robespierre préconise, en décembre 1790, que les mots "Le Peuple Français" et "Liberté, Egalité, Fraternité" soient inscrits sur les uniformes et sur les drapeaux, mais son projet n’est pas adopté.

A partir de 1793, les Parisiens, rapidement imités par les habitants des autres villes, peignent sur la façade de leurs maisons les mots suivants : "unité, indivisibilité de la République ; liberté, égalité ou la mort". Mais ils sont bientôt invités à effacer la dernière partie de la formule, trop associée à la Terreur...

Comme beaucoup de symboles révolutionnaires, la devise tombe en désuétude sous l’Empire. Elle réapparaît lors de la Révolution de 1848, empreinte d’une dimension religieuse : les prêtres célèbrent le Christ-Fraternité et bénissent les arbres de la liberté qui sont alors plantés. Lorsqu’est rédigée la constitution de 1848, la devise " Liberté, Egalité, Fraternité " est définie comme un " principe " de la République.

Boudée par le Second Empire, elle finit par s’imposer sous la IIIème République. On observe toutefois encore quelques résistances, y compris chez les partisans de la République : la solidarité est parfois préférée à l’égalité qui implique un nivellement social et la connotation chrétienne de la fraternité ne fait pas l’unanimité.

La devise est réinscrite sur le fronton des édifices publics à l’occasion de la célébration du 14 juillet 1880. Elle figure dans les constitutions de 1946 et 1958 et fait aujourd’hui partie intégrante de notre patrimoine national. On la trouve sur des objets de grande diffusion comme les pièces de monnaie ou les timbres.

(Source site de l’Elysée)

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Tout savoir sur le 14 Juillet



Le premier 14 juillet, c'est bien sûr celui de 1789 : les émeutiers, venus chercher à la Bastille des armes pour riposter aux troupes du roi, s'emparent de la prison, symbole du pouvoir absolutiste.

On connaît rarement l'année - 1880 - qui marque pour la France la consécration du 14 Juillet comme fête nationale. Voici les textes fondateurs : comme le dit Henri Martin, rapporteur au Sénat de la loi du 6 juillet faisant du 14 juillet une "journée Fête Nationale annuelle", "ce jour-là, le 14 juillet 1790, a fait, je ne veux pas dire l’âme de la France [...] mais la révolution a donné à la France conscience d’elle-même".

En 1878, le ministère Dufaure avait fixé au 30 juin une fête parisienne en l’honneur de la République. Elle est immortalisée par un tableau de Claude Monet. Le 14 juillet 1879 prend un caractère semi-officiel. Après une revue des troupes à Longchamp (le 13 juillet), une réception est organisée le 14 à la Chambre des députés à l’initiative de Gambetta qui la préside, une fête républicaine a lieu au pré Catelan en présence de Louis Blanc et de Victor Hugo. Dans toute la France, note Le Figaro : "on a beaucoup banqueté en l’honneur de la Bastille" (16 juillet 1879).

Le 21 mai 1880, Benjamin Raspail dépose une proposition de loi signée par 64 députés, selon laquelle " la République adopte comme jour de fête nationale annuelle le 14 juillet ". L’Assemblée vote le texte dans ses séances des 21 mai et 8 juin ; le Sénat l’approuve dans ses séances des 27 et 29 juin 1880 à la majorité de 173 contre 64, après qu’une proposition en faveur du 4 août eut été refusée.

La loi est promulguée le 6 juillet 1880. Le ministre de l’intérieur prescrit aux préfets de veiller à ce que cette journée " soit célébrée avec autant d’éclat que le comportent les ressources locales ".

La fête célébrée cette année-là fut à la mesure de l'événement.

Projet de loi

Article unique. - La République adopte le 14 juillet comme jour de fête nationale annuelle.

Programme de la fête nationale du 14 juillet 1880

Distribution de secours aux indigents. Grands concerts au jardin des Tuileries et au jardin du Luxembourg. Décorations de certaines places, notamment de la place de la Bastille et de la place Denfert où l’on verra le fameux Lion de Belfort qui figurait au Salon de cette année, monument élevé au colonel Denfert-Rochereau, de glorieuse mémoire - illuminations, feux d’artifices - ajoutons les fêtes locales, comprenant des décorations, des trophées, des arcs de triomphe et le tout organisé par les soins des municipalités de chaque arrondissement avec le concours des habitants.

Deux cérémonies importantes doivent dominer toute la fête : la distribution des nouveaux drapeaux à l’armée et l’inauguration, sur l’ancienne place du Château d’eau, du monument surmonté de la figure de la République, monument qui a fait l’objet d’un concours ouvert l’année dernière par la Ville de Paris.

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12.07.2008

Idées fausses sur la durée du travail

7af0b1a1e14b94fa3ab888648a03c0a6.gifPierre-Alain Muet député PS de Lyon, ancien président délégué du Conseil d’analyse économique.

a253dfb8ac1067f89522f3dc1a2c9874.jpgIl est de bon ton, y compris parfois à gauche, de critiquer la réduction du temps de travail, laissant ainsi le champ libre à la vaste offensive que Nicolas Sarkozy conduit contre les 35 heures. Que la mise en place des 35 heures ait engendré des situations difficiles dans certains secteurs comme l’hôpital est indéniable. Mais la réalité est que la durée hebdomadaire du travail n’est pas plus faible en France que dans les grands pays industrialisés, que sa réduction va dans le sens de l’histoire, du progrès, qu’elle a profondément contribué à la création d’emplois et que sa remise en cause à travers l’usine à gaz des heures supplémentaires ne répond à aucun des vrais problèmes de l’économie française. Dans cette obsession, Nicolas Sarkozy commet une triple erreur : une erreur de diagnostic, une erreur économique et une erreur historique.

Une erreur de diagnostic, car l’idée que la France travaillerait moins que les autres pays européens est en totale contradiction avec les faits. Selon l’enquête de l’institut européen Eurostat, la durée hebdomadaire du travail en 2007 de l’ensemble des actifs était de 37 heures en France, pour 37,3 heures dans l’Europe des Quinze. C’est presque une heure de plus qu’en Allemagne (36,2 heures), une heure et demie de plus qu’au Danemark (35,5 heures) et dans les pays nordiques, et presque cinq heures de plus qu’aux Pays-Bas (32,2 heures). La durée hebdomadaire du travail est également plus élevée en France qu’au Royaume-Uni où, après avoir fortement baissé, elle s’établit à 35,8 heures et surtout qu’aux Etats-Unis (33,7 heures).

Une erreur économique, car en incitant les entreprises à recourir aux heures supplémentaires plutôt qu’à l’embauche, cette politique tourne le dos à ceux qui ont réellement besoin de travailler plus pour gagner plus : les chômeurs, mais aussi les seniors qui se retrouvent en préretraite sans l’avoir demandé. Elle ne change rien pour le million de salariés à temps partiel contraint qui gagnent peu et voudraient bien travailler plus, mais ne décident pas de leur temps de travail. Et en ne se préoccupant que de ceux qui ont un emploi, elle accentue les deux défauts de notre économie : nous sommes le pays où l’on travaille le plus entre 25 et 55 ans, et le moins après 55 ans.

Or, c’est précisément dans la période où, notamment avec la réduction du temps de travail et les emplois jeunes, la France a créé massivement des emplois (2 millions de juin 1997 à juin 2002), que notre pays a commencé à rééquilibrer l’activité des différentes générations d’actifs, même s’il reste encore un très long chemin à parcourir.

Une erreur historique, car toute l’histoire du développement économique depuis la révolution industrielle est une augmentation continue de la productivité du travail conjuguée à une baisse tout aussi continue de la durée annuelle du travail. On produit en une heure de travail vingt fois plus qu’en 1870 et on travaille deux fois moins longtemps. Ce qui caractérise le développement économique dans tous les pays, c’est en effet le temps libéré et le développement des loisirs et du secteur non marchand. La dispersion des durées hebdomadaires du travail en Europe l’atteste : c’est dans les pays les plus développés que la durée du travail est la plus faible et dans les plus pauvres qu’elle est la plus longue.

Il est temps d’avoir une vraie réflexion sur l’organisation des différents temps de la vie. La tendance séculaire à la réduction de la durée annuelle du travail est appelée à se poursuivre. Et le progrès, c’est de travailler moins au cours d’une année et plus au cours de sa vie puisque nous vivons toujours plus longtemps. Le véritable progrès ce sera d’ailleurs une interpénétration plus forte entre ces différents temps : la formation, le travail, le loisir, et non comme aujourd’hui leur succession brutale au cours du cycle de vie.

Plutôt que de perpétuer le débat idéologique qui a ponctué toutes les avancées sur la réduction du temps de travail depuis la loi de 1841 limitant le travail des enfants, il serait préférable de donner toute sa place à la négociation sociale. Car c’est elle qui permettra d’avancer réellement vers le temps choisi et de résoudre, par exemple, cette particularité française qu’une part importante des salariés à temps partiel le sont contre leur gré, alors qu’un nombre tout aussi élevé de salariés à temps plein souhaiteraient travailler à temps partiel choisi.

QUOTIDIEN : mardi 20 mai 2008

Sur le même sujet : L'Europe nouvelle des 60 heures est arrivée


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LA SOCIALE : QUOI DE NEUF ?

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AJOUTÉ LE JEUDI 10 JUILLET NOUVEAUTÉ

Après le vote de la loi sur le temps de travail
La contre-révolution en marche
Où se situent les responsabilités ?

par Denis COLLIN

La succession des contre-réformes, la violence et le cynisme du gouvernement et de la classe dirigeante semblent avoir comme anesthésié notre peuple qui fait le gros dos, en attendant que ça passe ou même se résigne à tirer un trait sur les espérances anciennes. « Ça sera plus difficile, beaucoup plus difficile pour nos enfants que pour nous ! » : ce n’est plus un cri de désespoir, plus un appel à la révolte mais un constat amer d’un fait contre lequel on ne pourrait rien. Où sont passés ceux qui, par millions, se sont (...)

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AJOUTÉ LE JEUDI 3 JUILLET

Ingrid, libre...
par Jean-Paul DAMAGGIO

La libération surprise d’Ingrid Bétancourt fait penser à celle intervenue en avril 1997 à Lima. La comparaison devrait nous éclairer sur des évolutions profondes du politique aux Amériques.
Rappel des faits : après des mois d’occupation de l’Ambassade du Japon à Lima par le groupe péruvien MRTA, les forces de sécurité d’Alberto Fujimori réussissent une opération audacieuse pour en finir avec cette crise. Une telle opération a été clairement préparée avec l’aide des services secrets israéliens et elle a mis un terme définitif aux (...)

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AJOUTÉ LE MERCREDI 2 JUILLET

Après le "vieux socialisme", le communisme ? (suite)
Un nouveau parcours
Présentation de la revue "Comunismo e comunità"

[Ce texte est l’éditorial de la nouvelle revue « Comunismo e comunità ». Le programme de travail proposé ici recoupe en partie au moins les efforts que nous conduisons sur ce site pour articuler social et national, émancipation des travailleurs et autonomie des peuples, la république comme communauté politique et Marx.]
La revue change de nom après une période de gestation dans laquelle elle a assumé la dénomination de « Comunismo e Resistenza ». Ceci n’est pas dicté par des changements d’avis hâtifs ni par des (...)

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AJOUTÉ LE MARDI 1er JUILLET
Les libéraux n’aiment pas la liberté
par Denis COLLIN

Cet article est paru dans le numéro du 30 juin du journal L’Humanité.
Qu’est-ce qu’un libéral ? Il y a tant de réponses possibles à cette question que, lorsqu’un dirigeant du PS se proclame « libéral », on ne peut déterminer ce qu’il veut vraiment dire. Il y a sûrement quelques acceptions du terme « libéral » qu’on pourrait revendiquer sans rougir : être un partisan de la séparation des pouvoirs, des libertés individuelles, d’un enseignement libéral, non asservi aux besoins de la reproduction du capital, etc. Mais, au (...)

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BREVES



AJOUTÉ LE DIMANCHE 6 JUILLET NOUVEAUTÉ

Déclaration de la coordination populaire colombienne à Paris

Ingrid Bétancourt est libre. La Coordination populaire colombienne (CPCP) à Paris s’en réjouit pour elle, pour sa famille, ses amis, et tous les comités qui l’ont soutenue. C’est un épilogue heureux après plus de six ans d’attente.
Le peuple colombien est toujours otage.
Le « triomphe » des militaires et (...)

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AJOUTÉ LE SAMEDI 5 JUILLET NOUVEAUTÉ

Le social-libéralisme à l’oeuvre à Paris

Paris : non à la privatisation de la collecte des ordures ménagères ! Communiqué de la CGT - Rassemblement le 7 juillet. Nous publions ci-dessous un communiqué de la CGT du NETTOIEMENT, publié le 2 juillet sous le titre : Service public à la poubelle. La collecte des ordure ménagères dans le collimateur de (...)

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AJOUTÉ LE JEUDI 3 JUILLET

Big brother is watching you

Le nouveau fichier Edvige qui permet de recenser dès 13 ans les mineurs "susceptibles de porter atteinte à l’ordre public" a suscité mercredi l’indignation de la gauche et d’associations.
Un décret paru mardi au Journal officiel a donné naissance au fichier Edvige (Exploitation documentaire et (...)

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AJOUTÉ LE MERCREDI 2 JUILLET

Télé et politique

La réforme de la télé agite le petit monde des médias. C’est l’occasion d’un rappel historique.
La première chaîne privée en France est Canal Plus, mise en oeuvre par André Rousselet, ami proche de François Mitterrand. La deuxième a été la Cinq, confiée par Mitterrand à Berlusconi, ami de son ami Craxi. Que le monde (...)

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AJOUTÉ LE MERCREDI 2 JUILLET

Veltrusconi (suite)

Avant la chute du gouvernement Prodi, des conversations (secrètes) avaient eu lieu entre Berlusconi et Veltroni, leader du PD pour préparer la chute de Prodi, des élections anticipées et la formation d’un gouvernement de grande coalition PD/PdL, Veltroni/Berlusconi. La défaite du "contro-sinistra" a été si (...)

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06.07.2008

Président Bling Blang Bling: "Une racaille" toujours aussi sobre...

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La récré Sarko Bruni continue. Vive les sucettes à l'anis, et les scoubidous ! Pouquoi nous en plaindrions-nous à l'approche du 14 juillet ? De nombreuses têtes finirent dans l'osier d'un panier ou dans la sciure aprés être passées sous l'horrible couperet de la machine infernale du docteur Guillotin...
Lolo34

74e37addc5585e262e67f4a3cbc07f95.gifGrèves: mise en garde de plusieurs syndicats et du PS après les propos de Sarkozy
AFP- Plusieurs syndicats ainsi que le Parti socialiste ont critiqué dimanche les propos de Nicolas Sarkozy sur le faible impact des grèves, l'avertissant du risque de "jouer avec le feu" et d'"attiser les conflits" au moment où les salariés éprouvent "un réel mécontentement".

Samedi, lors du Conseil national de l'UMP, le président Nicolas Sarkozy avait affirmé que "désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit", se félicitant de ce que la France était "en train de changer" et cela "beaucoup plus profondément qu'on ne le croit".

"Encore une fois, c'est un mot de trop du président de la République. Il devrait être beaucoup plus prudent que ça", a déclaré dimanche le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly.

Estimant que "les pouvoirs publics accélèrent les réformes, veulent mettre 30 ou 40 dossiers sur la table pour essayer d'en faire passer quelques-uns", le leader de FO a souligné "un réel mécontentement des salariés" au sujet des retraites, du pouvoir d'achat ou de l'avenir du service public.

"Ne pas tenir compte de ce mécontentement (...) c'est ne pas faire preuve de réalisme", a-t-il lancé.

Pour Maryse Dumas, l'une des secrétaires confédérales de la CGT, "le président de la République fait une opération diversion parce qu'il a bien du mal à démontrer en quoi sa politique réussit".

Non seulement Nicolas Sarkozy "ne connaît pas la réalité sociale car le nombre de grèves est très important", mais ses propos sont "méprisants" pour les grévistes tentant de se mobiliser sans trop gêner les usagers et pour les usagers eux-mêmes, a-t-elle estimé.

"Le président de la République joue avec le feu parce que si désormais pour faire entendre des revendications collectives les usagers doivent user de moyens d'actions qui gênent les autres, on risque d'entrer dans une spirale dangereuse pour notre pays", a mis en garde Mme Dumas.

Un avis partagé par le président de la CFTC Jacques Voisin, pour lequel "le risque est de balayer tout ce qui a été fait en matière d'alarme sociale et d'inciter aux conflits purs et durs, ce qui n'est pas souhaitable" sachant que "les relations dans le public, comme dans le privé, restent très tendues".

"L'attitude très responsable des partenaires sociaux pour développer le dialogue social afin d'éviter les conflits est battue en brèche par les propos très politiques du président de la République (...) C'est regrettable et de nature à attiser les conflits", a-t-il jugé.

Dans les transports terrestres de voyageurs, la loi d'août 2007 instaurant "la continuité du service public" prévoit des négociations avant tout préavis de grève, une déclaration des grévistes 48 heures à l'avance, une information des usagers 24 heures avant et une réaffectation des agents.

De son côté, le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray a conseillé dimanche à Nicolas Sarkozy de "prendre garde" aux réactions sociales, estimant que "ses déclarations triomphantes à propos de l'inefficacité des grèves (donnent) toute la mesure de la manière dont il conçoit le dialogue social".

S'adressant aux dirigeants de l'UMP ainsi qu'au président Sarkozy, M. Dray a lancé : "Qu'ils prennent garde, car comme on dit dans les cours de recréation : Rira bien qui rira le dernier".

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BLANG BLING BLING : SARKOLEON 1er choisira le président de France Télévision !




L'ORTF, décidément inamovible ! Les shadocks vont pouvoir repomper ... du gazole bientôt à 2 € le litre !


Alors que 71 % des français s'y opposent, Sarkoléon 1er nommera désormais le président de France Télévision !

En bref...

- Le président de France Télévisions sera nommé par l'Elysée. "L'actionnaire, c'est l'État, il doit donc nommer le président. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel pourra émettre un avis. C'est un système clair".

- Internet et le mobile plus taxés que prévu: la taxe sur le chiffre d'affaires des opérateurs sera de 0,9% au lieu des 0, 5% annoncés

- Nicolas Sarkozy s'interroge sur France 3: "Il ne faut pas de contradiction avec une ligne éditoriale pour France Télévisions et France 3 qui serait éclatée en pôles régionaux. France 3 doit dépendre de l'équipe dirigeante de France Télévisions."


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04.07.2008

CA VA FAIRE MAL ! Gazprom prédit un baril à 250 dollars "prochainement"

096d07081b131efc09dc403957bcca26.jpgLe litre de gazole à 2 € , c'est déjà demain ! Que nous propose le triumvirat Blingbling : Sarkozy Bruni Fillon ? Nothing, nobody au téléphone...

Pour Alexeï Miller, le président du géant gazier russe, les prix du gaz en Europe pourraient dépasser 500 dollars les 1.000 mètres cubes à la fin de l'année, contre 370 dollars actuellement.
Alexeï Miller, le président du géant russe de l'énergie Gazprom table sur une explosion des prix du gaz et du pétrole à court et moyen terme. C'est ce qu'il a déclaré ce jeudi devant la presse à l'issue de discussions à Bakou entre le président russe Dmitri Medvedev et son homologue azerbaïdjanais Ilham Aliev.

"Nous prévoyons que fin 2008 le prix du gaz en Europe dépassera 500 dollars", pour 1.000 mètres cubes, a déclaré Alexeï Miller. Ce même volume s'échangeait encore en mars à 370 dollars. Alexeï Miller avait précédemment estimé en mars que le prix moyen du gaz russe vendu à l'Europe pourrait atteindre 400 dollars les 1.000 m3 en 2008, là où les prévisions étaient de 310 dollars initialement.

Cette hausse de tarifs est liée entre autres à la chute du cours du dollar -que le producteur compense en augmentant ses tarifs afin de maintenir ses bénéfices. Mais elle n'a pas pour autant d'impact sur la hausse de la demande européenne en gaz, avait alors expliqué M. Miller.

Quant au prix du baril de pétrole, Alexeï Miller a redit qu'il allait passer "prochainement" à 250 dollars. Le baril de pétrole brut a dépassé ce jeudi matin le seuil des 146 dollars à Londres. Son cours étant invariablement soutenu par des stocks en baisse et des tensions géopolitiques alimentant des craintes sur l'offre. (source AFP)


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SERVICES PUBLICS : La Poste, bientôt société anonyme !

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Et oui tu n'appartiens déjà plusqu'à la seule grande société anonyme...

A défaut d'être chouette, vu la franche reculade promise par nos "2 ténors" : Delanoé, Royal, bon congrès quand même chèr(e)s camarades !

A la Rochelle, cet été au menu : salade mixte de crabes et méduses avec sa sauce encre de sèche...
Bon appêtit, Messieurs, Dames !


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Le changement du statut de La Poste serait en discussion à Bercy. L'établissement public pourrait devenir une société anonyme, selon le journal Le Monde. Un transformation qui pourrait entraîner des "milliers de suppressions d'emplois", selon la CGT. De son côté, Bercy affirme que "rien n'est décidé". © Reuters 2008

La Poste pourrait voir prochainement son statut évoluer. La première entreprise française et ses 300 000 salariés pourraient passer d'un statut d'établissement public à celui de société anonyme. Selon le journal Le Monde, ce projet est à l'étude depuis plusieurs mois entre le président Jean-Paul Bailly et le gouvernement.

Cette éventuelle transformation est rendue nécessaire, selon la direction de La Poste, afin de faire face à la libéralisation totale du marché du courrier d'ici 2011. L'entreprise, dont le budget est grevé par une dette de 5.8 milliards d'euros, pense que son statut actuel la pénaliserait face à ses futurs concurrents.

Mais le projet ne plait pas aux organisations syndicales. Selon Colette Duynslaeger, secrétaire générale de la CGT-Poste, ce "serait ni plus ni moins qu'une privatisation sur les salariés" qui pourrait déboucher sur " des milliers de suppression d'emplois". La responsable CGT s'étonne par ailleurs d'un tel changement de statut. Selon elle, " rien ne fait apparaître quoi que ce soit" en ce sens.

Des doutes entretenus par l'entourage de Christine Albanel. Bercy confirme "réfléchir à l'avenir de La Poste. Mais, à l'heure actuelle, il n'y a pas de calendrier ou de décisions prises". Le ministère rappel cependant que "la plupart des entreprises européennes ont fait évoluer leur statut".

Antoine Krempf.

Déjà toutes et tous alertés depuis 1 an sur le même sujet, notre dossier EDF GDF 100% public ?

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19:30 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Débat/Forum , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : La POSTE société anonyme ?

LIBRE. ELLE EST ENFIN LIBRE!



La une de Libé

Lire ce numéro spécial : ne peut être vendu


Nous vous attendons nombreuses et nombreux pour un RASSEMBLEMENT DE BONHEUR A PARTIR DE 17H00 ET POUR UNE BONNE PARTIE DE LA NUIT DEVANT L’HÔTEL DE VILLE DE PARIS, CE JEUDI 3 JUILLET 2008!

MERCI A TOUTES ET TOUS!


VOTRE SOUTIEN A ETE INESTIMABLE POUR INGRID ET LES OTAGES : IL DOIT CONTINUER POUR CEUX QUI RESTENT DANS LA JUNGLE...

La première réaction du Comité de soutien->866
Aujourd’hui, nous célébrons sans limites de temps ni d’espaces la libération d’Ingrid Betancourt et de 14 autres otages des FARC. Enfin!

Nous vous invitons à être présents et à relayer l’information qu’un rassemblement de bonheur aura lieu sur le Parvis de l’Hôtel de Ville de Paris, ce jeudi 3 juillet à 17H00 : nous invitons les citoyennes et citoyens à s’y rendre massivement!

Notre joie est immense car ce soir, c’est l’aboutissement d’un combat pour la Liberté qui rayonne. C’est la preuve que face à l’incertitude et au découragement, l’espoir finit par l’emporter.

Pendant plus de 6 ans, l’ensemble des comités de soutien se sont battus pour pouvoir un jour entendre la grandeur du discours d’Ingrid, à sa libération. Impressionnante de maîtrise et de lucidité, rayonnante de vie et de renaissance, elle nous a parlé d’avenir pour une Colombie nouvelle!

Le Comité de soutien ne s’arrête pas là car il reste encore des milliers d’otages en Colombie, détenus par les FARC ou d’autres : nous nous battrons pour eux, comme nous l’avons toujours fait. Il est impossible de fermer les yeux alors qu’Ingrid nous a toutes et tous invités à les ouvrir encore plus.

Les vidéos de la libération

Continuez à aider le Comité de soutien en vue de la libération des autres otages
Organiser une mobilisation dans votre ville ou votre village, dans le cadre d'une action (prévenez-nous)
Faire un don
Revêtir le t-shirt de soutien ou le badge de solidarité

Cordialement,
l´équipe AgirPourIngrid.

www.agirpouringrid.com

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19:20 Publié dans 005 AGENDA , Actualités , Associations , Bons plans , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Famille , Francophonie , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ingrid BETANCOURT

L'Europe nouvelle des 6o heures est arrivée...

6fd5843cf21d60038823a1f49fd5cf99.jpgÇa y est "l’opt out" arrive !

“L’opt out”, c’était l’article 18 de la directive 93-104 qui permettait à la grande Bretagne de déroger à la durée du travail fixée en Europe des 15 à 48 h hebdomadaires maxima. Il y avait trois conditions :
la première était que le salarié soit “libre” de son choix de travailler plus de 48 h, mais chacun sait qu’il n’y a pas de liberté en matière de droit du travail, tout salarié est subordonné, ce qui caractérise un contrat de travail est un “lien de subordiantion juridique permanente”.
la seconde était que les heures au dessus de 48 h soit décomptées. Mais comme elles ne le sont déjà pas en dessous, elles ne furent pas en dessus.
la troisième était que cette catégorie de travailleurs soit particulièrement suivie par la médecine du travail. Quel aveu ! Mais comme celle ci n’est pas indépendante, comme elle n’a pas assez d’effectifs, en pratique la médecine du travail n’a pas suivi.

Il devait y avoir une “clause de revoyure” à cet “opt out” ( c’est le droit de déroger, d’être hors norme, hors la loi, en marge de la pratique légale) : c’était prévu en 2003. Mais depuis 2003, avec l’arrivée des 10, dans l’UE 25 puis l’UE 27, au lieu d’annuler le dangereux “opt out”, c’est la durée légale maxima de 48 h qui est remise en cause, et “l’opt out” qui est en passe de l’emporter.

L’Europe envisage de permettre de travailler 60 h hebdomadaires, (pendant que la Corée du sud a lutté 25 ans pour baisser la durée du travail de 55 h à 40 h... Ah quel progrès l’Europe !).

Le ministre Bertrand est le roi de l’hypocrisie quand il prétend que l’opt out ne passera pas en France, alors que la commission va l’adopter, et que la loi Sarkozy-Fillon-Bertrand prévoit que des accords dérogatoires puissent remettre en cause au cas par cas les majorations d’heures supplémentaires et les durées maxima... C’est en fait l’opt out à la française qui va ronger la durée légale du travail et la protection de la santé des travailleurs contre la surexploitation. On en revient aux durées du travail du 19e siècle...

Celles-là même qu’il a fallu 160 ans pour abaisser...Travailler plus, gagner moins, souffrir plus et être moins nombreux à travailler... Partage féroce...

Mercredi 11 juin 2008

Gérard Filoche

18:56 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

28.06.2008

Services publics, on brade !




0cebebf910eca548aa4fd9b9d20dd755.jpgRGPP, l’acronyme claque avec âpreté. Et le projet qu’il recouvre est tout aussi brutal. Cette révision générale des politiques publiques que le gouvernement s’échine à faire passer pour une modernisation de l’État dissimule mal un véritable démantèlement des services publics. Après avoir dilapidé une partie de son budget dans le paquet fiscal, la droite est contrainte de faire des économies en dépit du bon sens : suppression de postes dans l’Éducation nationale, fermeture de tribunaux, d’hôpitaux, de bureaux de postes… L’Hebdo s’est notamment rendu en Bourgogne, un territoire menacé parmi d’autres, pour rendre compte de cette réalité.

Télécharger L'HEBDO DES SOCIALISTES N°495 (format pdf / 3,3 mo)

c500940fb5f7d9da1da22c5d8e7cc8a3.pngRAG 34. Les lolo's 34

01:31 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 03 EDF-GDF PUBLIC ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

23.06.2008

Le centre de rétention pour étrangers de Vincennes incendié

... tu lèches le noyau d'la c'rise, avant que la machine déraille, aie, aie, aie, aie...

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749b7c7cd393b49509030698dc035014.jpgPARIS (Reuters) - Un incendie volontaire a mis hors d'usage dimanche le centre de rétention de Vincennes (Val-de-Marne), un des plus grands de France, où étaient enfermés 273 étrangers sans papiers en instance d'expulsion, apprend-on à la préfecture de police.

Le sinistre, allumé le lendemain de la mort sur place d'un retenu tunisien, s'est déclaré simultanément à 15h45 dans les deux bâtiments du centre de rétention administratif, qui ont brûlé et ont été très endommagés, malgré l'intervention rapide des pompiers, dit la préfecture de police de Paris dans un communiqué.

Aucun blessé grave n'était à déplorer dans la soirée. Vingt personnes intoxiquées par des fumées ont été transférées à l'hôpital, précise la préfecture.

Les occupants ont été évacués et d'abord transférés dans le gymnase de l'école de police situé à proximité, puis dans la cour, selon une source policière. Leur relogement "dans d'autres centres est en cours", disait dimanche soir la préfecture.

Selon l'un des étrangers actuellement retenu à Vincennes, joint par téléphone par Reuters, l'incendie serait lié à une émeute en milieu d'après-midi, liée au décès d'un Tunisien sans papiers, samedi, au centre de rétention.

Une source policière confirme cette version des faits. Des retenus auraient mis le feu à des matelas, alors que se déroulait à l'extérieur une manifestation de soutien.

La préfecture explique aussi que "plusieurs foyers d'incendie volontaire ont été détectés" vingt minutes après le début de la manifestation.

MORT D'UN TUNISIEN

Le retenu tunisien a succombé samedi à une crise cardiaque et n'a pas subi de violences, dit-on de source policière. Une enquête de police a été ouverte.

"Tant les premières constatations que l'autopsie, réalisée dans le cadre de l'enquête menée par la police judiciaire, écartent la présence de traces suspectes", dit la préfecture de police dans son communiqué de dimanche.

La préfecture précise que le Tunisien était frappé d'une interdiction définitive du territoire prononcée par la cour d'appel de Paris et était connu pour "des faits de délinquance grave et réitérée, sous de multiples identités, notamment en matière de trafic de stupéfiants, de violences et de viol".

Les associations de défense des étrangers estiment que son décès est imputable à la politique du gouvernement et aux conditions de séjour dans les centres de rétention.

"Cette mort de trop est à mettre au funeste crédit de cette obsessionnelle politique cruelle, brutale et inhumaine qui criminalise l'immigration", dit le Mrap (Mouvement contre la racisme et pour l'amitié entre les peuples) dans un communiqué.

Il estime que le décès doit constituer une alerte sur les centres de rétention, qualifiés "d'horreurs de la République".

Ces centres seraient actuellement surpeuplés et la tension y serait de plus en plus vive, selon les organisations de défense des étrangers. Des objectifs chiffrés annuels d'expulsions ont été fixés à l'initiative du président Nicolas Sarkozy.

Le gouvernement n'a pas atteint en 2007 l'objectif de 25.000 expulsions d'étrangers sans-papiers qu'il s'était fixé. Le Premier ministre François Fillon a déjà indiqué à la presse que l'objectif pour 2008 était de 26.000 expulsions.

Un projet de directive européenne adopté le 18 juin par le Parlement européen fixe à 18 mois la durée maximale de la rétention, au-dessus du maximum légal français actuel, qui est de 32 jours.

Le ministre de l'Immigration français Brice Hortefeux a toutefois annoncé qu'il n'entendait pas changer ce chiffre légal français. Ce ministre s'est félicité jeudi dernier d'une progression des expulsions de clandestins, qui aurait augmenté de 80% sur les cinq premiers mois de 2008.

Thierry Lévêque

Lire note précédente sur le même sujet

ce9df806dd287f7c0152f9cd431ea6d9.gifRAG 34. Lovely34 (je suis pas photogénique, mince alors!).

23:36 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

L'Intérieur poursuit un collectif pour des tracts antipolice

6fa209400d5652b51e2b2e66ab1102e2.jpgPar Chloé Leprince Rue89


834369da9898fb4aaadb45f12fec8a94.jpgLe slogan "CRS SS" a vécu. Ces derniers mois, le nombre de plaintes pour outrage à agent dépositaire de l'autorité publique a considérablement progressé. Vous avez pu suivre sur Rue89 plusieurs affaires mettant en jeu l'outrage et/ou la rébellion.

Cette fois, c'est une internaute rennaise qui revient vers nous. La première fois que nous avions été en contact, elle nous soumettait le témoignage d'un proche qui fait partie du même collectif de défense des sans-papiers, à Rennes. C'était à la mi-avril. Nous avions publié ce journal de bord d'une nuit de militant en promettant l'anonymat.

Trois mois plus tard, elle revient vers nous car son collectif est poursuivi par le ministère de l'Intérieur. L'objet du délit? Des tracts et affiches, il est vrai pas franchement sucrés envers la police de l'air et des frontières (PAF). Sur l'un de ces tracts, on peut lire par exemple:

"Tu t'ennuies dans la vie? Tu veux soutenir notre Président dans sa pêche aux voix du FN? Tu trouves qu'il y a trop d'étrangers en France? Alors la police de l'immigration est pour toi!"

Ailleurs encore, la littérature du collectif brasse, comme souvent, "dérive sécuritaire", "police au faciès", "acharnement collectif", etc. Les militants rennais affirment qu'ils ont appris "par voie de presse" à la sortie du commissariat, le 18 juin, qu'une plainte avait été déposée à leur encontre pour "injure publique contre un corps constitué de l'Etat".

Pour le collectif, "le ton humoristique ou ironique et l'ambiguïté de certaines formulations, relativement habituels dans l'histoire de [ce] collectif", sont au coeur des poursuites du ministère. Eux n'y voient que "liberté d'expression et d'opinion".

Des répliques "totalement disproportionnées" et de plus en plus fréquentes

A l'automne 2007, Me Stéphane Fernandez, avocat à Montpellier, avait défendu des étudiants entre 18 et 22 ans, poursuivis pour avoir coup sur coup traité de "facho" Nicolas Sarkozy et la police locale. L'avocat relève que les cas se multiplient. Pour lui, ces répliques "totalement disproportionnées" sont une entrave à la liberté d'expression.

Ecoutez la suite


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23:36 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

21.06.2008

Vers la précarisation généralisée du salariat

4848ad7165f8c11fc7655218d81f9d89.jpg« La rupture » était le slogan du candidat Sarkozy. Au centre de son programme figurait la soit disant revalorisation de la valeur travail. Un avenir radieux était donc promis aux salariés et aux demandeurs d’emploi. Un an après qu’en est-il ?

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Dès le mois d’aout 2007, le gouvernement s’engageait dans une politique de régression sociale: il détaxait les heures supplémentaires, réécrivait le code du travail et réformait le service public de l’emploi. Dernièrement,il a modernisé lemarché du travail. Une seule logique est poursuivie : réduire les droits des salariés et accentuer la déréglementation.

Le bilan, même partiel, est accablant: Plus de 100000 emplois ont été détruits,le travail à temps partiel souvent imposé explose et concerne plus de 18% des salariés.Dans lemême temps 14% sont en contrat précaire et les conditions de travail se sont dégradées.

Au lieu de changer de politique, le gouvernement veut l’amplifier. Au mépris de la négociation, il entend revenir sur des dispositions de 1936, 1977 ou 1982 et mettre fin aux 35 heures. Avec l’avant-projet de loi sur la démocratie sociale, la durée légale du temps de travail pourrait être portée à 13h parjouret 48h par semaine.

À ces atteintes s’ajoutent la remise en cause du repos compensateur, l’accentuation des contraintes pour les chômeurs obligés d’accepter n’importe quel emploi payé à peine au - delà dumon tant de leur allocation chômage, la réduction des revenus des ménages modestes avec le transfert de la prime pour l’emploi pour financer le RSA :les pauvres payent pour les plus pauvres.

Face à cette entreprise de destruction sociale sans précédent, nous opposons une logique qui place au centre de ses préoccupations la reconnaissance de la valeur du travail et sa juste rétribution, le dialogue social sans lequel la démocratie s’arrête aux portes de l’entreprise, la répartition plus équitable des richesses créées tant dans l’entreprise qu’au sein de la nation.

Christiane Demontès,
Sénatrice du Rhône, membre du Bureau national

Cet article publié le Mercredi 11 juin 2008

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10:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

16.06.2008

CODE DU TRAVAIL : La casse du siècle ! Attention démolition !



Le code du travail accuse le coup. Et pour cause, depuis un an, le gouvernement, sous l'autorité du chef de l'Etat, celui-là même qui avait promis de « libérer le travail », les salariés doivent faire face à une dérégulation profonde de leurs droits. Limitation du droit de grève, travail dominical, sanctions pour les chômeurs refusant deux propositions d'emplois, mais aussi une énième remise en cause des règles régissant la durée du travail, c'est sur tous les fronts que le code du travail est assailli. Face à cette politique injuste, et au mépris total du dialogue social, les socialistes mettent en alerte l'opinion sur l'ampleur de la casse qui s'annonce.

Télécharger L'hebdo n° 493 en PDF

Attention, démolition !
Depuis un an, Nicolas Sarkozy redéfinit, projet après projet, son nouveau code du travail. « Libérer le travail », c’était son slogan. Dans les faits, cette libération s’apparente à une dérégulation sans précédent. Une à une les protections des salariés sont abrogées.

L’addition fait froid dans le dos. Rien n’est encore apparent, mais les projets de loi s’accumulent sur le bureau du Parlement. Avant la fin juillet, le gouvernement envisage de faire légiférer sur la limitation du droit de grève dans l’éducation, la définition des offres valables d’emploi (pour la mise en œuvre de la sanction des chômeurs refusant deux propositions), la banalisation du travail dominical et enfin la énième remise en cause des règles régissant la durée du travail.

Sur ce dernier sujet, la droite a révélé sa conception du dialogue social. Alors qu’un accord avait été conclu par l’État, la CGT, la CFDT et le patronat sur la représentativité syndicale, le gouvernement a préféré trahir sa signature pour ajouter au projet déposé des dispositions remettant en cause les 35 heures. Même le MEDEF dénonce aujourd’hui un passage en force qui menace la démocratie sociale et crée un climat de défiance.

Depuis les annonces se succèdent dans la plus totale confusion. Le secrétaire général de l’UMP appelle à la fin de la durée légale pour être aussitôt contredit par son secrétaire général adjoint - ministre du travail. L’entourage du chef de l’Etat laisse ensuite filtrer l’intention de renvoyer aux négociations d’entreprises le tarif des heures supplémentaires, mais devant l’ampleur de la réaction, l’exécutif opère une manœuvre de repli.
C’est dans ce maquis que s’opère la disparition de protections acquises de haute lutte. Le gouvernement joue sur les mots. Il entend préserver la durée légale à 35 heures, mais il autorise les heures supplémentaires jusqu’à la durée maximale européenne, c’est-à-dire 48 heures hebdomadaires. Il prétend que les heures effectuées seront majorées de 25 % mais ce qu’il tait, c’est l’ouverture aux non-cadres des forfaits jours et heures qui ont pour effet de neutraliser le paiement des majorations. Il affiche le maintien de règles nationales, mais ouvre au niveau des entreprises le champ de la négociation sur le temps de travail. C’est l’ordre public social qui est raboté et le dumping social entre entreprises concurrentes qui est organisé.

Ces remises en cause auront lieu pendant la session extraordinaire du Parlement, c’est-à-dire au moment où les Français auront la tête aux vacances plus qu’aux mobilisations sociales. C’est pourquoi il est plus que jamais nécessaire de soutenir les mouvements du mois de juin qui ont pour premier mérite d’alerter l’opinion sur l’ampleur de la casse qui s’annonce.

Thomas Colognac

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mardi 17 juin :  Manifestation contre le démantèlement du droit du travail






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13:01 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

15.06.2008

Migrants : Evo Morales Président de la République de Bolivie tacle l'Union européenne pour sa « directive de la honte »

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6d256a8630799ea9e96ab36a4b91d886.jpgLettre du Président Evo Morales à l’Union Européenne

Jusqu’à la fin de la Seconde guerre mondiale, l’Europe était un continent d’émigrants. Des dizaines de millions d’Europe partirent aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux guerres ou aux totalitarismes européens et à la persécution des minorités ethniques.

Aujourd’hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite “directive retour”. Ce texte, validé le 5 juin passé par les ministres de l’Intérieur des 27 pays de l’Union européenne, doit être approuvé le 18 juin par le Parlement européen. Je perçois qu’il durcit de manière drastique les conditions de détention et d’expulsion des migrants sans papier, quelque ait été leur temps de séjour dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur intégration.

Les Européens sont arrivés dans les pays d’Amérique latine et d’Amérique du Nord, en masse, sans visa ni conditions imposées par les autorités. Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent, dans nos pays du continent américain, qui absorbèrent alors la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe, avec un coût très élevé pour les peuples premiers de l’Amérique. Comme par exemple dans le cas de notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines qui donnèrent sa masse monétaire au continent européen entre le XVIème et le XIXème siècle. Les personnes, les biens, les droits des migrants européens furent toujours respectés.

Aujourd’hui, l’Union européenne est la principale destination des migrants du monde, conséquence de son image positive d’espace de prospérité et de libertés publiques. L’immense majorité des migrants viennent dans l’Union européenne pour contribuer à cette prospérité, non pour en profiter. Ils occupent les emplois de travaux publics, dans la construction, les services aux personnes et dans les hôpitaux, que ne peuvent ou ne veulent occuper les Européens. Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre actifs et inactifs qui rend possible ses généreux systèmes de solidarité sociale et dynamisent le marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques et financiers de l’UE.

Pour nous, nos émigrants représentent l’aide au développement que les Européens ne nous donnent pas – vu que peu de pays atteignent réellement l’objectif minimum de 0,7 % du PIB d’aide au développement. L’Amérique latine a reçu, en 2006, 68 milliards de dollars de transferts financiers de ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays. Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300 milliards de dollars, qui dépassent les 104 milliards de dollars octroyés au nom de l’aide au développement. Mon propre pays, la Bolivie, a reçu plus de 10 % de son PIB en transferts de fond des migrants (1,1 milliards de dollars), soit un tiers de nos exportations annuelles de gaz naturel.

Il apparait que les flux de migration sont bénéfiques pour les Européens et, de manière marginale, aussi pour nous du Tiers-Monde, vu que nous perdons des millions de personnes de main-d’œuvre qualifiée en laquelle, d’une manière ou d’une autre, nos États, bien que pauvres, ont investi des ressources humaines et financières.

Il est regrettable que le projet de “directive retour” complique terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque État ou groupe d’États puisse définir ses politiques migratoires en toute souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient déniés à nos compatriotes et à nos frères latino-américains. La directive retour prévoit la possibilité d’un enfermement des migrants sans papier jusqu’à 18 mois avant leur expulsion – ou “éloignement” selon le terme de la directive. 18 mois ! Sans procès ni justice ! Tel qu’il est le projet de directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948. Et en particulier l’article 13 qui énonce :

“1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat.

2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.”

Et, pire que tout, il existe la possibilité d’emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans prendre en compte leur situation familiale ou scolaire, dans ces centres de rétention où nous savons que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides. Comment pouvons-nous accepter sans réagir que soient concentrés dans ces camps nos compatriotes et frères latino-américains sans papier, dont l’immense majorité travaille et s’intègre depuis des années ? De quel côté est aujourd’hui le devoir d’ingérence humanitaire ? Où est la “liberté de circuler”, la protection contre les emprisonnements arbitraires ?

Parallèlement, l’Union européenne tente de convaincre la Communauté Andine des Nations (Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou) de signer un “Accord d’association” qui inclue en son troisième pilier un traité de libre-échange, de même nature et contenu que ceux qu’imposent les États-Unis. Nous subissons une intense pression de la Commission européenne pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services pub