24.07.2008

Temps de travail rallongé à 48 h, mesures antisociales tous azimuts : Pause !?

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4b61981ba9bd4ff7bb56dc5a0f41b1f3.gifFin de la session extraordinaire du Parlement

Reuters - La session extraordinaire du Parlement, commencée le 1er juillet, s'est achevée dans la nuit de mercredi à jeudi avec l'adoption de plusieurs textes importants comme celui modifiant la durée du temps de travail.

Cette session extraordinaire a permis l'adoption définitive de 10 projets de loi, notamment sur la modernisation de l'économie ("LME"), l'accueil dans les écoles en cas de grève, les droits et devoirs des chômeurs ou sur la démocratie sociale qui modifie à la fois les règles de représentativité des syndicats et les 35 heures.

Ou bien encore et surtout la réforme des institutions qui a été entérinée le 21 juillet par le Parlement réuni en Congrès à Versailles. Le projet de loi constitutionnelle a recueilli 539 voix, soit une de plus que la majorité requise des trois cinquièmes des suffrages exprimés.

Au cours de la session ordinaire, du 1er octobre 2007 au 30 juin 2008, et de la session extraordinaire qui a suivi, 55 textes ont été définitivement adoptés, dont 42 projets de loi et 13 propositions de loi.

Le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, a annoncé qu'à la rentrée, le 1er octobre, les députés examineraient le texte sur le Grenelle de l'environnement et, si l'agenda le permet, le projet de loi sur l'audiovisuel, le coup d'envoi du traditionnel débat budgétaire étant prévu le 21 octobre.

Le secrétaire d'Etat a également annoncé que le Sénat examinerait dès la rentrée le projet de loi pénitentiaire présenté par la garde des Sceaux, Rachida Dati, et le texte sur le logement présenté par Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville.

Auparavant, le 21 septembre, auront lieu les élections sénatoriales, 114 sièges étant à pourvoir. Quarante départements métropolitains sont concernés ainsi que la Guyane et quatre collectivités d'outre-mer.

Du fait des succès enregistrés aux municipales et cantonales de mars dernier, les socialistes devraient gagner une douzaine de sièges au détriment de l'UMP et des centristes.

C'est le 1er octobre que le Sénat élira son président. Il semblerait que Christian Poncelet (UMP) ne soit pas candidat à sa propre succession.

Trois UMP ont d'ores et déjà fait part de leur intérêt pour le "plateau" (le fauteuil du président dans l'hémicycle).

Il s'agit de l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, de l'ancien ministre du Travail Gérard Larcher et de Philippe Marini, rapporteur général de la commission des Finances de la haute assemblée.

La session ordinaire 2008-2009 du Parlement, comme le prévoit la Constitution, débutera le 1er octobre et s'achèvera le 30 juin. Elle sera interrompue par plusieurs pauses, notamment pour les fêtes de fin d'année puis de Pâques.

Emile Picy, édité par Gérard Bon

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8e9e5ec84efd73c6b0d2622332a587cb.pngRAG 34. Lolo34

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13.07.2008

Tout savoir sur le 14 Juillet



Le premier 14 juillet, c'est bien sûr celui de 1789 : les émeutiers, venus chercher à la Bastille des armes pour riposter aux troupes du roi, s'emparent de la prison, symbole du pouvoir absolutiste.

On connaît rarement l'année - 1880 - qui marque pour la France la consécration du 14 Juillet comme fête nationale. Voici les textes fondateurs : comme le dit Henri Martin, rapporteur au Sénat de la loi du 6 juillet faisant du 14 juillet une "journée Fête Nationale annuelle", "ce jour-là, le 14 juillet 1790, a fait, je ne veux pas dire l’âme de la France [...] mais la révolution a donné à la France conscience d’elle-même".

En 1878, le ministère Dufaure avait fixé au 30 juin une fête parisienne en l’honneur de la République. Elle est immortalisée par un tableau de Claude Monet. Le 14 juillet 1879 prend un caractère semi-officiel. Après une revue des troupes à Longchamp (le 13 juillet), une réception est organisée le 14 à la Chambre des députés à l’initiative de Gambetta qui la préside, une fête républicaine a lieu au pré Catelan en présence de Louis Blanc et de Victor Hugo. Dans toute la France, note Le Figaro : "on a beaucoup banqueté en l’honneur de la Bastille" (16 juillet 1879).

Le 21 mai 1880, Benjamin Raspail dépose une proposition de loi signée par 64 députés, selon laquelle " la République adopte comme jour de fête nationale annuelle le 14 juillet ". L’Assemblée vote le texte dans ses séances des 21 mai et 8 juin ; le Sénat l’approuve dans ses séances des 27 et 29 juin 1880 à la majorité de 173 contre 64, après qu’une proposition en faveur du 4 août eut été refusée.

La loi est promulguée le 6 juillet 1880. Le ministre de l’intérieur prescrit aux préfets de veiller à ce que cette journée " soit célébrée avec autant d’éclat que le comportent les ressources locales ".

La fête célébrée cette année-là fut à la mesure de l'événement.

Projet de loi

Article unique. - La République adopte le 14 juillet comme jour de fête nationale annuelle.

Programme de la fête nationale du 14 juillet 1880

Distribution de secours aux indigents. Grands concerts au jardin des Tuileries et au jardin du Luxembourg. Décorations de certaines places, notamment de la place de la Bastille et de la place Denfert où l’on verra le fameux Lion de Belfort qui figurait au Salon de cette année, monument élevé au colonel Denfert-Rochereau, de glorieuse mémoire - illuminations, feux d’artifices - ajoutons les fêtes locales, comprenant des décorations, des trophées, des arcs de triomphe et le tout organisé par les soins des municipalités de chaque arrondissement avec le concours des habitants.

Deux cérémonies importantes doivent dominer toute la fête : la distribution des nouveaux drapeaux à l’armée et l’inauguration, sur l’ancienne place du Château d’eau, du monument surmonté de la figure de la République, monument qui a fait l’objet d’un concours ouvert l’année dernière par la Ville de Paris.

En savoir plus

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12.07.2008

Idées fausses sur la durée du travail

7af0b1a1e14b94fa3ab888648a03c0a6.gifPierre-Alain Muet député PS de Lyon, ancien président délégué du Conseil d’analyse économique.

a253dfb8ac1067f89522f3dc1a2c9874.jpgIl est de bon ton, y compris parfois à gauche, de critiquer la réduction du temps de travail, laissant ainsi le champ libre à la vaste offensive que Nicolas Sarkozy conduit contre les 35 heures. Que la mise en place des 35 heures ait engendré des situations difficiles dans certains secteurs comme l’hôpital est indéniable. Mais la réalité est que la durée hebdomadaire du travail n’est pas plus faible en France que dans les grands pays industrialisés, que sa réduction va dans le sens de l’histoire, du progrès, qu’elle a profondément contribué à la création d’emplois et que sa remise en cause à travers l’usine à gaz des heures supplémentaires ne répond à aucun des vrais problèmes de l’économie française. Dans cette obsession, Nicolas Sarkozy commet une triple erreur : une erreur de diagnostic, une erreur économique et une erreur historique.

Une erreur de diagnostic, car l’idée que la France travaillerait moins que les autres pays européens est en totale contradiction avec les faits. Selon l’enquête de l’institut européen Eurostat, la durée hebdomadaire du travail en 2007 de l’ensemble des actifs était de 37 heures en France, pour 37,3 heures dans l’Europe des Quinze. C’est presque une heure de plus qu’en Allemagne (36,2 heures), une heure et demie de plus qu’au Danemark (35,5 heures) et dans les pays nordiques, et presque cinq heures de plus qu’aux Pays-Bas (32,2 heures). La durée hebdomadaire du travail est également plus élevée en France qu’au Royaume-Uni où, après avoir fortement baissé, elle s’établit à 35,8 heures et surtout qu’aux Etats-Unis (33,7 heures).

Une erreur économique, car en incitant les entreprises à recourir aux heures supplémentaires plutôt qu’à l’embauche, cette politique tourne le dos à ceux qui ont réellement besoin de travailler plus pour gagner plus : les chômeurs, mais aussi les seniors qui se retrouvent en préretraite sans l’avoir demandé. Elle ne change rien pour le million de salariés à temps partiel contraint qui gagnent peu et voudraient bien travailler plus, mais ne décident pas de leur temps de travail. Et en ne se préoccupant que de ceux qui ont un emploi, elle accentue les deux défauts de notre économie : nous sommes le pays où l’on travaille le plus entre 25 et 55 ans, et le moins après 55 ans.

Or, c’est précisément dans la période où, notamment avec la réduction du temps de travail et les emplois jeunes, la France a créé massivement des emplois (2 millions de juin 1997 à juin 2002), que notre pays a commencé à rééquilibrer l’activité des différentes générations d’actifs, même s’il reste encore un très long chemin à parcourir.

Une erreur historique, car toute l’histoire du développement économique depuis la révolution industrielle est une augmentation continue de la productivité du travail conjuguée à une baisse tout aussi continue de la durée annuelle du travail. On produit en une heure de travail vingt fois plus qu’en 1870 et on travaille deux fois moins longtemps. Ce qui caractérise le développement économique dans tous les pays, c’est en effet le temps libéré et le développement des loisirs et du secteur non marchand. La dispersion des durées hebdomadaires du travail en Europe l’atteste : c’est dans les pays les plus développés que la durée du travail est la plus faible et dans les plus pauvres qu’elle est la plus longue.

Il est temps d’avoir une vraie réflexion sur l’organisation des différents temps de la vie. La tendance séculaire à la réduction de la durée annuelle du travail est appelée à se poursuivre. Et le progrès, c’est de travailler moins au cours d’une année et plus au cours de sa vie puisque nous vivons toujours plus longtemps. Le véritable progrès ce sera d’ailleurs une interpénétration plus forte entre ces différents temps : la formation, le travail, le loisir, et non comme aujourd’hui leur succession brutale au cours du cycle de vie.

Plutôt que de perpétuer le débat idéologique qui a ponctué toutes les avancées sur la réduction du temps de travail depuis la loi de 1841 limitant le travail des enfants, il serait préférable de donner toute sa place à la négociation sociale. Car c’est elle qui permettra d’avancer réellement vers le temps choisi et de résoudre, par exemple, cette particularité française qu’une part importante des salariés à temps partiel le sont contre leur gré, alors qu’un nombre tout aussi élevé de salariés à temps plein souhaiteraient travailler à temps partiel choisi.

QUOTIDIEN : mardi 20 mai 2008

Sur le même sujet : L'Europe nouvelle des 60 heures est arrivée


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LA SOCIALE : QUOI DE NEUF ?

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AJOUTÉ LE JEUDI 10 JUILLET NOUVEAUTÉ

Après le vote de la loi sur le temps de travail
La contre-révolution en marche
Où se situent les responsabilités ?

par Denis COLLIN

La succession des contre-réformes, la violence et le cynisme du gouvernement et de la classe dirigeante semblent avoir comme anesthésié notre peuple qui fait le gros dos, en attendant que ça passe ou même se résigne à tirer un trait sur les espérances anciennes. « Ça sera plus difficile, beaucoup plus difficile pour nos enfants que pour nous ! » : ce n’est plus un cri de désespoir, plus un appel à la révolte mais un constat amer d’un fait contre lequel on ne pourrait rien. Où sont passés ceux qui, par millions, se sont (...)

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AJOUTÉ LE JEUDI 3 JUILLET

Ingrid, libre...
par Jean-Paul DAMAGGIO

La libération surprise d’Ingrid Bétancourt fait penser à celle intervenue en avril 1997 à Lima. La comparaison devrait nous éclairer sur des évolutions profondes du politique aux Amériques.
Rappel des faits : après des mois d’occupation de l’Ambassade du Japon à Lima par le groupe péruvien MRTA, les forces de sécurité d’Alberto Fujimori réussissent une opération audacieuse pour en finir avec cette crise. Une telle opération a été clairement préparée avec l’aide des services secrets israéliens et elle a mis un terme définitif aux (...)

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AJOUTÉ LE MERCREDI 2 JUILLET

Après le "vieux socialisme", le communisme ? (suite)
Un nouveau parcours
Présentation de la revue "Comunismo e comunità"

[Ce texte est l’éditorial de la nouvelle revue « Comunismo e comunità ». Le programme de travail proposé ici recoupe en partie au moins les efforts que nous conduisons sur ce site pour articuler social et national, émancipation des travailleurs et autonomie des peuples, la république comme communauté politique et Marx.]
La revue change de nom après une période de gestation dans laquelle elle a assumé la dénomination de « Comunismo e Resistenza ». Ceci n’est pas dicté par des changements d’avis hâtifs ni par des (...)

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AJOUTÉ LE MARDI 1er JUILLET
Les libéraux n’aiment pas la liberté
par Denis COLLIN

Cet article est paru dans le numéro du 30 juin du journal L’Humanité.
Qu’est-ce qu’un libéral ? Il y a tant de réponses possibles à cette question que, lorsqu’un dirigeant du PS se proclame « libéral », on ne peut déterminer ce qu’il veut vraiment dire. Il y a sûrement quelques acceptions du terme « libéral » qu’on pourrait revendiquer sans rougir : être un partisan de la séparation des pouvoirs, des libertés individuelles, d’un enseignement libéral, non asservi aux besoins de la reproduction du capital, etc. Mais, au (...)

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BREVES



AJOUTÉ LE DIMANCHE 6 JUILLET NOUVEAUTÉ

Déclaration de la coordination populaire colombienne à Paris

Ingrid Bétancourt est libre. La Coordination populaire colombienne (CPCP) à Paris s’en réjouit pour elle, pour sa famille, ses amis, et tous les comités qui l’ont soutenue. C’est un épilogue heureux après plus de six ans d’attente.
Le peuple colombien est toujours otage.
Le « triomphe » des militaires et (...)

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AJOUTÉ LE SAMEDI 5 JUILLET NOUVEAUTÉ

Le social-libéralisme à l’oeuvre à Paris

Paris : non à la privatisation de la collecte des ordures ménagères ! Communiqué de la CGT - Rassemblement le 7 juillet. Nous publions ci-dessous un communiqué de la CGT du NETTOIEMENT, publié le 2 juillet sous le titre : Service public à la poubelle. La collecte des ordure ménagères dans le collimateur de (...)

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AJOUTÉ LE JEUDI 3 JUILLET

Big brother is watching you

Le nouveau fichier Edvige qui permet de recenser dès 13 ans les mineurs "susceptibles de porter atteinte à l’ordre public" a suscité mercredi l’indignation de la gauche et d’associations.
Un décret paru mardi au Journal officiel a donné naissance au fichier Edvige (Exploitation documentaire et (...)

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AJOUTÉ LE MERCREDI 2 JUILLET

Télé et politique

La réforme de la télé agite le petit monde des médias. C’est l’occasion d’un rappel historique.
La première chaîne privée en France est Canal Plus, mise en oeuvre par André Rousselet, ami proche de François Mitterrand. La deuxième a été la Cinq, confiée par Mitterrand à Berlusconi, ami de son ami Craxi. Que le monde (...)

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AJOUTÉ LE MERCREDI 2 JUILLET

Veltrusconi (suite)

Avant la chute du gouvernement Prodi, des conversations (secrètes) avaient eu lieu entre Berlusconi et Veltroni, leader du PD pour préparer la chute de Prodi, des élections anticipées et la formation d’un gouvernement de grande coalition PD/PdL, Veltroni/Berlusconi. La défaite du "contro-sinistra" a été si (...)

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06.07.2008

Président Bling Blang Bling: "Une racaille" toujours aussi sobre...

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La récré Sarko Bruni continue. Vive les sucettes à l'anis, et les scoubidous ! Pouquoi nous en plaindrions-nous à l'approche du 14 juillet ? De nombreuses têtes finirent dans l'osier d'un panier ou dans la sciure aprés être passées sous l'horrible couperet de la machine infernale du docteur Guillotin...
Lolo34

74e37addc5585e262e67f4a3cbc07f95.gifGrèves: mise en garde de plusieurs syndicats et du PS après les propos de Sarkozy
AFP- Plusieurs syndicats ainsi que le Parti socialiste ont critiqué dimanche les propos de Nicolas Sarkozy sur le faible impact des grèves, l'avertissant du risque de "jouer avec le feu" et d'"attiser les conflits" au moment où les salariés éprouvent "un réel mécontentement".

Samedi, lors du Conseil national de l'UMP, le président Nicolas Sarkozy avait affirmé que "désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit", se félicitant de ce que la France était "en train de changer" et cela "beaucoup plus profondément qu'on ne le croit".

"Encore une fois, c'est un mot de trop du président de la République. Il devrait être beaucoup plus prudent que ça", a déclaré dimanche le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly.

Estimant que "les pouvoirs publics accélèrent les réformes, veulent mettre 30 ou 40 dossiers sur la table pour essayer d'en faire passer quelques-uns", le leader de FO a souligné "un réel mécontentement des salariés" au sujet des retraites, du pouvoir d'achat ou de l'avenir du service public.

"Ne pas tenir compte de ce mécontentement (...) c'est ne pas faire preuve de réalisme", a-t-il lancé.

Pour Maryse Dumas, l'une des secrétaires confédérales de la CGT, "le président de la République fait une opération diversion parce qu'il a bien du mal à démontrer en quoi sa politique réussit".

Non seulement Nicolas Sarkozy "ne connaît pas la réalité sociale car le nombre de grèves est très important", mais ses propos sont "méprisants" pour les grévistes tentant de se mobiliser sans trop gêner les usagers et pour les usagers eux-mêmes, a-t-elle estimé.

"Le président de la République joue avec le feu parce que si désormais pour faire entendre des revendications collectives les usagers doivent user de moyens d'actions qui gênent les autres, on risque d'entrer dans une spirale dangereuse pour notre pays", a mis en garde Mme Dumas.

Un avis partagé par le président de la CFTC Jacques Voisin, pour lequel "le risque est de balayer tout ce qui a été fait en matière d'alarme sociale et d'inciter aux conflits purs et durs, ce qui n'est pas souhaitable" sachant que "les relations dans le public, comme dans le privé, restent très tendues".

"L'attitude très responsable des partenaires sociaux pour développer le dialogue social afin d'éviter les conflits est battue en brèche par les propos très politiques du président de la République (...) C'est regrettable et de nature à attiser les conflits", a-t-il jugé.

Dans les transports terrestres de voyageurs, la loi d'août 2007 instaurant "la continuité du service public" prévoit des négociations avant tout préavis de grève, une déclaration des grévistes 48 heures à l'avance, une information des usagers 24 heures avant et une réaffectation des agents.

De son côté, le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray a conseillé dimanche à Nicolas Sarkozy de "prendre garde" aux réactions sociales, estimant que "ses déclarations triomphantes à propos de l'inefficacité des grèves (donnent) toute la mesure de la manière dont il conçoit le dialogue social".

S'adressant aux dirigeants de l'UMP ainsi qu'au président Sarkozy, M. Dray a lancé : "Qu'ils prennent garde, car comme on dit dans les cours de recréation : Rira bien qui rira le dernier".

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BLANG BLING BLING : SARKOLEON 1er choisira le président de France Télévision !




L'ORTF, décidément inamovible ! Les shadocks vont pouvoir repomper ... du gazole bientôt à 2 € le litre !


Alors que 71 % des français s'y opposent, Sarkoléon 1er nommera désormais le président de France Télévision !

En bref...

- Le président de France Télévisions sera nommé par l'Elysée. "L'actionnaire, c'est l'État, il doit donc nommer le président. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel pourra émettre un avis. C'est un système clair".

- Internet et le mobile plus taxés que prévu: la taxe sur le chiffre d'affaires des opérateurs sera de 0,9% au lieu des 0, 5% annoncés

- Nicolas Sarkozy s'interroge sur France 3: "Il ne faut pas de contradiction avec une ligne éditoriale pour France Télévisions et France 3 qui serait éclatée en pôles régionaux. France 3 doit dépendre de l'équipe dirigeante de France Télévisions."


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04.07.2008

CA VA FAIRE MAL ! Gazprom prédit un baril à 250 dollars "prochainement"

096d07081b131efc09dc403957bcca26.jpgLe litre de gazole à 2 € , c'est déjà demain ! Que nous propose le triumvirat Blingbling : Sarkozy Bruni Fillon ? Nothing, nobody au téléphone...

Pour Alexeï Miller, le président du géant gazier russe, les prix du gaz en Europe pourraient dépasser 500 dollars les 1.000 mètres cubes à la fin de l'année, contre 370 dollars actuellement.
Alexeï Miller, le président du géant russe de l'énergie Gazprom table sur une explosion des prix du gaz et du pétrole à court et moyen terme. C'est ce qu'il a déclaré ce jeudi devant la presse à l'issue de discussions à Bakou entre le président russe Dmitri Medvedev et son homologue azerbaïdjanais Ilham Aliev.

"Nous prévoyons que fin 2008 le prix du gaz en Europe dépassera 500 dollars", pour 1.000 mètres cubes, a déclaré Alexeï Miller. Ce même volume s'échangeait encore en mars à 370 dollars. Alexeï Miller avait précédemment estimé en mars que le prix moyen du gaz russe vendu à l'Europe pourrait atteindre 400 dollars les 1.000 m3 en 2008, là où les prévisions étaient de 310 dollars initialement.

Cette hausse de tarifs est liée entre autres à la chute du cours du dollar -que le producteur compense en augmentant ses tarifs afin de maintenir ses bénéfices. Mais elle n'a pas pour autant d'impact sur la hausse de la demande européenne en gaz, avait alors expliqué M. Miller.

Quant au prix du baril de pétrole, Alexeï Miller a redit qu'il allait passer "prochainement" à 250 dollars. Le baril de pétrole brut a dépassé ce jeudi matin le seuil des 146 dollars à Londres. Son cours étant invariablement soutenu par des stocks en baisse et des tensions géopolitiques alimentant des craintes sur l'offre. (source AFP)


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SERVICES PUBLICS : La Poste, bientôt société anonyme !

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Et oui tu n'appartiens déjà plusqu'à la seule grande société anonyme...

A défaut d'être chouette, vu la franche reculade promise par nos "2 ténors" : Delanoé, Royal, bon congrès quand même chèr(e)s camarades !

A la Rochelle, cet été au menu : salade mixte de crabes et méduses avec sa sauce encre de sèche...
Bon appêtit, Messieurs, Dames !


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Le changement du statut de La Poste serait en discussion à Bercy. L'établissement public pourrait devenir une société anonyme, selon le journal Le Monde. Un transformation qui pourrait entraîner des "milliers de suppressions d'emplois", selon la CGT. De son côté, Bercy affirme que "rien n'est décidé". © Reuters 2008

La Poste pourrait voir prochainement son statut évoluer. La première entreprise française et ses 300 000 salariés pourraient passer d'un statut d'établissement public à celui de société anonyme. Selon le journal Le Monde, ce projet est à l'étude depuis plusieurs mois entre le président Jean-Paul Bailly et le gouvernement.

Cette éventuelle transformation est rendue nécessaire, selon la direction de La Poste, afin de faire face à la libéralisation totale du marché du courrier d'ici 2011. L'entreprise, dont le budget est grevé par une dette de 5.8 milliards d'euros, pense que son statut actuel la pénaliserait face à ses futurs concurrents.

Mais le projet ne plait pas aux organisations syndicales. Selon Colette Duynslaeger, secrétaire générale de la CGT-Poste, ce "serait ni plus ni moins qu'une privatisation sur les salariés" qui pourrait déboucher sur " des milliers de suppression d'emplois". La responsable CGT s'étonne par ailleurs d'un tel changement de statut. Selon elle, " rien ne fait apparaître quoi que ce soit" en ce sens.

Des doutes entretenus par l'entourage de Christine Albanel. Bercy confirme "réfléchir à l'avenir de La Poste. Mais, à l'heure actuelle, il n'y a pas de calendrier ou de décisions prises". Le ministère rappel cependant que "la plupart des entreprises européennes ont fait évoluer leur statut".

Antoine Krempf.

Déjà toutes et tous alertés depuis 1 an sur le même sujet, notre dossier EDF GDF 100% public ?

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L'Europe nouvelle des 6o heures est arrivée...

6fd5843cf21d60038823a1f49fd5cf99.jpgÇa y est "l’opt out" arrive !

“L’opt out”, c’était l’article 18 de la directive 93-104 qui permettait à la grande Bretagne de déroger à la durée du travail fixée en Europe des 15 à 48 h hebdomadaires maxima. Il y avait trois conditions :
la première était que le salarié soit “libre” de son choix de travailler plus de 48 h, mais chacun sait qu’il n’y a pas de liberté en matière de droit du travail, tout salarié est subordonné, ce qui caractérise un contrat de travail est un “lien de subordiantion juridique permanente”.
la seconde était que les heures au dessus de 48 h soit décomptées. Mais comme elles ne le sont déjà pas en dessous, elles ne furent pas en dessus.
la troisième était que cette catégorie de travailleurs soit particulièrement suivie par la médecine du travail. Quel aveu ! Mais comme celle ci n’est pas indépendante, comme elle n’a pas assez d’effectifs, en pratique la médecine du travail n’a pas suivi.

Il devait y avoir une “clause de revoyure” à cet “opt out” ( c’est le droit de déroger, d’être hors norme, hors la loi, en marge de la pratique légale) : c’était prévu en 2003. Mais depuis 2003, avec l’arrivée des 10, dans l’UE 25 puis l’UE 27, au lieu d’annuler le dangereux “opt out”, c’est la durée légale maxima de 48 h qui est remise en cause, et “l’opt out” qui est en passe de l’emporter.

L’Europe envisage de permettre de travailler 60 h hebdomadaires, (pendant que la Corée du sud a lutté 25 ans pour baisser la durée du travail de 55 h à 40 h... Ah quel progrès l’Europe !).

Le ministre Bertrand est le roi de l’hypocrisie quand il prétend que l’opt out ne passera pas en France, alors que la commission va l’adopter, et que la loi Sarkozy-Fillon-Bertrand prévoit que des accords dérogatoires puissent remettre en cause au cas par cas les majorations d’heures supplémentaires et les durées maxima... C’est en fait l’opt out à la française qui va ronger la durée légale du travail et la protection de la santé des travailleurs contre la surexploitation. On en revient aux durées du travail du 19e siècle...

Celles-là même qu’il a fallu 160 ans pour abaisser...Travailler plus, gagner moins, souffrir plus et être moins nombreux à travailler... Partage féroce...

Mercredi 11 juin 2008

Gérard Filoche

18:56 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

28.06.2008

Services publics, on brade !




0cebebf910eca548aa4fd9b9d20dd755.jpgRGPP, l’acronyme claque avec âpreté. Et le projet qu’il recouvre est tout aussi brutal. Cette révision générale des politiques publiques que le gouvernement s’échine à faire passer pour une modernisation de l’État dissimule mal un véritable démantèlement des services publics. Après avoir dilapidé une partie de son budget dans le paquet fiscal, la droite est contrainte de faire des économies en dépit du bon sens : suppression de postes dans l’Éducation nationale, fermeture de tribunaux, d’hôpitaux, de bureaux de postes… L’Hebdo s’est notamment rendu en Bourgogne, un territoire menacé parmi d’autres, pour rendre compte de cette réalité.

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21.06.2008

Vers la précarisation généralisée du salariat

4848ad7165f8c11fc7655218d81f9d89.jpg« La rupture » était le slogan du candidat Sarkozy. Au centre de son programme figurait la soit disant revalorisation de la valeur travail. Un avenir radieux était donc promis aux salariés et aux demandeurs d’emploi. Un an après qu’en est-il ?

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Dès le mois d’aout 2007, le gouvernement s’engageait dans une politique de régression sociale: il détaxait les heures supplémentaires, réécrivait le code du travail et réformait le service public de l’emploi. Dernièrement,il a modernisé lemarché du travail. Une seule logique est poursuivie : réduire les droits des salariés et accentuer la déréglementation.

Le bilan, même partiel, est accablant: Plus de 100000 emplois ont été détruits,le travail à temps partiel souvent imposé explose et concerne plus de 18% des salariés.Dans lemême temps 14% sont en contrat précaire et les conditions de travail se sont dégradées.

Au lieu de changer de politique, le gouvernement veut l’amplifier. Au mépris de la négociation, il entend revenir sur des dispositions de 1936, 1977 ou 1982 et mettre fin aux 35 heures. Avec l’avant-projet de loi sur la démocratie sociale, la durée légale du temps de travail pourrait être portée à 13h parjouret 48h par semaine.

À ces atteintes s’ajoutent la remise en cause du repos compensateur, l’accentuation des contraintes pour les chômeurs obligés d’accepter n’importe quel emploi payé à peine au - delà dumon tant de leur allocation chômage, la réduction des revenus des ménages modestes avec le transfert de la prime pour l’emploi pour financer le RSA :les pauvres payent pour les plus pauvres.

Face à cette entreprise de destruction sociale sans précédent, nous opposons une logique qui place au centre de ses préoccupations la reconnaissance de la valeur du travail et sa juste rétribution, le dialogue social sans lequel la démocratie s’arrête aux portes de l’entreprise, la répartition plus équitable des richesses créées tant dans l’entreprise qu’au sein de la nation.

Christiane Demontès,
Sénatrice du Rhône, membre du Bureau national

Cet article publié le Mercredi 11 juin 2008

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16.06.2008

CODE DU TRAVAIL : La casse du siècle ! Attention démolition !



Le code du travail accuse le coup. Et pour cause, depuis un an, le gouvernement, sous l'autorité du chef de l'Etat, celui-là même qui avait promis de « libérer le travail », les salariés doivent faire face à une dérégulation profonde de leurs droits. Limitation du droit de grève, travail dominical, sanctions pour les chômeurs refusant deux propositions d'emplois, mais aussi une énième remise en cause des règles régissant la durée du travail, c'est sur tous les fronts que le code du travail est assailli. Face à cette politique injuste, et au mépris total du dialogue social, les socialistes mettent en alerte l'opinion sur l'ampleur de la casse qui s'annonce.

Télécharger L'hebdo n° 493 en PDF

Attention, démolition !
Depuis un an, Nicolas Sarkozy redéfinit, projet après projet, son nouveau code du travail. « Libérer le travail », c’était son slogan. Dans les faits, cette libération s’apparente à une dérégulation sans précédent. Une à une les protections des salariés sont abrogées.

L’addition fait froid dans le dos. Rien n’est encore apparent, mais les projets de loi s’accumulent sur le bureau du Parlement. Avant la fin juillet, le gouvernement envisage de faire légiférer sur la limitation du droit de grève dans l’éducation, la définition des offres valables d’emploi (pour la mise en œuvre de la sanction des chômeurs refusant deux propositions), la banalisation du travail dominical et enfin la énième remise en cause des règles régissant la durée du travail.

Sur ce dernier sujet, la droite a révélé sa conception du dialogue social. Alors qu’un accord avait été conclu par l’État, la CGT, la CFDT et le patronat sur la représentativité syndicale, le gouvernement a préféré trahir sa signature pour ajouter au projet déposé des dispositions remettant en cause les 35 heures. Même le MEDEF dénonce aujourd’hui un passage en force qui menace la démocratie sociale et crée un climat de défiance.

Depuis les annonces se succèdent dans la plus totale confusion. Le secrétaire général de l’UMP appelle à la fin de la durée légale pour être aussitôt contredit par son secrétaire général adjoint - ministre du travail. L’entourage du chef de l’Etat laisse ensuite filtrer l’intention de renvoyer aux négociations d’entreprises le tarif des heures supplémentaires, mais devant l’ampleur de la réaction, l’exécutif opère une manœuvre de repli.
C’est dans ce maquis que s’opère la disparition de protections acquises de haute lutte. Le gouvernement joue sur les mots. Il entend préserver la durée légale à 35 heures, mais il autorise les heures supplémentaires jusqu’à la durée maximale européenne, c’est-à-dire 48 heures hebdomadaires. Il prétend que les heures effectuées seront majorées de 25 % mais ce qu’il tait, c’est l’ouverture aux non-cadres des forfaits jours et heures qui ont pour effet de neutraliser le paiement des majorations. Il affiche le maintien de règles nationales, mais ouvre au niveau des entreprises le champ de la négociation sur le temps de travail. C’est l’ordre public social qui est raboté et le dumping social entre entreprises concurrentes qui est organisé.

Ces remises en cause auront lieu pendant la session extraordinaire du Parlement, c’est-à-dire au moment où les Français auront la tête aux vacances plus qu’aux mobilisations sociales. C’est pourquoi il est plus que jamais nécessaire de soutenir les mouvements du mois de juin qui ont pour premier mérite d’alerter l’opinion sur l’ampleur de la casse qui s’annonce.

Thomas Colognac

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mardi 17 juin :  Manifestation contre le démantèlement du droit du travail






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15.06.2008

Migrants : Evo Morales Président de la République de Bolivie tacle l'Union européenne pour sa « directive de la honte »

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6d256a8630799ea9e96ab36a4b91d886.jpgLettre du Président Evo Morales à l’Union Européenne

Jusqu’à la fin de la Seconde guerre mondiale, l’Europe était un continent d’émigrants. Des dizaines de millions d’Europe partirent aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux guerres ou aux totalitarismes européens et à la persécution des minorités ethniques.

Aujourd’hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite “directive retour”. Ce texte, validé le 5 juin passé par les ministres de l’Intérieur des 27 pays de l’Union européenne, doit être approuvé le 18 juin par le Parlement européen. Je perçois qu’il durcit de manière drastique les conditions de détention et d’expulsion des migrants sans papier, quelque ait été leur temps de séjour dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur intégration.

Les Européens sont arrivés dans les pays d’Amérique latine et d’Amérique du Nord, en masse, sans visa ni conditions imposées par les autorités. Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent, dans nos pays du continent américain, qui absorbèrent alors la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe, avec un coût très élevé pour les peuples premiers de l’Amérique. Comme par exemple dans le cas de notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines qui donnèrent sa masse monétaire au continent européen entre le XVIème et le XIXème siècle. Les personnes, les biens, les droits des migrants européens furent toujours respectés.

Aujourd’hui, l’Union européenne est la principale destination des migrants du monde, conséquence de son image positive d’espace de prospérité et de libertés publiques. L’immense majorité des migrants viennent dans l’Union européenne pour contribuer à cette prospérité, non pour en profiter. Ils occupent les emplois de travaux publics, dans la construction, les services aux personnes et dans les hôpitaux, que ne peuvent ou ne veulent occuper les Européens. Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre actifs et inactifs qui rend possible ses généreux systèmes de solidarité sociale et dynamisent le marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques et financiers de l’UE.

Pour nous, nos émigrants représentent l’aide au développement que les Européens ne nous donnent pas – vu que peu de pays atteignent réellement l’objectif minimum de 0,7 % du PIB d’aide au développement. L’Amérique latine a reçu, en 2006, 68 milliards de dollars de transferts financiers de ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays. Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300 milliards de dollars, qui dépassent les 104 milliards de dollars octroyés au nom de l’aide au développement. Mon propre pays, la Bolivie, a reçu plus de 10 % de son PIB en transferts de fond des migrants (1,1 milliards de dollars), soit un tiers de nos exportations annuelles de gaz naturel.

Il apparait que les flux de migration sont bénéfiques pour les Européens et, de manière marginale, aussi pour nous du Tiers-Monde, vu que nous perdons des millions de personnes de main-d’œuvre qualifiée en laquelle, d’une manière ou d’une autre, nos États, bien que pauvres, ont investi des ressources humaines et financières.

Il est regrettable que le projet de “directive retour” complique terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque État ou groupe d’États puisse définir ses politiques migratoires en toute souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient déniés à nos compatriotes et à nos frères latino-américains. La directive retour prévoit la possibilité d’un enfermement des migrants sans papier jusqu’à 18 mois avant leur expulsion – ou “éloignement” selon le terme de la directive. 18 mois ! Sans procès ni justice ! Tel qu’il est le projet de directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948. Et en particulier l’article 13 qui énonce :

“1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat.

2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.”

Et, pire que tout, il existe la possibilité d’emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans prendre en compte leur situation familiale ou scolaire, dans ces centres de rétention où nous savons que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides. Comment pouvons-nous accepter sans réagir que soient concentrés dans ces camps nos compatriotes et frères latino-américains sans papier, dont l’immense majorité travaille et s’intègre depuis des années ? De quel côté est aujourd’hui le devoir d’ingérence humanitaire ? Où est la “liberté de circuler”, la protection contre les emprisonnements arbitraires ?

Parallèlement, l’Union européenne tente de convaincre la Communauté Andine des Nations (Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou) de signer un “Accord d’association” qui inclue en son troisième pilier un traité de libre-échange, de même nature et contenu que ceux qu’imposent les États-Unis. Nous subissons une intense pression de la Commission européenne pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services publics. De plus, au nom de la “protection juridique”, on nous reproche notre processus de nationalisation de l’eau, du gaz et des télécommunications réalisés le Jour des travailleurs. Je demande, dans ce cas : où est la “sécurité juridique” pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui recherchent un horizon meilleur en Europe ?

Promouvoir d’un côté la liberté de circulation des marchandises et des flux financiers, alors qu’en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos frères qui ont essayé de circuler librement… Ceci est nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques.

Dans ces conditions, si cette “directive retour” devait être approuvée, nous serions dans l’impossibilité éthique d’approfondir les négociations avec l’Union européenne et nous nous réservons le droit d’imposer aux citoyens européens les mêmes obligations de visas qui nous ont été imposées le 1er avril 2007, selon le principe diplomatique de réciprocité. Nous ne l’avions pas exercé jusqu’à maintenant, attendant justement des signaux positifs de l’UE.

Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles, connaissent d’importantes difficultés globales : le réchauffement global, la pollution, la disparition lente mais sûre des ressources énergétiques et de la biodiversité alors qu’augmentent la faim et la misère dans tous les pays, fragilisant nos sociétés. Faire des migrants, qu’ils soient sans papier ou non, les boucs émissaires de ces problèmes globaux, n’est en rien une solution. Cela ne correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l’Europe ne sont pas la faute des migrants, sinon le résultat du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes.

Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent et des régions du monde comme le Maghreb et les pays de l’Afrique, je fais appel à la conscience des dirigeants et députés européens, des peuples, citoyens et militants d’Europe, pour que ne soit pas approuvée le texte de la “directive retour”. Telle que nous la connaissons aujourd’hui, c’est une directive de la honte. J’appelle aussi l’Union européenne à élaborer, dans les prochains mois, une politique migratoire respectueuse des droits de l’Homme, qui permette le maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents, qui répare une fois pour toutes l’énorme dette historique, économique et écologique que les pays d’Europe ont envers une grande partie du Tiers-Monde, et qui ferme définitivement les veines toujours ouvertes de l’Amérique latine. Vous ne pouvez pas faillir aujourd’hui dans vos “politiques d’intégration” comme vous avez échoué avec votre supposée “mission civilisatrice” du temps des colonies.

Recevez tous, autorités, eurodéputés, camarades, un fraternel salut depuis la Bolivie. Et en particulier notre solidarité envers tous les “clandestins”.

Evo Morales Ayma

Président de la République de Bolivie (traduction - Juin 2008)

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Non irlandais : "Il est temps de tirer des conclusions"

608bd9c2c564f92a24fb317b6c74d770.jpgInterview de Laurent Fabius parue dans Le Parisien le 14 juin.




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Marie-Noëlle LIENEMANN réagit au"non" irlandais

Une grande majorité des européens voit bien que l’horizon d’un grand marché libéral est incapable d’assurer un progrès social partagé, une protection effective de nos activités industrielles et économiques.

6accf3d1cac3901d162ddea6c1968c9c.jpgMarie-Noëlle LIENEMANN, députée au Parlement européen, membre du bureau national du PS, constate à la suite du référendum irlandais que lorsqu’on consulte les peuples, ils manifestent leur refus de poursuivre la construction européenne sur les rails qu’on veut leur imposer. Il est temps d’arrêter le processus de modifications institutionnelles pour proposer des nouvelles politiques répondant aux attentes de nos concitoyens. Une grande majorité des européens voit bien que l’horizon d’un grand marché libéral est incapable d’assurer un progrès social partagé, une protection effective de nos activités industrielles et économiques face à la concurrence des pays de faible coût de main d’œuvre et de garantir une amélioration du pouvoir d’achat et du niveau de vie du plus grand nombre.

Rien ne serait pire que d’expliquer ce nouveau Non par l’ignorance, l’incompréhension des citoyens irlandais. Rien ne serait pire que de contourner ce vote qui s’exprime sur un texte qui ressemble comme deux gouttes d’eau au traité constitutionnel que les français et néerlandais avaient rejeté. Il faut abandonner ce projet et repartir sur d’autres bases.

Nicolas Sarkozy a trompé deux fois les français : la première en parlant d’un « mini-traité » alors qu’il s’agissait d’une nouvelle présentation du même texte que le traité constitutionnel, la seconde en leur faisant croire que ce « mini-traité » relancerait l’Europe. Il n’en est rien.

On peut au passage regretter que le peuple français n’ait pas été à nouveau consulté par voie référendaire. Il n’y aura pas d’avenir à l’Union européenne sans la confiance retrouvée des peuples qui la composent et sans une réorientation profonde de la construction européenne./.

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07.06.2008

POSITIVE PRECARITE : Logement, la France épinglée par le Conseil de l'Europe

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e90c26df96de1ed0de27241b88f66449.gifpar NOUVELOBS.COM

Deux décisions font état de "l'insuffisance manifeste" de l'offre de logements sociaux accessibles aux personnes les plus pauvres en France, qui vient de se faire épingler par le Conseil de l'Europe

96c52983a92e4e24f242e125111e769a.jpgSDF sur canal Saint-Martin.

Ces décisions, qui ont été adoptées il y a quatre mois par le Comité européen des droits sociaux du Conseil de l'Europe, font suite à des réclamations collectives présentées contre la France par le mouvement international ATD Quart Monde et par la Fédération des associations nationales de travail avec les sans-abris (FEANTSA).
Régis Brillat, secrétaire exécutif du Comité européen des droits sociaux, a précisé que c'est la première fois que de tels constats de violation de la Charte des droits sociaux en matière de logement sont rendus par ce Comité à l'égard d'un des 14 pays européens prévoyant la possibilité de réclamations collectives.

"Une faille fondamentale"

Le Comité a jugé que la France violait plusieurs dispositions de la Charte, notamment celles concernant les procédures d'expulsion et leur mise en oeuvre, l'offre -- insuffisante -- de logements à un coût accessible pour les plus pauvres, les modalités d'attribution des logements sociaux -- manquant "d'équité et de transparence" --, le faible nombre d'aires d'accueil pour les gens du voyage et la construction insuffisantes de logements sociaux.
Le Comité a estimé que "les carences du système français en termes de collecte de données concernant les besoins en centres d'hébergement et foyers d'accueil (...) est une faille fondamentale qui empêche les autorités de déterminer l'adéquation des mesures prises pour réduire le phénomène des sans-abris".

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CH'TI RAPPEL : Le code du travail est en grand danger, Réveillez-vous ! VIDEO

C'est de pire en pire, responsables SOCIALISTES DE GAUCHE élus : réveillez-vous, même si le code du travail ne vous concerne pas !!!

2fe72321d009d701eaba2e8b48722ac3.jpgGérard Filoche, Inspecteur du travail nous explique en 6mn les dangers du nouveau Code du Travail.
Ce Code va être voté au Parlement comme une lettre à la poste début décembre, sans aucune information des principaux médias. Il remet en cause les droits les plus quotidiens de 16 millions de salariés.



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09:14 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

06.06.2008

Aujourd'hui la crise, c'est dur aujourd'hui peut-être, demain ça sera vachement mieux

83367b4020cdac7cc4889d342458bac6.jpgAujourd'hui la crise Jacques HIGELIN

C'est dur aujourd'hui peut-être
Demain ça sera vachement mieux
Tu tournes en rond comme une bête
Tu tires la vache par la queue
C'est dur aujourd'hui la crise
Tu retournes le steak sur la paille
Tu lèches le noyau de la cerise
Avant que la machine déraille aïe aïe aïe aïe

C'est dur aujourd'hui peut-être
Demain ça sera vachement mieux
Flanque-toi une balle dans la tête
Arrache ton flip et plaque tout
T'as perdu ton coup de fourchette
Dans les petites annonces du soir
Y te reste une bombe dans l'assiette
Et du cordon dans le placard

C'est dur aujourd'hui peut-être
Demain ça sera vachement mieux
Tu tournes en rond comme une bête
Tu tires la vache par la queue
Viens faire un poker chez Louise
Qu'a le coeur rond comme une bonbonne
Qu'a le feu de l'enfer sous sa chemise
Le ciel dans son stock d'alcool

RAG 34. Les lolo's 34

18:45 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités