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29.06.2008
L'APPEL DE RECONQUETES contribution de H.Emmanuelli et B. Hamon
L’appel de reconquêtes
Préambule de la contribution
Télécharger l'appel (180.2 ko pdf)
L’acceptation des régressions sociales et le discours décliniste sont aujourd’hui devenus la norme, le clivage entre le conservatisme et le progrès est escamoté derrière des réformes qui en réalité sont autant de retours en arrière.
Nos concitoyens attendent un message d’espoir face à une droite décomplexée qui multiplie les attaques. Le libéralisme économique atteint de nouvelles limites tout en maintenant son hégémonie. Il nous appartient alors, d’ouvrir une voie dans le désenchantement imposé par la pensée dominante pour préparer l’avenir. Seule une gauche résolue et déterminée peut remettre la justice sociale au coeur de l’action politique, dépasser le modèle exclusif du libre-échange sans précaution et redonner du sens au clivage gauche/droite.
A cette fin nous devons réconcilier la France avec le progrès qui doit être notre boussole.
Forger les idées et les outils de ces reconquêtes, c’est ce que nous vous proposons dans ce processus d’élaboration de notre contribution pour le prochain Congrès du Parti Socialiste.
Un renversement de cycle.
La convergence et la coïncidence de 4 crises mondiales majeures (financière, alimentaire, énergétique, écologique) bouleversent les principes sur lesquels les sociétés occidentales fondaient leur prospérité et leur développement. Nous entrons dans le deuxième âge de la globalisation. Le modèle économique libéral montre des limites sérieuses quant à sa capacité à répondre à la demande sociale et aux nécessités de développement au niveau mondial. Là où les conservateurs privilégient le court terme, les socialistes doivent voir loin. Ils doivent anticiper la société post-libérale et proposer un Etat régulateur et innovateur comme réponse à l’urgence sociale, économique et écologique. Cette proposition, c’est à la gauche de la porter et de l’imposer dans le débat démocratique alors que la droite démantèle la puissance publique.
Le choc des défaites.
Depuis juin 2006, la sociale démocratie européenne a enregistré 13 défaites lors des 15 derniers scrutins nationaux. La crise de la sociale démocratie est générale. Elle oblige à un inventaire serein des erreurs stratégiques et politiques accumulées depuis plus de 10 ans. Si la gauche a prospéré dans les années 90 dans le sillage des victoires britanniques et allemandes, sur une offre politique sociale libérale, elle ne lui a pas permis de conserver le pouvoir dans les années 2000. De ce point de vue la situation de la gauche française n’est pas si singulière. Adossée à une offre politique semblable à celle de ses voisins, elle échoue à leur instar. Si la modernité se définit par la rupture avec les cadres conservateurs de pensée, la social-démocratie européenne doit rapidement abandonner une orientation qui lui a soustrait une part importante du vote ouvrier et populaire, réduit le poids total de la gauche et l’a éloigné durablement des responsabilités. Le monde a changé. L’avenir de la gauche française ne peut pas consister à mimer le « New Labour » ou le SPD des années 90, l’avenir du PS ne peut pas être le passé de la social-démocratie européenne. L’efficacité électorale commande de renouer avec les classes populaires plutôt que de confier notre sort politique à l’air du temps.
Des marges de manœuvre politiques existent en dépit d’une situation difficile et complexe.
Le discours politique est influencé par une forme de déclinisme, de fatalisme, développés y compris, parfois, dans nos rangs, qui a pour conséquence d’empêcher l’émergence d’une alternative à la pensée dominante. Le progrès de nos sociétés ne peut pas se concevoir seulement en contrepartie systématique de sacrifices de la part de la majorité de ses membres. Sans nier la nécessité de l’effort collectif, la gauche ne peut plus se contenter au nom d’une prétendue "responsabilité" de rejoindre la droite sur le but et le contenu des réformes structurelles, se distinguant seulement sur les dosages ou l’agenda. Quand la droite promet aux hommes et aux femmes de notre pays un avenir noir, le « devoir de grisaille » ne fait pas office d’arc en ciel.
Nous pouvons et nous devons lever une espérance.
L’intelligence, l’initiative, la créativité, l’engagement existent dans le mouvement social, dans les universités, dans la jeunesse, dans le monde économique ou culturel. Cette espérance existe déjà, dans un contexte certes différent, en Amérique du Sud et du Nord. 1968 nous offre l’occasion de célébrer un grand mouvement social de conquêtes. Alors qu’aujourd’hui, se mobiliser se résume souvent à résister. La gauche doit retrouver cet esprit pour conquérir de nouveaux droits et élargir l’espace de nos libertés. Cette voie est plus exigeante que la confortable adaptation aux exigences des canons de la pensée unique qui nous mène à d’inévitables déconvenues.
Changer notre offre politique.
Nous n’avons plus gagné les présidentielles depuis 20 ans, les législatives depuis 11 ans. Il faut changer de cycle et d’orientation, renouveler les équipes.
Les mêmes lignes n’ont pas plus de chance de faire gagner les socialistes demain qu’hier. La gauche est immobile parce qu’elle s’incarne dans les mêmes comportements, les mêmes réflexes, les mêmes mots et souvent le même cynisme depuis 20 ans. Il nous faut surtout éviter un nouveau congrès de Rennes, qui propose le choc de deux profils sans différence majeure de ligne. Nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de laisser des écuries présidentielles déchirer le Parti Socialiste. Cet affrontement fait peser une menace lourde sur l’avenir du PS, son intégrité, son image dans la population et son existence même.
Le congrès du PS doit alors être le congrès de l’anticipation et de la relance.
L’élection de Nicolas Sarkozy est l’aboutissement de la défaite culturelle de la gauche, résultat des batailles que nous n’avons pas menées. Les Socialistes doivent tourner cette page ! Ils doivent définir une politique qui remette le progrès au service de l’humanité.
Notre première responsabilité est d’imaginer la France d’après Sarkozy. Imaginer un contexte où, il est à redouter que les inégalités sociales et leur cortège de violence auront augmenté et alors qu’auront été simultanément affaiblis les instruments de régulation, d’intervention et de redistribution, nationaux et continentaux.
La modernité, c’est anticiper et préparer le post-libéralisme et construire la gauche du XXIe siècle qui saura remettre la justice sociale au coeur de l’action politique.
Pour cela la démarche de Reconquêtes passe par la mise en débat de propositions fortes. C’est le sens des forums auxquels nous vous invitons.
Henri Emmanuelli et Benoît Hamon
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09:30 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Besancenot et «l'acte fondateur» des anticapitalistes

(En mai. Photo Reuters)Un millier de délégués des comités pour un «Nouveau parti anticapitaliste» ont tenu samedi leur première réunion nationale. «Cette première réunion n’est pas un mini-congrès mais c’est un acte fondateur fort», a lancé Olivier Besancenot, l’ex-candidat de la LCR à la présidentielle, devant les délégués, en majorité non membres du parti trotskiste, réunis dans une salle austère de la Plaine-Saint-Denis.
«On a une responsabilité particulière: la gauche radicale anticapitaliste peut changer d’échelle», assure le jeune postier, qui prend la parole quelques minutes, comme les autres délégués. «On est révoltés, on veut aller plus loin, on veut fonder une autre société, ce qui nous rassemble c’est une démarche de refondation politique», affirme celui dont la popularité va crescendo, selon des derniers sondages.
Constitués depuis plusieurs mois sous la houlette de la LCR, les comités regroupent désormais, selon la Ligue, quelque 10.000 personnes et se donnent pour objectif de fonder en janvier 2009 le nouveau parti, dont le nom reste à déterminer. Alain Krivine, fondateur de la LCR en 1968, est ravi: «C’est un gros succès, on est au début du processus et on est déjà 10.000», trois fois plus que les effectifs de la LCR. «Ce sera un grand parti», pronostique-t-il.
Le succès, concède Krivine, n’est pas sans rapport avec l’espace libéré par le Parti socialiste: «Olivier Besancenot apparaît comme le meilleur dirigeant contre Sarkozy, alors que le PS est muet ou même complice» du gouvernement, notamment sur la question «des retraites».
A l’ouverture de la rencontre, Pierre-François Grond, membre de la direction de la Ligue, donne le ton: «Il y a urgence que, face à une gauche en état de sinistrose, une nouvelle force soit constituée.» «Nous n’avons de leçon à recevoir de personne pour ce qui est de la résistance à Nicolas Sarkozy», ajoute-t-il, alors que des voix, notamment au PS, accusent la LCR d’être instrumentalisée par le pouvoir pour fractionner la gauche.
A l’issue de la rencontre dimanche, une structure doit être mise en place – intégrant des militants non LCR – pour rédiger d’ici à l’automne un programme et définir des statuts de la nouvelle formation. «Le plus grand défi est d’associer les non membres de la LCR à tous les chantiers», alors que «la moitié d’entre eux n’ont aucune expérience politique», estime Pierre-François Grond.
La parisienne Leila, du comité «l’Appel à la pioche» qui défend la cause des précaires, pose déjà une condition: «Que nos formes d’action soient prises en compte. Nous sommes là pour enterrer la faucille et le marteau!» Tout le monde n’est pas de cet avis. «Le Nouveau parti anticapitaliste doit dire clairement dans son programme et dans son sigle qu’il est révolutionnaire et de classe», souligne un militant de la tendance minoritaire de Lutte ouvrière, l’une des rares formations politiques à être présente.
Clémentine Autain, ex-candidate à la candidature antilibérale en 2007, reconnaît que «la LCR est la seule à faire une proposition politique» alors que «le PCF, la gauche du PS ou des Verts n’ont rien fait».
Article AFP
sur le même thème : Selon la Fondation Jean-Jaurès, le PS pourrait être confronté à une concurrence croissante
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09:15 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Selon la Fondation Jean-Jaurès, le PS pourrait être confronté à une concurrence croissante

(photo : REUTERS/JEAN-PAUL PELISSIER Olivier Besancenot à Marseille, le 13 avril 2007) "On voit depuis quelques années se structurer scrutin après scrutin une offre politique à la gauche de la social-démocratie réformiste à l'instar de ce que l'on observe outre-Rhin avec l'apparition de Die Linke, formation alliant les anciens communistes du PDS et des déçus du SPD et qui est aujourd'hui représentée dans dix parlements régionaux." Une note de la Fondation Jean-Jaurès, proche du PS, met en évidence une hypothèse qui est devenue le cauchemar des socialistes : l'émergence d'une formation concurrente, suffisamment forte pour les empêcher de remporter une élection présidentielle."A l'heure où le PS débat sur sa stratégie d'alliance et sur l'opportunité de faire sien un certain libéralisme après avoir définitivement et officiellement abandonné la référence révolutionnaire, le courant politique incarné par Olivier Besancenot pourrait se voir ouvrir de nouvelles perspectives", ajoute le document.
Dès lors, si le "train des réformes sarkozystes continue au même rythme" et si les socialistes étalent encore leurs divisions, le PS doit craindre que "certaines clientèles de gauche (enseignants, fonctionnaires, syndicalistes, précaires)" ne se tournent vers le futur Nouveau parti anticapitaliste de M. Besancenot. Une formation qui, alors, incarnerait avec le plus de crédibilité "l'opposition frontale au sarkozysme".
En analysant les reports de voix observés au second tour de l'élection présidentielle de 2007, les socialistes pensent cependant trouver quelques raisons de relativiser le danger que représente la popularité de M. Besancenot. Plus des trois quarts (76 %) des électeurs de ce dernier se sont, en effet, reportés sur Ségolène Royal.
"SAUT QUALITATIF"
La Fondation Jean-Jaurès met pourtant en garde contre tout excès d'optimisme. "Le vote utile, dont on a vu l'efficacité en 2007, pourra certes contrecarrer" l'influence de l'extrême gauche, mais "le saut qualitatif opéré par Olivier Besancenot, dont la stature politique et médiatique s'est nettement développée, devrait rendre plus légitime que par le passé l'option d'un vote en sa faveur".
Cette mise en garde intervient alors que le PS commence à prendre très au sérieux la concurrence que constitue le succès grandissant de M. Besancenot dans les sondages, mais aussi le score de certaines listes de la LCR lors des municipales. Mi-mai, le secrétariat national a constitué un groupe de travail piloté par le député de Paris Daniel Vaillant. Sa mission : "Analyser l'impact que pourrait avoir la constitution d'un pôle de radicalité" et "en tirer les enseignements pour la gauche".
Le "phénomène Besancenot" alimente aussi le débat interne, à cinq mois du congrès socialiste de Reims. Benoît Hamon, l'un des représentants de la gauche du PS, préconise que le parti défende les réformes sociales mises en oeuvre par les socialistes, "occupe l'espace public et donc la rue quand cela est juste et nécessaire pour éviter que d'autres ne nous tondent la laine sur le dos".
A contrario, la contribution rédigée par plusieurs "grands élus" réunis autour de Gérard Collomb, maire de Lyon, considère que "ce que les Français attendent du Parti socialiste, ce n'est pas comme certains le suggèrent qu'il radicalise encore son discours, mais qu'il prenne en compte les changements du monde d'aujourd'hui".
Jean-Michel Normand
Article paru dans l'édition du 28.06.08.
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09:04 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
28.06.2008
Jean-Luc Mélenchon redoute que le PS se transforme en "parti démocrate à l'italienne"
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(photo : AFP/JOËL SAGET Le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon) Pas question de rédiger un texte aux allures de "lecture pour la plage" et de contourner "les sujets qui fâchent" dans l'intention de ménager de futurs alliés dans la perspective du congrès. "Réinventer la gauche", la contribution rédigée par Trait d'union, le courant animé par Jean-Luc Mélenchon au sein du Parti socialiste, veut avancer "à visage découvert".
Le sénateur de l'Essonne a, jeudi 26 juin, appelé la gauche du PS à se rassembler face à ceux qui se préparent à transformer le Parti socialiste - dont il constate "l'état de délabrement idéologique et organisationnel" - en un "parti démocrate" à l'italienne. "Cessons de traiter Olivier Besancenot ou le Parti communiste comme des adversaires, et cessons également de faire les yeux doux au MoDem", a-t-il lancé.
Cet appel adressé aux partisans d'Henri Emmanuelli, mais aussi aux amis de Laurent Fabius (avec lesquels M. Mélenchon s'est allié lors du congrès du Mans, en 2005), constitue, selon lui, le seul moyen de résister aux tenants d'une alliance avec le centre. Guère optimiste sur le succès de sa démarche - "les fabiusiens représentent l'énigme de ce congrès", estime-t-il -, M. Mélenchon espère néanmoins que la gauche du PS, "à défaut de gagner le congrès", pourra être en mesure "de faire la décision".
Sur l'Europe, le courant Trait d'union refuse de "dépasser le débat entre le oui et le non, car c'est le non qui l'a emporté" et affirme que "le traité de Lisbonne est mort".
Plaçant "le partage des richesses au centre du débat", M. Mélenchon revendique "le retour de l'Etat redistributeur et stratège" - partie intégrante, dit-il, du "génie français" - et la mise en oeuvre d'une "planification écologique" afin de répondre aux menaces contre l'environnement "qui sont la manifestation d'une contradiction majeure du capitalisme".
Enfin, la contribution déposée par le sénateur de l'Essonne critique le système des adhésions à 20 euros. Le texte souligne que le PS, "parti de combat et d'éducation populaire", doit "être moins ouvert aux modes et aux sondages" et remplir un "rôle d'éclaireur".
Jean-Marc Normand
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08:50 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Services publics, on brade !

RGPP, l’acronyme claque avec âpreté. Et le projet qu’il recouvre est tout aussi brutal. Cette révision générale des politiques publiques que le gouvernement s’échine à faire passer pour une modernisation de l’État dissimule mal un véritable démantèlement des services publics. Après avoir dilapidé une partie de son budget dans le paquet fiscal, la droite est contrainte de faire des économies en dépit du bon sens : suppression de postes dans l’Éducation nationale, fermeture de tribunaux, d’hôpitaux, de bureaux de postes… L’Hebdo s’est notamment rendu en Bourgogne, un territoire menacé parmi d’autres, pour rendre compte de cette réalité.
Télécharger L'HEBDO DES SOCIALISTES N°495 (format pdf / 3,3 mo)
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01:31 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 03 EDF-GDF PUBLIC ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
27.06.2008
Changer ! : Contribution au débat préparatoire au Congrès de Reims
La contribution « Changer ! » va être présentée par Marie-Noëlle Lienemann (Députée européenne, Ancien Ministre, membre du bureau national du PS), Paul Quilès (Ancien Ministre, Responsable national du PS aux questions stratégiques), Jean Mallot (Député de l'Allier), Emmanuel Maurel (Conseiller régional, membre du bureau national du PS), Anne Ferreira (Députée européenne).
Changer la vie, changer le monde : nous n’avons pas renoncé aux objectifs fondamentaux. Parce que la responsabilité historique majeure du Parti Socialiste est d'ouvrir à nouveau les voies de l'espérance, il est temps de faire des choix essentiels pour notre avenir, qui imposent que nous sachions changer dans nos analyses, dans nos objectifs, dans nos discours, dans nos propositions….
Le Congrès de Reims n'est pas joué. Nous pensons en effet que les militants peuvent imposer un sursaut, afin que ce congrès, que nous voulons placer sous le signe de la modernité, de la fidélité et du rassemblement ne s'enlise pas dans un scénario écrit d'avance pour eux et sans eux.
Les choix de personnes ne sont pas sans importance. Mais nous considérons qu’ils sont seconds et qu’ ils doivent venir après les arbitrages politiques essentiels. Pour nous, le PS doit être un mouvement collectif capable de construire des synthèses entre des approches politiques différentes, et non des compromis boiteux. L'esquive de nos différences, le recours à l’homme- ou la femme- providentiel ont anesthésié notre parti depuis plusieurs années.
Il est temps d'ouvrir une ère nouvelle pour le PS. Il est temps de s’engager sur la voie ambitieuse de l’unité de la gauche. Notre perspective est de construire une nouvelle organisation qui fédère tous les partis de la gauche mais aussi des clubs, associations, mouvements et les milliers de militants syndicaux, associatifs ou citoyens qui veulent apporter leur contribution à l’affirmation d’une gauche décomplexée, capable de porter leur espoir et d’agir. Nous souhaitons que le PS, principal parti de gauche, décide au congrès de Reims de ce cap stratégique et d’un calendrier définissant les initiatives permettant de parvenir à l’unité de la gauche.
Les socialistes doivent être à la hauteur de l’enjeu. Face à la vague libérale, néo conservatrice et anti-républicaine, la gauche doit réaffirmer ses valeurs. D’autant que le vent tourne. Le système est en crise, le cycle du libéralisme économique globalisé et triomphant s’achève. Dans ces temps incertains, la gauche et le camp progressiste mondial ont de réelles opportunités pour orienter l’avenir. Encore faut-il le vouloir et agir.
Lire la suite : Télécharger toute la contribution en pdf
Après avoir lu cette contribution, nous vous proposons de nous retrouver et de poursuivre le débat sur le site :
www.changerlavie.eu
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04:07 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Congrès PS : Contribution "Réinventer la gauche"
Présentée par : Jean-Luc Mélenchon (BN), Pascale Le Néouannic (SN), François Delapierre (BN), Marianne Louis (BN), les membres Trait d'Union des instances nationales, des responsables fédéraux, élus et militants du Parti socialiste.
DEPEOPOLISER ET POLITISER LE CONGRES
Dans le monde, le capitalisme financier de notre temps atteint une limite. Il met en danger l’économie, la paix, la démocratie, l’écosystème. La crise alimentaire souligne l’ampleur de cet échec. Ce système ne marche pas. Un autre futur est nécessaire.
En France aussi ! Le congrès du Parti socialiste doit donc répondre à la déferlante de la révolution libérale orchestrée par Nicolas Sarkozy. Retraites, services publics, santé, droit du travail, éducation, laïcité, tout y passe. Des résistances s’organisent sur le terrain. Mais sans horizon politique elles piétinent. Car la gauche politique est en miettes, affichant vaines protestations, positionnements tactiques et aventures personnelles. Après la chute du communisme d’Etat, la déroute social-démocrate et la dilution de l’écologie politique, elle est à bout de souffle. Nous sentons bien ainsi que c’est une réinvention complète de la gauche qui est à l’ordre du jour si l’on veut pouvoir rassembler de nouveau notre peuple sur un objectif commun de progrès et de justice sociale. Certes un congrès n’y suffira pas, ni même un seul parti. Mais il doit être un point de départ.
Pourtant, incroyablement, c’est un congrès socialiste pipolisé et dépolitisé qui se dessine. Il se présente comme une bataille de personnes en vue de l’élection présidentielle qui aura lieu dans quatre ans ! Les uns avancent à découvert, les autres en collectif d’autodéfense. Cette compétition veut donner une illusion de choix alors que les orientations politiques de bien des protagonistes sont quasiment identiques. C’est à qui sera plus réaliste, moderne et même libéral. Pourquoi donc les principaux dirigeants socialistes se prosternent-ils devant le libéralisme et l’économie de marché au moment où celle-ci, totalement financiarisée, entre en pleine déconfiture ? Il est insupportable de voir leurs dérobades, leurs hors sujets permanents, quand les coups pleuvent sur la société. Il est inadmissible d’entendre d’incessants rappels à la discipline de la part de ceux qui ne respectent eux-mêmes aucune des décisions centrales du congrès du Mans sur le refus de l’alliance au centre ou à propos de l’exigence d’un référendum sur le traité de Lisbonne. En fait le parti s’est desséché. Les opérations cosmétiques comme celle réalisée avec la nouvelle déclaration de principe « unanime », venant après le énième cycle de Conventions nationales sans vote, et l’adoption de deux « projet pour dix ans » au cours des six dernières années, ne peuvent plus cacher l’état de délabrement idéologique et organisationnel du parti. Notre formidable hégémonie dans les collectivités locales ne masque plus notre impuissance à gagner des élections nationales, à créer des rapports de force ou à prendre des initiatives qui entrainent la société. Le décalage avec les réflexes de la gauche de terrain est criant.
Il est donc impératif de politiser le congrès. Il faut pour cela obliger à porter le débat sur l’orientation générale de la gauche face à la droite décomplexée de notre temps. Ce débat se concentre sur quelques questions qu’il n’est nul besoin de diluer dans les habituelles dissertations savantes de la période des contributions surtout quand elles sont écrites pour occuper l’été. Volontairement nous laissons de côté de nombreux thèmes qui nous occupent souvent tout le reste de l’année. Ici nous voulons aller directement sur les sujets qui posent vraiment problème entre nous. Sans concessions, ruses ni détours.
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RAG 34. Les lolo's 34
03:35 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25.06.2008
Contribition de RECONSTRUIRE A GAUCHE (résumé 4 pages)



Reconstruire à gauche
Résumé de la contribution générale présentée en vue du Congrès de Reims par Laurent Fabius et de nombreux signataires membres des instances nationales, responsables fédéraux, élus et militants du Parti socialiste.
Télécharger le résumé 4 pages en pdf
Télécharger toute la contribution générale 26 pages en pdf
Le Congrès de Reims ne doit pas être un Congrès parmi d’autres ni comme les autres. Pour nous, il n’est pas un rendez-vous rituel, mais un temps fort dans un contexte d’urgence politique et sociale. Par ses analyses et ses propositions, il doit être utile aux Français. Il va se dérouler dans un contexte de crises à répétition : crise alimentaire, crise climatique, crise énergétique, crise financière, crise démocratique. Notre objectif est de proposer aux Français des réponses, un projet d’ensemble face à cette urgence.
Trois traits massifs et un constat donnent la mesure de la nouvelle donne mondiale.
1) A rythme constant, la Chine deviendra, avant trente ans, la première puissance économique du monde.
2) D’ici quelque temps, le baril de pétrole pourrait atteindre 200 dollars et le litre à la pompe deux
euros. Après des siècles de ressources naturelles abondantes, nous entrons dans l’ère de la rareté et de la cherté : pétrole, eau potable, matières premières.
3) Si la tendance actuelle se confirme, l'euro pourrait valoir jusqu’à deux dollars à moyenne échéance. Cela donne la mesure des défis à relever pour la gauche.
L’Occident n’est plus le centre du monde. Il doit accepter de ne plus être qu’un pôle parmi d’autres dans la mondialisation et contribuer à reconstruire un modèle de solidarité internationale en refusant fermement la théorie du « choc des civilisations ».
Le libéralisme économique, loin d’être une solution, aggrave les crises. Jamais dans son histoire l’humanité n’a produit autant de richesse, et pourtant jamais les inégalités n’ont été aussi grandes entre les continents et au sein des sociétés. Le capitalisme financier, tout à son objectif de rentabilité maximale à court terme, gonfle les gains du capital et accroît les risques sur les salariés. Les entreprises sont poussées à délocaliser et la compétition entre les Etats est exacerbée. L’obsession du profit à court terme casse en morceaux la société.
La gauche n’a pas pris suffisamment la mesure de cette nouvelle donne et de l’échec du libéralisme. La social-démocratie traditionnelle est en difficulté. Alors qu’elle a tant apporté dans le passé, elle n’a pas su repenser les compromis historiques qui la fondent, et d’abord celui qui régit les rapports du capital et du travail. Face à une droite qui a renouvelé son discours, certains dirigeants sociaux-démocrates ou socialistes ont été fascinés à contretemps par le modèle adverse, quand ils ne lui ont pas fait allégeance. Comme si la société précaire était une fatalité, la stagnation des salaires une donnée inévitable, le triomphe des recettes libérales (déréglementation, privatisation, marchandisation) une évidence. Comme s’il fallait, pour gagner les élections dans un environnement de droite, emprunter à celle-ci ses analyses, ses solutions et son vocabulaire. Pour gagner, la gauche doit commencer par être fière de ses valeurs.
Oui, le besoin de gauche est réel ! Mais les Français attendent une gauche décomplexée, qui propose une offre politique alternative dans la mondialisation, une gauche innovante dans ses propositions, claire dans ses alliances. Une gauche qui retisse le lien entre l’indignation et l’action, la réforme et la révolte. C’est ce socialisme solide, crédible, audible que, reconstructeurs, nous appelons de nos voeux depuis longtemps et qu’avec d’autres, nous voulons bâtir. Il faut reconstruire le Parti socialiste pour reconstruire la gauche. Le Congrès de Reims est une étape majeure sur ce chemin.
Nous proposons six lignes directrices d’un grand projet pour le socialisme du 21ème siècle. Avec un préalable : dégager des marges de manoeuvre pour agir et réduire l’endettement du pays. Nous devrons donc revenir sur le paquet fiscal ; les niches fiscales seront remises à plat et plafonnées, ainsi que les exonérations de charges sociales dont bénéficient les entreprises sans engagement fort en termes de créations d’emploi.
1. Le socialisme de la production par l’innovation économique et la régulation européenne. Il s’agit de faire monter en gamme l’ensemble de notre appareil productif et d’être à l’avant-garde technologique, notamment en augmentant de 10 % chaque année le budget de la recherche, en instaurant une small business administration » à la française pour muscler et soutenir nos PME à l’international, en créant un Fonds Souverain France afin de maintenir sur notre territoire les industries stratégiques. Au plan européen, nous proposons la mise en oeuvre d’une Coopération européenne pour la recherche et l’innovation (CERI), l’indispensable harmonisation fiscale et sociale au sein de l’Union européenne, la réorientation de la politique monétaire dans un sens plus favorable à la croissance et à l’emploi, le lancement de grands emprunts afin de financer de nouvelles infrastructures pour les transports ou l’énergie, une protection commerciale ciblée pour rééquilibrer les conditions de concurrence entre pays émergents et européens.
2. Le socialisme de la redistribution par une meilleure répartition des richesses. Contrairement à la droite, nous pensons que la réponse de base à la baisse du pouvoir d’achat passe par une amélioration des salaires. Comment ? Par la modulation des exonérations de cotisations sociales
en fonction de la politique salariale des entreprises, par l’augmentation régulière du SMIC, par une allocation énergie pour les ménages modestes et les classes moyennes les plus touchées financée par un prélèvement sur les superprofits des entreprises pétrolières. Plus largement, nous voulons rééquilibrer les rapports entre le capital et le travail, par exemple en modulant le taux d’impôt sur les sociétés en fonction du réinvestissement des profits ; en instaurant une vraie gouvernance partenariale d’entreprise ; en limitant l’usage des stock-options aux petites et jeunes entreprises ; en fiscalisant et en limitant à deux ans de salaires les « golden parachutes » des dirigeants.
3. Le socialisme de la protection par la solidarité. Nous refusons la politique du chacun pour soi menée par N. Sarkozy et la droite (retraites par capitalisation, mise en cause du droit du travail, développement des assurances privées, recul des services publics) et nous voulons prendre à bras le corps le défi de l’allongement de la durée de la vie. Le dossier des retraites sera rouvert : tous les revenus (y compris ceux du capital) seront soumis à contribution, le Fonds de réserve pour les retraites sera remis à niveau après son assèchement par la droite. Une adaptation de la durée de cotisation ne sera envisagée que modulée en fonction de la pénibilité des métiers et son rythme dépendra du taux d’emploi des séniors. Le taux de remplacement sera maintenu et les petites pensions améliorées. Nous voulons garantir davantage l’accès au travail des jeunes, des femmes et des séniors pour lesquels le cumul d’une retraite et d’un emploi sera autorisé et des formules de retraite à la carte proposées. Nous proposons une réforme des cotisations patronales afin de les asseoir non sur le seul facteur travail, mais sur l’ensemble de la valeur ajoutée des entreprises. Les franchises médicales seront supprimées. En matière de logement, nous souhaitons que l’Etat se substitue aux communes défaillantes pour remplir l’objectif de 120 000 logements sociaux par an. La police de proximité sera réinstaurée afin d’assurer la tranquillité publique.
4. Le socialisme de la préservation écologique par la prise en compte de l’urgence environnementale. Nous nous réjouissons que la nouvelle déclaration de principes du PS ait repris à notre sensibilité la notion d’« économie sociale et écologique » de marché. Encore faut-il en tirer toutes les conséquences concrètes ! Pour économiser massivement l’énergie, nous proposons, par exemple, un vaste plan habitat pour l’isolation des logements et des bâtiments, de nouvelles infrastructures de transports propres, le développement des énergies. Nous plaidons pour des clauses environnementales dans les marchés publics et la mise en oeuvre d’une fiscalité écologique, mêlant dispositions incitatives (type bonus-malus) et mesures dissuasives, instaurant une contribution énergie-climat fixant un prix au carbone. A l’échelle européenne, nous proposons la création d’une Coopération européenne de l’énergie : c’est collectivement que nous pouvons peser pour sécuriser nos approvisionnements et investir dans l’énergie de demain. Nous nous engageons à réexaminer la loi OGM de mai 2008 qui rend possible la dissémination des OGM en plein champ. La portée de nos efforts en matière d’écologie restera faible à l’échelle de la planète si progressivement tous les pays ne s’engagent pas sur la même voie. C’est pourquoi nous proposons la mise en place d’écluses écologiques, taxes énergétiques compatibles avec les règles de l’OMC : les produits propres, c’est-à-dire ceux dont la production répond à des normes environnementales précises, en seront exemptés ; les autres seront concernés.
5. Le socialisme de l’émancipation par l’égalité républicaine, la laïcité et l’éducation. Pour nous, tout commence par l’égalité républicaine et tout y revient. L’école publique et le triptyque laïcitémixité-gratuité sont le socle du projet socialiste tel que nous le concevons. Concrètement, nous proposons de renforcer l’encadrement des élèves et des étudiants, de fixer l’objectif que 5 à 10 % des lycéens atteignent les filières d’excellence, d’en finir avec le cloisonnement étanche entre les classes préparatoires et les grandes écoles d’un côté, et l’université de l’autre côté. L’enseignement technique et professionnel doit être reconsidéré dans l’orientation comme dans les budgets. La fonction enseignante doit être revalorisée. La violence et le racket doivent être mis hors la loi dans les enceintes scolaires.L’émancipation, c’est aussi l’extension des droits des femmes et la reconnaissance des droits des homosexuels. La lutte contre les discriminations à l’embauche, au logement, aux loisirs doit être intensifiée avec l’extension des pouvoirs de sanction de la HALDE. Le droit de vote des étrangers installés durablement en France aux élections locales doit être – enfin – accordé. L’égalité républicaine suppose aussi de restaurer la confiance entre l’Etat et le « local », ainsi qu’entre le pouvoir central et l’Outre Mer. C’est le sens de notre volonté d’organiser, au lendemain du Congrès, des « Etats généraux des collectivités locales » où nous rendrons public un audit des transferts de charges non compensées, définirons pour l’avenir les devoirs de l’Etat envers les collectivités territoriales, mettrons en commun l’exemplarité des gestions innovantes de la gauche et proposerons une refonte de la fiscalité locale. A l’opposé de la monocratie sarkozyste, la vie démocratique sera stimulée, son fonctionnement pluraliste et parlementaire encouragé.
6. Le socialisme de la construction européenne et de la coopération internationale. Socialistes, nous sommes euro-volontaires et internationalistes. Pour nous, l’Europe relancée et réorientée constitue le vrai levier pour gouverner et humaniser la mondialisation. C’est d’ailleurs ce que disent la plupart des peuples quand ils sont consultés : nous voulons l’Europe, mais une autre Europe qu’une zone de libre échange sans convergence sociale et fiscale ni frontières claires. Dans cet esprit nous proposons, entre autres mesures, une « clause de sauvegarde sociale » qui interdise qu’une directive européenne puisse avoir pour conséquence un recul social dans un pays;la soumission des politiques économiques, monétaires et commerciales de l’Union au service de la croissance et de la puissance européenne ; une politique étrangère commune qui ne consiste pas à s’aligner sur les positions américaines ou atlantistes ; une vraie coopération militaire dont une étape majeure pourrait être l’objectif d’une armée franco-allemande ; une Europe ambitieuse et différenciée avec un premier cercle de pays qui veulent avancer plus vite ensemble. Le temps n’est plus à s’interroger sur la nécessité d’une réorientation politique et sociale de l’Europe, le temps est venu de l’inscrire dans les faits. Les structures de gouvernance mondiale sont en retard sur la réalité du monde. A la place du G8, le temps est venu de mettre en place un G20 qui permettra d’associer les principaux acteurs dans la mondialisation. Nous militerons pour un « agenda social mondial » plaçant l’épanouissement humain et le progrès social au centre des objectifs des organisations internationales. Nous agirons pour que, dans le cadre des négociations commerciales, notamment à l’OMC, la défense de la santé, des droits des travailleurs, de l’environnement, de l’identité culturelle et de la diversité linguistique, prime sur les seules exigences du « libre » commerce. Nous proposerons la création d’une Agence mondiale del’environnement chargée de coordonner les négociations en vue de nouveaux accords globaux et d’un Conseil de sécurité économique et social, dans le cadre de l’ONU. Pour l’Afrique en particulier, nous viserons l’objectif de 0.7 % du PIB consacré à l’aide au développement et nous encouragerons puissamment le microcrédit.
Pour relever ces défis et reconstruire à gauche, nous avons besoin d’un Parti socialiste fier, offensif et ouvert. Nous entrons dans le Congrès avec des idées simples et fortes : nous souhaitons un Congrès de débat, pas de pugilat ; nous disons « nous » plutôt que « je » ; nous ne confondons pas 2008 et 2012. Nous voulons que le PS tire les leçons de l’expérience et nous proposons aux militants de se prémunir contre deux dangers : la présiden-tialisation, qui fait primer les personnes sur les idées, et la « peopolisation », qui fait passer systématiquement l’émotion avant la réflexion. Le triptyque « sondages, image, naufrage » a coûté assez cher au PS ces dernières années, arrêtons les frais ! Nous croyons au débat collectif dans nos instances (Conseil national, Bureau national, fédérations) et souhaitons que la règle de la proportionnelle régisse notre vie commune. Nous pensons que pour gagner, il faut d’abord travailler et donc réfléchir : le PS devra organiser en 2009 et 2010 une série de conventions nationales sur les grands enjeux et, par la suite, notre parti devra tenir au moins une grande convention thématique par an. Nous voulons une opposition socialiste plus offensive : ce qui nous différencie de l’UMP, ce n’est pas seulement le style, la méthode ou le calendrier, c’est le contenu des réformes.
Enfin, nous proposons une stratégie d’alliances claire et gagnante : c’est parce que nous portons les aspirations des couches populaires, des classes moyennes, des jeunes, des retraités, des exclus, des créateurs, que nous refusons une participation à des coalitions avec la droite ou à des alliances avec un centre droit qui affiche un discours « ni gauche ni droite ». Nous réaffirmons avec force que le rassemblement de la gauche qui aspire à gouverner pour transformer la société constitue le choix gagnant – double rempart au sarkozysme et à l’ultragauche. Bien sûr, ce rassemblement de la gauche n’exclut pas de nous ouvrir à d’autres démocrates qui souhaiteraient une autre politique, donc une autre majorité pour le pays. Mais tout élargissement de ce rassemblement suppose l’adhésion à l'union des forces de gauche, une opposition résolue à la politique Sarkozy-Fillon, ainsi qu'une réelle convergence avec le projet socialiste. C’est sur cette base que le PS
deviendra le grand parti de toute la gauche que nos électeurs, nos sympathisants et nos militants appellent de leurs voeux.
Pour consulter la version intégrale de la contribution, la signer en ligne, l’enrichir par vos observations et soutenir notre démarche, rendez-vous sur : www.reconstruirelagauche.fr
RAG 34. Les lolo's 34 21:58 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Laurent Fabius, premier signataire de la contribution générale : Reconstruire à gauche



Cher(e)s ami(e)s,
Ce matin, Laurent Fabius a rendu publique la contribution générale pour le Congrès de Reims dont il sera le premier signataire. Elle s'intitule "Reconstruire à gauche". Le document (pdf) est en pièce jointe ainsi qu'un résumé et une page présentant quelques unes des propositions nouvelles mises en avant. Ces textes sont également disponibles sur www.reconstruirelagauche.fr.
Cette contribution, élaborée collectivement, s'inspire des débats de notre journée d'échanges du 29 septembre 2007 à l'Institut d'études politiques de Paris, des contributions adressées par les militants dans les fédérations, des analyses que nous avions présentées lors de la rencontre des Reconstructeurs du 1er juin dernier, ainsi que des propositions que nous portons de longue date.
Les militants socialistes qui le souhaitent peuvent signer en ligne la contribution sur www.reconstruirelagauche.fr. Merci de bien vouloir noter que chaque militant ne peut signer qu'une seule contribution générale.
Dans ce texte, nous avançons un diagnostic, revendiquons nos valeurs socialistes, formulons des propositions précises et concrètes, en appelons à la clarification de la stratégie d'alliances du PS.
Notre diagnostic vise à comprendre le monde nouveau dans lequel nous entrons. Cette nouvelle donne, on en connait les dimensions : les matières premières et l'énergie sont rares et deviennent chères ; l'Occident doit partager sa puissance avec de nouveaux géants (Chine, Inde, Russie, Brésil...) et ne pas se replier sur lui-même ni entrer dans la logique du "choc des civilisations" ; les crises se multiplient et s'intensifient (crise sanitaire, pétrolière, immobilière, financière, énergétique, climatique, démocratique, éthique à bien des égards). Le libéralisme, loin d'atténuer ces bouleversements, les amplifient et les aggravent. Mais hélas, la social-démocratie traditionnelle ne paraît pas en mesure d'inverser la donne : après avoir tant apporté dans le passé, elle n'a pas su repenser les compromis historiques qui la fondent, et d'abord celui qui régit les rapports du capital et du travail. Face à une droite libérale et autoritaire à l'offensive, qui précarise les individus et abandonne la société au marché - à l'instar de N. Sarkozy et de l'UMP en France -, certains à gauche semblent résignés et comme fascinés par le modèle adverse. Tel n'est pas notre cas !
Notre conviction, c'est que pour gagner, la gauche doit commencer par être fière de ses valeurs et réaffirmer le retour du politique face au libéralisme. Les Français comme les Européens attendent une gauche décomplexée, qui propose une offre politique alternative dans la mondialisation, une réorientation sociale de l'Union européenne, une politique positive pour la croissance, l'emploi, l'éducation, le logement, la santé, les transports, les services publics, l'environnement, la culture. C'est ce socialisme solide, crédible, audible que, reconstructeurs, nous appelons de nos voeux depuis longtemps et qu'avec d'autres nous voulons bâtir. Pour nous, le congrès de Reims est une étape majeure sur ce chemin.
Dans la contribution, nous proposons six lignes directrices d'un grand projet pour le socialisme du 21ème siècle. Avec un préalable : dégager des marges de manoeuvre pour agir et réduire l'endettement du pays (annulation du paquet fiscal, remise à plat des niches fiscales, limitation et plafonnement des exonérations de charges sociales dont bénéficient les entreprises sans engagement fort en termes de créations d'emploi). Nous pensons - et c'est notre singularité, notre originalité, notre apport au débat collectif - qu'il faut utiliser tous les leviers de l'action publique et du socialisme pour réfléchir et pour agir :
- le socialisme de production par l'innovation économique et la régulation européenne.
- le socialisme de la redistribution par une meilleure répartition des richesses.
- le socialisme de la protection par la solidarité.
- le socialisme de la préservation écologique par la prise en compte de l'urgence environnementale.
- le socialisme de l'émancipation par l'égalité républicaine, la laïcité et l'éducation.
- le socialisme de la construction européenne et de la coopération internationale.
Enfin, pour préparer la reconquête idéologique et politique, nous avons besoin d'un Parti socialiste fier, offensif et ouvert. Nous entrons dans le congrès avec des idées simples et fortes : oui au débat et non au pugilat ; disons "nous" plutôt que "je" ; ne confondons pas 2008 et 2012. Nous voulons que le PS tire les leçons de l'expérience et nous proposons aux militants de se prémunir contre deux dangers : la présidentialisation et la peopolisation. C'est pourquoi nous plaidons pour le travail de fond, un travail collectif et pluraliste - ce qui suppose l'organisation de conventions nationales sur les grands sujets et le respect de la règle de la proportionnelle pour régir notre vie commune. Quant à la stratégie, nous la réaffirmons avec force : le rassemblement de la gauche pour transformer la société.
A chacun de nous de faire vivre ce texte et de l'enrichir. Bon congrès !
L'équipe de Laurent Fabius
RAG 34. Les lolo's 34
20:20 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24.06.2008
POUVOIR D'ACHAT : Le gouvernement jette 4 millions d'euros pour faire sa pub
Pendant la crise, le Bling Bling show continue...

PARIS - Le gouvernement "aurait pu économiser plus de quatre millions d'euros", a estimé lundi François Hollande à propos de la campagne de communication sur le pouvoir d'achat. "Quand on n'a plus rien à dire en politique, on fait de la pub", a ironisé le Premier secrétaire du Parti socialiste en marge d'une réunion des parlementaires PS au Grand Rex à Paris.
"On va nous faire croire tous les soirs à 20h que si on n'a pas de pouvoir d'achat, c'est de notre faute, on n'aurait pas bien compris les mesures du gouvernement. Tous les soirs, on va avoir le rappel des mesures qui ne marchent pas", a poursuivi M. Hollande.
"Le gouvernement devrait comprendre que ce n'est pas en faisant une campagne de pub qu'il se rendra efficace, c'est en changeant de politique", a souligné le Premier secrétaire du PS.
"Si le chef du gouvernement, le chef de l'Etat, le chef de la majorité veulent rendre un service aux Français, qu'ils redonnent quatre millions d'euros sous forme au moins de subventions aux plus modestes, ce sera toujours plus efficace en termes de pouvoir d'achat que ce qui vient d'être fait en termes d'image", a encore dit M. Hollande.
Les parlementaires socialistes se sont réunis lundi après-midi en assemblée générale afin de "faire le bilan" de leur action menée depuis un an "pour être utiles aux Français", selon M. Hollande. Ils ont dialogué pendant quatre heures avec des représentants de la société civile sur le pouvoir d'achat, l'Europe ou la santé.
Alors que la semaine va être dominée par le dépôt des contributions pour le congrès de novembre, il s'agissait de montrer que le PS travaille. "Face à la campagne de communication de la droite, faisons en sorte de faire une campagne de propositions", a résumé M. Hollande. "La meilleure contribution que l'on peut aujourd'hui déposer, c'est une contribution collective. Ce que j'attends, c'est les propositions que nous pourrions porter ensemble pour convaincre les Français de faire le choix de la gauche la fois prochaine".
A l'origine de cette réunion, le chef de file des députés socialistes Jean-Marc Ayrault a lancé un appel aux prétendants à la succession de M. Hollande en leur demandant "instamment" de "respecter" et "ne pas couvrir de leur voix forte" le "beau travail collectif" des parlementaires. "Nous voulons être utiles (...) ça dépend aussi de nous collectivement", a-t-il lancé. Ni Ségolène Royal, ni Martine Aubry ni Bertrand Delanoë, dont aucun n'est parlementaire, n'était présent dans la salle, remplie principalement de collaborateurs des députés et sénateurs socialistes.
M. Ayrault a précisé que cette réunion serait annuelle: "même si nous sommes seulement l'opposition, nous sommes aussi l'alternative. Cette alternative, nous la construisons dès maintenant". AP

RAG 34. Les lolo's 34
12:53 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
23.06.2008
Au PS, le temps est aux contributions en vue du Congrès de Reims

Par Elahe MEREL et Christine POUGET AFP-PARIS Au PS, le temps des contributions est venu. Signées de Ségolène Royal, Bertrand Delanoë ou François Hollande, une dizaine de contributions sont annoncées en vue du congrès du Parti prévu en novembre à Reims.

Date limite du dépôt des textes - limités à 90.000 signes : le 2 juillet, où est prévu un "Conseil national d'enregistrement des contributions générales et thématiques".
Jeudi dernier, une proche de Martine Aubry, l'ancienne garde des Sceaux Marylise Lebranchu a dégainé la première, privilégiant le travail de fond et se positionnant "en fidélité" et "en complémentarité" avec la maire de Lille.
Plusieurs contributions seront rendues publiques dès la semaine prochaine: mardi matin, ce sera celle de l'ancien Premier ministre Laurent Fabius.
Puis trois poids lourds régionaux monteronnt sur le ring, voulant offrir un "projet clair et social-réformiste au sein du PS", et jugeant le match annoncé Delanoë-Royal "délétère": le maire de Lyon Gérard Collomb, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini et le président de communauté urbaine de Bordeaux, Vincent Feltesse, soutenu notamment par Jean-Yves Le Drian, président de la région Bretagne. Une démarche originale de la part de barons locaux.
Martine Aubry entrera en scène mercredi, soutenue par l'ancien Premier ministre Pierre Mauroy et les puissantes fédérations du Nord et du Pas-de-Calais.
Le député Pierre Moscovici présentera aux militants de "Socialisme et démocratie" à Valence lundi et à Paris mercredi son projet de contribution qu'il signe avec les députés Arnaud Montebourg et Jean-Christophe Cambadélis. Une présentation commune à la presse est prévue mais la date n'est pas arrêtée.
Jeudi, ce sera au tour du sénateur Jean-Luc Mélenchon, de l'aile gauche du parti de présenter sa propre contribution.
Samedi matin, l'ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal dévoilera son texte à la maison de la Chimie. Dans l'après-midi, l'eurodéputé Benoît Hamon et le député des Landes Henri Emmanuelli de la gauche du parti rendront public le leur.
Quant au maire de Paris, Bertrand Delanoë, dont la contribution est très attendue, il "la présentera à l'occasion du Conseil national" et rien n'est prévu de spécifique "pour l'instant". "L'important c'est la qualité", souligne l'eurodéputé Harlem Désir, son lieutenant.
Une autre contribution sera celle du Premier secrétaire, François Hollande qui ne prévoit pas de présentation avant le Conseil national, selon son entourage.
D'autres pourraient fleurir émanant de Gaëtan Gorce, Manuel Valls ou Paul Quilès.
L'étiage d'une dizaine de contributions est jugé "normal" par les solférinologues. Ni plus ni moins. Les contributions, ce sont des "intentions" et parfois des postures. Comme l'a résumé avec humour M. Cambadélis, ce sont des "hakas des all Blacks", destinés à impressionner l'adversaire. Chaque contributeur compte ses soutiens et les signatures qu'il fédère.
L'essentiel, soulignent les observateurs, ce sont les motions qui seront déposées en vue du Conseil national du 20 septembre et soumises au vote des militants le 6 novembre.
Les alliances en vue du Congrès vont se nouer cet été entre les contributeurs pour arriver à des motions en nombre réduit. Et là... tout reste très ouvert.
RAG 34. Lolo34 23:37 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Le centre de rétention pour étrangers de Vincennes incendié
... tu lèches le noyau d'la c'rise, avant que la machine déraille, aie, aie, aie, aie...


PARIS (Reuters) - Un incendie volontaire a mis hors d'usage dimanche le centre de rétention de Vincennes (Val-de-Marne), un des plus grands de France, où étaient enfermés 273 étrangers sans papiers en instance d'expulsion, apprend-on à la préfecture de police.Le sinistre, allumé le lendemain de la mort sur place d'un retenu tunisien, s'est déclaré simultanément à 15h45 dans les deux bâtiments du centre de rétention administratif, qui ont brûlé et ont été très endommagés, malgré l'intervention rapide des pompiers, dit la préfecture de police de Paris dans un communiqué.
Aucun blessé grave n'était à déplorer dans la soirée. Vingt personnes intoxiquées par des fumées ont été transférées à l'hôpital, précise la préfecture.
Les occupants ont été évacués et d'abord transférés dans le gymnase de l'école de police situé à proximité, puis dans la cour, selon une source policière. Leur relogement "dans d'autres centres est en cours", disait dimanche soir la préfecture.
Selon l'un des étrangers actuellement retenu à Vincennes, joint par téléphone par Reuters, l'incendie serait lié à une émeute en milieu d'après-midi, liée au décès d'un Tunisien sans papiers, samedi, au centre de rétention.
Une source policière confirme cette version des faits. Des retenus auraient mis le feu à des matelas, alors que se déroulait à l'extérieur une manifestation de soutien.
La préfecture explique aussi que "plusieurs foyers d'incendie volontaire ont été détectés" vingt minutes après le début de la manifestation.
MORT D'UN TUNISIEN
Le retenu tunisien a succombé samedi à une crise cardiaque et n'a pas subi de violences, dit-on de source policière. Une enquête de police a été ouverte.
"Tant les premières constatations que l'autopsie, réalisée dans le cadre de l'enquête menée par la police judiciaire, écartent la présence de traces suspectes", dit la préfecture de police dans son communiqué de dimanche.
La préfecture précise que le Tunisien était frappé d'une interdiction définitive du territoire prononcée par la cour d'appel de Paris et était connu pour "des faits de délinquance grave et réitérée, sous de multiples identités, notamment en matière de trafic de stupéfiants, de violences et de viol".
Les associations de défense des étrangers estiment que son décès est imputable à la politique du gouvernement et aux conditions de séjour dans les centres de rétention.
"Cette mort de trop est à mettre au funeste crédit de cette obsessionnelle politique cruelle, brutale et inhumaine qui criminalise l'immigration", dit le Mrap (Mouvement contre la racisme et pour l'amitié entre les peuples) dans un communiqué.
Il estime que le décès doit constituer une alerte sur les centres de rétention, qualifiés "d'horreurs de la République".
Ces centres seraient actuellement surpeuplés et la tension y serait de plus en plus vive, selon les organisations de défense des étrangers. Des objectifs chiffrés annuels d'expulsions ont été fixés à l'initiative du président Nicolas Sarkozy.
Le gouvernement n'a pas atteint en 2007 l'objectif de 25.000 expulsions d'étrangers sans-papiers qu'il s'était fixé. Le Premier ministre François Fillon a déjà indiqué à la presse que l'objectif pour 2008 était de 26.000 expulsions.
Un projet de directive européenne adopté le 18 juin par le Parlement européen fixe à 18 mois la durée maximale de la rétention, au-dessus du maximum légal français actuel, qui est de 32 jours.
Le ministre de l'Immigration français Brice Hortefeux a toutefois annoncé qu'il n'entendait pas changer ce chiffre légal français. Ce ministre s'est félicité jeudi dernier d'une progression des expulsions de clandestins, qui aurait augmenté de 80% sur les cinq premiers mois de 2008.
Thierry Lévêque
Lire note précédente sur le même sujet
RAG 34. Lovely34 (je suis pas photogénique, mince alors!). 23:36 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
L'Intérieur poursuit un collectif pour des tracts antipolice
Par Chloé Leprince Rue89
Le slogan "CRS SS" a vécu. Ces derniers mois, le nombre de plaintes pour outrage à agent dépositaire de l'autorité publique a considérablement progressé. Vous avez pu suivre sur Rue89 plusieurs affaires mettant en jeu l'outrage et/ou la rébellion.
Cette fois, c'est une internaute rennaise qui revient vers nous. La première fois que nous avions été en contact, elle nous soumettait le témoignage d'un proche qui fait partie du même collectif de défense des sans-papiers, à Rennes. C'était à la mi-avril. Nous avions publié ce journal de bord d'une nuit de militant en promettant l'anonymat.
Trois mois plus tard, elle revient vers nous car son collectif est poursuivi par le ministère de l'Intérieur. L'objet du délit? Des tracts et affiches, il est vrai pas franchement sucrés envers la police de l'air et des frontières (PAF). Sur l'un de ces tracts, on peut lire par exemple:
"Tu t'ennuies dans la vie? Tu veux soutenir notre Président dans sa pêche aux voix du FN? Tu trouves qu'il y a trop d'étrangers en France? Alors la police de l'immigration est pour toi!"
Ailleurs encore, la littérature du collectif brasse, comme souvent, "dérive sécuritaire", "police au faciès", "acharnement collectif", etc. Les militants rennais affirment qu'ils ont appris "par voie de presse" à la sortie du commissariat, le 18 juin, qu'une plainte avait été déposée à leur encontre pour "injure publique contre un corps constitué de l'Etat".
Pour le collectif, "le ton humoristique ou ironique et l'ambiguïté de certaines formulations, relativement habituels dans l'histoire de [ce] collectif", sont au coeur des poursuites du ministère. Eux n'y voient que "liberté d'expression et d'opinion".
Des répliques "totalement disproportionnées" et de plus en plus fréquentes
A l'automne 2007, Me Stéphane Fernandez, avocat à Montpellier, avait défendu des étudiants entre 18 et 22 ans, poursuivis pour avoir coup sur coup traité de "facho" Nicolas Sarkozy et la police locale. L'avocat relève que les cas se multiplient. Pour lui, ces répliques "totalement disproportionnées" sont une entrave à la liberté d'expression.
Ecoutez la suite
RAG 34. Les lolo's 34
23:36 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Réforme des institutions: M. Karoutchi table sur "20 à 30 abstentions socialistes"

Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, se dit convaincu de l'adoption de la révision constitutionnelle lors d'un Congrès à Versailles le 21 juillet. "Aucun doute là-dessus", déclare-t-il dans une interview publiée dimanche dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France"."L'objectif, c'est un Congrès à Versailles le lundi 21. Nous allons trouver entre la majorité du Sénat et celle de l'Assemblée les voies de passage. Aucun doute là-dessus", assure M. Karoutchi. "Vingt à trente abstentions socialistes suffiraient."
Le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement juge "totalement exclu" que le gouvernement cale sur cette réforme des institutions. Mais il reconnaît que, pour réunir une majorité des 3/5e lors du Congrès, il faudra obtenir le soutien ou la neutralité d'une partie des parlementaires socialistes, mais aussi "rassurer celles et ceux qui, à droite, pensent qu'il faut conserver et conforter les fondements de la Ve République".
En direction des sceptiques de droite, M. Karoutchi assure que cette révision consiste "simplement" en "un lifting de la Ve pour parvenir à un équilibre des pouvoirs plus harmonieux entre l'exécutif et le Parlement".
S'adressant aux élus PS hésitants, il promet que "nous allons tenir compte" de certaines de leurs suggestions. "Aux parlementaires socialistes, nous disons: 'y a-t-il aujourd'hui un seul d'entre vous qui puisse dire sérieusement que ce texte ne vous donne pas plus de pouvoirs?'".
Concernant son avenir personnel, M. Karoutchi annonce son intention de briguer la présidence de la région Ile-de-France et, pour cela, annonce qu'il sera "candidat devant l'ensemble des adhérents UMP à l'élection primaire prévue en mars 2009". "Je peux comprendre que certains, par calculs politiques ou de carrière, se disent: 'et pourquoi pas moi?' Mais cela ne suffit pas", ajoute-t-il.
AP Samedi 21 juin, PARIS
RAG 34. Lolo34
23:35 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : réforme des institutions
22.06.2008
Pervenche Berès: Les Irlandais ont dit non
Les Irlandais ont dit non au traité de Lisbonne voulu par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Ils l’ont dit massivement et en priorité dans les classes populaires. Cette fois, personne ne peut dire que c’est un vote contre Jacques Chirac qui a été émis, c’est un non à une Europe qui fait peur, qui n’apparaît pas comme ce qu’elle devrait être. Elle devrait être vécue comme un rempart contre la mondialisation,



