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27.04.2008

Le congrès du PS, comment ça marche ?

Tout le monde en parle mais cela reste une affaire d'initiés : petit guide pour suivre le prochain congrès du PS.



C'est un moment important dans la vie socialiste, puisqu'il détermine l'orientation politique du parti pour plusieurs années, et désigne évidemment les instances dirigeantes.

f960d27a32e70a39d0e1833987029ec1.jpgLe congrès peut être le lieu de l'unité, comme à Epinay où Mitterrand rassemble la famille socialiste sur une ligne d'union de la gauche. Il peut être aussi le théâtre de tous les déchirements, comme à Tours en 1920, où socialistes et communistes se séparent définitivement, ou à Rennes en 1990 où fabiusiens et jospinistes se livrent à une guerre fratricide. Certains congrès, comme celui de l'Arche 1991, permettent d'acter des évolutions idéologiques et politiques (en l'occurence, vers l'acceptation de l'économie de marché).

Le prochain congrès aura physiquement lieu dans quelques mois, du 7 au 9 novembre. Mais le processus dépasse de loin ces trois courtes journées, et le calendrier, voté lors du dernier Conseil National (le "parlement" du parti) débute dès aujourd'hui.

Ce congrès est un peu particulier car il sera précédé d'une Convention nationale qui adoptera de nouveaux statuts et une nouvelle Déclaration de principes pour le parti. Une commission est chargée de proposer des modifications des statuts (par exemple: sanctions plus lourdes en cas de non-respect de la discipline collective, relèvement du pourcentage exigé au congrès pour éviter la multiplication des "petites" motions...) afin d'obtenir un meilleur fonctionnement du PS. Une autre commission propose la modernisation de la Déclaration de principes, qui date de 1990, et ne colle plus tout à fait aux réalités économiques. Bref, la première commission réorganise le système des courants, tandis que la seconde est davantage un "club des poètes", qui réfléchit au corps doctrinal du parti. Les militants trancheront ces deux questions début juin.

Quant au congrès lui même, en voici le calendrier précis:

- début juillet: les sensibilités déposent des contributions générales (leur "vision" du ps et leur projet politique) ou thèmatiques (sur l'environnement, la diversité, l'emploi, etc...), qui sont envoyées chez chaque militant

- 22 septembre : les motions définitives (les textes généraux qui proposent des orientations politiques différentes) sont envoyées aux militants

- 23 octobre : les militants votent dans leur section locale et chaque département tient son congrès fédéral.

- du 7 au 9 novembre: les délégués désignés en fonction du résultat de chaque motion sont envoyés en congrès national pour fixer l'orientation du parti

- 13 novembre : vote sur le 1er secrétaire puis, le 15 novembre, le nouveau conseil national (composé à la proportionnelle des courants) désigne le Secrétariat National et le Bureau National, c'est à dire l'executif du parti.

Le congrès est un processus très long et compliqué, qui ne se résume absolument pas à la désignation d'un présidentiable ou d'un chef. Il doit permettre de fixer une orientation et un projet politique.

Enfin, en principe.

Mehdi Ouraoui

21 AVRIL- LIBERATION

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16:25 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Nicolas Sarkozy, c’est l’omniprésidence de courte vue

91f7510ab6ec59b986f94ad84b1ff2b4.jpgLaurent Fabius dénonce dans un entretien publié par La Croix "l’omniprésidence à courte vue" du président Nicolas Sarkozy, dont "l’énergie" s’est selon lui "transformée en agitation". Revenant sur le terme "omniprésidence", qu’il avait utilisé pour qualifier le style de Nicolas Sarkozy, Laurent Fabius complète : "Après un an d’expérience, je dois préciser : omniprésidence de courte vue."

La Croix :

Nicolas Sarkozy s’exprime cette semaine à la télévision pour tirer le bilan de sa première année à la tête de l’État. Quel regard portez-vous sur son action ? Laurent Fabius : Un regard critique. Non par réflexe pavlovien - c’est l’intérêt général du pays qui m’importe - mais parce que, au vu de son bilan, je constate que la déception l’emporte chez beaucoup de Français qui avaient voté pour Nicolas Sarkozy. De nombreuses promesses n’ont pas été tenues, notamment sur le pouvoir d’achat qui était pourtant son premier engagement. Quant aux marges de manœuvre, elles ont été dilapidées dans le paquet fiscal, que j’appelle plutôt le boulet fiscal, en consacrant 14 milliards d’euros par an à des dépenses qui n’étaient pas toutes prioritaires. Reconnaissez-vous tout de même au président un vrai volontarisme ? Son énergie de départ était incontestable mais elle s’est transformée en agitation ; souvent même en une sorte d’immaturité compulsive.

Reconnaissez-vous tout de même au président un vrai volontarisme ?

Son énergie de départ était incontestable mais elle s’est transformée en agitation ; souvent même en une sorte d’immaturité compulsive. Le problème avec Nicolas Sarkozy, c’est que le mot « réforme » est utilisé à toutes les sauces, au point de rendre impopulaire toute réforme. La France a besoin de changements positifs. Pour être acceptée, la réforme doit être juste. Or ce n’est en général pas le cas. Je déplore aussi l’improvisation qui règne au sommet de l’État. J’ai employé le premier l’expression « omniprésidence ». Après un an d’expérience, je dois préciser : omniprésidence de courte vue. Le président devrait être l’homme du long terme, de l’anticipation et de la pondération.

Vous ne le créditez donc d’aucune réussite ?

Il en existe, bien sûr, mais pas dans les domaines les plus décisifs. J’approuve les dispositions prises sur l’interdiction de fumer, même si on peut en discuter les modalités. De même, la poursuite de l’action sur la sécurité routière était indispensable. Tout n’est pas noir ou blanc, mais le bilan d’ensemble est gris nettement foncé. Regardez les dernières mesures antifamiliales : elles sont provocantes !

Et la relance de la construction européenne, stoppée par le « non » français...

C’est la crise de l’Europe qui a causé le « non », plutôt que l’inverse. En refusant un nouveau référendum sur le traité, Nicolas Sarkozy a court-circuité le peuple français. Sur le fond, on s’apercevra que le nouveau texte laisse beaucoup de points en suspens. Rien sur les moyens d’une Europe plus écologique et sociale ni pour lutter contre l’euro cher, rien sur la gouvernance économique de l’Union, rien sur l’Europe nécessaire de l’innovation et de la recherche. Sur le plan international, je déplore que le zèle déployé vis-à-vis de George Bush dans l’Otan, en Afghanistan, ou sur l’Iran, se double d’une prise de distance vis-à-vis de nos amis allemands. L’Europe a besoin d’un couple franco-allemand solide.

Vu le contexte économique difficile, un président de gauche aurait-il fait mieux ?

Toutes nos difficultés ne viennent pas de la crise financière mondiale. Malgré et avant celle-ci, il y avait moyen de faire largement autrement. Un président de gauche aurait choisi des priorités claires et différentes : éducation, recherche, formation, PME, pouvoir d’achat. C’est ainsi qu’il fallait utiliser nos marges de manœuvre. Si j’avais été en fonction, j’aurais affecté environ la moitié de l’argent disponible à la réduction de nos déficits et l’autre moitié à préparer l’avenir (éducation, recherche, investissements) ainsi qu’à améliorer le pouvoir d’achat des plus modestes. Et je n’aurais instauré ni les taxes sur les malades ni donné le feu vert aux OGM.

Un an après, le PS vous paraît-il avoir commencé à tirer les leçons de son échec ?

Beaucoup de progrès reste à accomplir. Le PS doit clarifier sa stratégie et trancher entre ceux qui veulent, comme moi, actualiser le rassemblement à gauche tout en l’ouvrant à d’autres, et ceux qui veulent lui substituer une démarche louvoyante. Il nous faut aussi adapter nos propositions au monde de demain avec les enjeux majeurs que sont l’allongement de la durée de la vie, le défi écologique ou les inégalités mondiales.

Que peuvent attendre les Français du prochain congrès du PS et de vous en particulier ?

Un congrès du PS réussi serait consacré à proposer des solutions d’avenir et à éviter de se déchirer. Il nous faut travailler sur le fond au lieu de nous focaliser sur la question de la candidature à la prochaine présidentielle. Quant à moi, je refuse de me mêler aux petites bagarres intestines. Il faut éviter le « bling-bling » et les paillettes. Nous avons besoin de sérieux en politique. C’est le choix que je fais.

Recueilli par Mathieu CASTAGNET

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16:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

MIDIBLOGS plateforme dédiée à l 'UMP ? Omniprésence et flirt facile, "Rantanplan" s'acharne !

Carton rouge à Rassembler à Gauche 34 (Hérault) !!!



Le blog de "Jauni Perché" s'est définitivement approprié depuis plusieurs mois la totalité des pages des catégories actualités, politique, etc, de la plateforme midiblogs, sans que le médiateur du portail et éditorialiste de la version papier de midiblogs (parution chaque vendredi),
9bfe6b2860e5e4897a3f0a157601cf2a.jpgChristophe GREUET, bien sourd à nos propositions simplement républicaines, n'a toujours pas daigné sourciller, l'espace même d'un millième de seconde...

Toutes infos de propagande éminement trompeuses, et destinées, à cacher l'incapacité de Sarkozy à redonner du pouvoir d'achat aux français. Un seul exemple, c'est la revalorisation des minima sociaux à la baisse par rapport à 2007, alors même que le président du pouvoir d'achat, champion des vacances luxueuses, a su s' autoaugmenter de 172 % ! Cerise sur le gâteau, les commentaires de ce blog UMP sont fermés !

Cherchez l'erreur...

Pour vous consoler, vous pourrez tout de même dialoguer avec calincoquine 27 ans, Lucette 23 ans ... toutes ces jeunes femmes "esseulées" pour vous messieurs sur ce blog, grace à leur sponsor easyflirt.com. Passez d'abord à la caisse, le service est payant ,

Avec Jauni Perché, l'UMP héraultaise a définitivement mélangé les genres : sexe et politique sont désormais à votre menu sur toutes les pages de la plateforme.

Bref, cher monsieur Michel PELAMOURGUE : Ya t'il encore un vrai pilote dans l'avion Midiblogs ?

Sur le même sujet : Retour sur le « Casse-toi, pauvre con » présidentiel

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15:35 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

2/2 Jean-Luc Mélenchon : Entre Chine et Tibet... « La République n'est pas une ONG »

811874c184f2c4519a7944f13149add9.gif L’INVITE DU DIMANCHE : JEAN-LUC MÉLENCHON

« La République n'est pas une ONG »


Depuis le passage de la flamme olympique a Paris, vous ne cessez de dénoncer ce que vous tenez
pour un aveuglement général sur la question tibétaine. Du coup,certains vous présentent comme un agent de la Chine…


 Jean-Luc Mélenchon. A ce compte, plus aucun débat argumenté n'est possible. Quelle vision médiocre du monde et des êtres ! Je précise donc les choses.

1.Refuser de s'aligner sur le dalaï-lama, ses revendications et les violences antichinoises à Lhassa, cela n'a jamais
voulu dire qu'on est d'accord avec les méthodes qui, là-bas, sont appliquées à ses partisans.

2. Pour parler du Tibet, il faut d'abord dépasser l'imaginaire de « Tintin au Tibet ». En France comme partout dans le monde, je suis hostile à la confusion du religieux et du politique. Affaire de conviction, et d'expérience. Je songe à l'aveuglement de tant de Français qui ont adulé l'ayatollah Khomeiny, réfugié chez nous avant d'hériter d'une République islamique en Iran. Je songe à ceux qui estimaient qu'en Afghanistan tout valait mieux plutôt que les communistes, ce qui les a conduits à appuyer les talibans et à fabriquer Al-Qaïda. De plus, pour le dalaï-lama — lisez ce qu'il écrit —, le Tibet, ce n'est pas seulement l'actuel Tibet mais aussi les deux provinces voisines où la population chinoise est, de loin, la plus importante. Le dalaï-lama, dans un discours de 1987 qui figure toujours sur le site Tibet-infos.net, dit que les « colons chinois » de toutes les régions devront rentrer chez eux. Ainsi, ce sont plus de 100 millions de personnes qu'il faudrait, si on le suit, déplacer…

Pékin a annonce vendredi son intention de recevoir un représentant du dalai-lama…

C'est bien.Bertrand Delanoé vient d’élever le dalai-lama au rang de citoyen d’honneur de Paris… Le moment est particulièrement inadéquat. Vu de l'extérieur, Paris, c'est la France. Il faut donc agir à cette hauteur. Pas de naïveté. Ni d'hypocrisie.

Pourquoi ne parle-t-on pas de la question syndicale en Chine ? Ou de la peine de mort ?

Evidemment, parce que d'autres pays seraient impliqués. Non, on ne parle que du Tibet ... Et pourquoi ?
Les cercles néoconservateurs américains appuient les séparatistes tibétains. Ils ont armé leurs groupes en 1956-1957. Ils leur apportent aujourd'hui encore un appui massif.L'objectif, qui n'a pas changé, c'est d'affaiblirla Chine. Aujourd'hui, cela se fait ouvertement dans le cadre de la doctrine du choc des civilisations commune à Bush et Sarkozy.

Vous, donc, vous ne voulez pas l’affaiblir ?

Non. Dans notre monde, l'international sur-détermine tout. Il faut, sur ce terrain, avoir le sens de nos responsabilités. La République française a reconnu la Chine dans ses frontières actuelles. Elle a été, dans cette affaire,embarquée dans une opération d'ONG. La République n'est pas une organisation non gouvernementale. Depuis les tours de Notre-Dame, Robert Ménard, de Reporters sans frontières, a manipulé la politique étrangère de la France. Il convient d'être très méfiant…

Méfiant vis-a-vis de Robert Menard ?

RSF est une organisation alignée sur les combats du gouvernement des Etats-Unis d'Amérique. RSF s'intéresse aux violations de la liberté de la presse chez les ennemis des Etats-Unis.Rarement ailleurs.

Faut-il boycotter les JO ou, au moins,la ceremonie d’ouverture ?

Catégoriquement, non. Sinon, la preuve serait faite quon a, avec les JO, tendu un traquenard aux Chinois. La bonne manière de se comporter avec eux, ce sont les discussions multlatérales publiques.

« La Chine fait peur », titre le « Nouvel Observateur »…

Le péril jaune, vieux fantasme… Il est vrai que
les chiffres dépassent l'entendement. Il s'agit d'un ensemble humain qui représente la totalité de la population réunie de l'Europe et des deux Amérique ! A conditions politiques et économiques égales, la Chine sera, dans quinze ans, la première puissance économique mondiale. On ferait mieux d'y réfléchir sérieusement et pacifiquement plutôt que de se livrer à des gesticulations agressives. « Sarkozy a du cran… »

Qu’avez-vous pensé de Nicolas Sarkozy jeudi soir à la télévision ?

Il a du cran car, au plus creux de sa popularité, il maintient le cap de la révolution libérale en France. Et il veut même amplifier le mouvement. Voyez, par exemple, l'école : outre les 12 000 postes supprimés cette année, il y en aura 17 000 autres qui le seront dans le prochain budget. C'est une décision d'une violence inouïe. Je suis, par ailleurs, troublé : sur la situation des sans-papiers au travail, comment le président peut-il à quatre reprises confondre naturalisation et régularisation ? On l'interroge sur des titres de séjour, il répond : « On ne devient pas français n'importe comment. » C'est assez manipulateur.

Ségolène Royal vient de confirmer qu’elle se préparait à être candidate en 2012…

Je salue sa cohérence idéologique et son opniâtreté politique. Même si je suis en désaccord complet avec ce quelle propose.

Où en est le projet annonce du PS ?

Le PS est gravement atteint par la maladie de la présidentialisation. Maintenant, c'est campagne présidentielle permanente. Avec, à la clé, un cercle vicieux : une personnalisation croissante de la politique, qui aboutit à une dépolitisation des personnes. Or, la question qui nous est posée est de savoir si, face aux avatars de la mondialisation libérale, nous avons quelque chose à proposer ou si nous choisissons d'accompagner le mouvement. Moi, je réclame une alternative au système.

Concrètement, cela veut dire quoi ?

Je souhaite une refondation républicaine de la France et de l'Europe, avec une stratégie d'union des gauches sans exclusive. Il est vain d'espérer retrouver le pouvoir en tablant sur le dégoût du peuple de droite, qui préférerait s'abstenir. Il faut en finir avec les demi-mesures et l'eau tiède.

Cela passe par qui ?

Aujourd'hui, je ne sais pas. D'autant que la gauche du parti est dans un incroyable état de balkanisation, et presque d'anéantissement. Il est donc impératif, pour commencer, que nous réussissions là où nous avons jusqu'ici toujours échoué : nous regrouper. Sinon, il n'yaura plus daile gauche au PS, et il deviendrait un drôle d'oiseau, non ?

DIMANCHE 27 AVRIL

Propos recueillis
par Dominique de Montvalon

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15:23 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

1/2 Jean-Luc Mélenchon : "Tintin au Tibet", méa culpa...

e539a1d26e008e3f75f08a582174411d.jpgMa note précédente, concernant les Jeux Olympiques, le Tibet et la Chine, aura été un évènement pour moi, compte tenu du nombres des réactions qu’elle a provoquées.



Ce n’est sûrement pas la note la mieux écrite depuis que je tiens ce blog. J’ai rédigé un peu vite et la forme s’en ressent. Pas le fond, heureusement. Il est sans ambigüité. Bien sûr, je persiste et signe. Depuis, l’onde de choc des dégâts provoqués par les manifestations anti-chinoises à Paris se propage. Petit à petit nombreux sont ceux qui réalisent qu’ils ont été manipulés.
Dans cette note aujourd’hui je commence par parler de mon texte précédent et des réactions qu’il m’a permis de connaître. Puis je reviens sur les faits en cause. Et j’ajoute un mot plus général à propos de la Chine.

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15:07 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

26.04.2008

AGENDA Laurent Fabius du week-end

bd2ac5a66281be0fb4987381fc991316.jpgSamedi 26 avril, Le Parisien/Aujourd'hui en France publie une brève interview de Laurent Fabius sur la question du financement du "revenu de solidarité active" (RSA).

Dimanche 27 avril, Laurent Fabius sera l'invité de Laurence Ferrari à partir de 12h45 dans l'émission Dimanche+ diffusée sur Canal+.


Toute l'actualité de Laurent Fabius sur www.laurent-fabius.net

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09:59 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , 005 AGENDA , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

51 % des français pas convaincus par le "Sarko show", hier soir à la TV

0c2617d1ad9e58b84379798cb685832e.gifReuters - Une courte majorité des Français ayant suivi l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy jeudi soir n'a pas été convaincue par le chef de l'Etat, selon un sondage OpinionWay réalisé pour Le Figaro et LCI.

En effet, 51% des personnes interrogées, contre 49%, n'ont pas trouvé le président de la République convaincant.

Les sceptiques mettent en avant le décalage entre son talent d'orateur et la réalité de ses résultats. Ils évoquent une tendance à l'autosatisfaction et un manque d'écoute, ainsi qu'une mauvaise maîtrise des dossiers.

35fa1c6a5c3704b5799e2c8bde8720d8.jpgInversement, les personnes convaincues par le chef de l'Etat l'ont jugé sincère et honnête, soulignant sa bonne connaissance des dossiers, sa clarté et son humilité, ainsi que sa persévérance et sa ténacité.

Nicolas Sarkozy a surtout convaincu sur ses efforts pour obtenir la libération d'Ingrid Betancourt (63%), la nécessité des réformes (62%), les difficultés liées à la situation économique internationale (59%) et la question du chômage (55%).

De même, 53% des sondés pensent que le président de la République va tenir son engagement de mettre en oeuvre le Revenu de solidarité active (RSA).

En revanche, il a été jugé peu convaincant sur le pouvoir d'achat (32%), le paquet fiscal (35%), son choix d'envoyer des soldats français en Afghanistan (41%) et la suppression de postes d'enseignants à la rentrée prochaine (44%).

Ce sondage a été réalisé les 24 et 25 avril auprès d'un échantillon de 994 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Gérard Bon

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09:58 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

U.E ► élargissement : Les Français interdits par Sarkozy de tout référendum les concernant au quotidien !

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CHANGER LA CONSTITUTION ?


6bf3ae9d2ebf0821c0cb033ef4470eb6.jpgDans le droit fil de la signature sans consultation préalable du peuple français "considéré dangereux et irresponsable" par le président Bling bling, et les cadres dirigeants du parti socialiste, relativement à la ratification du Traité de Lisbonne, Sarkozy persiste et signe :

L'instauration d'un référendum d'initiative populaire a par ailleurs été jugée "inutile" parce que cela "ne constituait pas un droit réel mais une simple faculté de saisir le Parlement d'un projet de texte", ajoute-t-on de même source. (lire ci-dessous la dépêche Reuters).

La suite reste au tout venant. Une énumération de gadgets dépassés sinon éculés; de fait rien qu'un catalogue "fumeux" de droits, pire de bonnes intentions, dont nous aurions du avoir déjà bénéficié depuis pas moins de plusieurs décennies ! Soyons modernes nécessairement...

e5b311b37eed28c387044b795f6b73ce.jpg Le PS peine à trouver "sa girouette idéale" pour nous indiquer tous les vents de la mondialisation bons ou mauvais qui turbulent au dessus de nos têtes. Cela réjouira peu-être Jack Lang, en mal de de maroquin, ( "Qu'est-ce que je dois dire ?"), membre de droit de la commission Balladur, chargée de plancher sur la réforme des institutions de la vème, poussiéreuse, asthmatique... bientôt tuberculeuse ?

L'Europe sociale, crédo socialiste "juré craché" en toute période électorale, mais éternelle arlésienne, saura-t'elle s'inviter fermement à l'heure de notre prochain Congrès ? Si telle est son souhait, d'ores et déjà, je lui souhaite bon appétit !

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Coup d'envoi de la réforme des institutions

Par Emmanuel Jarry Reuters - Le conseil des ministres a approuvé un projet de réforme de la Constitution française, qui prévoit notamment de limiter à deux le nombre de mandats consécutifs du président de la République.


Copyright © 2008 Reuters


Ce texte, qui sera débattu au Parlement à partir du 20 mai, prévoit également de fixer par une loi organique un nombre maximum de ministres.

Selon l'entourage de Nicolas Sarkozy, ces deux dispositions ont été ajoutées à la "demande expresse" du chef de l'Etat.

Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a estimé que le projet de révision était "la plus grande réforme de la Ve République depuis 1958".

"Le président de la République a indiqué que cette réforme était la traduction de ce qu'il avait appelé lors de la campagne présidentielle, à savoir une démocratie exemplaire", a-t-il rapporté lors du compte rendu du conseil des ministres.

Ce projet rééquilibre les institutions françaises "dans un sens favorable au Parlement" et "répond à toutes les critiques formulées par l'opposition contre les institutions depuis des années", fait valoir l'entourage de Nicolas Sarkozy.

Une façon de préparer le débat parlementaire. Seule, la majorité actuelle ne peut espérer faire passer la réforme. Lors du vote par l'Assemblée et le Sénat réunis en congrès, les trois-cinquièmes des suffrages exprimés sont requis.

Le texte adopté mercredi puise largement dans les propositions du comité qui avait été chargé de réfléchir à cette réforme sous la présidence de l'ancien Premier ministre Edouard Balladur.

Si la réforme est adoptée, le chef de l'Etat pourra s'adresser directement au Parlement, ce qui n'est pas possible aujourd'hui.

Le pouvoir de nomination du président et son recours à l'article 16 de la Constitution (pouvoirs d'exception en cas de crise) seront en revanche encadrés.

L'exercice du droit de grâce présidentiel est limité aux cas individuels après avis d'une commission.

STATU QUO POUR LE ROLE DE L'EXECUTIF

Parmi d'autres mesures, le texte met fin à la présidence du Conseil supérieur de la magistrature par le chef de l'Etat et accroît les prérogatives du Parlement, qui pourra s'opposer à la procédure d'urgence pour l'examen des textes législatifs.

Le recours à l'article 49-3 sur l'adoption sans débat de textes de loi sera limité aux lois de finances et de financement de la Sécurité sociale, ainsi qu'à un autre texte par session.

Le Parlement aura un droit de résolution sur tous les sujets, dont la politique européenne et internationale. Il sera informé immédiatement des opérations militaires extérieures et devra autoriser leur prolongation au bout de six mois.

Le texte crée un statut de l'opposition et prévoit une réforme du collège électoral sénatorial pour améliorer la représentativité du Sénat en tenant compte de l'évolution démographique des collectivités territoriales.

Les Français de l'étranger pourront pour leur part avoir des députés alors qu'ils ne sont jusqu'ici représentés qu'au Sénat.

Le texte crée enfin des droits nouveaux pour les citoyens, comme la possibilité de saisir le Conseil constitutionnel s'ils jugent l'application d'une loi contraire aux droits et libertés garantis par la Constitution.

Il ne touche en revanche pas aux modes de scrutin.

Conformément aux orientations transmises en novembre au Premier ministre, François Fillon, par Nicolas Sarkozy, les auteurs du texte ont aussi renoncé à modifier les articles 5 et 20 sur le rôle respectif des deux têtes du pouvoir exécutif.

Le comité Balladur avait proposé d'écrire dans l'article 5 que le chef de l'Etat "définit la politique de la Nation".

Il suggérait parallèlement de limiter dans l'article 20 le rôle du gouvernement à la conduite de cette politique.

Cette double "clarification" a été écartée parce qu'elle "posait plus de problèmes qu'elle n'en résolvait, en l'absence de basculement vers un système totalement présidentiel ou totalement parlementaire", explique l'Elysée.

Le projet de révision constitutionnelle ne reprend pas non plus la proposition d'interdiction du cumul des mandats, qui relève selon l'Elysée de la loi ordinaire, ni la création d'un "conseil du pluralisme" au contenu trop flou.

L'instauration d'un référendum d'initiative populaire a par ailleurs été jugée "inutile" parce que cela "ne constituait pas un droit réel mais une simple faculté de saisir le Parlement d'un projet de texte", ajoute-t-on de même source.

RAG 34. Les lolo's 34.

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24.04.2008

François Hollande réclame clarté et équité à Sarkozy

3bc53660fc67666877d4e20dc04d19af.gifPARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy doit donner jeudi, lors de son intervention télévisée, de la lisibilité à son projet politique auquel "plus personne ne comprend rien" un an après son élection, estime François Hollande.


Copyright © 2008 Reuters

Pour le premier secrétaire du Parti socialiste, le chef de l'État, auto-proclamé candidat du pouvoir d'achat pendant la campagne présidentielle, "pêche par-là où il a prêché".

Il lui faut aujourd'hui "clarifier et rendre plus juste" sa politique. "Je lui demande la clarté, la justice, l'équité et le sens de la solidarité", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse devant l'Association de la presse étrangère.

"Si Nicolas Sarkozy veut se faire entendre, il faut qu'il dise où il veut aller. S'il veut se faire comprendre, il faut qu'il revienne sur les dispositions fiscales qui ont été votées pour les plus privilégiés", a-t-il insisté.

"En un an, il aura beaucoup parlé, beaucoup annoncé, beaucoup promis mais ce qui devait être le premier engagement du président, le pouvoir d'achat (...) n'a jamais été aussi détérioré par l'inflation et la stagnation des revenus", a souligné le chef du PS.

Depuis mai 2007, Nicolas Sarkozy "aura réussi à désorganiser sa majorité, à créer le doute, à créer (...) sa propre impopularité. Je ne m'en félicite pas (...) il n'est pas bon, il n'est pas sain qu'un an après l'élection présidentielle il y ait aujourd'hui autant de défiance", a ajouté François Hollande.

Le dirigeant socialiste a épinglé le "peu de professionnalisme" du chef de l'État.

"La succession de couacs, de contradictions, d'allers-retours, tout cela créé le sentiment que le président ne maîtrise pas la politique pour laquelle il a été choisi", a-t-il estimé.

Interrogé sur le style Sarkozy ou sa "présidentialité", le premier secrétaire du PS a jugé que seuls les résultats comptaient. "Savoir s'il est correctement habillé, s'il porte le bon costume m'est totalement indifférent", a-t-il dit.

"Si les Français avaient plus de pouvoir d'achat (et) moins de précarité, s'ils avaient plus de sécurité, ils n'auraient aucune gêne à voir M. Sarkozy en blue-jeans", a-t-il plaisanté.

Laure Bretton

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23.04.2008

Les Français jugent sévèrement le bilan de Sarkozy, selon plusieurs sondages

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Par Tristan MALLE AFP - Un an après l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, plusieurs sondages témoignent d'un fort rejet de sa politique par les Français qui, très majoritairement, considèrent que sa première année de mandat n'a pas été à la hauteur des promesses prodiguées.

Copyright © 2008 AFP

Les sondages publiés ces derniers jours confirment la tendance déjà perceptible, depuis le début d'année, dans les enquêtes d'opinion et qui s'est notamment concrétisée dans la victoire de l'opposition aux élections municipales.

Selon un sondage Ifop-Fiducial pour Paris-Match, rendu public mardi, 72% des Français sont mécontents du bilan de Nicolas Sarkozy, contre seulement 28% qui se disent satisfaits. Un précédent sondage Ifop, pour le JDD cette fois, affichait un taux record de 79% de Français considérant qu'en un an de présidence le président n'a pas amélioré leur situation.

Même sévérité de jugement dans un sondage Viavoice pour Libération: pour 59% de personnes interrogées l'an un du quinquennat Sarkozy est "un échec". 20% seulement y voient un succès.

Et selon un sondage CSA pour Valeurs actuelles, rendu public mercredi, à peine plus d'un Français sur quatre (28%, - 2 points) estiment que l'action de Nicolas Sarkozy va "plutôt dans le bon sens".

Selon Frédéric Dabi de l'Ifop, l'actuel occupant de l'Elysée obtient, au terme d'un an de mandat, des scores de satisfaction inférieurs à ceux de tous ses prédécesseurs, y compris Jacques Chirac en 1996, au sortir de la grave crise sur les retraites.

Comment en 12 mois est-on passé ainsi d'un capital de confiance et d'un lien inégalés avec les Français, à une défiance qui touche aujourd'hui la quasi-totalité des secteurs de l'action présidentielle?

Pour Stéphane Rozès de CSA, la chute brutale de Nicolas Sarkozy, perceptible dès le début janvier, s'explique par "la conjonction de deux facteurs: une surexposition de sa vie privée qui semble rabaisser la fonction présidentielle et l'impression qu'il s'éloigne de son projet qui fait du pouvoir d'achat la contrepartie du travail et du mérite".

"Sarkozy a chuté par son changement de posture, en s'éloignant du récit de sa campagne, de la cohérence qui était la sienne, et de sa fonction", explique-t-il. Et ce n'est pas un hasard si parmi les abstentionnistes des municipales on retrouvait beaucoup de personnes âgées et de membres des couches populaires nouvellement acquises à la cause sarkozyste, deux catégories particulèrement sensibles à ces questions.

La désillusion ressentie sur la question du pouvoir d'achat est pour Frédéric Dabi la principale cause de la désaffection des Français envers leur président, avec 10% seulement qui jugent positivement la politique menée dans ce domaine (Ifop Paris-Match).

Alors que ce thème était "au coeur de la notion de rupture", avec notamment le "travailler plus pour gagner plus", les Français ont l'impression d'une "dissonance forte entre le discours du candidat et la réalité".

Reste à savoir si le chef de l'Etat peut rebondir et à quelle échéance. Là encore, les sondeurs s'accordent sur un point: la nécessité pour lui de redonner de la "cohérence" à l'action présidentielle.

"Le pays veut de la lisibilité. Il attend du président une cohérence dans l'action et une capacité à dessiner le chemin avec un point de départ et un point d'arrivée", assure M. Rozès.

"Les Français veulent une méthode et un cap", renchérit M. Dabi. Mais la capacité de rebond de Nicolas Sarkozy, liée aux résultats sur le pouvoir d'achat, semble limitée à court terme".

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Les murmures d'Eric DUPIN : Réalisme socialiste

b3bf8b9a3debb19a916a669e9c030763.jpg Bourgeois, cessez donc de trembler comme des feuilles ! le PS renonce enfin officiellement à ses "espérances révolutionnaires". La presse bien-pensante s'en réjouit: les socialistes abandonnent leurs "vaches sacrées" idéologiques pour se mettre à jour. La nouvelle "déclaration de principes" du PS le définit clairement comme un "parti réformiste".

Ironie mise à part, ce texte corédigé par Alain Bergounioux, subtil historien et idéologue du parti, et Henri Weber, autre amateur d'exercices théoriques, n'est pas trop mal troussé au regard des lois du genre. On s'amusera même à repérer quelques signes révélateurs de la spécificité maintenue du socialisme français. La déclaration affirme que la "critique historique du capitalisme" demeure "d'actualité" et que le PS porte un "projet de transformation sociale radicale". La précédente déclaration de principes, rédigée en 1990, ne définissait le PS que comme un "parti de transformation sociale", situant son réformisme au service d'hypothétiques "espérances révolutionnaires". En passant de la référence à une "économie mixte" admettant "les règles du marché" à celle d'une "économie sociale et écologique de marché" régulée par la puissance publique, les socialistes ne sombrent guère dans une dangereuse dérive droitière. Tous les courants du parti ont d'ailleurs ratifié le nouveau texte.

L'essentiel reste pourtant à faire pour le PS. Sur le plan idéologique, il lui faudra d'abord préciser et creuser sa critique du capitalisme au-delà des facilités d'une dénonciation morale et d'une condamnation de ses défauts les plus criants. L'articulation entre pleine reconnaissance de l'économie de marché et contestation des logiques du capitalisme financier suppose un profond renouvellement d'analyses qui ne peuvent plus être adossées aux schémas marxistes.

Simultanément, les socialistes doivent donner de la chair aux valeurs qu'ils réaffirment aujourd'hui en arbitrant clairement en faveur de quelles politiques publiques ils se prononcent. Qu'il s'agisse de "développement durable" ou d'"Etat social", le PS est mis au défi de mettre des propositions concrètes derrière ses mots. C'est ce que l'on attend du débat qui s'ouvre en son sein.


Le blog de Eric DUPIN : http://ericdupin.blogs.com/

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Paul QUILES : Le syndrome du Titanic

16ad709b6085eb2122d40b1c5ab1a6f3.jpgL'autre soir, lors d'un débat télévisé, j'ai entendu une comparaison que j'ai trouvée extrêmement éclairante pour expliquer les réactions du monde développé à l'égard des crises qui secouent le monde et je voudrais la livrer à votre méditation.



55ac6b2d0ec3b2815ae2090a78163342.jpgVous avez certainement été nombreux à voir le célèbre film "le Titanic", réalisé par James Cameron en 1997 et qui raconte le naufrage du géant des mers en avril 1912. On y voit, au moment où le Titanic heurte l'iceberg qui va le couler, les passagers les plus riches qui continuent à s'amuser sur le pont supérieur, mangeant, dansant, buvant. Le bateau est tellement bien conçu -il doit résister à toutes les tempêtes!- qu'ils ne ressentent qu'une petite vibration sur leurs verres lorsque le choc se produit.

Par contre, sur les ponts inférieurs, là où se trouvent les passagers les moins fortunés, on comprend vite ce qui se passe et ce qu'il va advenir du bateau et de ses occupants, riches et moins riches. Et là, loin de l'orgueil et de la cécité de ceux qui, confiants dans le progrès, croient à l'invulnérabilité de cette belle construction humaine, c'est la panique, parce qu'on sait que ce superbe bateau, invincible, insubmersible, va couler. La catastrophe n'est pas à venir, elle est là, mais tous ne la voient pas.....

Aujourd'hui, notre monde n'est-il pas confronté à pareille situation? Des crises, génératrices de graves dérèglements et de désordres dangereux se succèdent, s'accumulent et s'ajoutent. Crise financière, crise alimentaire, crise énergétique, crise environnementale, crise sanitaire.....La planète souffre, ou, plus exactement, ceux du Sud et les plus pauvres du Nord, qui mesurent chaque jour ce qui est en train de se passer, contrairement à ceux qui sont (ou qui se croient) à l'abri des crises. Comme pour le naufrage du Titanic, ceux- là ne comprennent pas et pourtant, ils seront eux aussi touchés par les conséquences de cette succession de drames mondiaux: flux migratoires incontrôlés, pollution, dérèglements climatiques, terrorisme, guerres, pandémies.....

Le modèle libéral vacille. Même les plus fervents zélateurs de ses prétendues vertus, aux Etats-Unis notamment, commencent à douter et à se demander s'il ne faudrait pas "plus d'Etat, plus de protection, plus d'intervention de la puissance publique et des instances internationales": autant de gros mots que l'on croyait remisés dans les cartons de l'archaïsme. Imaginez vous qu'on envisage de nationaliser des banques, pour éviter leur faillite! Certains osent même parler de "l'échec du marché"!

Devant cette évolution rapide et surprenante pour certains, la gauche ne peut pas en rester à des analyses mièvres, se contentant de proposer d'améliorer le système, de limiter la casse...faute de mieux, faute surtout d'imaginer une alternative globale. Si elle ne veut pas perdre sa spécificité, c'est à dire l'ambition et la volonté de changer durablement la société et de contribuer à la construction d'"un autre monde", la gauche a le devoir de penser et de parler autrement.

C'est pour aider à cette nécessaire réflexion que le club Gauche Avenir a préparé un document, "Fiers d'être de gauche", qui est le fruit d'un travail collectif. Nous en reparlerons dès sa publication.

Le blog de Paul Quilès

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23:30 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Alors, Claude IMBERT, redoublant émérite de Midi Libre : Les chômeurs sont-ils des assistés ? PODCAST

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Candidat Claude Imbert "disciple de Arthur Pigou ?"
Dissertation économique : "Les chômeurs sont-ils des assistés?"
durée : 4h00; à votre copie !




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podcast


Les chômeurs sont-ils des assistés ?

Le gouvernement va annoncer la suspension des indemnités chômage en cas de refus de deux offres valables d’emploi. Qu’est-ce qu’une offre valable d’emploi ?

Selon la définition proposée par le gouvernement, une offre valable est associée à un emploi dont le salaire peut être inférieur à 70% du salaire précédent, et accessible à moins de deux heures de déplacement.

Outre que son projet entretiendra une pression à la baisse sur les salaires, le gouvernement a indéniablement décidé de durcir les conditions d’indemnisation des chômeurs. Il considère que nombre d’entre eux profitent du système et entend, comme il dit, lutter contre l’assistanat. Thème très à la mode ! Tant on se souvient que Ségolène Royal en avait également fait son cheval de bataille.

1f7ab420293e155ced451489f9746919.gifMais ce slogan n’a absolument rien de moderne ! Il y a plus de 70 ans, Keynes moquait déjà son ancien professeur, Arthur Pigou, le père de la théorie du chômeur fainéant et assisté. Pigou expliquait qu’une économie de concurrence parfaite converge vers le plein-emploi, c’est-à-dire une situation où personne ne veut travailler plus parce qu’il faudrait accepter des salaires trop bas. Dans le jargon des économistes, le chômage est alors qualifié de « volontaire » : les chômeurs choisissent de ne pas travailler. Ils préfèrent d’autant plus le loisir s’ils bénéficient d’allocations généreuses.

Et que disait Keynes ?

Dans la dépression des années 30, Keynes répondait au contraire que des millions de chômeurs accepteraient de travailler pour des salaires bien plus faibles que le salaire courant.

Si les entreprises ne les embauchent pas, c’est parce qu’elles n’investissent pas. Bref le chômage est « involontaire » !

Cette controverse est plus actuelle que jamais. L’Europe et les Etats-Unis souffrent d’une panne de croissance. On peut renforcer autant qu’on veut le contrôle des chômeurs. L’économie ne crée pas assez de postes à pourvoir à chaque demandeur d’emploi. Il y a aujourd’hui 1 800 000 chômeurs officiels et 5 millions de précaires, près à travailler. Mais il n’y a que 400 000 emplois vacants, essentiellement dans le bâtiment et la restauration. On découvre désormais qu’ils sont occupés par des sans-papiers, comme dans le film de Ken Loach « It’s a free world ». L’ANPE ne dénombrait quant à elle que 18 000 « fraudeurs » et chômeurs découragés radiés en 2007.

Alors pourquoi le chômage baisse-t-il ?

Le chômage baisse parce que la population active croît moins vite depuis le papy boom. C’est-à-dire le départ à la retraite des générations nées en 1945, dont il faut financer les retraites. Mais l’emploi n’augmente pas parce que les entreprises n’investissement pas et que la baisse du pouvoir d’achat réduit leurs carnets de commandes. Les seuls emplois créés sont des emplois à dix heures par semaine dans les services à la personne.

Conclusion. Lutter contre l’assistanat revient à lutter contre les chômeurs et non contre le chômage.

Le dicton du jour : « si le monde connaissait le bonheur et la paix, je n’essaierais pas de le changer. » (C’est de Confucius, puisque la Chine devait être à la mode cette année).

_________________________________________________

Une chronique de Liêm Hoang-Ngoc, Maître de conférences à l’Université de Paris I, auteur chez Grasset d'un essai intitulé "Sarkonomics".

Lundi 21 avril.

Notre note précédente : Pierre POLARD : Assistés, ne parlez plus la bouche pleine...c'est très impoli!


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23:29 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Pierre POLARD : Assistés, ne parlez plus la bouche pleine...c'est très impoli!

ef6d44767456435797724e25c3a28785.jpgCa faisait quelque temps que ça ne m’était pas arrivé… La lecture de la chronique de Claude Imbert dans Midi Libre de dimanche 20 avril m’a fait bouillir, bondir…

Cette chronique, consacrée aux émeutes de la faim, démarre très fort : « Ces pauvres-là n’ont pas, comme nos assistés, la bouche pleine pour crier leur énième rouspétance. »Tout est dans le choix des mots… Qui sont donc les « assistés » dont il parle ? On peut penser qu’il s’agit des bénéficiaires de minimum sociaux, voire des chômeurs indemnisés… Dans le jargon des ultralibéraux comme Mr Imbert, c’est en général cette frange de la population que l’on désigne par le terme « assistés », avec bien entendu beaucoup de mépris pour ces « fainéants dorlotés par l’Etat-Providence ». Mais, que je sache, il n’y a jamais eu beaucoup de manifestations de RMIstes, ni de chômeurs… Qui sont donc ces « assistés à la bouche pleine » ? Les fonctionnaires, les lycéens, les salariés qui luttent pour leur emploi ou leurs conditions de travail ?
Au fait, Mr Imbert estime-t-il qu’il faudrait couper les vivres a ces « assistés » trop bien nourris ? Pourquoi toujours rester dans l’insinuation ?

Cela fait des décennies que Mr Imbert bougonne, s’impatiente, fulmine, radote contre tous ces « parasites ». Régulièrement, il fait les gros yeux aux français soupçonnés d’être rétifs à la mondialisation et à ses bienfaits, d’être réfractaires au libéralisme « qui marche partout ailleurs » (je cite), bref d’être d’incorrigibles feignasses qu’il faudrait dare-dare remettre eu boulot dans des entreprises débarrassées de tout ce fatras de réglementation qui bride les entrepreneurs.
Lui qui glorifie la prise de risque, quand en a-t-il pris pour la dernière fois ? Bien au chaud dans son bureau, à l’abri de la concurrence dans son petit cénacle de chroniqueurs, il est facile de prôner le démantèlement de la protection sociale pour « s’adapter à la compétition internationale ». Ce dont je rêve, pour ma part, c’est de voir débouler dans la presse française des chroniqueurs chinois, indiens, roumains…qui viendraient marcher sur les plates-bandes de nos bardes de la mondialisation. On verrait alors si la mondialisation est toujours aussi « inévitable ».

Pour revenir à la chronique de dimanche... « La faim, on la savait peu à peu réduite par le progrès humain à des confins désertiques ». Tout de même, plus de 800 millions d’êtres humains souffrent toujours de malnutrition, voire de famine, dont une bonne partie en Asie du Sud-Est…Pour les confins désertiques, on repassera ! Il faudrait penser à refermer l’album d’images d’Epinal !

La crise financière a eu peut-être un effet positif : Mr Imbert réclame désormais « une maîtrise mondiale de la mondialisation.» Que de chemin parcouru ! Alors que jusqu’à présent, sa marque de fabrique était l’éloge « reptilien » (le cerveau reptilien est la source des comportements primitifs qui répondent à des besoins fondamentaux) des bénéfices de la mondialisation et du libéralisme, voilà que Mr Imbert réclame une régulation. On croit rêver !

Attention à ne pas devenir un « assisté » !

PP

Le blog de Pierre POLARD : Convictions politiques

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23:28 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Coup de coeur/Coup de griffe , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

22.04.2008

VIDEO: LA CGT : représentativité syndicale et lutte pour les sans-papiers

l'invité d'Inter
Bernard Thibault
Secrétaire général de la CGT



Durée : 10:16 Pris le : 17 avril 2008 Lieu : Paris, Île-de-France, France

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20:26 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

20.04.2008

Mondialisation : A toutes FAIMs utiles...

Aux pays riches d’assurer les pauvres

Analyse d'Esther Duflo économiste et professeur au Massachusetts Institute of Technology et à l’Ecole d’économie de Paris, publiée dans Libération.fr du 14 Avril 2008.

La semaine dernière, les émeutes violentes à Haïti, provoquées par la colère des habitants face à l’augmentation du prix des denrées alimentaires de base, ont mis la question des prix agricoles sur le devant de la scène.

D’autres incidents ont eu lieu en Indonésie, en Guinée, en Mauritanie, au Mexique, au Maroc, au Sénégal, au Cameroun en Ouzbékistan et au Yémen. Plusieurs gros producteurs de riz (Vietnam, Inde, Egypte) ont imposé de fortes limites sur les exportations de riz. Après plusieurs décades de stabilité des prix des denrées alimentaires, ceux-ci ont recommencé à augmenter à partir de 2005, et leur croissance en 2007 a été phénoménale. De mars 2007 à mars 2008, l’augmentation du prix mondial moyen a été de 30 % pour le maïs, 74 % pour le riz, 87 % pour le soja, et 130 % pour le blé.

Plusieurs raisons expliquent l’augmentation tendancielle des prix, dont la demande pour les biocarburants (qui consomment une partie non négligeable du maïs produit dans le monde) et l’accroissement et l’enrichissement de la population mondiale (en particulier l’augmentation de la demande de viande en Chine : paradoxalement, produire une calorie sous forme de viande requiert une quantité de céréales plus fortes que produire une calorie sous forme de céréale). Plusieurs facteurs de conjoncture contribuent aussi à expliquer le pic récent : les récoltes de blé ont été mauvaises dans plusieurs gros pays producteurs ; le riz souffre d’un parasite mystérieux au Vietnam ; les stocks de grains, maintenus par les gouvernements (comme l’Inde) pour stabiliser les prix, ont fortement diminué (ils sont à leurs plus bas niveaux depuis 1984). Les prix sont donc non seulement plus hauts en général, mais plus volatils (on s’attend d’ailleurs a une baisse du prix du riz après les récoltes en Indonésie et en Inde) ; même la crise financière joue un rôle : les produits alimentaires font figure de valeur refuge, ce qui contribué à la flambée. Zoellick (président de la Banque mondiale), Diouf (président de la FAO) et bien d’autres, s’inquiètent pour les pauvres. Zoellick a même brandi une miche de pain aux meetings annuels du FMI et de la Banque mondiale pour donner force à son argumentaire. La part de la nourriture dans le budget d’une famille qui vit avec moins de 1 dollar par jour (le seuil de pauvreté mondial) est entre 50 % et 77 % selon les pays, d’après les enquêtes-budget réalisées par la Banque mondiale, ce qui les rend très sensibles aux prix alimentaires.

Pourtant, il y a moins de deux ou trois ans, c’était les subventions agricoles des pays riches, et même l’aide alimentaire qui étaient critiquées : en maintenant les prix artificiellement bas, elles empêchaient les paysans africains de vendre leurs produits à bon prix, les laissant dans la pauvreté. Ces deux arguments peuvent paraître a priori contradictoires. Malheureusement, ils ne le sont pas. Une augmentation du prix des produits alimentaires bénéficie aux producteurs nets (ceux qui produisent plus qu’ils ne consomment), au détriment des consommateurs nets. Cela est vrai tant au niveau national qu’au niveau individuel. Au niveau national, la hausse des prix des céréales va améliorer la balance commerciale des pays exportateurs, et empirer celles des pays importateurs, dont l’Afrique subsaharienne. Au niveau individuel, les pauvres les plus touchés sont en milieu urbain, mais même en milieu rural, un certain nombre des plus pauvres sont en fait consommateurs nets de céréales. Une étude réalisée dans les années 1980 sur la Thaïlande avait montré que les ménages ruraux bénéficiaient en moyenne d’une augmentation du prix du riz, mais avec de fortes variations d’un ménage à l’autre. Ceux qui en bénéficiaient le plus étaient les ménages ni trop pauvres ni trop riches. Ainsi, quand le prix des céréales augmente, dans le court terme, certains des pauvres y gagnent, d’autres y perdent. A moyen terme, l’accroissement de la volatilité des prix est dommageable pour tous. Les familles pauvres des pays en développement font déjà face à d’énormes risques et ne bénéficient souvent d’aucune assurance contre ces risques, en dehors de leur propre épargne ou de la solidarité informelle. Une mauvaise période peut conduire à sacrifier l’éducation des enfants ou à laisser un enfant mourir d’une attaque de diarrhée. Une difficulté passagère laisse une trace permanente.

Au-delà de l’aide d’urgence, il est essentiel de mettre en place une assurance efficace contre la variabilité du prix des produits alimentaires pour les plus pauvres. Les pays riches devraient s’y sentir d’autant plus obligés qu’ils portent largement la responsabilité de ces fluctuations.

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WEB : Internet se développe dans le monde, mais les inégalités demeurent

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24b6fd3bdb8e9a723fe474b9432b9df5.jpgLa proportion d’abonnés à l’Internet augmente plus vite dans les pays en développement que dans les pays développés. Mais les inégalités restent considérables.

La part d’abonnés à l’Internet dans les pays en développement a été multipliée par 2,3 entre 2002 et 2006, soit plus que dans les pays développés où elle a été multipliée par 1,4, selon la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced). La palme revient toutefois aux pays en transition (les ex pays de l’Est) puisque le taux a été multiplié par quatre entre 2002 et 2006.

Cependant, cette progression en pourcentage s’applique à des niveaux très faibles dans les pays pauvres. Même en augmentant moins vite, les pays riches continuent à creuser l’écart. Au Sud, le pourcentage est passé de 4,2 % à 9,7 % et au Nord de 42 % à 58,2 %. Résultat : l’écart s’est creusé entre pays riches et pays pauvres, passant de 37,8 à 48,5 points.

Le dynamisme des pays en développement laisse plutôt optimiste quant à la réduction de la fracture numérique mondiale. Mais, l’inertie est forte et la tendance ne s’inverse que lentement. Le chemin à parcourir reste donc long.

L’accès aux nouvelles technologies constitue pour les pays les plus pauvres un enjeu essentiel en matière de dynamisme économique - notamment pour les PME - et pour la circulation de l’information au sein de la société. Ceci dit, pour la majorité des habitants des pays pauvres, l’accès Internet demeure un horizon bien lointain tant la préoccupation première est d’accéder aux biens et services de base (alimentation, eaux, transports, etc.).

Accès à internet selon le niveau de développement et les régions



Source : Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), 2007
le 15 avril 2008

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« L’information, c’est notre affaire »

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Etats généraux pour le pluralisme, 17 mai 2008 – Où ? Quoi ? Comment ?

Le 3 octobre 2005, était lancé un appel à des Etats généraux pour une information et des médias pluralistes. Cet appel a été suivi notamment d’une Rencontre nationale des médias associatifs tenue à Marseille en mai 2006 et d’une première session des Etats généraux qui s’est déroulée le 30 septembre 200 et qui adopté une Déclaration finale : « Pour des médias soustraits à l’emprise des pouvoirs économiques et politiques

Publié ici même, avec la liste de ses signataires et de ses soutiens, « L’information, c’est notre affaire » est un appel à une nouvelle session. Vous trouverez ci-dessous les premières informations qui seront ultérieurement complétées, notamment sur l’ordre du jour et les modalités de participation.

« L’information, c’est notre affaire » Deuxième session des Etats généraux pour le pluralisme
Samedi 17 mai 2008, entre 9 et 18 heures

Bourse de travail de Paris, 3 rue du Château d’eau 75 010 Paris – Métro République


EN SAVOIR PLUS

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Sarkozy : Une impopularité sans précédent sous la vème