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29.02.2008

Avec Sarkozy, ça va mal finir... Revue de presse Clotilde DUMETZ france Inter

ea19435433d47af01b2226b1c65aa14d.jpgCa va mal finir
Une mise en garde ce matin... "Ca va mal finir"...

"Ca va mal finir"... C'est le titre d'un pamphlet signé François Léotard... un texte impitoyable sur l'action du chef de l'Etat... Dans Le Nouvel Observateur, cette semaine, vous pouvez en lire quelques extraits...

Et l'ancien ministre fait défiler les images de ces derniers mois... Je cite... "le déferlement des milliardaires... la chasse aux nigauds, baptisée modestement 'ouverture'... le drapeau tricolore relooké par Prada... les intermittences du coeur sous les ombrages de la Lanterne"... etc. etc.... "Je commençais petit à petit à bouffer mon bulletin de vote", confie François Léotard...

L'ancien patron de feue l'UDF fustige également la politique des banlieues de Nicolas Sarkozy... sa propension à vouloir que la police décide de tout... "Il semble que notre Président n'ait lu ni Tocqueville, ni Montesquieu, ni Benjamin Constant... Il semble que la séparation des pouvoirs lui soit une énigme"...

Alors quand même... Il lui reconnaît un bon point, au Président de la République : "Tu as eu raison de citer Guy Môquet"... Léotard regrette qu'il n'ait pas parlé d'Aragon... l'Aragon de l'Affiche Rouge... Pourquoi ce regret ?, explique François Léotard... "Parce que ce sont souvent des étrangers qui ont aimé notre pays plus que nous ne l'avons fait... Parce que ces étrangers de l'Affiche Rouge ont davantage honoré la France que les bons Français de Vichy"...

François Léotard qui écrit encore : "Depuis que tu es à l'Elysée, je suis inquiet"...

Et Le Nouvel Observateur raconte que "ce petit livre devait s'appeler au départ 'J'ai voté Sarkozy, et je ne me sens pas très bien'... 'Ca va mal finir', formule plus brutale, montre que le malaise a laissé place au ressentiment"...

Autre hebdomadaire dans vos kiosques ce matin... autre analyse...

Dans Le Point, vous lirez "la leçon d'Histoire de Max Gallo aux sarkophobes"... "Il est trop tôt pour crier 'Un an ça suffit', comme on lançait à De Gaulle '10 ans ça suffit'", écrit l'académicien... "même si scander aujourd'hui 'Adieu Sarko, adieu' sur l'air de 'Adieu De Gaulle, adieu' chanté par les foules de Mai 68, est une manière de fêter ce 40ème anniversaire"...

Et Max Gallo de montrer que le reproche fait à Nicolas Sarkozy d'un pouvoir trop personnel a été fait à bien d'autres... Il cite un livre de Maurice Duverger, publié il y a 50 ans et intitulé "La monarchie républicaine"...

L'écrivain préfère constater que "jamais, comme depuis le printemps dernier, la politique et la controverse n'ont autant envahi l'espace public... La politique est de retour, et donc la République est réveillée... Qui s'en plaindrait ?"...

"Et ce putain d'euro qui grimpe"...

Là, c'est Nicolas Sarkozy qui déprime sur le divan d'un psy, en Une du Monde, dans le dessin de Plantu...

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POUVOIR D'ACHAT : Hausse des prix : passer des mots aux actes

a123f3e5ddbfc853bf4f41a21a39051a.jpgSelon l’enquête menée par l’Institut national de la consommation, le dérapage des prix des principaux alimentaires constatés entre novembre 2007 et janvier 2008 est considérable :
• produits laitiers : + 40 % pour certains yaourts, + 20% à + 37% pour les laits UHT, + 12% à + 32% pour les camemberts, + 19% à + 26% pour les beurres ;
• pâtes et céréales : + 45% pour certains types de pâtes, + 14% à + 24% pour les céréales du petit-déjeuner, + 10% à + 15% pour les biscottes et + 6% à + 22% pour les pains de mie ;
• viandes : + 44% pour certains jambons au porc, + 18% pour les blancs de dinde.


Face à l’envolée des prix des produits de première nécessité, le gouvernement communique, mais n’agit pas. Or, son rôle n’est pas de se contenter de l’incantation mais bel et bien d’agir.

Pour le Parti socialiste, la hausse des prix des matières premières ne justifie pas la flambée constatée dans les magasins. Il est manifeste que certains industriels et distributeurs instrumentalisent un événement conjoncturel (la hausse des matières premières) pour accroître considérablement leurs marges, comme ils avaient souhaité le faire lors du passage à l’euro avec l’arrondissement abusif de certains prix.

C’est pourquoi le Parti socialiste demande au gouvernement de négocier avec les distributeurs et les industriels l’adoption d’un pacte de stabilité global des prix. Cet accord devrait permettre une stabilité des prix valable au moins six mois et devrait voir son application garantie par un contrôle étroit opéré par la DGCCRF*.

Le Parti socialiste renouvelle également ses propositions visant à permettre une baisse des prix : répercussion en faveur des consommateurs des marges obtenues par la grande distribution sur les producteurs, baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, réduction des taxes pesant sur les carburants, compensée par une taxation des super profits pétroliers, mise en place d’un chèque transport.

Mais, la nécessité de prendre des mesures pour éviter la hausse des prix ne doit pas faire oublier l’obligation d’agir en faveur des revenus des salariés et des retraités, pour permettre de maintenir ou même d’augmenter le pouvoir d’achat des Français. Ainsi, le Parti socialiste propose :
• de revaloriser immédiatement les petites retraites de 5% et d’augmenter l’ensemble des autres retraites d’un montant comparable à l’inflation ,
• d’ouvrir de réelles négociations salariales avec les fonctionnaires, garantissant a minima un maintien de leur pouvoir d’achat,
• s’agissant du secteur privé où se multiplient les conflits sociaux, de conditionner les allègements de cotisations sociales à la conclusion d’un accord salarial.
• d’augmenter le SMIC et la prime pour l’emploi

(*Direction générale de contrôle et de la concurrence de la répression des fraudes)

Communiqué du Bureau national

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28.02.2008

URGENCE SOS ! Nouvelles alarmantes d'Ingrid Betancourt

URGENCE SOS ! INGRID BETANCOURT, 6 ans de captivité, c'est inhumain, LIBEREZ-LA! SOS FREEDOM FOR INGRID ! RESPECT HUMAN RIGHTS!


URGENCE  INGRID BETANCOURT ! 6 ans de captivité, c'est inhumain,  LIBEREZ- LA! FREEDOM FOR INGRID ! RESPECT HUMAN RIGHTS!






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28/02/2008 - AFP, TSR, TeleSur, EuroNews
Un des otages relâchés mercredi par les FARC en Colombie a affirmé à la télévision vénézuélienne que la Franco-Colombienne était dans "une situation extrêmement difficile".

111d0bf4b116c88f4dfe86547bcc42fa.jpg"Elle est très mal traitée par la guérilla. Cela il faut le dire au monde entier. La guérilla s'est acharnée contre Ingrid Betancourt et elle est dans des conditions inhumaines, entourée de gens qui n'ont rien fait pour lui rendre la vie agréable", a déclaré Luis Eladio Perez, peu après son transfert à l'aéroport vénézuélien de Maiquetia, près de Caracas (lire ci-contre).

Agé de 50 ans, cet ex-président de la Commission des relations internationales du Sénat avait été capturé par les FARC le 6 octobre 2001 à Ipiales, dans le département de Narino (sud). Il a indiqué avoir rencontré pour la dernière fois le 4 février dernier l'ex-candidate présidentielle franco-colombienne, enlevée le 23 février 2002. Il a entretenu en captivité une relation d'amitié avec Ingrid Betancourt qui le mentionnait dans son dernier message à sa famille comme son confident.

"Malade et proche de la fin"

"Ingrid est dans une situation extrêment difficile", a précisé Luis Eladio Perez. Selon lui, "il faut d'une manière ou d'une autre réussir à ce que cette situation s'améliore, au moins pendant les jours qu'elle doit encore passer en captivité". "Elle est très mal, très malade, physiquement épuisée", a-t-il ajouté.

Pour Gloria Polanco, autre otage à avoir été libérée mercredi par les rebelles colombiens,le traitement infligé à l'ancienne candidate à l'élection présidentielle colombienne est "sans pitié". "Elle est enchaînée (...), entourée de personnes qui ne lui ont pas rendu la vie facile", a déclaré l'ex-otage. "Elle est très malade. Elle souffre d'une hépatite B récurente et est proche de la fin", a-t-elle ajouté.

Gloria Polanco a exhorté le président Hugo Chavez à tout faire pour obtenir la libération de la Franco-Colombienne qui serait détenue dans un camp en pleine jungle. "En tant que femme et mère de famille, je vous demande du plus profond de mon coeur de vous battre pour libérer Ingrid le plus vite possible", a-t-elle dit.

Appel de Hugo Chavez

Le président vénézuélien a demandé mercredi au chef des Farc, Manuel Marulanda, alias "Tirofijo", de transférer de toute urgence en lieu sûr Ingrid Betancourt. "Marulanda, la première chose que je te demande de tout coeur est de la confier à un commando plus proche de toi (...) dans la perspective de sa libération définitive", a déclaré Hugo Chavez. "Je crois que c'est urgent", ajoute-t-il.

Le président vénézuélien a expliqué qu'il allait envoyer un message par les canaux dont il dispose pour tenter d'obtenir la libération de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle colombienne parce qu'elle est "l'unique femme qui reste aux mains des Farc".

Le site : www.agirpouringrid.com

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27.02.2008

USA Primaires : Le rôle du parti Démocrate dans l’offensive contre les pauvres

084cb94c37624dddac60c99c2aa1f652.pngpar Jean-Jacques Chavigné
Contrairement à l’image qui en est donnée en France, la bataille entre les Démocrates et les Républicains n’oppose pas la Gauche et la Droite. Le parti Démocrate est, comme le parti Républicain, un parti de Droite. C’est comme si, en France, les deux seules forces politiques qui s’opposaient étaient l’UMP et le MoDem.
L'article en PDF

Dans la mesure où ils consentent à parler des programmes des candidats et ne se concentrent pas uniquement sur les problèmes de personne, les principaux médias de notre pays font grand cas des propositions d’Hillary Clinton en faveur de l’amélioration de l’assurance maladie.

Ce n’est pourtant pas la première fois que les démocrates font des propositions du même type sans pour autant tenir leurs engagements. Les propositions d’Hillary Clinton sont, d’ailleurs, très en-deçà de ce que proposait William Clinton au début en 1993 puisqu’elles se limitent à proposer l’amélioration de la couverture maladie des seuls enfants. Certes, il s’agit d’une urgence dans un pays où 8,5 millions des moins de 18 ans ne bénéficient d’aucune assurance santé. Mais, même si cet engagement était tenu, 36,5 millions d’Américains resteraient encore sans la moindre couverture maladie (ils sont aujourd’hui 45 millions) qu’elle soit publique (Medicaid, Medicare) ou privée (assurances prises par l’entreprise).

Le projet de William Clinton prévoyait que tous les salariés pourraient disposer d’une assurance maladie financée à 80 % par leur employeur. Il autorisait l’Etat fédéral à intervenir pour garantir aux assurés un remboursement minimum de leurs dépenses de soins et pour fixer un maximum aux coûts des primes d’assurance.

L’introduction de ces mesures dans la législation américaine s’est rapidement heurtée à la coalition des petites entreprises, des sociétés d’assurance, de l’industrie pharmaceutique et de l’American Medical Association qui avait déjà réussi à faire rejeter tous les projets de système d’assurance maladie universelle, que ce soit durant le New Deal des années 1930, ou sous la présidence de Truman à la fin des années 1940.

Cette coalition, grâce à une gigantesque campagne publicitaire (le film « Sicko » de Michael Moore en montre quelques extraits exemplaires) dénonçant la main mise de l’Etat sur la santé, avait amené Clinton à renoncer à son projet. Tout aussi libéral que les républicains, William Clinton ne pouvait, guère, en effet répondre à une campagne qui l’accusait de transformer les Etats-Unis en une nouvelle URSS…

Pire, en acceptant de signer la loi votée par un congrès à majorité républicaine, Clinton a fait plus contre les pauvres de son pays que Reagan et Bush réunis. Les attaques contre le filet de sécurité minimum mis en place, dans les années 1960, par Lyndon B. Johnson dans sa politique de « guerre contre la pauvreté » se sont, en effet, effectuées en trois phases dont la principale s’est déroulée pendant la présidence de William Clinton.

Ronald Reagan
Dans une première phase, au début des années 1980, Ronald Reagan s’est fait le champion de la dénonciation des « welfare queens », ces « reines de l’aide sociale » qui, selon lui, vivaient royalement en multipliant le nombre de leurs enfants avec de multiples partenaires. L’idéologie néolibérale donnait un vernis intellectuel à ces dénonciations en faisant de la pauvreté la conséquence, non de conditions sociales, mais de faiblesses morales ou intellectuelles d’ordre individuel.

L’aide sociale, dans cette optique, loin d’aider ces personnes à sortir de la pauvreté ne pouvait que les y maintenir. Le terme de pauvreté laissait alors la place à celui de « welfare dependency ».

Ce qui rendait possible une telle stigmatisation de cette fraction du salariat c’était sa mise à l’écart par l’instauration de prestations sous condition de ressources financées par l’impôt, en premier lieu l’impôt des salariés dotés d’un emploi stable.

Cependant, même s’il avait activement labouré le terrain et considérablement diminué le montant de l’aide sociale, Reagan n’avait pas réussi à imposer le « workfare » l’obligation de travailler en contrepartie de l’aide sociale.

William Clinton
Ce fut William Clinton, le nouveau Président démocrate, qui mit en place cette obligation de travailler pour pouvoir bénéficier de l’aide sociale. Il signa, en effet, aussitôt après sa réélection de 1996, la loi votée par un Congrès à majorité républicaine. La Constitution américaine lui permettait pourtant de ne pas signer cette loi mais l’assurance-maladie n’était pas la priorité des préoccupations de William Clinton dans un pays où (en 1996) près de 40 millions d’Américains ne disposaient d’aucune couverture maladie !

Cette loi inaugurait la deuxième phase de l’attaque contre les pauvres. Elle imposait à tout bénéficiaire adulte de l’aide sociale d’accepter un emploi salarié dans une entreprise privée ou dans un programme de « workfare » mis en place par les Etats ou les municipalités. La loi ne s’arrêtait pas là puisqu’elle supprimait le programme d’assistance aux familles nécessiteuse (AFDC). Il était remplacé par un programme « d’aide temporaire aux familles dans le besoin » (TANF) et limitait à cinq ans (pour toute une vie) la possibilité de bénéficier de l’aide sociale.

La loi stipulait, également, que toute femme qui aurait un enfant supplémentaire alors qu’elle bénéficiait de l’aide sociale se verrait privée de cette aide. D’emblée, d’ailleurs, cette aide était refusée aux mères mineures célibataires ne vivant pas chez leurs parents… A la stigmatisation et aux restrictions de ressources élémentaires s’ajoutait un insupportable discours moralisateur.

Georges W. Bush
Dans une troisième phase, Georges Bush faisait voter une loi qui gelait les dépenses d’aide sociale et obligeait les bénéficiaires à travailler 40 heures par semaines, au lieu de 30. Il annonçait dans ses derniers discours la prochaine phase de la lutte contre les pauvres : un filet de sécurité à la charge de la charité privée ou, ultime secours, à la discrétion du « Dieu tout-puissant »…

Le parti Démocrate : un parti de Droite
Contrairement à l’image qui en est donnée en France, la bataille entre les Démocrates et les Républicains n’oppose pas la Gauche et la Droite. Le parti Démocrate est, comme le parti Républicain, un parti de Droite. C’est comme si, en France, les deux seules forces politiques qui s’opposaient étaient l’UMP et le MoDem.

mardi 19 février 2008 Jean-Jacques Chavigné

Le site de Démocratie et Socialisme

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11:30 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Laurent FABIUS : "Pour présider, il faut d’abord se présider soi-même !"

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Laurent Fabius était l’invité de la matinale de France Inter.

Ecouter réécouter l'invité d'inter


Laurent Fabius était l’invité de la matinale de France Inter. Vous pouvez réécouter l’interview puis le dialogue avec les auditeurs.

Laurent Fabius a rappelé aujourd’hui que "pour bien présider la République, il faut d’abord se présider soi-même", alors que l’algarade de Nicolas Sarkozy samedi au Salon de l’agriculture continue de susciter la polémique.

"Au moment de la campagne présidentielle, voyant ce qui se profilait, j’avais dit : pour bien présider la République, il faut d’abord se présider soi-même. Cette phrase malheureusement trouve toute son actualité", a déclaré le député sur France Inter.

"Je trouve ça absolument lamentable. Qu’il y ait une agression verbale à l’égard du président de la République, c’est lamentable, mais ça arrive à beaucoup d’hommes politiques. Simplement, il ne faut pas se situer dans la réponse sur le même plan, sinon on s’abaisse", a-t-il jugé.

Laurent Fabius a également estimé lundi que le Parti socialiste devait « avoir une ligne claire » pour les municipales, récusant l’« opportunisme » en matière d’alliances électorales.

« Nous définissons dans chaque commune - et il y aussi les élections cantonales - des projets qui doivent être de gauche et rassembleurs », a-t-il déclaré sur France Inter.

« Nous appelons à rassembler autour de nous l’ensemble de la gauche, et certains autres s’ils partagent notre sentiment », a-t-il poursuivi.

Alors que des alliances locales avec le MoDem font débat dans les rangs socialistes, M. Fabius a jugé qu’« il y a des conditions qui doivent être mises, sinon ce serait un opportunisme et l’opportunisme ne mène jamais à rien ».

« C’est le Parti socialiste qui doit lui-même avoir une ligne claire et qui ne doit pas être à la remorque des autres », a-t-il insisté.


bcb5ffa19a4da82690f0161511c060e2.gifVous pouvez réécouter l’interview puis le dialogue avec les auditeurs sur le blog de Laurent FABIUS

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11:00 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Le pouvoir d'achat, nette première préoccupation des Français

par Véronique Tison

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25be99aa53665f5e7d8dfc772d191a2a.jpgPARIS (Reuters) - Le dernier trimestre de 2007 et le début de 2008 ont été marqués par une spectaculaire résurgence de la thématique du pouvoir d'achat en France, au détriment de l'emploi, montre une étude publiée vendredi par l'Ifop sur la base de plusieurs enquêtes récentes.

A la rentrée 2007, un quart des personnes interrogées par l'Ifop pour Paris Match dans le cadre de son Tableau de bord politique mensuel citaient le pouvoir d'achat comme première priorité, loin derrière l'emploi (34%). Trois mois plus tard, les résultats de l'enquête de novembre attestaient d'une inversion des enjeux avec le pouvoir d'achat qui devançait l'emploi de neuf points (37% contre 28% des citations).

Les résultats plus récents du Tableau de bord réalisé les 31 janvier et 1er février confirment et amplifient ce phénomène : 41% des Français désignent désormais le pouvoir d'achat comme priorité contre 23% pour l'emploi, soit un différentiel de 18 points, relève l'Ifop.

Au printemps 2006, dans une enquête réalisée par l'Ifop pour le CEVIPOF (Centre de Recherches politiques de Sciences-Po), seules 10% des personnes interrogées citaient la hausse des prix comme le problème jugé le plus important pour la France, contre 38% pour l'emploi.

L'institut explique l'inversion de la fin 2007 par le contexte de décrue du chômage, d'une part, et de l'autre par l'importance prise par le pouvoir d'achat dans le débat politique avec les promesses électorales de Nicolas Sarkozy, l'adoption de diverses mesures par le gouvernement et un contexte économique incertain.

L'ATTACHEMENT PARTISAN INFLUE PEU

L'Ifop relève que l'importance accordée au pouvoir d'achat a progressé au sein de toutes les catégories socioprofessionnelles mais avec davantage de force parmi les plus exposées aux aléas économiques : les catégories populaires (29% en septembre 2007, 46% au début 2008, soit +17 points) et les personnes à la retraite (respectivement 24% puis 40%, soit +16 points).

Dans les catégories sociales supérieures, 22% des cadres et professions libérales considéraient le pouvoir d'achat comme le problème prioritaire en septembre 2007 et 30% au début 2008, soit une progression de huit points.

La forte progression du pouvoir d'achat parmi les priorités désignées par les Français ces derniers mois est davantage le fait de ceux résidant dans un milieu rural - 44% de ces derniers en font leur premier enjeu, soit une hausse de 27 points en six mois, contre une progression de 14 points en milieu urbain. Auparavant la sensibilité au pouvoir d'achat était principalement ressentie à la ville, sans doute sous l'effet de la hausse des prix de l'immobilier.

L'Ifop relève par ailleurs que la montée de la thématique du pouvoir d'achat parmi les priorités des Français impacte de façon équivalente la droite et la gauche, en l'occurrence les sympathisants de l'UMP et du Parti socialiste. Les sympathisants du Mouvement démocrate (MoDem) se distinguent en revanche par une plus forte sensibilité à cette question : 51% le désignent comme priorité pour la France, en progression de 26 points sur six mois, contre +15 points pour le PS et l'UMP.

Véronique Tison. Reuters - Vendredi 22 février

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Réponse de RAG 34 au mégalomane de Mèze : "Casse-toi, pauvre con !" Voir la vidéo

VIDEO : Sarkozy à un visiteur du salon de l'agriculture : "Casse-toi, pauvre con !"

55b8e56b92a75ba635e51d462f14b329.gifPremiers pas mouvementés de Sarkozy (une côte de popularité à 38% dans un dernier sondage) au Salon de l'agriculture.

0e85817e5032f95c66cd373e7d916233.jpgChangement de présidence et changement de style au Salon de l'agriculture. L'événement était très apprécié de son prédécesseur Jacques Chirac, qui s'y prélassait presque. Là, c'est quasiment au pas de charge que Nicolas Sarkozy a inauguré la plus grande ferme du monde.
A mi-parcours environ, il s'est soudain vu vertement repoussé par un visiteur du salon auquel il s'apprêtait à à accorder une poignée de main. Ambiance surchauffée et cohue, le Chef de l'Etat s'est alors emporté: "Casse-toi, casse-toi pauvre con" a-t-il lancé, avant de reprendre son parcours mouvementé. Un écart de langage qui n'est pas sans rappeler sa colère face aux pêcheurs bretons.

Voir la vidéo sur le site du journal Le Parisien (vidéo vue 100.000 fois depuis hier 20h00).

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Faisons campagne pour sanctionner Sarkozy dans les urnes !

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Sarkozy lui-même l’a reconnu : le résultat des élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars prochain constituera le premier verdict des Français sur sa politique.
Chiche !




Un succès de la droite à ces élections lui offrirait un point d’appui pour poursuivre et aggraver la remise en cause de notre modèle social et républicain. La liste des réformes prévues pour le lendemain des municipales s’allonge d’ailleurs de jour en jour : loi sur le contrat de travail, loi sur les OGM, redéfinition de la politique de défense et de relations extérieures de la France, TVA dite sociale…

A l’inverse, un succès de la gauche permettrait d’enrayer la mécanique sarkozienne. Il casserait la dynamique construite pendant la présidentielle. Il menacerait les prochaines étapes de la « rupture » sarkozienne. On voit déjà Sarkozy reculer (un peu) devant les mauvais sondages. Qu'est-ce que ce serait alors devant une défaite électorale pour de bon, au fond des urnes.


PRS, qui ne présente ni ne soutient aucun candidat aux élections, a décidé de lancer une campagne pour le vote à gauche aux municipales et cantonales.

Cette campagne est un appel à tous les citoyens en désaccord avec la politique suivie par le pouvoir pour qu’ils se mobilisent dans les urnes.

Cette campagne est une invitation à tous les candidats de gauche pour qu’ils assument la confrontation politique avec la droite qui est aujourd’hui nécessaire.

Cette campagne est une contribution à la politisation d’un rendez-vous électoral qui ne sera pas purement local mais qui aura une importance nationale considérable.

Les affiches sont dès à présent en commande sur le site.

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Rétention de sûreté - Sarko Ier a saisi la Cour de cassation

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0383d6677e8a822cf022c2fb0461f439.jpgAu lendemain de la censure partielle du Conseil constitutionnel, le président lui demande "de faire toutes les propositions" pour "une application immédiate" de la loi.

Le Conseil constitutionnnel a considéré jeudi que la rétention de sûreté des criminels dangereux n'était pas une peine et pouvait donc s'appliquer de manière rétroactive. Mais il en a limité fortement le champ d'application.

221e7c2910f25d87bba943e55b7feba2.jpgPeut mieux faire ! Le président a demandé vendredi au premier président de la Cour de cassation "de faire toutes les propositions" pour permettre "une application immédiate" de la loi sur la rétention de sûreté, au lendemain de la censure partielle du Conseil constitutionnel, a indiqué le porte-parole de l'Elysée, David Martinon. "L'application immédiate de la rétention de sûreté aux criminels déjà condamnés (...) reste un objectif légitime pour la protection des victimes", a-t-il expliqué.

Car si les 9 Sages ont approuvé jeudi le principe de la création de la rétention de sûreté dans des centres d'enfermement à vie pour les criminels dangereux, ils en ont encadré fortement son application immédiate aux criminels déjà condamnés. Selon le Conseil constitutionnel, ces criminels ne pourront être enfermés dans les centres spéciaux que s'ils violent les obligations auxquelles il sont soumis à leur sortie de prison, comme le port du bracelet électronique, l'obligation de se présenter régulièrement au commissariat ou de se soigner.

Sarkozy sème le trouble

La Chancellerie a jugé vendredi "tout à fait normal" cet appel à la Cour de cassation pour "améliorer le dispositif" prévu. Mais cette décision met en principe fin à la procédure. L'article 62 de la Constitution stipule en effet que "les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours. Elles s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles".

Les services du premier président de la Cour de cassation, plus haut magistrat français, se sont réunis dans la soirée. Ils ont simplement confirmé à la presse avoir reçu la proposition de mission de l'Elysée mais n'ont pas réagi officiellement. Pour le président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), Bruno Thouzellier, cette appel est une "incongruité constitutionnelle".

Pas une peine

Pour le reste, "le président de la République se réjouit que le Conseil constitutionnel ait validé l'introduction de la rétention de sûreté dans notre droit", a déclaré David Martinon. "Cette mesure permettra d'empêcher la libération pure et simple d'un criminel à l'issue de sa peine, alors même qu'il a refusé d'être soigné pendant son incarcération et que tous ceux qui le suivent, surveillants, travailleurs sociaux, médecins, sont convaincus que l'intéressé est toujours dangereux et qu'il va récidiver", a-t-il poursuivi.

La loi prévoit que les criminels condamnés à 15 ans de réclusion et plus pour "assassinat, meurtre, torture ou actes de barbarie, viol, enlèvement ou séquestration" pourront être placés en "rétention" à leur sortie de prison. Cela se ferait pour une période d'un an renouvelable indéfiniment, sur décision de justice, après un avis d'experts sur leur dangerosité. La "rétention", considérée non comme une peine mais une mesure de sûreté par le Conseil constitutionnel dans son avis rendu jeudi, autorise pour la première fois en droit français, hormis le domaine psychiatrique, l'emprisonnement d'une personne sur un "profil" et non en "raison de faits".

ad2dffc7d635f5c1cacc04b3575d3444.gifD'après LCI-TF1

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02:00 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Election sanction !

c064b50e01120cbd5175b61939b6f8b5.jpgpar François DELAPIERRE
Il a suffi de la perspective d’une défaite aux élections municipales et cantonales dans un mois pour que la « machine Sarkozy » se mette à prendre l’eau de toutes parts.


Huit mois après une présidentielle triomphale, la droite est en rébellion quasiment ouverte contre son champion officiel. Le gouvernement s’entre-déchire, la majorité parlementaire fait la grève du vote. Et le pouvoir est contraint de renoncer spectaculairement à plusieurs de ses objectifs. Qu’est-ce que cela serait alors au lendemain d’une défaite électorale subie pour de bon au fond des urnes !

En tout cas, les chauffeurs de taxi peuvent déjà dire merci à la gauche. Les fonctionnaires aussi. Et les titulaires du minimum vieillesse également. Coup sur coup, Sarkozy vient en effet de procéder à de spectaculaires rétropédalages pour chercher à reconquérir l’électorat qui se détourne de lui parce qu’il rejette sa politique.

Bien sûr, Sarkozy n’oublie pas ses clientèles. Bien sûr, le gouvernement réagit aussi par une nouvelle relance de sa politique sécuritaire : multiples visites de commissariats, plan banlieue axé sur la répression policière… jusqu’aux orpailleurs clandestins que Sarkozy s’apprête à pourchasser au cœur de la jungle guyanaise. Bien sûr, l’orientation du gouvernement n’est pas mise en cause par ces annonces. Sur l’essentiel rien ne change. Mais soudain, un peu de soleil a frappé les réprouvés. Et le président découvre dans la cabine de pilotage l’existence d’une marche arrière.

Les caisses sont vides ? Plus maintenant ! Les fonctionnaires, pour lesquels le gouvernement excluait toute hausse générale des traitements, auront enfin le droit à une augmentation du point d’indice. Le minimum vieillesse, que Sarkozy avait promis d’augmenter de 25% et qu’il n’avait finalement réévalué que de 1,1% aura aussi son coup de pouce. Pour être bien sûr que la mesure produise ses effets (électoraux) à la veille des municipales et des cantonales, Sarkozy a même annoncé une prime de 200€ en guise « d’avance ».

Sarkozy avait promis d’appliquer « toutes » les propositions du rapport Attali (rebaptisé rapport « Attila » par Denis Sieffert, le directeur de Politis, car là où il passe les acquis sociaux ne repoussent pas) ? Finalement, le pouvoir s’empresse de le mettre sous la table.

Tout ceci ne fait pas la maille, me direz-vous. C’est sûr. Donc il faut continuer ! A chaque ville et chaque canton que la droite craint de perdre, le gouvernement lâche du lest. Et il reste beaucoup à lâcher : les franchises médicales par exemple, ou encore un engagement clair à renoncer à la TVA sociale qui sommeille toujours dans son placard en attendant le lendemain des élections. Sans parler du SMIC ou des postes dans l’éducation nationale. Il y a tant à lâcher pour soulager la grande masse de ceux qui galèrent. Du coup, il paraît que nos « partenaires européens » deviennent nerveux. On le serait à moins. Ils ont obtenu que la France s’engage à ne pas consulter son peuple par référendum (comme l’a confirmé Sarkozy à la télévision dimanche dernier). Ce n’est pas pour qu’elle cède à ses exigences sociales quelques semaines plus tard.

Ceux qui à gauche pensaient trouver leur salut électoral dans l’affirmation du caractère localo-local de l’élection sur fond de dépassement du clivage gauche-droite ont intérêt à se reprendre. La gauche l’emportera si elle fait de cette élection un référendum contre la politique de Sarkozy. En faisant clairement campagne contre la politique de la droite, elle permettra aux électeurs floués de se faire entendre. Rien ne serait pire à l’inverse que de rendre le vote sanction impossible en engluant ces élections dans la dépolitisation, les combinaisons avec le Modem et les ruptures répétées de l’union de la gauche.

PRS est une association qui de part ses statuts ne soutient aucun candidat et aucune liste. Mais nous ne resterons pas pour autant spectateurs. Sans compter tous les militants engagés personnellement dans une confrontation électorale, nous venons de lancer une campagne pour le vote à gauche contre Sarkozy. L’affiche est prête. Elle est à la disposition de tous ceux, candidats ou non, qui veulent se saisir de cette occasion de sanctionner le pouvoir.

Car dans l’hypothèse d’une sanction électorale, nous savons la fragilité du pouvoir en place. La « solution » Sarkozy à la crise de la droite est extrêmement vulnérable. Elle repose d’une part sur l’absence d’opposition. Elle réclame d’autre part sans cesse des victoires pour conforter la soumission de la droite à l’autorité personnelle de son chef. Bonaparte ne peut pas se permettre de perdre une bataille. D’autant qu’après avoir organisé un régime de pouvoir personnel, Sarkozy a perdu le bénéfice des fusibles habituels ou d’une retraite commode « au-dessus de la mêlée ». Un seul coup bien ajusté peut donc atteindre la cabine de pilotage et bloquer la machine. Un coup que seul le peuple a les moyens de porter.

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Elections municipales et cantonales : carton jaune à la droite !

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Laurent Fabius appelle les électeurs à adresser un carton jaune à la politique du gouvernement Sarkozy-Fillon.

Les élections municipales et cantonales seront l’occasion de se prononcer sur la politique mise en oeuvre et à venir du gouvernement Sarkozy-Fillon. Des mauvais coups ont été portés depuis neuf mois : baisse du pouvoir d’achat des salariés et des retraités, taxes médicales, coupes sombres dans les effectifs de la fonction publique, remise en cause de la laïcité, alignement sur la diplomatie de Bush, refus d’organiser un référendum sur le nouveau traité européen. D’autres décisions négatives sont en préparation : augmentation de la TVA et de la CSG, taxes diverses notamment sur les téléphones mobiles et les abonnements à l’Internet, démantèlement du code du travail et du système de retraites par répartition, etc.

Dans 37 jours, en se rendant aux urnes et en choisissant le bulletin socialiste, les Français auront la possibilité d’adresser un carton jaune à la politique actuelle.

Afin de faciliter le travail de mobilisation sur le terrain, nous mettons en ligne sur le site www.laurent-fabius.net un "carton jaune à la droite". S’ils le souhaitent, les sympathisants, les militants, les candidats peuvent le télécharger et l’utiliser lors du porte à porte, sur les marchés, dans les réunions publiques.

Cliquez ici pour le télécharger en haute définition.


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01:59 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

LAÏCITE 2/2 : Jean-Luc Mélenchon : ALERTE AUX SECTES

5cc1d051a3c8873e5eabf866827506e1.jpgEt maintenant les sectes ! Sarkozy meilleur ami des gourous et autres mages ! Je crois vraiment que quelque chose ne tourne plus rond au sommet de l’Etat. Il est impossible qu’une conseillère élyséenne si haut gradée, directrice de cabinet tout de même, ait lancé ce ballon d’essai sur les sectes et l’idée de banaliser la secte des « scientologues » sans y avoir été autorisée, si ce n’est par un ordre formel à tout le moins par une ambiance très contagieuse et permissive dans le domaine des délires religieux. Cette fois ci nous sommes au-delà des provocations habituelles de la « droite décomplexée » que prétendait incarner Nicolas Sarkozy.

GLAUQUE
Même des gens de droite sans complexe ont du bondir en découvrant les propos de la directrice de cabinet du président de la République. Nous sommes aussi au-delà de l’abandon de la laïcité républicaine au profit de la « laïcité positive » chère à Benoit XVI et à la mouvance cléricale. Déjà nombreux parmi les gens d’église et davantage encore parmi les croyants avaient marqué une froideur significative après les prêches présidentiels. Peu nombreux sont ceux qui ont applaudi à l’idée de ré-ouvrir le débat de 1905… A présent nous sommes dans un autre monde. Comme dirait madame Weil, notre « sang s’est glacé » en lisant les propos de madame Mignon. Dénoncer le travail des parlementaires sur l’identification des sectes, proposer leur banalisation au nom de la liberté de conscience c’est un tout particulièrement glauque et inquiétant. On ne pourra pas invoquer le dérapage. Trop de signes convergent pour signaler une véritable offensive. D’abord les discours de prédicateur du président de la République. Je n’y reviens pas. Son obsessionnelle hostilité contre le siècle et la philosophie des lumières. Son copinage avec le scientologue Tom Cruise. Son addiction aux délibérations de l’administration Bush qui classe tous les ans la France au rang des pays qui font des persécutions religieuses en raison du sort que notre République réserve aux sectes. Ensuite les déclarations réitérées de la ministre de l’intérieur aussi bien sur la loi de 1905 que sur la nécessité de reconsidérer la répression des sectes en France. Enfin la décision de supprimer la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les sectes (Milviludes) qui était précisément chargée de surveiller et évaluer l’activité sectaire. Cette mission interministérielle avait déjà subit ses premières attaques lorsque Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur. Pour signifier qu’une page allait être tournée, il en avait changé le nom, devenu très populaire dans les milieux vigilants sur ce dossier, Il l’avait surtout privée de l’aide des renseignements généraux qui accomplissait pour elle un travail décisif de surveillance des organisations sectaires. Cette réforme avait aussi permis d’évincer l’un de ses responsables, Arnaud Palisson, qui avait soutenu une thèse de droit pénal portant sur les dérives et infractions de la scientologie. Depuis prévaut une ambiance bien particulière que dénonce l’Union nationale des associations pour la défense des familles et de l’individu victimes des sectes, l’UNADFI : « force est de constater que le lobbying des mouvements sectaires a porté ses fruits et que le principe de laïcité est bafoué à tous les niveaux de l’Etat, tant politiques, administratifs que judiciaires. Non lieux, relaxes, harcèlements judiciaires à l’encontre des associations de défenses, des victimes, des témoins, des députés… rendent toute action de réparation impossible » Ce point mérite toute notre attention. La réalité du danger des pratiques sectaires est avérée par les témoignages des évadés , les drames constatés et les décisions de justice qui les ont souvent condamnés. De cela, madame Mignon ni monsieur Sarkozy, ne disent mot. Pas plus qu’ils n’ont une parole pour les victimes et les familles de victimes. Pourtant peuvent-ils ignorer leur existence ? Non, bien sur. Ils connaissent leur sujet. Ils savent qu’il n’a rien d’abstrait. Tout cela vient donc de loin et de propos délibéré.

UNE QUESTION EUROPEENNE
Dans la mesure où c’est à propos du « toilettage » de la loi de 1905 que surgit l’idée de modifier le sort fait aux sectes, on constate que nous avions raison de nous émouvoir en entendant le discours de Latran. Il est donc devenu évident à présent que nous devons nous préparer à faire face à une offensive. Par conséquent le mieux est de préparer notre propre action. D’abord en informant largement. En éduquant. Ensuite en préparant une mobilisation de masse. Je pense que le mois de juin pourrait être une bonne fenêtre de tir. C’est la période où commencera la présidence française de l’Union européenne. Nous aurions plus de facilité à obtenir une rétractation du président et l’abandon de la révision de la loi de 1905. Mais surtout nous enverrions un signal fort en Europe où se joue en ce moment le retour des églises sur la scène politique et la reconnaissance des sectes. Peu de média s’intéressent à cette question. Pourtant en Espagne et en Italie, l’église fait un retour en force dans les joutes politiques. En Espagne elle appelle à présent à voter contre les socialistes aux élections législatives. Elle avait déjà fortement appuyé la manifestation en défense de la « famille traditionnelle » à Madrid. Et sans que nul n’en dise ni ne s’en étonne, un message vidéo du pape avait été diffusé à cette occasion ! Un signal européen est donc nécessaire de bien des façons, notamment parce que cette partie entre les églises et les Etats se joue à cette échelle depuis que le traité européen institutionnalise le dialogue avec les églises. L’église catholique mène sa bataille à cette échelle. Dans ce contexte il est déplorable que la voix de la laïcité, qu’est traditionnellement celle la France, soit dorénavant confisquée par tel président ! N’a-t-il pas publiquement déploré l’abandon de la référence aux racines chrétiennes de l’Europe dans feu le traité constitutionnel ? Enfin, ma note sur ce blog à propos de la discussion au Sénat sur les risques que court la laïcité dans le cadre des dispositifs européens est là pour démontrer les mécanismes qui peuvent agir contre la laïcité républicaine. Cette note me vaut une série d’éditoriaux sur un site de la secte scientologue qui prétend me faire dire que je serais un adversaire des droits de l’homme. Rien de moins. Il est temps de réagir à gauche et dans la mouvance laïque au sens très large qui est plus ample que les catégories du champ politique. Pour cela il faut d’abord abandonner cette sorte de paresse militante qui laisse faire, réagit mollement et multiplie les concessions oratoires par peur d’être stigmatisé comme « sectaire » ou « laïquard » tandis qu’avancent de tous côtés les fourriers tenaces de l’obscurantisme que les générations précédentes avaient fait reculer au prix de tant d’efforts.

Notre note précédente : LAÏCITE 1/2 : Jean-Luc Mélenchon : A PROPOS DE LAÏCITE


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LAÏCITE 1/2 : Jean-Luc Mélenchon : A PROPOS DE LAÏCITE

fe6089407101483bc4694d6235fd836b.jpgJe vais éditer un petit livre la semaine prochaine. Edition Bruno Leprince, 80 pages, 5 euros. Pour l’avoir, il faut le commander chez votre libraire habituel. Ce petit livre reprend le texte d’une conférence que j’ai prononcé devant le Grand Orient de France, le 22 janvier dernier, pour décortiquer le contenu et la signification du discours prononcé par Nicolas Sarkozy lors de sa visite au Vatican. Peut-être n’avez-vous pas suivi cette affaire ? Le président a accepté d’être nommé Chanoine de Latran, la paroisse du Vatican à Rome. A l’occasion de sa « prise de fonction » il a prononcé un discours qui reprend le concept de « laïcité positive » défendu par le pape Benoit XVI. Le ridicule du ton de prédicateur qu’il utilise, les provocations auxquelles il se livre contre la vision républicaine de l’histoire de France, la philosophie des "Lumières" et les maitres de l’école publique, ne doivent pas faire perdre de vue l’objectif politique qu’il poursuit. Il s’agit pour lui de faire entrer la France dans la logique du « choc des civilisations » où les religions définissent les personnes, les sociétés et le système des relations internationales. Pour cela il veut tourner la page de la loi de 1905 de séparation des églises et de l’Etat. Il y a danger. Mon petit livre est une analyse qui essaie d’être aussi serrée et documentée que le permet le temps d’un discours. Pour cet instant, dans le même registre de problème je veux vous alerter de nouveau à propos du traité de Lisbonne du point de vue des risques qu’il fait courir à la laïcité de la République française.

Lire la suite sur le blog de JLM

Note sur le même thème : LAÏCITE 2/2 : Jean-Luc Mélenchon : ALERTE AUX SECTES


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25.02.2008

Gaston Flosse élu grâce aux voix indépendantistes en Polynésie

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Par Daniel Pardon

6b39e209307defbad408526a851c1dad.jpgPAPEETE, Polynésie française (Reuters) - Le sénateur UMP Gaston Flosse a créé la surprise, dimanche, en parvenant à se faire élire à la présidence de la Polynésie française grâce aux voix de son adversaire de toujours, l'indépendantiste Oscar Temaru.

"C'est un événement incroyable que nous venons de vivre en direct" a lâché un journaliste, commentant à la télévision la matinée d'élection au terme de laquelle Flosse a été élu alors qu'il avait été laminé aux dernières élections territoriales (son parti, le Tahoera'a Huiraatira, n'avait obtenu que 17 % de suffrages et 10 sièges sur 57).

Battu et marginalisé, "le vieux lion" a réussi le tour de force de s'allier avec ses pires ennemis, les indépendantistes. C'est déjà grâce à eux qu'en août 2007, il était parvenu à renverser son poulain, Gaston Tong Sang, pour remettre au pouvoir le leader indépendantiste Oscar Temaru.

Tong sang était accusé de trop s'écarter des directives de son aîné.

Selon de nombreux observateurs, Flosse a livré là son dernier combat. Il a dernièrement cristallisé les rancoeurs contre l'Etat et plus particulièrement contre Christian Estrosi, secrétaire d'Etat à l'outre-mer

Aux yeux de Flosse, Estrosi s'était trop directement immiscé dans la vie politique polynésienne, en manifestant ses préférences pour Tong Sang.

Flosse et Temaru ont donc réalisé l'union sacrée contre le pouvoir central de Paris et contre son candidat.

Au cours d'un bref discours devant les élus, avant leur vote ce matin, Flosse a expliqué que les circonstances (ndlr : le manque de temps) ne lui permettaient pas de présenter un programme de gouvernement.

Il a annoncé qu'il souhaitait mettre en place un gouvernement d'union entre toutes les composantes de l'échiquier politique polynésien, lui-même acceptant de ne pas faire état, pendant cinq ans, de ses convictions d'autonomistes et Temaru acceptant, pour sa part, de mettre de côté ses revendications indépendantistes "pour travailler dans l'intérêt général de la Polynésie française".

Flosse devrait faire connaître dans les jours prochains la composition de son gouvernement d'ouverture : les indépendantistes accepteront-ils de partager le pouvoir ou laisseront-ils le Tahoeraa Huiraatira gouverner seul (comme celui-ci l'a fait avec eux depuis le mois d'août 2007) ?

Une seule chose paraît sûre : les élus majoritaires du To Tatou Ai'A, qui parlent de vol et de hold-up, ont déjà annoncé qu'ils ne rejoindraient jamais les élus de Flosse.

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24.02.2008

Royal s'affiche avec Frêche

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3b9010115cc1419a6eaf08db42e819e4.jpgHier à Montpellier, l’ex-candidate à l’Elysée a soutenu la liste de gauche menée par Hélène Mandroux, sur laquelle figure le sulfureux Georges Frêche. Ce dernier apporte son soutien à Royal dans sa conquête du parti.

ATTABLÉ à la terrasse du Café 1893, Georges Frêche savoure son plaisir. Ségolène Royal vient de rendre un vibrant hommage « au grand bâtisseur de Montpellier ». Lui « le banni », « persona non grata » au siège du PS, tient sa revanche.

Et une belle ! Un bain de foule hier après-midi, place de la Comédie, au côté de l'une des personnalités les plus populaires à gauche, devant une meute de journalistes et sous un soleil radieux : ça vaut bien toutes les réhabilitations. Venue soutenir la maire sortante Hélène Mandroux - bien partie pour gagner son duel face à l'UMP Jacques Domergue -, Ségolène Royal a par la même occasion enregistré le soutien déclaré du patron du Languedoc-Roussillon dans la course au leadership du PS.

« Tu as le bonjour d'un divers gauche »

Posé sur la table bien en évidence, « l'Assassinat raté de Georges Frêche », le livre de son ami journaliste Alain Rollat. Le 27 janvier 2007, le tout-puissant président du conseil régional, tête de liste aux élections sénatoriales d'octobre prochain, a été exclu du PS pour « incompatibilité avec les valeurs socialistes ». Ses propos scandaleux sur « les blacks de l'équipe de France de football » avaient suscité un tollé. Frêche n'en était pas à sa première sortie. En février 2006, déjà, il avait qualifié de « sous-hommes » les harkis, propos qui lui ont valu une condamnation en première instance avant d'être relaxé par la cour d'appel.

Qu'importe : homme d'influence aux réseaux puissants, Frêche reste un allié incontournable sur la route qui mène au poste de premier secrétaire. Royal le sait. A l'aéroport, devant les photographes, la bise est plutôt fraîche : « Tu as le bonjour d'un divers gauche », lui glisse-t-il un brin aigri, en allusion à sa mise au ban du PS. Durant la présidentielle, l'ex-candidate avait dû prendre ses distances avec cet allié encombrant. « Elle a vendu ma peau pour des cacahuètes », écrivit-il alors. Aujourd'hui, c'est oublié. « Nous n'avons pas besoin de nous réconcilier puisque jamais nous n'avons été fâchés », ose Royal. D'ailleurs, elle lui dédicace son livre « Ma plus belle histoire, c'est vous » : « Pour Georges, très amicalement. » Doit-il revenir au PS ? L'ex-candidate botte en touche : « Ce n'est pas le sujet... il ne faut pas tout mélanger. » Mais la présence de l'exclu en sixième position sur la liste Mandroux est, à ses yeux, tout à fait « justifiée » car « Georges a sorti cette ville du délabrement et Montpellier lui doit beaucoup ». Dans la foulée, Frêche se range sous sa bannière : « Je peux lui dire qu'elle aura le soutien des cinq fédérations du PS du Languedoc-Roussillon et, au pire, de quatre... Je l'aiderai parce que c'est la meilleure. »

Bien accueillie dans le centre-ville, Royal a pu mesurer que sa cote est restée intacte dans les quartiers populaires. A la Paillade, elle lance un appel aux électeurs des cités : « Ne vous abstenez pas ! » Une nouvelle structure Cités d'avenir, fédérant 200 associations de quartier pro-Royal, est chargée d'entretenir ce capital sympathie... à condition que le ralliement de Frêche n'affaiblisse pas son discours sur « la France métissée ».

3f5dbe2230dbb5b7bd4aa36bc1a43576.gifhttp://www.leparisien.fr/home/info/politique/articles/ROY...

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23.02.2008

OTAGES VRAIS : 6 ans de trop pour Ingrid Betancourt !

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111d0bf4b116c88f4dfe86547bcc42fa.jpgAujourd'hui, samedi 23 février 2008, cela fait très exactement 6 ans qu'Ingrid Betancourt a été faite otage avec les FARC. Trop de temps passé, avec ce qu'il suppose d'usure pour Ingrid et les autres otages, comme pour leurs familles, otages d'une autre façon de cette privation de liberté de leur être cher.

82cfbe34906511dcee314ecf4560fe2f.jpgEn ce 23 février, le Comité de soutien à Ingrid et aux otages de Colombie vous exhorte à vous mobiliser partout : une liste des villes où des actions sont menées sont sur notre site. Ne doutez pas, n'hésitez pas : VENEZ ET PARTICIPEZ.

5580c81e0df98b30830a78275a8e18d0.jpgEn ce 23 février, le Comité appelle tou-te-s les citoyen-ne-s à montrer leur engagement en signant et en faisant signer la pétition qui a déjà plus de 458.000 signataires. Nous vous invitons également à porter le badge, le t-shirt, de solidarité. Enfin, si cela vous est possible, le Comité vous invite à l'aider en réalisant un don pour qu'il continue à mener ses actions.

Le site : www.agirpouringrid.com

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21.02.2008

Hommage à Alain Robbe Grillet

584204601c4a32a22d6935e0edab5877.jpgLe Parti socialiste salue la mémoire d’Alain Robbe Grillet qui vient de nous quitter.Dans la société conformiste de la France de l’après guerre, Alain Robbe Grillet inaugure une nouvelle forme d’écrit qui fait scandale dans le monde littéraire d’alors. Une décennie avant le grand mouvement de 1968, c’est dans ce nouveau courant littéraire du « nouveau roman » dont Alain Robbe Grillet devient le chef de file, que se reconnaîtront des grands écrivains français.. Ecrivain de la rupture, volontiers provocateur, y compris dans ses dernières œuvres, Alain Robbe Grillet, sera également un cinéaste fidèle à sa démarche littéraire, refusant dans son œuvre cinématographique la contrainte de la chronologie et la dictature du sens imposé.

Alain Robbe Grillet restera parmi les artistes qui marquent le XXe siècle par sa volonté de s’affirmer toujours en marge de la norme y compris au sein de l’Académie française. Le Parti socialiste adresse à sa famille et à ses proches ses sincères condoléances.

Communiqué de Anne HIDALGO
Secrétaire nationale chargée de la Culture

52136ed5d9dcd0a4100715daeaeca7e9.jpgMagazine Littéraire N° 402 : Alain Robbegrillet : La Reprise Du Nouveau RomanCollectif



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20.02.2008

Primaires USA - La série victorieuse continue pour Obama

7c013b8d3cfd5be12b9957f174097f89.gifPar Fabrice AUBERT
Vainqueur dans le Wisconsin et à Hawaï, le sénateur de l'Illinois est en position de force face à Hillary Clinton pour la suite des primaires.

5065738c3645ce346b78a88f4b243400.jpgCrédit Photo : LCI*
Et de dix ! Avec deux nouvelles victoires ce mardi, Barack Obama vient en effet d'engranger une série de dix succès consécutifs dans les primaires démocrates depuis le "Super-Mardi" du 5 février. Cette fois, ce sont les électeurs du Wisconsin qui ont préféré le sénateur de l'Illinois à Hillary Clinton (58% contre 41%) pour l'investiture du parti de l'âne (cliquez ici pour voir la carte des résultats). Sans surprise, ceux d'Hawaï, où il est né et grandi, se sont prononcés à plus de 75% en sa faveur.

Plus que le résultat global du Wisconsin, il faut surtout analyser les différentes catégories d'électeurs. Là encore, c'est quasiment un raz-de-marée pour Obama dans cet Etat industriel où la population noire est sous-représentée. Outre ses bastions habituels (les jeunes, les noirs, les classes aisées), il s'est aussi imposé chez les Blancs et surtout chez les femmes et les cols bleus, acquis jusqu'à présent à Hillary Clinton. Celle-ci ne l'a emporté que chez les plus de 65 ans (cliquez ici pour écouter l'analyse de notre correspondant à Washington). En nombre de délégués pour la convention, le seul qui compte vraiment, Barack Obama creuse petit à petit l'écart : selon CNN, il est crédité de 1301 délégués contre 1239 à sa rivale -il en faut 2025 pour être investi.

Rendez-vous le 4 mars

Sans attendre la proclamation des résultats, les deux prétendants démocrates avaient déjà pris la direction du Texas pour Obama et de l'Ohio pour Clinton. C'est là que se tiendront les prochains scrutins, le 4 mars, où plus de 200 délégués seront en jeu (cliquez ici pour voir le calendrier). "Le changement auquel nous aspirons se trouve encore à plusieurs mois et à des kilomètres et nous avons besoin de l'aide du bon peuple texan pour y parvenir", a souligné Barack Obama à 20 000 supporters réunis à Houston. "Houston, je crois qu'on a réussi notre décollage", a-t-il plaisanté, en référence au site de la Nasa installée dans la ville texane. Il n'a pas cité Hillary Clinton dans son discours, préférant s'affirmer comme l'adversaire du républicain John McCain pour l'élection générale de novembre.

De son côté, l'ancienne Première dame, qui a subi une cuisante défaite dans un Etat où elle était a priori avantagée par la composition sociologique et raciale, a tenté de durcir les contrastes, s'affirmant la seule à pouvoir battre John McCain puis à être capable de gouverner "Tant Barack Obama que moi changerions l'Histoire. Mais l'un de nous seulement est prêt au premier jour à être commandant en chef, à gérer l'économie, et à vaincre les républicains. Un d'entre nous seulement a passé 35 ans à faire les choses, à se battre et à défendre les sans voix - voilà ce que j'apporterais à la Maison Blanche, voilà le choix dans cette élection", a-t-elle affirmé dans l'Ohio.

McCain tout prêt du seuil officiel

Chez les républicains, John McCain s'est imposé sans surprise et assez largement face à Mike Huckabee dans le Wisconsin ainsi que dans l'Etat de Washington, où était désignée la deuxième moitié des délégués après le caucus du 9 février. "Merci au Wisconsin de nous avoir amené au stade où même un ancien pilote superstitieux de la marine peut prétendre avec humilité devenir le candidat de notre parti à la présidence", a lancé le vétéran de la guerre du Viêtnam, que tenait meeting à Colombus, dans l'Ohio.

L'investiture du sénateur de l'Arizona est de fait acquise depuis le retrait de Mitt Romney, qui a pris parti en sa faveur. Mais le maintien de l'ex-pasteur baptiste, qui vise le poste de colistier, le contraint à poursuivre sa campagne pour éviter des défaites embarrassantes. Avec 918 délégués, le "Mac" s'est en tout cas encore rapproché du seuil des 1191 nécessaires à son investiture. Elle devrait être officielle le 4 mars. Il aura alors un parti en ordre de marche derrière lui, tandis que les démocrates continueront à se diviser avec le duel Obama-Clinton.

* Crédit Photo : LCI Barrack Obama au Texas, le 19 février 2008

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EMPLOI, DESINSDUSTRIALISATION : Gandrange croise le fer avec Mittal (vidéo)

288782aa005dd0844738d7f4db25e56c.jpgEn complément du dossier paru dans L'hebdo du 16 février, la rédaction met en ligne un reportage vidéo tourné à Gandrange le 9 février dernier, jour de mobilisation pour la sauvegarde de l'usine et des emplois dans la vallée mosellane. Retrouvez les réactions et analyses des salariés, syndicalistes et élus socialistes locaux rencontrés sur les lieux.

Durée : 03:21Pris le : 15 février 2008



Gandrange, samedi 9 janvier... 5 jours après la visite de Nicolas Sarkozy dans cette acierie du groupe Arcelor-Mittal, l'heure est toujours à la mobilisation. L'annonce le 16 janvier de la fermeture de l'usine et de la suppression de 600 emplois a été reçu ici comme un véritable coup de poignard.
les salariés ne se résignent pas et proposent un projet alternatif pour relancer l'usine, soutenu par les élus socialistes. Pour ce faire, 20 millions d'euros sont nécessaires, une bagatelle pour un groupe comme Mittal qui dégage cette année 8 milliards d'euros de bénéfices. Alors quand Nicolas Sarkozy propose d'investir l'argent des contribuables français pour aider Mittal, promesse rendue caduque par les règles du jeu de l'Union européenne, la colère gronde chez les syndicats...

RAG 34. Les lolo's 34

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