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31.01.2008

Jean-Luc Mélenchon : Avant de manger de la boue

Ce matin Jean-Luc Mélenchon sénateur PS de l'Essone était l'invité de France Inter.

Ecouter l'émission (durée < à 10 mns )


AVANT DE MANGER DE LA BOUE

5fbf8f39e13b0ce8e0eb748efc3ecd0a.jpgAvant de commencer la rédaction de cette note j’ai regardé le journal du soir de France 2. J’ai vu que l’augmentation du prix des denrées alimentaires faisait que les gens en Haïti mangeaient des galettes de boue. De la boue. Au secours ! Quel est ce monde ? Comment ne pas haïr ses valeurs et son organisation. On voyait des gosses « nourris » aux galettes de boue ! J’écris, les larmes aux yeux. Je crois que, même sans aucun espoir de succès à court terme, notre dignité d’être humain nous commande de tout faire pour faire naitre un autre monde.

Finalement, bien sur, la droite a eu le dernier mot au Sénat à propos de la révision constitutionnelle pour permettre la ratification du traité de Lisbonne.. Mais j’estime que moralement notre pugnacité et la mesquinerie des procédés utilisés pour nous clouer le bec nous a donné le point N’empêche, en décidant de mener le débat sans désemparer jusque dans la nuit, c’est l’usure qui a fait le travail de la droite davantage que la force des arguments. Imaginez : nous avons fini à deux heures et demi du matin !

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30.01.2008

Traité européen : Pour un référendum. Non au déni de démocratie!

7f23303cb3499be8f62e29eba548b3ad.jpgNOUS VOULONS UN RÉFÉRENDUM !
Aux signataires de l'appel du Comité National pour un Référendum
77801 signataires
Lettre n°3 d'information du CNR

62537ed80b12be3ba4d6cbd8e9eab44f.jpgTraité européen : Pour un référendum. Non au déni de démocratie!

Le CNR appelle à un grand rassemblement populaire
Samedi 2 février, de 14h30 à 18h30


Lundi 4 février, le Congrès des parlementaires se réunit à Versailles pour voter la modification de Constitution nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ce traité s'inscrit dans la suite du Traité constitutionnel rejeté par une majorité en France et aux Pays-bas, par référendum.

Nicolas Sarkozy veut contourner le vote populaire et refuse le référendum. S'il persiste dans son refus de donner la parole au peuple sur un texte qui engage l'avenir du pays, les députés et sénateurs peuvent l'y contraindre, si 2/5 d'entre eux votent contre la révision de la Constitution, le 4 février, à Versailles. Et cela, quelle que soit leur positon sur le traité.

Dans la diversité de nos opinions, nous appelons en urgence à nous retrouver ensemble, tous ensemble, le 2 février, pour empêcher ce déni de démocratie et exiger la tenue d'un référendum !

Halle Carpentier - 81 boulevard Massena - Paris 13e - Metro Porte d'Ivry

avec : Clémentine Autain, Francine Bavay, Olivier Besancenot, José Bové, Marie-George Buffet, Bernard Cassen, Jean-Pierre Chevènement, Eric Coquerel, Annick Coupé, Marc Dolez, Gérard Filoche, Jean-Marie Harribey, Arlette Laguiller, Gus Massiah, Caroline Mecary, Jean-Luc Mélenchon, Jean-François Pellissier, Evelyne Perrin, Paul Quilès, Jean-Marie Roux, Yves Salesse, Daniel Shapira, Bernard Teper, Jean Voirin, Francis Wurtz


Le Comité national pour un référendum

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10:29 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

10 questions, 10 réponses sur le Traité Modificatif Européen signé par Sarkozy

8a9d43c31356b29e0de0d130b3a2ef45.jpgNous aurions voulu un référendum mais le PS d'en haut ne le veut pas.

1- Le projet de Traité Modificatif Européen (TME) est-il différent du projet de Traité Constitutionnel Européen (TCE) ?Non. Valéry Giscard d’Estaing, ancien président de la Convention européenne qui avait rédigé le TCE, le reconnaissait d’ailleurs dans le Monde du 26 octobre 2007 : « Les outils sont exactement les mêmes, seul l’ordre a été changé dans la boîte à outils ».

Le Traité Modificatif Européen (TME), adopté par les Chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union européenne, le 19 octobre à Lisbonne, est donc le même que le Traité Constitutionnel Européen (TCE) qui a été repoussé le 29 mai 2005 par 54,67 % des électeurs de notre pays.

Sarkozy a présenté ce projet de traité comme un « projet simplifié ». C’est un mensonge, il fait plus de 250 pages et reprend l’intégralité de la partie I (les institutions) et de la partie III (les politiques européennes) du TCE. La partie II du TCE (la charte des droits fondamentaux) qui était le seul élément un peu positif du TCE ne figure plus dans le traité mais dans un texte séparé.

Sarkozy s’est vanté d’avoir fait retirer du texte « la concurrence libre et non faussée ». C’est là encore un mensonge éhonté. « La concurrence libre et non faussée » a bien été retirée de la partie 2 mais elle est reprise dans un protocole, partie intégrante du traité, qui affirme que « le marché intérieur, tel qu’il est défini à l’article 3 du traité comprend un système garantissant que sa concurrence n’est pas faussée ».

Les seules différences (exceptée l’exclusion de la charte des droits fondamentaux) sont d’ordre symbolique : le texte n’est plus une Constitution mais un Traité dont la révision sera tout aussi difficile que l’aurait été celle de la Constitution ; le drapeau européen (qui flotte partout) et l’hymne européen sont retirés du texte.

Ce texte est donc un coup de force contre le vote « non » des deux seuls peuples consultés sur l’intégralité du TCE : les peuples français et néerlandais. L’initiateur de ce coup de force anti-démocratique est Nicolas Sarkozy.

2 - Le TME rendrait-il possible une harmonisation sociale par le haut ?
Non. Le projet de TME exclut toute harmonisation des législations sociales. La possibilité d’instaurer progressivement un SMIC européen pour empêcher la concurrence par les bas salaires est exclue, tout comme un alignement vers le haut des régimes de protection sociale ou une réduction harmonisée du temps de travail dans toute l’Union européenne.

C’est le marché qui se chargerait d’ « harmoniser » les législations sociales au nom de la « concurrence ». L’harmonisation continuerait donc à se faire par le bas : les rangs des travailleurs pauvres et des chômeurs continueraient à augmenter au même rythme que les dividendes des actionnaires.

Le projet de TME ne changerait rien à la règle de l’unanimité nécessaire à l’harmonisation des législations fiscales des pays de l’Union européenne. La concurrence fiscale et la course sans fin aux augmentations d’impôt pour les salariés (TVA sociale) et aux baisses d’impôts pour les actionnaires (diminution de l’impôt sur les sociétés et sur les dividendes) pourraient donc continuer sans le moindre frein.

Depuis plus de vingt ans, les dirigeants de la social-démocratie européenne font le même serment : « Pour sauver l’Europe, nous avons été obligés de différer l’harmonisation sociale mais c’est promis, c’est juré, le social sera l’objet du prochain traité ». Vingt ans d’expérience pendant lesquels la politique sociale a été à chaque fois sacrifiée sur l’autel de la libre circulation des capitaux (Acte Unique, 1986), de la monnaie unique (Maastricht, 1992) ou du pacte d’austérité budgétaire (Amsterdam, 1997). Mais vingt ans d’expérience qui ne leur ont servi à rien. Ils continuent leur rengaine. Ils proposent de signer le TME qui interdirait tout harmonisation des législations sociales et qui sonnerait le glas de ce qui reste de services publics en Europe mais ils s’écrient, de nouveau, la main sur le cœur : « Préparons un traité social, défendons une directive européenne pour garantir les services publics… » Qui peut encore les croire ?

3 - Le TME serait-il une garantie pour nos services publics ?
Non. Il n’existe aucune base juridique dans le projet de TME qui pourrait garantir l’adoption d’une directive sur les services publics. D’abord parce que le terme de « service public » est ignoré par le projet de TME ; il ne connait que le « service d’intérêt général » qui est au service public ce que l’omnibus est au TGV. Ensuite parce que le texte se contente d’affirmer, sans que cela ait la moindre implication pratique, « l’importance des services d’intérêt général ».

La pratique, c’est l’obligation reprise par le projet de TME d’abroger toute règle nationale qui serait contraire aux règles de la concurrence. Les services publics constituent la première cible de cette obligation.

La pratique, c’est la directive Mac Greevy, votée en novembre 2006 par le Parlement européen, avec l’opposition de tous les députés de gauche français (PS, PCF, Verts) mais avec les voix de la très grande majorité des élus du Parti Socialiste Européen (PSE). Cette directive reprend à son compte plus de 70 % de la directive Bolkestein. Nous n’en avons pas encore subi les effets : un délai de trois ans est laissé à chacun des Etats-membres pour l’intégrer dans sa législation nationale.

Au total, les services publics seraient voués à la concurrence. L’Ecole (en premier l’enseignement supérieur) et la Santé publique seraient promises au même sort qu’Air France, France Télécom, EDF, GDF, la SNCF, la Poste ou l’eau potable.

4 - Le TME rendrait-il l’Europe plus démocratique ?
Non. Les institutions de l’Union européenne resteraient des institutions en trompe-l’œil. L’essentiel des pouvoirs resterait détenu par des organismes non élus, hors de la portée de tout contrôle citoyen : le Conseil des Chefs d’Etats et de gouvernement, le Conseil des ministres, la Commission, la Banque Centrale Européenne et la Cour de Justice.

Malgré les rodomontades de Sarkozy, en l’absence de tout gouvernement économique européen, les dirigeants non élus de la Banque Centrale Européenne ne seraient toujours pas soumis au moindre contrôle démocratique. Ils pourraient, impunément, continuer à imposer un euro cher qu’ils baptisent euro « fort ». Un euro pour un dollar en 2003, un euro pour 1,5 dollar en 2007 : pour exporter dans ces conditions il ne reste plus qu’à accroître la rentabilité des entreprises sur le dos des salariés. C’est bien là le but recherché. Avec le TME, cette catastrophe sociale ne pourrait que s’aggraver.

5 - Le mandat donné par le peuple français le 29 mai 2005 a-t-il été assumé ?
Non. Malgré la victoire du « non », il n’y a pas eu de « plan B », c’est-à-dire de proposition de modification du TCE. A qui la faute ?

A la Droite, en tout premier lieu, puisqu’elle est au pouvoir et qu’elle a choisi de s’asseoir délibérément sur le mandat de 54,67 % d’électeurs et d’aller « négocier » le même traité que celui qui avait été massivement rejeté.

Mais la faute incombe aussi à la principale force de gauche, le Parti Socialiste qui n’a jamais défendu la perspective d’un nouveau traité européen, social et démocratique, conforme au mandat donné par le peuple français.

Pourquoi le Parti Socialiste ne s’est-il pas emparé du mandat que la Droite refusait d’assumer ? Pourquoi ne s’est-il pas battu (publiquement, sur la scène nationale et européenne, au sein du PSE…) pour faire respecter ce mandat ? Loin d’être isolé, il aurait eu l’appui massif des peuples européens, presque tous favorables au « non » français et néerlandais. Rappelons-nous la peur qui, au printemps 2005, avait pris à la gorge les dirigeants européens et les avait conduits à arrêter précipitamment toutes les consultations en cours. Les Danois, les Tchèques, les Polonais, les Irlandais, les Portugais qui devaient donner leur avis par voie référendaire n’ont pas eu le droit de le faire. Anthony Blair qui s’était engagé à soumettre le TCE à un référendum avait brusquement oublié ses engagements. Les parlements suédois et finlandais avaient différé leurs votes de ratification : même le vote de ces parlements apparaissait alors trop risqué.

Une nouvelle victoire du « non » français produirait les mêmes effets qu’en 2005 : 76 % des Allemands, 75 % des Britanniques, 72 % des Italiens, 65 % des Espagnols souhaitent un référendum pour le nouveau traité (Sondage Louis Harris publié par le Financial Times). Encore faudrait-il que, cette fois encore, le Parti Socialiste ne se contente pas de regarder passer les trains mais qu’il respecte le mandat confié par le peuple français et mène bataille pour un « plan B », pour un nouveau traité, social et démocratique.

6 - Quels sont nos engagements à l’égard des Français ?
Le projet socialiste affirme : « Nous refuseront une ratification du Traité Constitutionnel Européen tel qu’il a été rejeté le 29 mai, même s’il est accompagné d’un nouveau préambule. Nous proposons l’élaboration d’un traité strictement institutionnel […] Une fois renégocié un tel traité sera soumis au peuple par référendum » (Relancer l’Europe).

Le pacte présidentiel de Ségolène Royal confirme cet engagement : « Négocier un traité institutionnel soumis à référendum pour que l’Europe fonctionne de manière plus démocratique et plus efficace » (Proposition 91).

Ces engagements sont en complète opposition avec ce que cherche à imposer Sarkozy. Sur le fond, puisque le projet de TME n’a rien de « strictement institutionnel » mais reprend, au contraire, l’ensemble du projet de Constitution européenne. Sur la forme, puisque Sarkozy veut faire ratifier le TME non par un référendum mais par le vote du Parlement.

7 - Sarkozy ne veut pas de référendum et veut faire ratifier le TME par le Parlement : pouvons-nous lui imposer un référendum ?
Oui. Nous avons les moyens d’agir pour éviter ce déni de démocratie.

En effet, pour que le TME puisse être ratifié par le Parlement (députés et sénateurs) réunis en Congrès, il faut, au préalable modifier l’article 88-1 de la Constitution. Si cet article n’est pas modifié, la ratification du TME devra être soumise à référendum.

Mais pour modifier cet article, il faudrait que Sarkozy réunisse les voix des 3/5 des votants soit 545 voix. Ce n’est donc pas gagné d’avance pour la Droite puisque la majorité présidentielle n’atteint que 537 voix.

Il faudrait, certes, que l’ensemble des députés de gauche vote contre la modification de l’article 88-1 de la Constitution. Cela ne devrait ; en principe, poser aucun problème : il ne s’agit pas de voter pour ou contre le TME mais d’obliger Sarkozy à respecter la volonté du peuple français et à faire en sorte que seul le peuple puisse défaire ce que le peuple avait fait. Tous les candidats de gauche à l’élection présidentielle (Ségolène Royal, Dominique Voynet, Marie-Georges Buffet) avaient, d’ailleurs, pris un même engagement : pas de ratification d’un nouveau traité sans référendum.

Il restera encore à convaincre huit parlementaires non inscrits de voter contre la révision de la Constitution. C’est tout à fait possible puisque 14 de ces non-inscrits, souvent proches de Dupont-Aignan, avaient voté contre la révision de 2005.

Aucun combat, certes, n’est gagné d’avance mais il est forcément perdu si on ne l’engage pas. Et ce combat, nous le devons au peuple français et aux engagements que nous avons pris devant lui.

8 - Les règles du traité de Nice empêchent-elles l’Union européenne de fonctionner ?
Non. Malheureusement, car il ne s’agit pas du fonctionnement de « l’Europe » en général mais bien du fonctionnement de l’Europe libérale dont l’action est tournée contre les peuples et dont les derniers méfaits sont le vote de la directive Mac Greevy (plus de 70 % de la directive Bolkestein) et l’ouverture totale de la Poste à la concurrence.

Malheureusement, car si les « non » français et néerlandais avait réellement empêché l’Union européenne de fonctionner, ses dirigeants auraient bien été forcés de trouver un compromis et d’intégrer (au moins partiellement) les aspirations sociales et démocratiques des peuples européens.

Il y a, de toute façon, une très profonde hypocrisie à affirmer que l’Union européenne libérale à 25 (ou 27) ne peut plus fonctionner avec les règles du Traité de Nice de 2001, ces règles ayant été prévues pour l’Europe des 15. En effet, l’Europe libérale n’a pas cessé de fonctionner (sur le dos des peuples européens) depuis l’élargissement de l’Union, en 2004, à 12 pays d’Europe centrale et orientale. Quant au projet de TME, il prévoit (exigence de la Pologne) que les nouvelles règles de définition de la majorité au Conseil des ministres (55 % des Etats et 65 % de la population de l’Union) ne seraient appliquées qu’en 2014 et même en 2017 si un Etat-membre le demandait.

Entre 2004 et 2017, l’Union européenne fonctionnerait donc avec les règles du traité de Nice qui, nous affirme-t-on, empêchent l’Europe de fonctionner. Quelle tartuferie !

9 - Mener bataille pour le référendum nous mettrait-il en position de faiblesse électorale ?
Non, parce que nous respecterions les engagements que nous avons pris.

Non, parce que 71 % des Français (selon les derniers sondages) souhaitent un nouveau référendum pour décider si le TME doit être ou non ratifié.

Non, parce que si les dirigeants du Parti Socialiste menaient une campagne déterminée en affirmant « Seul le peuple peut défaire ce que le peuple a fait » et en exigeant un référendum, cela ne pourrait qu’isoler la Droite et aider nos candidats aux municipales et aux cantonales. C’est au contraire, le refus de nous distinguer de la Droite sur un sujet aussi déterminant, qui risque d’être préjudiciable aux candidats socialistes aux municipales et aux cantonales.

Le Congrès réunissant l’Assemblée Nationale et le Sénat pour modifier la Constitution ne pourra pas siéger avant janvier 2008. Les délais sont longs, en effet, pour que le Conseil Constitutionnel (qu’il ne faudrait surtout pas oublier de saisir…) rende sa décision, que le Congrès puisse se réunir, que Sarkozy essaie de rassembles les voix des 3/5 des députés et sénateurs pour modifier l’article 88-1 de la Constitution, pour que soit organisé un référendum et que puisse se mener la campagne référendaire.

Les élections municipales et cantonales auront donc lieu bien avant l’organisation d’un référendum, si nous gagnions la bataille pour qu’il puisse se tenir. Nous aurons donc le temps d’organiser une nouvelle consultation des adhérents pour déterminer la position de notre parti. Nous pourrons même, cette fois-ci, nous donner les moyens que cette consultation soit sincère et que, là où nos fédérations sont les plus fortes, elles ne soient pas, paradoxalement, les plus en contradiction avec le vote des électeurs de leur département (60 %, par exemple, des 12 000 adhérents du Pas-de-Calais pour le « oui » dans le vote interne et 70 % des électeurs pour le « non » lors du référendum du 29 mai 2005…)

Le principe doit être, en effet, le même que pour le référendum : ce que les adhérents ont fait, seuls les adhérents peuvent le défaire. Le Bureau National du PS ne peut pas plus se substituer aux adhérents de notre parti que le Parlement ne peut se substituer aux citoyens de notre pays.

10 - Alors que Sarkozy prépare une offensive d’une brutalité inouïe contre le salariat, annoncer que l’on votera comme la Droite pour approuver le TME n’est-ce pas tirer contre son propre camp ?
Oui, malheureusement. Pour faire passer sa politique d’agression contre le salariat, Sarkozy prend, en effet, le plus grand soin de faire croire qu’il a derrière lui une véritable « union nationale », comme celle d’Angela Merkel en Allemagne. C’est pour cela qu’il débauche les Kouchner, Besson et autre Attali. C’est pour cela qu’il a fait sienne la candidature de DSK au FMI.

Le vote précipité du Bureau National pour un « oui » au TME va dans le sens de l’ « union nationale » que souhaite Sarkozy et l’aide à déboussoler le salariat au moment où ce dernier aurait le plus besoin d’être sûr que la Gauche et la Droite ce n’est pas la même chose et qu’il existe bien une issue politique à la dure bataille que la Droite lui impose.

S’ils ne veulent pas tirer contre leur camp, il est donc urgent que les dirigeants du Parti socialiste changent leur fusil d’épaule et annoncent clairement qu’ils se battront pour un référendum sur le TME et qu’une consultation de ses adhérents décidera de la position définitive de notre parti.

Jean-Jacques Chavigné 11 novembre 2007

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ATTALI : Turgot ou Attila ? Révélateur Attali par Eric Dupin

1f24fe64afd9689f179db9d01df02f51.jpgPar Eric DUPIN

Jacques Attali est un auteur prolifique et souvent inspiré - dans tous les sens du terme. Il est infiniment meilleur dans le conseil que dans l'action comme le bilan de son passage à la direction de la BERD (banque européenne de reconstruction et de développement) l'a illustré. Le personnage n'est pas immédiatement sympathique, prompt à ranger ses détracteurs dans la "République des imbéciles", lui qui prétend régenter la "République des experts".

Oui, mais voilà. Son rapport sur la "libération de la croissance française" devrait plus utilement occuper le débat public que les dernières nouvelles de Carla ou de Cécilia. Les propositions qu'il agite dessinent une vision de la société et du futur à discuter au fond. "Libération" s'est amusé, avec un certain bonheur, à imaginer ce que deviendrait concrètement la vie d'un Français en 2018 si ses préconisations étaient appliquées. Les premières réactions de la classe politique en disent long sur la vérité des clivages qui la traversent.

Nicolas Sarkozy a déclaré adhérer à "l'essentiel" des mesures du rapport, mais il s'est empressé de rejeter la plus impopulaire chez les élus (la suppression des départements), celle qui tranchait le plus avec son nouveau discours civilisationnel (la rejet du "principe de précaution") et aussi d'afficher sa prudence sur les réformes bousculant les corporations (comme les notaires). A droite, d'ailleurs, l'accueil du rapport Attali, pourtant d'inspiration plus libérale que sociale, est particulièrement réservé. Le centre n'est pas plus enthousiaste. François Bayrou a jugé que ses idées risquaient de "déstabiliser la société".

Mais c'est à gauche que le révélateur Attali opère le mieux. Les réactions contrastées qu'il provoque disent l'éclatement idéologique du PS. La gauche du parti dénonce l'idéologie individualiste et consumériste du rapport. "La Forge", think tank créé par Benoît Hamon, a produit une intéressante "contre-expertise" du document attalien. Selon son habitude, François Hollande a botté en touche en lui prédisant un destin de "ramasse-poussière". Bertrand Delanoë n'a pas réagi. Seule Ségolène Royale l'a accueilli positivement. "La France a besoin de réformes. Ce rapport a été fait pour aider la France et moi, je veux aider la France", a-t-elle clairement indiqué. On attend avec impatience le jour où les royalistes tenteront de s'emparer du PS en défendant ce type d'orientations...

Télécharger le rapport Attali pdf (245 pages)

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29.01.2008

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? Le jaurésisme réel

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Le jaurésisme réel
Par André Tosel, philosophe






b6df112e8a0671ccbbb3a6a3442a4a9a.jpgLe Jaurès qui revient parfois dans nos débats n’est pas celui de l’histoire, mais la médiocre figure forgée par un publiciste tentant d’exploiter le respect légitime dont jouit le grand homme auprès de militants qui rêvent du retour d’une grande politique réellement socialiste.



Ce rêve a été plusieurs fois déçu dans notre histoire par le PS lui-même, qui invoquait Jaurès au moment où il s’éloignait de l’inspiration jaurésienne. Il a été déçu toutes les fois où s’est dénoué le lien qui unissait la défense de la république et les réformes sociales révolutionnaires, où s’est brisé l’espoir d’une synthèse par double dépassement de l’antagonisme entre la classe ouvrière et la bourgeoisie industrielle. Ce rêve a disparu lorsqu’a été abandonnée une politique conduite par un État élargi, fondée sur de puissants services publics nationaux et municipaux, sur un système de coopératives de base. Il s’est dissipé enfin lorsque la défense d’une nation pacifique, fière de son rôle révolutionnaire, s’est inversée en des entreprises coloniales de type impérialiste, et que l’internationalisme s’est dissous dans le plus sanguinaire des bellicismes.

Il importe donc de rappeler quelques éléments du jaurésisme réel. Jaurès n’a jamais refusé les compromis si ceux-ci sanctionnaient une inflexion progressiste du rapport des forces dans la lutte des classes. C’est ainsi qu’il a soutenu l’alliance avec les partis républicains lorsqu’il s’est agi de questions engageant toute la lutte politique dans le sens de la justice (affaire Dreyfus). C’est ainsi qu’il a exploité toutes les occasions possibles d’élargir et de consolider les droits politiques et sociaux des travailleurs : nulle lutte concrète ne l’a pris au dépourvu, son réformisme singulier l’a toujours vu se ranger du côté des travailleurs. Il n’a jamais manipulé les organisations ouvrières pour en faire le simple public passif des travaux du Parlement. C’est ainsi qu’il a été, sans sectarisme antireligieux mais sans faiblesse cléricale, l’artisan majeur des lois fondant la laïcité. C’est ainsi qu’il a fait les plus grands efforts pour une démocratie dispensant une instruction de niveau pour tous les citoyens, à l’abri du marché et des lobbies cléricaux. La politique internationale ? De même que la république ne peut être que sociale, et qu’elle se développe dans un procès continu de réformes se dépassant par degrés en une révolution, de même l’internationalisme se fonde sur la transformation socialiste des États nations souverains. Cet internationalisme ne peut se réduire à l’universalisation de relations économiques marchandes éternisant l’exploitation capitaliste. Il avait foi en une Europe de la culture, riche de sa diversité. La nation n’est pas appelée à se dissoudre dans un internationalisme liquidateur. Elle est appelée à se sublimer dans « la grande nation », une communauté de nations pacifiques et renouvelées par le réformisme révolutionnaire.

publié dans l'Humanité du 22 Décembre 2007.

488a1cd82de18b758bfd047f6da059cb.png 31 juilet 1914 : "Ils ont tué Jaurès, c'est la guerre!"

Les Mémoires de JAURES : doc audio de la fondation Jean Jaurès
Jaurès contient la chanson Jaurès de Jacques Brel
8mns 34s



d207210094d2745ec06ab5957c00136c.jpgJaurès
Paroles et Musique: Jacques Brel 1977

Ils étaient usés à quinze ans
Ils finissaient en débutant
Les douze mois s'appelaient décembre
Quelle vie ont eu nos grand-parents
Entre l'absinthe et les grand-messes
Ils étaient vieux avant que d'être
Quinze heures par jour le corps en laisse
Laissent au visage un teint de cendres
Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
On ne peut pas dire qu'ils furent esclaves
De là à dire qu'ils ont vécu
Lorsque l'on part aussi vaincu
C'est dur de sortir de l'enclave
Et pourtant l'espoir fleurissait
Dans les rêves qui montaient aux cieux
Des quelques ceux qui refusaient
De ramper jusqu'à la vieillesse
Oui notre bon Maître, oui notre Monsieur
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Si par malheur ils survivaient
C'était pour partir à la guerre
C'était pour finir à la guerre
Aux ordres de quelque sabreur
Qui exigeait du bout des lèvres
Qu'ils aillent ouvrir au champ d'horreur
Leurs vingt ans qui n'avaient pu naître
Et ils mouraient à pleine peur
Tout miséreux oui notre bon Maître
Couverts de prèles oui notre Monsieur
Demandez-vous belle jeunesse
Le temps de l'ombre d'un souvenir
Le temps de souffle d'un soupir
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?


Ecouter, clicker sur le lien :
http://www.dailymotion.com/rag34/video/xpst1_jaures-jacqu...

5605340f3a6cd0e4f195e8a56e81ea28.pngRAG 34. Les lolo's 34

12:53 Publié dans Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : JAURES

28.01.2008

Allemagne : "Le Linkepartei" en marche

d18db5bda14622ed5f8aadaccf972c6d.jpgPoussée de gauche en Allemagne
par Bernard Guetta Géopolitique
France Inter

Ecouter le podcast :
par Bernard Guetta
du lundi au vendredi de 8h17 à 8h20

podcast


58c4692cf2c7fa1ceb3b90687da84aae.jpgLa République fédérale vient conforter Olivier Besancenot. Le jour même où il créait, en France, son parti anticapitaliste, un nouveau parti allemand, Die Linke, « La Gauche », très semblable à celui dont il rêve, marquait de vrais points aux élections de Hesse et de Basse Saxe.

Composée d’anciens communistes réformateurs d’Allemagne de l’Est, de syndicalistes et de transfuges de l’aile gauche de la social-démocratie, Die Linke a obtenu plus de 5% des voix dans le land de Hesse, franchissant ainsi le seuil qui lui permettra de siéger au parlement régional, le Landtag, tout comme en Basse-Saxe où il a fait encore mieux, 7% des suffrages.

Avec des sondages le créditant de résultats similaires aux élections de Hambourg, le 24 février, et de 10% des voix, surtout, pour les élections fédérales de 2009, Die Linke tend déjà à faire jeu égal, voire supérieur, avec les Verts et les libéraux du FDP. Il n’y a plus deux, mais trois partis charnières. La constitution de majorités et de coalitions gouvernementales en est compliquée. C’est tout le paysage politique allemand qui en est virtuellement modifié.

Avec des élections l’année prochaine et de forts tiraillements, au sein de la coalition gouvernementale, entre démocrates chrétiens et sociaux-démocrates, tout se complique, d’ores et déjà, pour Angela Merkel. Son parti, la CDU, recule de douze points en Hesse, et de quelques six en Basse-Saxe alors que, si la social-démocratie, le SPD, recule de trois points en Basse-Saxe c’est au profit de Die Linke, et qu’elle en gagne près de huit en Hesse.

Ces scrutins marquent une claire poussée à gauche. Kurt Beck, le leader du SPD, y puisera de nouveaux arguments en faveur du virage social qu'il a déjà fait prendre à son parti. Vent en poupe et sommés de se gauchir par la percée de Die Linke, les sociaux-démocrates vont mener la vie plus dure à la chancelière.

La coalition va tanguer, se maintenir mais dans les difficultés, et cela d’autant plus qu’Angela Merkel a, désormais, des choix délicats à faire sans son propre parti. En Basse-Saxe, l’alerte n’est que légère pour les démocrates chrétiens car ils sont conduits, là-bas, par une personnalité modérée, plutôt centriste. En Hesse, en revanche, les électeurs ont durement sanctionné la campagne sécuritaire et xénophobe du ministre-président sortant, Roland Koch.

La chancelière devrait donc opter pour un recentrage de la CDU. C’est sa pente naturelle mais, avec une dure bataille à venir entre les deux ailes de la démocratie chrétienne, Angela Merkel est maintenant dans la ligne de ligne de mire à la fois du SPD et des courants rivaux de la droite.

Le deuxième enseignement de ces votes est que les frontières politiques traditionnelles, en Allemagne comme dans toute l’Europe, correspondent de moins en moins aux vraies configurations de l’électorat. Troisième constat, enfin, après l’affaiblissement du gouvernement britannique, la confusion italienne et les questions montantes en France, ces résultats allemands ne vont pas améliorer le pilotage de l’Europe. ( partie du billet dont nous ne partageons pas l'analyse avec B.GUETTA).

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Laurent Fabius invité de l’émission "On n’est pas couché" sur France 2

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26 janvier 2008

La vidéo est malheureusement pour le moment indisponible

En attendant la réparation de ce bug, voici l'un des commentaires écrits à la suite sur le FORUM

Formidable moment de télévision avec un Fabius tenant la dragée haute à ses interlocuteurs, y compris Luccini( ce qui était probablement le plus difficile...), un Fabius démontrant ses facultés d’analyses et de synthèse, de répartis, montrant une énorme culture, un formidable sens de l’humour, et un sens aigu de la relation avec une simplicité exemplaire. Cela ne faisant que regretter encore plus que Laurent Fabius n’ait pas été le candidat du PS à l’élection présidentielle car il aurait peut être été élu et nous serions moins dans la M....


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Nous voulions un référendum, le PS d'en haut en a décidé autrement.

Oui ou non au référendum Jean-Luc Mélenchon clarifiait le 14 janvier. et montrait que cela ne dépendait que du PS. Vidéo



Durée : 03:34Pris le : 14 janvier 2008

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26.01.2008

La LCR jette les bases d'un nouveau parti anticapitaliste sous sa houlette

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37d155fc5a299ad5ec59de4161e38465.jpg(Copyright © 2008 AFP)
Par Par Elahe MEREL AFP - La LCR d'Olivier Besancenot a jeté les bases, vendredi, au deuxième jour de son 17e Congrès, du nouveau parti anticapitaliste qu'elle entend construire, espérant occuper l'espace de la gauche radicale sans alliance avec d'autres forces.

"Ce congrès est historique, pas pour la grande Histoire, mais pour notre histoire", a lancé Olivier Besancenot à la tribune de ce congrès à la Plaine-Saint-Denis.

Pour construire ce nouveau parti, censé devenir "incontournable dans la lutte des classes", il propose de "gagner des milliers de militants" d'autres courants de gauche, beaucoup d'anonymes "qui n'ont aucune filiation", mais sans appeler au sommet d'autres formations de gauche.

"C'est une des décisions les plus importantes que notre courant a pu prendre depuis qu'il existe", a renchéri Alain Krivine, fondateur de la Ligue communiste révolutionnaire il y a 40 ans, dans la foulée de mai 68.

Le leader historique n'a pas d'état d'âme devant la disparition projetée de sa formation : "à la différence des sectes, le parti, pour nous, est un outil qu'on adapte au but".

A l'inverse des pays européens, notamment l'Allemagne, où la gauche de la gauche s'est recomposée dans le cadre d'alliances, la LCR se lance sans autres partenaires, et "c'est un handicap", on "peut le regretter", reconnaît Krivine. "Mais nous avons tout tenté depuis longtemps, j'ai participé à toutes les tentatives unitaires possibles et imaginables et a n'a pas marché". "Cette fois on part, il y a une attente", dit-il.

"Jamais la situation n'a été aussi favorable pour lancer un grand parti anticapitaliste", dit-il, se référant à la "radicalité" des luttes.

Mais c'est aussi la popularité d'Olivier Besancenot - 1,5 million de voix à la présidentielle et une ascension dans les sondages - qui justifie la nouvelle stratégie: "la campagne d'Olivier a permis le dialogue avec des millions de gens", rappelle François Sabado, de la direction sortante.

"Mais il ne faudrait pas qu'on tombe dans le panneau du +parti d'Olivier Besancenot+", prévient le jeune postier, qui promet un renouvellement générationnel de la LCR et de nouveaux porte-parole.

Chef de file du courant opposé à cette stratégie, Christian Picquet dénonce l'"illusion" selon laquelle "l'écho d'Olivier se transformera mécaniquement en une nouvelle construction politique".

Il met en garde contre la tentative de créer "une extrême gauche relookée" au lieu d'un "parti large" qu'il appelle de ses voeux et pour lequel il faut "s'adresser à l'ensemble des forces et courants à la recherche d'une alternative, sans excepter aucune".

Mais l'éclatement du front antilibéral a affaibli sa tendance qui n'a recueilli que 14% lors des votes préparatifs au congrès, contre 83% pour la majorité de Besancenot et 3% pour un autre courant d'opposition.

Le Congrès adoptera d'ici dimanche le calendrier et la méthode pour lancer le processus "irréversible" en vue de la nouvelle formation: un appel sera lancé pour la mise en place de "comités pour le nouveau parti".

En juin, une assemblée constituante fixera le programme, le statut, l'orientation de le nouvelle organisation dont le "congrès de fondation" est prévu fin 2008.

Son nom pourrait s'inspirer de deux thématiques: celle de "la radicalité, la révolution" ou celle du "socialisme du XXIème siècle", apprend-on dans l'entourage de la direction.

Son périmètre politique est fixé: l'espace à gauche du PS, sans aucune alliance avec lui. Ses références seront "la lutte des classes" "l'anticapitalisme", le "changement révolutionnaire".

Vendredi 25 janvier, PLAINE-SAINT-DENIS (AFP)

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POUVOIR D'ACHAT : Salaires, grève nationale dans la grande distribution le 1er février

ad3ad4372b6749433de7966670e8cb7d.gifPARIS - Les trois principaux syndicats de la grande distribution (CGT, CFDT, FO) appellent à une journée nationale de grève le 1er février prochain pour exiger une hausse des salaires de l'ensemble des personnels des super et hypermarchés.

"Alors que le président de la République et le gouvernement essayent d'apporter des réponses à la question essentielle du pouvoir d'achat en tentant d'agir sur les prix à la consommation, les salariés de la grande distribution n'entendent pas être, une fois de plus, les grands oubliés du débat", écrivent les trois organisations syndicales dans un communiqué commun diffusé vendredi.

Les syndicats ajoutent que les employés de ces commerces "sont depuis des années parmi les premiers à souffrir de la baisse continue de leur pouvoir d'achat".

"Les négociations de salaire sont bloquées dans la branche depuis 2005 et ce, malgré les exonérations de charge importantes consenties aux entreprises de ce secteur", poursuivent les syndicats.

Ce mouvement aura lieu alors que des négociations salariales doivent débuter dans ce secteur le 31 janvier.

"Ce premier mouvement unitaire s'annonce d'ores et déjà d'une ampleur particulièrement exceptionnelle dans ce secteur d'activité jusqu'alors peu habitué aux mouvements sociaux", assurent les syndicats. AP

god/mw

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25.01.2008

La Gauche européenne continue de se chercher

189d45e7368abe7a52620492d9c7c579.jpgLe président italien Napolitano entame ses consultations

Par Phil Stewart et Silvia Aloisi Reuters - ROME (Reuters) - Le président italien Giorgio Napolitano a entamé des consultations avec les dirigeants des partis politiques à la suite de la démission du gouvernement Prodi, le 61e en Italie depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Mis en minorité jeudi soir au Sénat après la défection du petit parti libéral-catholique Udeur, Prodi, au pouvoir depuis vingt mois à la tête d'une coalition de centre gauche, a été chargé par le chef de l'Etat d'expédier les affaires courantes.

Au cours de ses consultations, étalées jusqu'à mardi, Napolitano va tenter d'éviter l'organisation d'élections législatives anticipées, que l'ancien président du Conseil Silvio Berlusconi, battu de justesse en 2006 mais s'appuyant aujourd'hui sur des sondages favorables, réclame à cor et à cri.

"Il n'y a aucune raison d'encore perdre du temps, nous devons voter le plus vite possible", a déclaré Berlusconi vendredi lors d'un meeting à Naples, où la crise des ordures ménagères embarrasse le conseil municipal de centre-gauche.

"C'est le début de notre campagne électorale pour la liberté", a lancé Berlusconi à la foule d'où fusaient des "Silvio! Silvio!" enthousiastes.

Il a par ailleurs démenti être prêt à soutenir un gouvernement intérimaire s'il était dirigé par son plus proche collaborateur, Gianni Letta. "Je n'ai jamais entendu parler de cette option", a-t-il dit.

Dans une situation économique difficile, la perspective d'une longue période d'instabilité politique inquiète les milieux financiers qui craignent de nouveaux retards dans l'assainissement des finances publiques.

Napolitano, un ancien dirigeant communiste aujourd'hui âgé de 82 ans, n'est pas favorable à des élections anticipées tant que le système électoral actuel, très compliqué et qui garantit difficilement une majorité stable, n'aura pas été revu.

BERLUSCONI VEUT DES ELECTIONS

Il va chercher à voir s'il est possible de former un gouvernement intérimaire, chargé surtout de mener à terme cette réforme du système électoral - que Berlusconi juge inutile - avant de convoquer les Italiens aux urnes.

Le chef de l'Etat devait d'abord recevoir vendredi à 17h00 (16h00 GMT) le président du Sénat, Franco Marini, 74 ans, considéré comme un possible chef d'un futur gouvernement intérimaire, tout comme le ministre de l'Intérieur de Prodi, Giuliano Amato.

Mais les petits partis de la coalition Prodi craignent que la réforme électorale ne réduise leur influence dans les alliances politiques futures et pourraient faire capoter ce scénario, ou tout au moins le retarder.

"A chacun de décider - soit on crée encore plus d'instabilité, soit on met en place une nouvelle loi électorale qui permettra de gouverner ce pays", a déclaré le maire de Rome, Walter Veltroni, qui dirige le tout nouveau Parti démocrate.

Samedi, ce sera au tour des députés de l'Udeur et des élus communistes. Lundi, le président recevra les parlementaires de la Ligue du Nord, de l'UDC (Union des démocrates du centre), de Refondation communiste puis de l'Alliance nationale (droite).

Mardi viendront les représentants de Forza Italia, premier parti du pays dirigé par Berlusconi, ceux du Parti démocrate, puis les anciens présidents Francesco Cossiga, Oscar Luigi Scalfaro et Carlo Azelgio Ciampi.

Version française Guy Kerivel et Nicole Dupont

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Politiques de l'emploi : ESPOIRS PRECAIRES

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30252a71c565da8f7634ca468f871eb8.jpgComment sera mis en œuvre, et financé, le revenu de solidarité active (RSA) ? Qui sera concerné ? Le risque est de voir cette mesure, dont la conception était innovante, être dénaturée par un gouvernement plus soucieux d'effets d'annonce que de solidarité. À cet égard, la fusion ANPE/Unedic, telle qu'elle est imposée, annonce plutôt le démantèlement du service public de l'emploi qu'une plus grande efficacité au service des chômeurs.
Le 20 janvier, la 13 e réunion des secrétaires de section, à Paris, a été un moment fort de rassemblement de tous les socialistes pour le lancement des municipales. L'hebdo poursuit ses reportages sur des candidats en campagne, cette semaine à Laval, et sur les initiatives exemplaires portées par les municipalités socialistes, comme l'accession à la propriété pour les foyers modestes, à Nantes.

f9c2b978c0d7072c5b4e18ad8c3924a3.gifTélécharger l'Hebdo n° 474
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Nous voulons un référendum : L'Offensive Socialiste (MJS)

77f9a25590630a4aff3bb79d33c47897.jpgCommuniqué de presse de l'Offensive Socialiste (Mouvement des Jeunes Socialistes) appelant les députés de gauche à se rendre au Congrès de Versailles du 4 février pour voter "non" à la modification constitutionnelle permettant la ratification du Traité Modificatif Européen (TME) par le Parlement.

Les députés de gauche ont l'opportunité de créer les conditions politiques pour forcer le Président de la République à soumettre ce texte à référendum. En effet, si les 3/5e des votants au Congrès n'approuvent pas la modification constitutionnelle, le référendum s'imposera de lui-même, ce qu'un minimum de démocratie exige.

« Seul le peuple peut défaire ce que le peuple a fait ». Seuls ceux qui ont rejeté le TCE par leur vote le 29 mai 2005
après la mobilisation populaire et démocratique exceptionnelle que nous savons sont en droit de se prononcer
souverainement sur le TME.

Salutations socialistes.

L'Offensive Socialiste
(Mouvement des Jeunes Socialistes, MJS)

Site de l'Offensive Socialiste

Télécharger le tract

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23:09 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Crise FINANCIERE : Faute d'action en Europe et en France, la crise financière américaine risque de devenir européenne

79818ea23ae30c7069af91016d8277d8.jpgLaurent Fabius sera l'invité de Laurent Ruquier ce samedi 26 à 22 h50 sur France 2 dans l'émission "on est pas couchés".

Ecoutez l'interview de Thomas Hughes et Olivier Delagarde sur Itele et France Info 23 janvier

Faute d'action en Europe et en France, la crise financière américaine risque de devenir européenne

Au cours de la séance de questions au gouvernement, Laurent Fabius a formulé six propositions à prendre d'urgence pour faire face à la crise financière. En réponse, le gouvernement qui semble osciller entre fatalisme et dogmatisme, n'a pas juger utile de clarifier sa politique ou de s'engager sur des solutions précises.

Texte de l'intervention de Laurent Fabius :

Monsieur le Premier ministre,

Les événements financiers de ces derniers jours conduisent chacune et chacun d'entre nous à analyser cette situation et aussi à proposer. Il faut le faire sans catastrophisme mais en évitant aussi la méthode Coué et ne pas faire comme si ces événements ne concernaient pas la France.

Dans cet esprit, je vous voudrais formuler six propositions :

1. Au niveau français, nous demandons au gouvernement de nous présenter dans les meilleurs délais des hypothèses de croissance crédibles, qui soient en ligne avec la situation actuelle.

2. Dans ce cadre, nous souhaitons qu'une action particulière soit menée en direction des PME - qui vont souffrir de la contraction du crédit - et en direction des ménages - par le moyen de la Prime pour l'emploi que nous avons créée - et en direction des personnes âgées et des retraités qui ont besoin d'une revalorisation des pensions.

3. Au niveau européen, car tout est lié, nous souhaitons que l'Eurogroupe prennent très rapidement position en direction de la BCE pour que prenne fin l'attitude dogmatique, à cause de laquelle, si elle continue, la crise financière américaine deviendra une crise financière européenne. C'est la responsabilité de la Banque centrale européenne.

4. Nous souhaitons qu'une position européenne commune soit adoptée en direction des fonds souverains, qui sont en situation, dans ce contexte, de prendre le contrôle de grandes entreprises et de grandes banques.

5. Au plan international, nous demandons que plus de transparence soit apportée en ce qui concerne les règles financières, les règles bancaires et les agences de notation.

6. Nous demandons que le Fond Monétaire International se voit confié une mission d'alerte et de traitement sur ces sujets.

Toutes ces propositions exigent que l'on ait un regard critique sur l'hypercapitalisme financier dans lequel la finance finit par tuer l'économie, dans lequel on trouve un mélange très dommageable de cupidité, de laisser-faire et d'incompétence.

Voici nos propositions. Quelles sont les vôtres ?


www.laurent-fabius.net

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18:19 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Jean-Luc Mélenchon : «Le PS donne un spectacle affligeant»

Nous voulons un referendum : «Le PS donne un spectacle affligeant»
Entretien avec Jean-Luc Mélenchon, sénateur (PS) de l’Essonne


Comment jugez-vous l’annonce faite par Jean-Marc Ayrault d’un boycott du Congrès ?

Je la juge incompréhensible. Je comprends que le parti soit divisé sur l’adoption du traité, puisqu’il l’était déjà. Mais on ne peut remplacer un référendum qui a déjà eu lieu par un vote parlementaire. Le PS ne peut donc renoncer à exiger la tenue de ce référendum. Et le seul moyen de l’obtenir, comme nous nous y étions engagés lors des campagnes présidentielle et législatives, c’est d’aller à Versailles voter contre la révision. Je ne comprends pas qu’on laisse les mains libres au Président dès lors qu’il s’agit du respect d’un principe fondamental, le suffrage universel.

Alors, pourquoi cette annonce ?

Je ne me l’explique pas. Et c’est là qu’on retombe sur le problème d’une cohérence minimum. La liberté de conscience sur le traité lui-même, c’est-à-dire sur le oui et le non, difficile de faire autrement. En revanche, s’agissant du référendum, je ne vois pas pourquoi il y aurait finalement liberté de conscience. Si des socialistes ne situent plus la légitimité politique dans le suffrage universel, qu’ils le disent et l’assument ouvertement. Mais je ne pense pas qu’il puisse y avoir d’ambiguïté sur ce sujet.

Comment réagissez-vous aux propos de François Hollande qui a fustigé le «jeu» des opposants au boycott ?

C’est grave. S’il considère que la défense de la souveraineté populaire e
st une affaire de posture ou de tactique, c’est le signe d’une légèreté inquiétante. En politique, il faut avoir un minimum de cohérence. Et je parle bien d’un minimum. En 2005, j’ai fait campagne pour le non. Et je sais que ceux qui l’ont menée pour le oui n’ont jamais admis le vote du peuple français. Mais qu’ils aient le courage de le dire, et qu’ils arrêtent d’expliquer que ceux qui veulent le faire respecter sont des tacticiens.

Que pensez-vous de la position de Ségolène Royal qui, après avoir défendu le référendum, estime désormais qu’il faut adopter le traité ?

Si l’on explique "Nicolas Sarkozy a été élu, l’affaire est réglée", je ne vois pas alors ce qu’on fait à l’Assemblée nationale. Et ce, d’ailleurs, sur tous les sujets. Pourquoi s’opposer, alors ? On en arrive à des raisonnements ahurissants pour justifier l’injustifiable. J’ai envie de dire: "pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils disent…".

Concrètement, les socialistes pourront-ils se doter d’une position commune ?

Je crois que non. Mais on peut élargir : y a-t-il une position du PS sur la politique internationale ? La mondialisation ? La croissance ? Ce n’est pas le seul sujet sur lequel le parti n’a pas de position. Le PS ne manque pas de propositions, mais de cohérence.

Quel est l’impact de cette affaire dans l’opinion publique ?

Une fois de plus, nous donnons un spectacle affligeant. Entre l’improvisation, les avancées et les reculs, le manque de lucidité, on donne l’impression de subir les événements politiques. Cela commence à faire beaucoup.

Quel remède, alors ?

Ce que je vais proposer, c’est qu’après le prochain congrès socialiste, le futur ou la future premier secrétaire s’achète une boussole. En souvenir de Sénèque, qui, il y a fort longtemps, nous expliquait qu’il n’y a pas de bon vent pour le marin qui ne sait pas où il va…

Propos Recueillis par DAVID REVAULT D’ALLONNES - Libération.fr du 15 janvier 2008.

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24.01.2008

POUVOIR D'ACHAT : La fonction publique en grève pour l'emploi et les salaires

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Nouvelle grève des fonctionnaires pour les salaires et l'emploi

e40c20b19ba28181137ff6af11ffdf51.jpgPARIS (Reuters) - Sept fédérations syndicales représentant cinq millions de fonctionnaires appellent à la grève ce jeudi pour obtenir des hausses de salaire et contester les 22.900 suppressions de postes prévues cette année dans la fonction publique d'Etat.

Force ouvrière et la CFTC invitent les salariés du privé à participer à cette journée de mobilisation. Seule la CGC ne s'associe pas à l'action de jeudi.

Les syndicats grévistes se plaignent d'une baisse du pouvoir d'achat "depuis plusieurs années" et demandent une augmentation générale des salaires à travers une revalorisation du point d'indice qui sert de base à leur calcul.

La précédente journée de grève générale dans la fonction publique, le 20 novembre, avait mobilisé fortement aussi bien chez les 2,543 millions de fonctionnaires d'Etat que dans la fonction publique territoriale (1,613 million de personnes) et à l'hôpital (environ un million de personnes).

Le ministre du Budget et de la Fonction publique, Eric Woerth, a annoncé que le point d'indice serait augmenté cette année mais il a précisé que sa hausse serait limitée à 2008 alors que les syndicats demandent un rattrapage sur 2007.

Il a répété ce point de vue mercredi à l'Assemblée. "Eric Woerth et moi-même, nous regrettons cette grève car elle s'inscrit dans une culture de confrontation dont nous voulons sortir. Notre méthode c'est celle du dialogue", a ajouté André Santini, secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique.

Il annonce la remise d'un "livre blanc" sur les valeurs et les missions de la Fonction publique début avril.

Prévue pour la mi-janvier, une nouvelle rencontre entre Eric Woerth et les syndicats devrait finalement avoir lieu fin janvier ou début février.

TROUBLES SOCIAUX À HÔPITAL

Mi-décembre, les syndicats ont vivement critiqué le dispositif dévoilé par Eric Woerth pour compenser la perte de pouvoir d'achat, subie depuis 2003 par près d'un quart des fonctionnaires, selon l'Insee.

Le ministre a proposé de compenser la différence entre ce qu'ont touché ces fonctionnaires et l'inflation, ce qui coûterait plusieurs centaines de millions d'euros annuellement. Jugeant cette proposition insuffisante, les syndicats ont décidé la grève.

Ils n'ont rien obtenu de plus du président de la République qui a affirmé lors de ses voeux aux fonctionnaires que l'augmentation du pouvoir d'achat viendrait avant tout du travail supplémentaire et des suppressions de postes.

Nicolas Sarkozy a seulement renouvelé son engagement de reverser aux agents la moitié des économies générées par le non- remplacement d'une partie des départs à la retraite.

Selon le gouvernement, la suppression de 22.900 postes cette année se traduira par une économie d'environ 450 millions d'euros. A partir de 2009, un départ à la retraite sur deux ne serait pas remplacé, soit environ 35.000 postes par an.

A l'hôpital, la journée de grève intervient alors que les urgentistes et les anesthésistes mènent depuis décembre une grève rendue inopérante par les réquisitions administratives, pour demander le règlement des heures supplémentaires et congés accumulés, ainsi qu'une réforme du paiement des astreintes.

Le 15 janvier, un accord prévoyant le paiement de la moitié des jours accumulés sur les comptes épargne-temps des médecins hospitaliers a été signé, mais il est critiqué et ne concerne pas les personnels autres que les médecins.

Ont été accumulés à l'hôpital depuis la mise en place des 35 heures entre, selon les sources, 2,7 à 3,5 millions de journées et 23 à 27 millions d'heures supplémentaires non payées.

Les partenaires sociaux doivent par ailleurs entamer jeudi la difficile négociation sur la représentativité des syndicats et les conditions de validation des accords collectifs, que le président Nicolas Sarkozy veut réformer cette année.

Jean-Baptiste Vey, Thierry Lévêque

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Blocus israélien de Gaza: la ruée des Palestiniens vers l'Egypte continue

c22b5fce63e38bb69a2f053b022ff531.gifPar Par Mehdi LEBOUACHERA AFP .Des dizaines de milliers de Palestiniens de la bande de Gaza, soumise à un blocus israélien, affluaient jeudi vers l'Egypte pour s'approvisionner pour la deuxième journée consécutive.

Cette ruée vers la partie égyptienne de la ville de Rafah, à cheval sur la frontière, et vers El-Arich, plus à l'ouest, s'est poursuivie toute la nuit, après la destruction partielle à l'explosif de la clôture frontalière mercredi.

Confrontés à une pénurie de produits de base à Gaza en raison du blocus israélien imposé le 17 janvier en représailles aux tirs de roquettes palestiniennes, la plupart des Palestiniens font des provisions en Egypte, à des prix largement inférieurs à ceux pratiqués à Gaza.

Selon des témoins, de nombreux magasins dans la partie égyptienne de Rafah et El-Arich se sont totalement vidés de leurs stocks.

Des commerçants de Gaza ont fait plusieurs navettes, achetant en Egypte des marchandises qu'ils revendent avec une marge importante chez eux, comme les cigarettes étrangères.

Salman, 25 ans, s'apprête à charger dans une camionnette une pile de 15 matelas qu'il vient d'acheter côté égyptien. Il a flairé la bonne affaire. "On ne trouve pas de matelas à Gaza. Lorsque les gens se marient, ils ont en besoin".

L'ouverture de Rafah, où le terminal frontalier était fermé depuis juin 2006, a aussi offert à de nombreux habitants de Gaza une rare opportunité de quitter le territoire pour une escapade en famille de l'autre côté de la frontière.

Le président égyptien Hosni Moubarak a affirmé avoir ordonné à la police égyptienne de laisser passer les Palestiniens pour qu'ils "achètent des produits alimentaires et puis retourner" dans la bande de Gaza sous contrôle du mouvement islamiste Hamas depuis juin 2007.

C'est mercredi matin, que les habitants de Gaza ont commencé à affluer en Egypte, des hommes masqués et armés ayant détruit à l'explosif une partie du mur en béton situé côté palestinien de la frontière, puis jeté à terre une clôture métallique marquant la frontière elle-même avant de faire sauter des pans d'un autre mur en béton situé côté égyptien.

Israël a rejeté sur l'Egypte la responsabilité de gérer la situation, le ministre de la Défense Ehud Barak affirmant que les "Egyptiens connaissent parfaitement leurs obligations et ils les rempliront en fonction des accords" conclus avec son pays.

Mais pour le porte-parole des Affaires étrangères, Israël n'est pas "tellement inquiet de ce qui sort de Gaza, mais plutôt ce qui y rentre. Le Hamas et les autres groupes terroristes vont profiter de l'occasion pour infiltrer terroristes et armes, la situation qui était grave va devenir pire".

La Maison Blanche a formulé la même préoccupation. "La situation à la frontière entre l'Egypte et Gaza est franchement grave, et nous sommes très inquiets", selon elle.

Le secrétaire d'Etat adjoint chargé du Proche-Orient, David Welch, a exprimé cette inquiétude à l'ambassadeur d'Egypte à Washington, Nabil Fahmy, selon le département d'Etat qui a dit craindre que le Hamas "profite de cette situation (...) pour permettre à des combattants ou à d'autres de se procurer des armes et d'autres types d'équipements".

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a affirmé mercredi que les pressions sur Gaza seraient maintenues tant que se poursuivent les tirs de roquettes sur le sud d'Israël, notamment sur la ville de Sdérot.

"Il n'y a aucune raison de permettre aux Palestiniens de mener une vie normale alors que les enfants de Sdérot pleurent et mouillent leur lit de peur", a-t-il dit à Herzliya, près de Tel-Aviv.

Depuis l'imposition du blocus le 17 janvier, les tirs de roquettes ont sensiblement baissé.

A New York, le Conseil de sécurité de l'ONU a encore ajourné à jeudi ses discussions sur son projet de texte demandant l'arrêt du blocus israélien, échouant à obtenir l'unanimité.


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Début de la négociation sur la représentativité syndicale

a143931a9713bc3753a1db6447eac43b.gifPARIS (Reuters) - Les partenaires sociaux entament ce jeudi la difficile négociation sur la représentativité des syndicats et les conditions de validation des accords collectifs, que le président Nicolas Sarkozy veut réformer cette année.

Le chef de l'Etat leur a donné jusqu'au 31 mars pour s'entendre sur la modification des règles datant de 1966.

Elles accordent automatiquement à la CGT, la CFDT, FO, la CFTC et la CFE-CGC le droit de conclure un accord, de constituer des sections dans les entreprises et de proposer des candidats aux élections des délégués du personnel et du comité d'entreprise.

Pour être reconnues comme représentatives, les autres organisations doivent remplir cinq critères, parmi lesquels figure "l'attitude patriotique pendant l'Occupation".

Absents de cette liste figée depuis plus de 40 ans, l'Unsa et Solidaires (Sud) espèrent que la réforme leur permettra d'être reconnus comme représentatifs et ainsi de peser davantage sur les futures négociations.

La négociation, qui se tiendra au siège du Medef, s'annonce difficile, certains syndicats craignant de perdre en influence.

La CGT et la CFDT, les deux organisations les plus puissantes, souhaitent que la représentativité soit établie en fonction des résultats des élections professionnelles, avec un seuil minimum. FO, la CFTC et la CFE-CGC, qui ont le plus à perdre d'une telle réforme, y sont opposées.

L'assise de la représentativité sur des élections et la modification du mode de validation des accords pour renforcer leur légitimité ont été proposées par le rapport Hadas-Lebel remis en mai 2006 au Premier ministre de l'époque, Dominique de Villepin.

Dans un avis de novembre 2006 sur la consolidation du dialogue social, qui s'appuyait sur le rapport Hadas-Lebel, le Conseil économique et social a estimé que la réforme de la représentativité était "une exigence d'équité, de réalisme, d'efficacité et de démocratie".

Pour le Conseil, il fallait aller vers une validation des accords par assentiment d'une majorité de salariés représentés et non plus d'une majorité d'organisations représentatives. La CGT et la CFDT avaient alors voté pour, tandis que FO, la CFTC et la CFE-CGC avaient voté contre.

Jean-Baptiste Vey

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