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30.09.2007

Pourquoi ne parviendrait-on pas à unifier la gauche du PS ?

medium_fmds.34.pngDémocratie et Socialisme

Le Puy-en-Velay nous recevait : ville de pèlerinage, chargée d’histoire ou tous les rois et les princes ont défilé, la ville a commencé à décliner au XVe siècle. C’était une ville de textile contrôlée par l’évêque et les bourgeois locaux Il a fallu attendre1878 pour que soit construit le premier temple protestant. C’est aussi la ville de Lafayette et de Jules Vallès, l’enfant de la Commune et du pays. Il y eut après mai 68, un mouvement social important syndical CFDT puis CGT. La municipalité a été gagnée à gauche pour la 1e fois après 66 ans de droite en 2001.
Une Gauche plurielle restée unie et qui se bat pour qu’elle reste à gauche en 2008. Raymond Vacheron adjoint au maire qui nous accueille explique comment ils ont essayé de gérer au mieux une ville qui était dans un état très dégradé.

Le député de droite proche de Sarkozy et porte-parole du gouvernement a annoncé qu’il serait candidat, la bataille des municipales aura donc beaucoup d’enjeu.

Lors de la Présidentielle, le 6 mai, la gauche était majoritaire. Mais le municipalisme tout comme le syndicalisme d’entreprise ne se suffisent pas en soi, ils doivent être partie intégrante d’un projet de société.

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medium_RAG341.95.pngRAG 34. Les lolo's 34

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PS: Le retour de FABIUS

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20 minutes.fr "Lolo is back". Discret pendant la campagne présidentielle, il avait fait déraper Jean-Louis BORLOO en direct sur la "TVA sociale", avant de se retirer temporairement de la scène politique. Laurent FABIUS a fait sa rentrée hier devant un partère de 700 personnes, venues entendre ce que "le sage actif" avait à dire. Aujourd'hui on se demande quelle est la ligne, de celui qui représentait il y a quelques mois encore "l'aile gauche du parti".

Car Laurent FABIUS n'est (officiellement) "candidat à rien", ne voulant ni "guerres fratricides" (un coup pour JOSPIN) ni "paillettes" (voilà pour ROYAL). L'ancien premier Ministre de François MITTERRAND veut "reconstruire" avec toutes les bonnes volontés du parti: les fabiusiens Claude BARTOLONE et Henri WEBER, le strauskahnien CAMBADELIS, mais aussi les "rénovateurs" Arnaud MONTEBOURG, Benoit HAMON, le très "ouvert" Hubert VEDRINE, ou l'adjointe au Maire de Paris Anne HIDALGO (voir l'article de LIBERATION).

Consensuel, voire "recentré", FABIUS semble aujourd'hui avoir choisi "la voie de la sagesse" afin de rassembler derrière son nom le maximum de "têtes pensantes". Cette "position pivot" pourrait, au moment des comptes du congrès, s'avérer particulièrement utile à un FABIUS isolé depuis son "écart à gauche" du dernier congrès, et son "NON" retentissant au projet de Constitution européenne. Plus proche d'un "socialisme historique à la JOSPIN" (DELANOE n'est pas loin) que des inovations d'une Ségolène ROYAL (qui n'était pas invitée hier), l'obsession de Laurent Laurent FABIUS semble être de ne pas "insulter l'avenir" afin de se préparer un retour au premier plan dès le congrès de novembre 2008 (vraissemblablement par le biais d'une alliance majoritaire).

En attendant, FABIUS va suivre tranquillement le trajet du PS, adoptant une "stratégie d'attente" qui pourrait s'avérer payante, et assurer un retour gagnant sur le devant de la scène politique française, à l'un des derniers éléphants du PS ayant encore échappé à "'l'ouverture".

Affaire à suivre...

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29.09.2007

Laurent Fabius : Je serai un reconstructeur

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Interview de Laurent Fabius publiée par le journal "20 minutes".


Pourquoi avoir si peu parlé jusqu’à présent ?

Un nouveau pouvoir s’est installé, j’ai trouvé normal de le laisser faire ses armes. Et puis, après nos défaites à la présidentielle et aux législatives, un temps de latence me semblait nécessaire.

Que comptez-vous dire ?

Je ne veux pas me mêler des disputes internes au PS. Ce qui m’intéresse, ce sont les analyses et les propositions de fond. Je serai donc un « actif sage ». Un reconstructeur.

Prônez-vous, comme d’autres, la refondation du PS ?

J’utilise le terme de reconstruction. Les valeurs de la gauche, comme l’égalité, la laïcité, l’internationalisme sont modernes et doivent être conservées. En revanche, certaines de nos propositions, dans un monde qui a changé, doivent être modifiées. Et notre stratégie doit être clarifiée, car elle a été plutôt floue dans la dernière période.

Reconstruction, mais pas droitisation ?

Non, le PS doit rester le grand parti de la gauche. Je n’exclus pas qu’à terme s’opère un rassemblement encore plus large, dans une formation socialiste et progressiste, des différentes sensibilités de la gauche. Pour le moment, si l’on doit discuter avec d’autres, il faut que ce soit sur des bases claires. Je n’envisage d’accord aux municipales que national et sur une cohérence de projets.

Donnez-nous quelques exemples de propositions...

Pour financer durablement les retraites et la protection sociale, nous devons proposer de soumettre les revenus financiers à cotisation sociale. En matière d’environnement, il faut aller rapidement vers une « pollutaxe » décourageant les émissions de carbone. Je propose également de lancer le projet d’une Communauté européenne de la recherche et de l’innovation, avec les pays de la zone euro. Sur le terrain de la démocratie, je propose d’inscrire dans la Constitution l’exigence d’équilibre des temps de parole dans les médias audiovisuels, en y intégrant le chef de l’Etat.

Le débat budgétaire, un bon moment pour l’opposition ?

En tout cas, c’est une occasion perdue pour redresser en profondeur la situation. Beaucoup de Français connaissent des difficultés de pouvoir d’achat, ils voient arriver les reculs sociaux, ils vont s’apercevoir que le slogan « Travailler plus pour gagner plus », c’est en réalité « Travailler plus pour ne pas gagner plus » et même souvent gagner moins. Le Premier ministre parle de faillite de l’Etat mais il décide de transférer près de 15 milliards d’euros par an aux plus aisés ! L’injustice est patente. Le réveil risque d’être pénible.

Fabius, c’est toujours une ligne de gauche au PS ?

Je ne m’enferme pas dans des carcans idéologiques. Je regarde les principaux problèmes - l’environnement, l’allongement de la durée de la vie, le financement de la solidarité. Ils ne peuvent être résolus que par la régulation, que propose la gauche, et non par la démolition des règles. Ces dernières années, plusieurs de mes positions ont été anticipatrices. J’ai parlé le premier de social-écologie, j’ai réclamé une loi sur les signes religieux à l’école, j’ai posé en amont la question des délocalisations, j’ai soulevé le lièvre de la TVA dite « sociale »... Il y a une cohérence dans ces positions.

Comment le PS doit-il aborder son congrès en 2008 ?

En essayant de clarifier les questions de fond et de dépasser certaines fractures. C’est une bonne chose que la réunion de demain convie toutes les sensibilités du PS.

Y aura-t-il une motion Fabius ?

Je ne me pose pas ce genre de question aujourd’hui.

Comment jugez-vous les premiers mois de la présidence Sarkozy ?

Beaucoup d’énergie est déployée, et même parfois une certaine fébrilité, mais on n’observe pas de résultat positif sur le plan économique et social, au contraire. Sur le plan international, je suis préoccupé : le discours présidentiel sur l’Afrique n’était pas pertinent, la tension est dommageable avec nos voisins allemands. Nous devons aussi éviter un flirt inopportun avec le président Bush. Enfin j’ai trouvé légères les déclarations récentes à l’emporte-pièce contre l’Iran. Au total, si les résultats ne sont pas au rendez-vous, le prétendu choc de confiance risque d’aboutir à un contre-choc de méfiance.

Recueilli par Bastien Bonnefous. 28 septembre 2007

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10:15 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

Point presse d’André Vallini, Secrétaire national aux institutions et à la justice

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Birmanie
Test ADN
Réforme des institutions
Grenelle de l’environnement
Interview d’Henri Guaino à France Inter




Birmanie
Le Parti socialiste manifeste toute sa solidarité au peuple birman et soutient toute initiative de l’ONU pour ramener le calme et faire avancer la démocratie dans le pays.
Nous souhaiterions entendre à la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, les dirigeants du groupe Total et nous demandons à Nicolas Sarkozy de saisir l’opportunité de son voyage en Chine en novembre pour parler clair et ferme aux dirigeants chinois, si d’ici cette date la situation ne s’était pas améliorée.

Test ADN
Le vote hier à la commission des lois du Sénat pour supprimer l’article sur les tests ADN dans la loi relative à l’immigration, s’il devait se confirmer en séance publique, donne à la majorité UMP une occasion de se ressaisir lors de la 2ème lecture du texte à l’Assemblée nationale. Nous l’exhortons à cela pour éviter un engrenage dangereux sur le plan des principes et de la constitutionnalité de cette disposition.

Réforme des institutions
La rencontre hier entre François Hollande et François Bayrou a été consacrée à un échange approfondi des propositions sur la réforme des institutions. Nous avons vu l’ensemble des points de réforme possible et nous avons constaté des accords sur la quasi totalité des sujets, notamment sur le renforcement des droits des citoyens et celui des pouvoirs du Parlement.
Ils ont examiné le rapport de force pour le vote au Congrès et convenu qu’une majorité de 3/5ème n’était pas acquise pour l’approbation de la réforme de la constitution.
Nous invitons le Président de la République à réfléchir, car il serait dommage de laisser passer cette occasion d’une modernisation de nos institutions, de renforcer notre démocratie, et de l’approfondir. Nous espérons que nos propositions seront reprises par le rapport de la commission Balladur avec des réformes audacieuses et nous serons très exigeants.

Grenelle de l’environnement
Convenons qu’un bon climat anime les réunions et que la réflexion est utile.
Mais ce qui ressort pour l’instant c’est une fiscalité supplémentaire. Pour nous, elle ne doit être qu’écologique et non pas une façon déguisée de financer le paquet cadeau fiscal adopté en juillet au profit des plus favorisés.

Interview d’Henri Guaino à France Inter
Monsieur Guaino s’exprime de plus en plus souvent et je voudrais éclairer son expression en rappelant le scénario de 1995 qui peut se reproduire.
Jacques Chirac avait été élu sur des promesses intenables de réduction de la fracture sociale, et Nicolas Sarkozy, après quelques mois est confronté à la réalité d’une croissance faible et d’un déficit fort contradictoires aux promesses sur le pouvoir d’achat. La réalité économique, sociale et fiscale rattrape le Président de la République.
Ils ont le même conseiller, le même inspirateur à l’œuvre à l’Elysée. Le risque est donc grand de reproduire les mêmes erreurs avec un plan d’austérité.
Nous prédisons une politique de rigueur, retardé pour des raisons électorales, qui sera à l’œuvre au printemps prochain, avant juillet 2008, quant il faudra montrer un visage financier de la France plus avenant au moment de la présidence française de l’Union européenne.
Un plan de rigueur est inéluctable quoiqu’en dise le gouvernement, à cause de sa politique.

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06:00 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

28.09.2007

Birmanie (Myanmar) : Répression sanglante à huis clos

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* medium_birmanrepression.jpgLa junte birmane a verrouillé le pays et s'est coupée du Monde afin de poursuivre à huit clos la répression sanglante contre les opposants à son régime de dictature.

* BBC : In pictures: Burma protests

Ségolène Royal a demandé à l'issue d'une manifestation organisée hier devant l'ambassa de Birmanie à Paris que soit évoqué la menace d'un boycott des prochains jeux olympiques de Pékin. La Chine est le principal partenaire économique et soutien de la Birmanie. On déplorait hier neuf victimes dont un journaliste japonais. Combien de manifestants, d'opposants emprisonnés et torturés ?

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Campagne de Reporters Sans frontières = Chine : Plus grande prison du Monde pour les journalistes et les internautes

La dépêche AFP de jeudi soir :

medium_afp4.38.gifLes manifestants bravent encore la junte à Rangoun: neuf morts

RANGOUN (AFP) - Les forces de sécurité birmanes sont une nouvelle fois entrées en action jeudi à Rangoun où neuf personnes, dont un journaliste japonais, ont été tuées et des centaines d'autres arrêtées, alors que la junte tentait, non sans mal, de briser un mouvement de protestation.

Au moins 50.000 personnes, en majorité des jeunes et des étudiants, ont encore bravé jeudi une interdiction de manifester contre la junte, selon des estimations citées par des témoins.

Le bilan de neuf morts a été donné en fin de journée par la télévision nationale, contrôlée par les généraux.

Kenji Nagai, un vidéo-reporter de 50 ans travaillant pour l'agence APF basé à Tokyo, est le premier étranger tué depuis le début des violences à Rangoun. Une source hospitalière birmane a indiqué qu'il aurait succombé à des blessures par balle.

L'organisation Reporters sans frontières (RSF) s'est dite "horrifiée" par la répression, tandis que des manifestations de protestation ont été organisées à Londres, Genève, Rome et Paris.

Le président américain George W. Bush a appelé le monde à faire pression sur la junte pour mettre fin à la répression et le gouvernement américain a annoncé des sanctions économiques contre le chef de la junte, le général Than Shwe et treize autres hauts responsables birmans.

L'Asean, dont la Birmanie est membre, a pour la première fois réagi et a exigé que la junte "cesse immédiatement" d'utiliser la violence.

Les autorités birmanes ont fait un petit geste en décidant d'accorder un visa à l'émissaire spécial de l'ONU pour la Birmanie, Ibrahim Gambari, qui sera autorisé à se rendre à Rangoun, selon le porte parole du secrétaire général de l'ONU.

Malgré l'interdiction de tout rassemblement, des milliers de manifestants ont convergé jeudi vers le centre de Rangoun où ils se sont retrouvés face à des policiers anti-émeute et des soldats armés.

Les protestataires ont lancé des slogans liés au héros de l'indépendance, le général Aung San, père de l'opposante Aung San Suu Kyi, maintenue en isolement dans sa résidence depuis 2003.

Ils ont finalement été dispersés après des tirs de sommation et un ultimatum particulièrement ferme.

Au moins cent personnes ont été arrêtées sur place et forcées de monter à bord de camions militaires, alors que d'autres manifestants s'enfuyaient dans les rues adjacentes en courant.

La télévision nationale a accusé la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de Mme Suu Kyi d'avoir fomenté des troubles en payant des personnes pour qu'elles participent aux manifestations.

Elle a indiqué que deux membres de la LND, Hla Pe et Myint Thei, avaient été interrogés, ainsi que deux responsables de partis ethniques, Htaung Ko Htan et Chin Sian Thang, pour leur rôle dans le "soulèvement".

Des échauffourées ont éclaté dans au moins trois endroits distincts alors que les forces de l'ordre tentaient d'appréhender des moines pour les placer par la contrainte dans des camions. Les religieux ont reçu le soutien d'habitants qui ont tenté de s'interposer.

De nombreux bonzes ont, par ailleurs, été interpellés dans leurs monastères et conduits, par camions, en dehors de la ville, vers une destination inconnue, dans le but évident de les empêcher de participer aux défilés. Des témoins ont relaté avoir vu au moins six camions chargés de moines.

Au total, jeudi, les manifestations et les violences ont duré six heures.

Une centaine de bonzes avaient déjà été arrêtés dans la nuit de mercredi à jeudi par les forces de sécurité qui avaient lancé un raid contre un monastère de l'est de Rangoun, selon des témoins. Certains moines ont été "battus sévèrement", ont indiqué des sources diplomatiques britanniques.

Les moines sont devenus le fer de lance d'un mouvement de protestation contre la junte lancé le 19 août par des opposants à la suite d'une augmentation massive des prix.

Notes précédentes :

Birmanie (MYANMAR) : Vers une nouvelle répression sanglante ?

Birmanie : la junte impose le couvre-feu, sanctions internationales en vue

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23:36 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : BIRMANIE, MYANMAR, REPRESSION, MOINES

Les syndicats tous "au charbon" contre la privatisation de Gaz De France

medium_EDF-GDF100_public.jpgLes syndicats déterminés à empêcher la privatisation de GDF ont lancé une pétition qu'ils ont adressé au Président de la République.


Pétition intersyndicale contre la privatisation de GDF

EDF-GDF 100% public

Les confédérations CGT – CFE CGC – CFTC – FO ont adressé au président de la République une pétition contre la privatisation engagée de Gaz de France.

Nous vous invitons à signer cette pétition contre la casse d'un service public essentiel pour le pouvoir d'achat des ménages, l'indépendance du pays et la qualité de l'environnement : Lettre pétition au Président de la République (Confédérations CGT - CFE CGC - CFTC - FO)


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Pour en savoir plus : un article de A Gauche de février 2007 sur EDF/GDF et la défense des services publics.



medium_RAG341.92.pngNotre dossier : EDF-GDF public !


medium_ampoule_100.6.gifLA VERITE SUR LES TARIFS

RAPPEL : A DIFFUSER LE PLUS LARGEMENT POSSIBLE

Quelques petits conseils pour éviter les surprises à partir du 1er juillet 2007

En effet, à cette date le marché de l’électricité et du gaz sera ouvert à la concurrence de part la volonté de nos « dirigeants » et de Bruxelles et beaucoup de monde risque de se faire piéger.

Un premier conseil : ne cédez pas aux sirènes téléphoniques et autres démarchages, même et surtout de la part d’EDF et/ou de Gaz de France.

1) TARIF REGULE, ELIGIBILITE ET TARIF CONCURRENTIEL

Au 1/07/07, vous aurez le choix entre :
- le tarif régulé (comme aujourd’hui) où l’Etat fixe les prix (peu de fluctuation car suit en général le coût de la vie),
- faire jouer votre « éligibilité », c’est à dire choisir le marché, faire jouer la concurrence.

Si vous faites jouer votre éligibilité, donc que vous choisissiez de faire jouer la concurrence, vous ne pourrez plus jamais revenir au tarif régulé.

Je dis plus haut de faire surtout attention aux offres « EDF » ou « Gaz de France » car ces 2 entreprises, étant opérateur historique, sont les seules (avec Elec. de Strasbourg et de Grenoble, Usine de Metz) à conserver 2 types de tarifs, le régulé et le concurrentiel. Alors il se peut que vous soyez contactés par EDF ou GDF (surtout GDF) pour vous entendre dire :
- « venez chez nous, on vous fera un contrat unique, vous n’aurez qu’une seule facture, vous aurez des avantages (diagnostiques gratuits d’installation, l’énergie moins chère, une cafetière offerte, …) et dès la signature, votre facture baissera de X %… »
Aujourd’hui, EDF et Gaz de France sont devenues des Sociétés Anonymes, avec des actionnaires à rétribuer. Vous comprendrez donc aisément qu’elles ont intérêt à ce qu’un maximum de leurs clients quittent le tarif régulé.

Programme ou offre alléchants, mais danger, même en choisissant un contrat de type concurrentiel d’EDF ou de GDF, vous faites jouer votre éligibilité, donc, FINI le tarif régulé. Et à titre d’exemple, si pour vous appâter on vous offre un diagnostique de votre installation et qu’on trouve des défauts, vous serez obligés d’y remédier à titre onéreux.

Qu’arrivera-t-il si vous quitter le tarif régulé ?

Un seul exemple, celui de l’hôpital de Besançon.
En 2004, le directeur, envoûté par les sirènes d’ENDESA, quitte EDF et le tarif régulé.
Première année, pas de problème, - 10% sur la facture d’électricité, on se frotte les mains, y-a pas à dire, la concurrence et le marché ç’à a du bon.
2ème année, patatras, + 70% sur la facture ENDESA (comme pour les assurances et tout le reste, il faut lire les petites lignes).
Notre directeur d’hôpital, se disant que l’on ne l’y reprendrait pas de sitôt, demande son retour à EDF.
Mr EDF lui répond : « volontiers Monsieur, nous vous faisons une offre à 10% de moins que ENDESA »
- « Quoi ? mais avant je payais tant !!! »
- « Oui mais cela, c’était le tarif régulé. Et comme vous avez fait jouer votre éligibilité, vous ne pouvez pas revenir au tarif régulé ! »
- donc, résultat des courses, + 50% en 2 ans.
Pour la petite histoire, qui a subi les conséquences de la décision du directeur ?
- les usagers car on a du fermer des lits,
- le personnel soignant car on a du supprimer des postes suite à l’augmentation des dépenses budgétaires que l’opération a entraîné.


ALORS CONSIGNE POUR CERTAIN(E)S D’ ENTRE VOUS QUE JE CONNAIS PARTICULIEREMENT :

- Si on vous appelle d’EDF ou de Gaz de France pour vous faire une offre commerciale, c’est NIET. « MOI, JE RESTE AU TARIF REGULÉ » que vous répondez.
- Si c’est les autres, je n’ose pas vous dire ce que vous leur répondez.

Surtout, pas de signature et même pas d’engagement oral. Et régulièrement vous contrôlez vos factures car je ne vous dis pas les arnaques qu’il y a eu pour les professionnels.

2) LA NOTION DE POINT DE LIVRAISON

ATTENTION, jusqu’à aujourd’hui, un abonnement à l’électricité et au gaz était contracté par une personne physique ou morale. Demain, c’est à dire le 1er juillet, c’est la notion de point de livraison qui prévaudra.
Ça veut dire quoi ce machin ?

- Après le 1er juillet, vous décidez d’acheter une maison ou un appartement. Si le vendeur était resté à EDF et/ou GDF régulé, pas de problème. Par contre, si votre vendeur avait fait jouer son éligibilité, donc qu’il a quitté EDF et/ou GDF tarif régulé, vous ne pouvez pas prétendre au tarif régulé, car c’est la notion de point de livraison qui est prise en compte.
- Plus grave, idem pour le locatif. C’est à dire que si vous déménagez et que vous êtes en locatif (OPAC, privé…), vérifiez bien où votre prédécesseur dans le logement se fournissait car là aussi, si un locataire décide de quitter le tarif régulé, c’est le logement qui quitte définitivement ce tarif (attention encore, s’il vous dit qu’il était à EDF et/ou GDF, cela ne dit pas à quel tarif il était).
- Cela vaut pour le bailleur de logement qui risque d’avoir des difficultés ultérieures à louer ses logement qui ne seront plus au tarif régulé (d’autant plus qu’actuellement la loi sur la concurrence libre et non faussée lui interdit d’imposer à un de ses locataires de se fournir ici plutôt que là).

BONJOUR LES RECHERCHES ET DEBOIRES.


3) LE 1er JUILLET 2010

ET ENFIN POUR TERMINER, LE COUP DE CHAPEAU.
A compter de cette date, que vous accédiez à la propriété ou que vous changiez de résidence en locatif, vous n’aurez plus droit au tarif régulé.
Alors si vous avez prévu de faire construire ou d’accéder à la propriété, faites le avant cette date.

4) LES COUPURES POUR IMPAYES

Que vous choisissiez n’importe quel fournisseur et n’importe quel tarif, c’est une nouvelle entreprise, filiale commune à EDF et Gaz de France, qui s’appelle depuis 2004, EDF-Gaz de France Distribution, EGD en abrégé interne, qui est en charge de :
- la construction du réseau et du branchement pour vous raccorder,
- l’entretien et le renforcement de ce même réseau,
- le dépannage aussi bien électrique que gaz,
- le relevé des consommations, facturé au fournisseur,
- et toutes les interventions annexes telles qu’augmentation de puissance sur les disjoncteurs, coupures pour impayés, facturés au fournisseur.
Et là, de par ma position professionnelle, j’assiste à des trucs pas piqués des hannetons. Je vous prie de me croire que certains fournisseurs n’y vont pas avec le dos de la cuillère envers leurs clients mauvais payeurs.

5) EN GUISE DE CONCLUSION

Vous pouvez le constater, c’est un « beau » service public de l’énergie que nous ont concocté Bruxelles, le Gouvernement et la majorité de l’Assemblée et du Sénat sortants. Et encore, grâce à l’action des agents d’EDF-GDF et d’un petit nombre de parlementaires, vous avez évité le pire.
Mais il est peut-être à venir car rien n’est acquis définitivement. Il n’y a pas non plus à se résigner à cette casse, il y aura du grain à moudre avec le mécontentement qui va naître.

Petite anecdote : en 2006, devant le tollé soulevé auprès des industriels et professionnels, mais aussi des communes qui elles aussi sont dans ce cas, par l’augmentation de près de 70% du prix de l’électricité dérégulée et à l’injonction du MEDEF et de la CGPME, le Gouvernement Villepin a mis en place un truc dégueulasse. C’est à dire que pendant 2 ans, EDF rembourse, aux fournisseurs indélicats, 30% des 70% d’augmentation qu’ont subi ces patrons. En clair, cela signifie que vous, petits usagers, payez par l’intermédiaire de votre facture EDF, à des sociétés comme POWEO, Suez et autres, la différence entre les rabais qu’elles consentent à leurs gros clients pour ne pas les perdre.

POUR INFO :

Les fournisseurs Gaz :

- ALTERGAZ
- BP GAS & POWER
- DISTRIGAZ
- EDF
- ELECTRABEL
- ENI
- E.ON GROUP
- GAS NATURAL
- GAZ DE FRANCE
- GAZ DE PARIS
- HYDRO ENERGY
- IBERDROLA
- POWEO
- SOTEG
- TOTAL
- WINGAS

Les fournisseurs d’électricité :

- ALTERNA
- COMP. NAT. DU RHONE (SUEZ)
- DIRECT-ENERGIE SA
- EDF
- ELECTRABEL France (SUEZ)
- ELECTRICITE DE STRASBOURG
- ENDESA ENERGIA
- ENERCOOP
- GAZ DE France
- GAZ ELECTRICITE DE GRENOBLE
- OUEST ENERGIE
- POWEO
- SIGEXY
- SOREGIES
- USINE ELECTRIQUE DE METZ

Listes mises à jour régulièrement à consulter sur www.cre.fr

RAG 34. Les lolo's 34

18:45 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EDF, GDF, PRIVATISATION

RAG : Journée nationale d’échanges et de réflexions

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Chère Amie, Cher Ami,
Chère Camarade, Cher Camarade,



Notre Parti vient de connaître deux importants échecs électoraux. Nicolas Sarkozy sera au pouvoir pour cinq ans pour une omni-présidence au service de l’hyper-finance, de la régression sociale et du verrouillage démocratique. Dans ce contexte, la gauche doit mener une opposition ferme et déterminée. Elle doit préparer les futures victoires électorales, à commencer par les municipales, cantonales et européennes. Elle doit s’engager sur le chemin de la reconstruction, du renouvellement et de l’ouverture

Pour y travailler ensemble, je te propose de nous retrouver pour une journée nationale d’échanges et de réflexions :

Le samedi 29 septembre de 13 h à 17 h 30

A l’Institut d’Etudes Politiques de Paris
27 rue Saint Guillaume – 75 006 PARIS

metro : Rue du Bac / Saint Germain des Près


Des intervenants de haut niveau – dirigeants de la gauche, intellectuels, syndicalistes – participeront aux tables rondes. Leur présence, une fois confirmée, sera précisée sur le site www.2007lagauche.net.

Cette journée sera une vraie journée d’échanges au cours de laquelle vous aurez la parole. Chaque table ronde donnera lieu à un rapport qui sera ensuite diffusé.

Je compte sur ta présence pour cette étape importante du calendrier de la refondation et te remercie de bien vouloir nous retourner ton inscription au plus vite.

Amitiés socialistes,

Claude BARTOLONE

PROGRAMME :

Programme détaillé pour la journée de réflexion du 29 septembre 2007

13 h

Accueil

13 h 30

Ouverture des travaux par Claude Bartolone

13 h 45 – 15 h 15

Table ronde n°1
Face au nouveau pouvoir, réinvestir la question économique et sociale

Intervenants : Martine Aubry (sous réserve d ‘agenda), Jean-Christophe Cambadélis, Anne Hidalgo, Stéphane Rozès, Alain Vidalies.

Animatrice : Pascale Boistard

Quelle politique pour travailler mieux et plus nombreux ? Fragmentation sociale, nouvelles inégalités : quelles réponses de gauche ? Comment prendre en compte l'allongement de la vie et le vieillissement ? Comment lutter durablement contre le chômage des jeunes et des seniors ? Comment préserver les services publics et moderniser la protection sociale ?

15 h 15 – 16 h 45

Table ronde n°2
Etre socialiste dans l'Europe et face à la mondialisation

Intervenants : Pervenche Berès, Benoit Hamon, Arnaud Montebourg, Hubert Védrine.

Animateur : Mohamed Bouabdallah

Qu'est-ce que la gauche peut attendre de la mondialisation ? Que peut-elle proposer à l'Europe ? Comment éviter le décrochage de croissance et de compétitivité en France ? Comment construire une économie sociale-écologique? Comment rééquilibrer le partage entre le capital et le travail ?

16 h 45 – 17 h 30

Conclusion des travaux par Laurent Fabius
Propositions pour la gauche

Télécharger votre bulletin d'inscription

medium_RAG341.87.pngRAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

09:59 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , 005 AGENDA , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RAG, JOURNEE D'ECHANGES 29 SEPTEMBRE, BARTOLONE, FABIUS, RAG 34

27.09.2007

Appel à "une journée nationale sans Sarkozy dans les médias"

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medium_afp4.37.gifLe RDT appelle à une "journée nationale sans Nicolas Sarkozy dans les médias"
Une association lancée en juillet, le "Rassemblement pour la démocratie à la télévision" (RDT), a incité lundi 10 septembre par le biais d'un communiqué les rédactions à participer à une "journée nationale sans Sarkozy dans les médias" le 30 novembre. Soit un an tout juste après l'annonce officielle de la candidature de Nicolas Sarkozy à l'Elysée.
Donc, dans l'idée que cette journée devienne "une grande journée de la démocratie et de la liberté de la presse", "pas une image, pas un son, pas une ligne sur les faits et gestes de Nicolas Sarkozy ne doivent sortir, ce jour-là, des rédactions ! Ni éloge, ni critique, ni commentaires ! Rien de rien, s'il vous plaît".

"Indépendante de toute organisation politique"

Le RDT, présidée par un sociologue de 52 ans, Pierre Bitoun, encourage les citoyens à diffuser l'appel. Basée à Tours, l'association revendique une centaine de membres, dont 64 fondateurs depuis sa création en juillet dernier. Elle se définit comme "indépendante de toute organisation politique", "propose une action novatrice, ambitieuse, qui touche au coeur même du système d'influence: les sondages (interdire leur réalisation dans les trois mois précédents un scrutin électoral) et les journaux télévisés (démocratiser les journaux de TF1 et France 2)".

En savoir plus sur le RDT


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Société : Chiens dangereux - Formation et permis pour les maîtres

medium_chiens_dangereux.jpg Le projet de loi sur les chiens dangereux devrait notamment instituer l'obligation pour les maîtres de suivre une formation sanctionnée par un "certificat" d'aptitude.
(crédit photo : LCI).

Le texte prévoit également d'interdire les croisements afin de faire en sorte que l'extinction des chiens dangereux soit effective.


Après le décès d'une fillette, attaquée par deux dogues allemands samedi dans l'Oise, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie avait annoncé la présentation "dès cette semaine" d'une série de mesures législatives et réglementaires concernant les chiens dangereux. L'objectif est une présentation du projet de loi au conseil des ministres le "10 octobre" pour un examen "le 25 octobre au Sénat", a-t-on précisé au ministère.

Certificat d'assiduité

La principale mesure stipule que "nul ne peut détenir (un chien dangereux) s'il n'est titulaire d'un certificat d'assiduité attestant le suivi d'une formation" spécifique. Il instaure donc une "formation obligatoire, sanctionnée par ce certificat", au terme duquel il sera assuré que "M. ou Mme. X a suivi avec assiduité (cette) formation et est capable de veiller aux règles de sécurité", précise-t-on de même source. Lundi, le ministre de l'Agriculture Michel Barnier a évoqué la création d'un "permis de détention". Ce qu'avait déjà proposé quelques jours plus tôt sur LCI.fr le député UMP Patrick Beaudoin. Ce dernier a déposé une proposition de loi à l'Assemblée nationale sur la mise en place d'un "permis canin".

Interdire les croisements

Si la loi du 6 janvier 1999 sur les chiens dangereux avait pour objectif, par le biais de la stérilisation, l'extinction des races les plus dangereuses (chiens de 1ère catégorie comme les pitbulls), elle a souvent été détournée par l'élaboration de croisements, créant des races nouvelles. Aussi, le texte en cours d'élaboration "vise à interdire les croisements des chiens dangereux afin de faire en sorte que l'extinction soit effective", a-t-on expliqué. Si l'importation des chiens de 1ère catégorie est déjà interdite, le projet de loi devrait permettre "de mieux contrôler les importations de chiens de 2e catégorie (tels les rottweilers) en imposant la production en douane d'un pedigree".

La déclaration, d'ores et déjà obligatoire en mairie de détention d'un chien des 1ère et 2e catégories, devra être accompagnée d'un certificat vétérinaire assurant que le chien déclaré est bien de la race annoncée par le propriétaire.

Enfin, d'autres mesures annexes devraient renforcer le rôle des autorités administratives (maires et préfets) en matière d'euthanasie. Une réunion interministérielle (Intérieur, Agriculture et Justice), se tiendra mardi "pour valider le futur projet de loi", a-t-on précisé de même source. D'autres réunions pour d'"éventuels ajustements" pourraient avoir lieu mercredi et jeudi, avant que le projet ne soit transmis au Conseil d'Etat dès vendredi soir.

A.Gu. (avec agences) 25/09/2007 .

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L’unité est un combat

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par Marie Noëlle Lienemann, députée européenne


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et Paul Quilès, ancien ministre






La gauche n’est jamais arrivée au pouvoir que rassemblée. Ce fut le cas avec le Front populaire en 1936, avec l’Union de la gauche en 1981 ou même avec la Gauche plurielle en 1997. Ce rassemblement a toujours été le fruit d’une confrontation au sein de la gauche, à tel point que, dans les années 70, Etienne Fajon avait lancé : « l’union est un combat ! ». Et c’est bien la rédaction d’un programme commun de gouvernement qui a permis l’union de la gauche, car, à l’évidence il était impossible à l’époque d’envisager l’unité en surmontant les divergences idéologiques. Cet accord décisif a permis de placer chaque parti devant la responsabilité de l’action gouvernementale sans se renier et il a assuré la victoire en 1981.

Aujourd’hui, la situation est différente, car le monde a bougé : chute du Mur de Berlin, avec ses conséquences sur le mouvement communiste, mondialisation accélérée faisant apparaître de nouvelles attentes, société française de plus en plus éclatée, éparpillement de la gauche qui n’est plus structurée par deux grands partis….Le succès de la gauche lors de l’élection de 2012, sa capacité à défendre ses idéaux et à transformer la société ne peuvent être espérés que si ces éléments sont pris en compte dans la définition de la nouvelle stratégie de la gauche.

Naturellement, celle-ci n’a rien à voir avec les opérations qui confondent rénovation et renoncement et qui croient trouver au « centre» la modernité qui manquerait aux idées de gauche. Ce genre de dérive a toujours conduit dans l’impasse et parfois aux pires compromissions. La nouvelle stratégie ne peut pas non plus se réduire à des alliances circonstancielles, à des accords électoraux de dernière minute, à des désistements « automatiques » au second tour.

Le nouveau cap : l’unité de la gauche

On voit bien qu’il faut aujourd’hui aller au-delà de l’union et fixer un nouveau cap stratégique, celui de l’unité. Cette perspective, qui exigera patience et détermination, est la seule qui permettra à la gauche de l’emporter, mais aussi de changer profondément la société française.
L’unité de la gauche est certainement la clé de son renouveau, à condition de redéfinir un cadre idéologique et, en tout cas, un corpus de valeurs et un projet politique et culturel commun. L’exigence d’unité doit aller de pair avec l’affirmation forte et sans complexe de l’identité contemporaine de la gauche, qui ne peut se réduire à quelques généralités ou formules creuses.

Elle suppose une vision critique du modèle capitaliste financier transnational dominant, la promotion d’une société laïque, émancipatrice pour chaque homme et chaque femme, le combat pour la liberté, l’égalité et la fraternité sur tous les champs de la vie sociale, l’affirmation d’un internationalisme solidaire et respectueux de la planète, alternatif à la mondialisation néolibérale. Il s’agit bel et bien de redonner de la vigueur et de la crédibilité à l’idée d’alternative politique, mise à mal par la répétition de thèses –que nous devons contester- sur la droitisation de la société française, la nécessité d’accepter sans nuance le capitalisme sous prétexte de modernisme, le dépassement du clivage droite-gauche .

L’ambition de la gauche doit être aussi d’assumer le pouvoir et de transformer la société par l’action gouvernementale. L’affirmation du réformisme, qui s’appuie sur le primat de la démocratie, ne doit en rien empêcher une perspective culturelle et politique plus vaste et plus radicale, car le combat de la gauche ne se limite pas à la gestion des affaires publiques. L’unité doit permettre de faire la synthèse du militantisme et de l’engagement à gauche, de la culture réformiste et de la culture contestatrice. C’est ce que Jaurès appelait « l’évolution révolutionnaire ».

L’unité contre l’impuissance et pour le rééquilibrage à gauche

Dans la Vème République et encore plus depuis les décisions sur le quinquennat et l’inversion du calendrier électoral (2000), l’élection présidentielle est l’évènement directeur de la vie politique en France. Compte tenu du rapport de forces à gauche, c’est le candidat ou la candidate du PS qui apparaît comme le ou la seul(e) capable d’être élu(e) et qui fixe donc l’axe central des propositions de la gauche.

Or, si des forces nombreuses -qui plus est, divisées- subsistent sur la gauche de ce parti, la désignation, les choix internes, les arbitrages stratégiques ne peuvent traduire correctement les attentes du peuple de gauche. Une fois ceux –ci établis, la « gauche non socialiste » a peu de prise pour les modifier et peser ! Au-delà des élections, ce même mécanisme s’observe lorsque la gauche gouverne. C’est ainsi que les incompréhensions n’ont cessé de croître, entraînant même une certaine vulnérabilité des couches populaires aux thèses du FN.
L’unité doit permettre un rééquilibrage à gauche. Seule cette dynamique de dépassement de chaque structure permettra de stopper la spirale d’atomisation qui n’a pu être conjurée en dépit de l’échec de 2002. Elle devra assurer aussi une véritable prise en compte de l’écologie politique ou de certains mouvements altermondialistes, qui ne peuvent plus être considérés par la gauche comme périphériques.

En tout cas, force est de constater qu’au pouvoir ou dans l’opposition, avec la division et la concurrence, l’affaiblissement d’un des partis de la gauche n’a pas assuré le renforcement des autres ni le progrès de l’ensemble. Aucun parti de gauche ne se porte bien et bon nombre de leurs électeurs et de leurs militants sont en plein désarroi. La chute du nombre total de leurs adhérents et surtout des militants, depuis 30 ans, montre qu’ il y a des forces inemployées, des hommes et des femmes de gauche qui ne voient pas l’intérêt de militer dans les partis ou se défient d’eux.

Vers un Congrès de l’unité de la gauche

Les rénovations en vase clos ne pourront pas lever ces handicaps. C’est pourquoi nous plaidons pour le dépassement des partis existants et la création d’une nouvelle organisation fédérant tous ces courants de la gauche, à partir d’un congrès de l’Unité de la Gauche.
Cela nécessitera, à l'évidence, de nombreuses étapes. La première se joue sur le fond, avec l’actualisation des valeurs de gauche et l’affirmation du projet de la gauche du 21ème siècle. Une charte pour l’unité de la gauche pourrait en jeter les bases. L’unité ne saurait se bâtir sur la base de l’uniformité, de l’abandon des héritages de chacun, de l’écrasement d’un courant minoritaire, de la discipline imposée sans juste représentation des différentes composantes. Il est sans doute trop tôt pour définir les formes concrètes que pourrait prendre cette nouvelle organisation, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle devra assurer le respect des histoires et de la diversité des cultures que seule la représentation proportionnelle peut garantir.

Ce n’est pas parce que l’unité risque d’être difficile à réaliser qu’il faut y renoncer. Toute l’histoire du mouvement socialiste et communiste montre qu’il a fallu que les militants de cette cause mènent bien des combats et un travail de conviction pour surmonter les tendances à la dispersion et aux querelles internes. Ce fut le cas, en 1905, avec le congrès du Globe, où l’intelligence politique sut triompher des guerres picrocholines entre partis, des désaccords irréconciliables entre modérés et radicaux. On pourrait encore citer en exemple l’unité des socialistes réalisée à Epinay en 1971.

En tout cas, la gauche et les socialistes ne se sont jamais sortis des crises, n’ont jamais réussi leur renouveau sans une nouvelle dynamique unitaire. Voilà pourquoi nous affirmons aujourd’hui, comme on le disait hier pour l’union, que «l’unité est un combat». Avec d’autres, que nous espérons nombreux, nous y prendrons toute notre part.

Tribune publiée dans le Monde du 26.09.07

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26.09.2007

Birmanie (MYANMAR) : Vers une nouvelle répression sanglante ?

Malgré le couvre feu décrété et l'interdiction de manifester, les bonzes défient la junte.

medium_Bonzesreuters.jpg (photo Reuters) D'après l'agence Reuters, de source hospitalière, une personne serait morte et cinq autres auraient été blessées par balles à Rangoun alors que la police tentait de disperser les manifestants.

Selon le gouvernement birman en exil, il y'aurait eu 5 tués, 3 moines et deux femmes.

Pour l'ambassadeur de France en Birmanie, une chose est sûre : le sang a coulé.

medium_moinesreuters.jpgVIDEO : La révolte des bonzes L'analyse de Dominique Lagarde, grand reporter au service Monde de L'Express, lundi 24 septembre.

Note précédente : Birmanie : la junte impose le couvre-feu, sanctions internationales en vue

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14:25 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : BIRMANIE, MYANMAR, JUNTE, BONZES, MOINES

Guillaume Bachelay : « Se moderniser sans se droitiser »

medium_bachelay.jpgMembre du bureau national, Guillaume Bachelay, très proche de Laurent Fabius et maire adjoint de Cléon (Seine-Maritime), est l’auteur d’un ouvrage critique sur l’évolution de son parti.
Entretien réalisé par Dominique Bègles - Humanité.fr du 14 septembre 2007.

Désert d’avenir (1) est le titre de votre ouvrage. Or, vous y parlez peu de Ségolène Royal. Une façon de tourner la page ?

Guillaume Bachelay. Nous n’avons pas seulement perdu une élection présidentielle, mais trois successivement. Il faut donc chercher les causes profondes de ces échecs. Ségolène Royal est l’ultime étape d’un lent processus d’acception de la victoire idéologique, économique et finalement politique du libéralisme. Du tournant de la rigueur en 1983 à la défaite de 2007, en somme, la boucle est bouclée ! Mais ce qui m’a le plus perturbé comme militant et comme jeune responsable socialiste, c’est l’abandon par notre candidate du terrain économique et social durant la campagne. Que Sarkozy ait réussi à capter - et même à capturer - Jaurès dans ses discours est un symbole et un symptôme : la droitisation de la société est une thèse à laquelle on croit davantage au PS qu’à l’UMP !

Le tournant n’est donc pas pour vous cet épisode présidentiel, mais prend sa source bien en amont. Quel en est le cheminement ?

Dans les années soixante-dix et jusqu’en 1983, avec le grand moment de mai 1981, la dynamique, c’était le programme commun. Il s’agissait, dans un cadre démocratique, de transformer les structures mêmes du capitalisme. En 1983, face à la contrainte extérieure - on ne parlait pas encore de « mondialisation » -, il a fallu réviser la stratégie sinon la gauche risquait de perdre le pouvoir après deux ans d’action seulement. Or, Mitterrand voulait - il avait raison - que la gauche s’inscrive dans la durée. Pour habiller le tournant et le ralliement à l’économie de marché, le PS et ses alliés ont délivré un nouveau message : le socialisme reste l’horizon, mais c’est l’Europe qui est la bonne échelle. Des sacrifices ont été demandés aux Français, notamment aux salariés, pour rendre la France plus forte dans une Europe plus démocratique et plus sociale. Mais, hélas, l’Union européenne est restée technocratique dans ses modalités et libérale dans son projet. Résultat : les catégories populaires, les couches moyennes déclassées, les jeunes et les retraités précarisés ont ignoré Maastricht en 1992 et rejeté le traité constitutionnel européen en 2005. Au fond, ce que nous payons aujourd’hui, c’est l’incapacité de la gauche - pas seulement le PS - à redonner une grille de lecture et une feuille de route dans la mondialisation. Le capitalisme a muté, pas la gauche ! Face à un capitalisme plus financier qu’industriel, plus mondial que national, plus soucieux de rentabilité que de long terme, nous devons nous moderniser sans nous droitiser. Rééquilibrer le rapport de forces entre le travail et le capital, construire des outils de régulation publique, favoriser la création et l’innovation pour qu’il y ait production et redistribution, voilà ce que l’on attend de la gauche aujourd’hui ! Et disons clairement ce qui peut relever de l’offre de la loi et de la demande et ce qui doit en être exclu - je pense à la santé, à la culture, à l’éducation, à l’énergie, notamment.

Il se trouve que Laurent Fabius est associé historiquement à cette rigueur de 1983. Paradoxe ou injustice ?

Le tournant de la rigueur a été décidé fin 1982, début 1983 par François Mitterrand, Jacques Delors et Pierre Mauroy. Laurent Fabius, succédant à ce dernier à Matignon en 1984, a agi dans ce cadre avec pour mission d’éviter une déroute électorale aux législatives de 1986 - ce qu’il a réussi puisque la droite a remporté une courte victoire. Plus récemment, au lendemain du 21 avril 2002, Laurent Fabius a fait partie des dirigeants socialistes qui ont entendu le message des électeurs : quand seulement 13 % d’ouvriers et d’employés votent pour le candidat PS à la présidentielle, c’est qu’il faut reconstruire le socialisme. En 2003, Laurent Fabius a réinstallé la laïcité et la République au coeur de notre projet quand certains cédaient aux sirènes communautaristes. En 2004, il a plaidé pour l’opposition frontale à la droite, stratégie qui nous a permis de remporter 20 régions sur 22. En 2005, il a porté avec courage et pédagogie une volonté de réorientation de l’Europe contre le dumping fiscal et social, contre la désindustrialisation et les délocalisations, contre l’obsession monétariste de la Banque centrale européenne. En 2006, il a imposé l’objectif du SMIC à 1 500 euros dans le programme du PS - que notre candidate a ensuite, malheureusement, abandonné au cours de sa campagne alors même que le pouvoir d’achat était la priorité des électeurs de gauche - et pas seulement de gauche ! Avec Laurent Fabius et beaucoup d’autres, nous pensons que Parti socialiste ne veut pas dire Parti fataliste ou Parti suiviste. À toutes les échelles, du mondial au local, la politique peut changer les choses. Encore faut-il ne pas s’être résigné au libéralisme en Europe et au sarkozysme en France…

L’effritement politique, idéologique et électoral du PCF au cours des vingt dernières années, n’a-t-il pas été considéré trop vite comme une bonne nouvelle par le PS ?

Toutes les forces de gauche ont pris de plein fouet le rouleau compresseur du libéralisme au cours des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix. Face au triptyque « dérégulation, privatisation, individualisation », pas facile de faire vivre la devise « liberté, égalité, fraternité ». D’où deux tentations à gauche : l’alignement ou la surenchère. Les deux, l’expérience l’a montré, sont inopérantes. Il faut revendiquer notre identité de gauche, dans la diversité des sensibilités et des histoires, tout en ajustant certaines approches et certaines propositions. Prenez les retraites. Socialistes et communistes, nous savons bien qu’il y a un problème de financement durable des régimes. Si nous n’apportons pas de réponses, alors il y aura privatisation et non répartition, marché et non solidarité. Il faut donc une réforme globale des retraites, qui tienne compte de la pénibilité, de l’espérance de vie, de la nécessité de mettre à contribution le capital et pas seulement ceux qui travaillent pour garantir les pensions. Voilà une approche de gauche à opposer à la stratégie Sarkozy-Fillon consistant à distinguer les régimes spéciaux et les autres, à opposer entre eux les salariés, à privatiser à terme les retraites ! Je le dis à mes camarades socialistes : être modernes, pour les retraites comme pour le reste, ne signifie pas être droitier.

Comment voyez-vous le chantier de rénovation de la gauche ?

Je suis socialiste, donc je crois au progrès et à l’action. Je compte beaucoup sur les mobilisations de la société : contre les taxes sur les soins et les médicaments, contre l’absence d’augmentation des salaires et des pensions, contre le risque d’une privatisation des services publics - aujourd’hui GDF, demain la Poste, après-demain l’hôpital. Face à une droite dure, on n’attend pas un PS mou. Je plaide pour une opposition de gauche à Sarkozy, non pour une position de Sarko de gauche. L’opposition à la droite et la reconstruction de la gauche sont un seul et même chantier.


(1) Désert d'avenir
Le Parti socialiste, 1983-2007.
Guillaume Bachelay, CGM/éditions Bruno Leprince » ; 123 pages.

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10:38 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Guillaume BACHELAY, Désert d'avenir

25.09.2007

Birmanie : la junte impose le couvre-feu, sanctions internationales en vue

medium_afp4.36.gifRANGOUN (AFP) - La junte militaire au pouvoir en Birmanie a imposé le couvre-feu dans la nuit de mardi à mercredi en réponse aux manifestations d'opposants, alors que le président George W. Bush a annoncé mardi à l'ONU de nouvelles sanctions américaines contre le pouvoir birman.

L'annonce du couvre-feu, diffusée par des haut-parleurs, a été faite par des responsables gouvernementaux montés sur des camions sillonnant la ville, selon des témoins.

Le couvre-feu sera en vigueur de 21H00 à 05H00 locales (14H30 à 22H30 GMT) et fait de Rangoun et de ses environs une zone d'accès restreint, un terme habituellement réservé pour des zones militaires ou de combat.

Mandalay, la deuxième ville du pays, fait l'objet d'une mesure similaire.

Mardi, malgré des mises en garde répétées du régime, quelque 100.000 personnes menées par des bonzes ont encore manifesté dans Rangoun.

Après la dispersion du défilé, onze camions transportant chacun une vingtaine de soldats et de policiers anti-émeutes ont été déployés près de la mairie de Rangoun, où la manifestation était passée quelques heures plus tôt.

Les forces de sécurité sont restées à l'intérieur des véhicules, tandis que 500 badauds observaient la scène avec inquiétude.

Pour la huitième journée consécutive, les manifestants ont à nouveau bravé la junte confrontée au plus important mouvement de protestation de masse depuis près de 20 ans et qui a menacé de "prendre des mesures" contre les bonzes.

Le président George W. Bush, s'exprimant devant l'Assemblée générale des Nations unies, a annoncé de nouvelles sanctions américaines contre la junte, notamment un durcissement des sanctions financières visant des dirigeants du régime et ceux qui les soutiennent financièrement.

Il a également appelé l'ONU à se joindre aux pressions sur le régime birman pour aider le mouvement de protestation.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a pour sa part renouvelé son appel aux autorités birmanes à "faire preuve de retenue" face aux manifestations et à "engager un dialogue avec toutes les parties prenantes au processus de réconciliation nationale".

Une foule évaluée par des témoins à 100.000 personnes, dont 30.000 moines, a défilé mardi en milieu d'après-midi dans le quartier de la pagode Sule et de la mairie à Rangoun.

medium_moines432.2.jpg (photo Reuters) Brandissant des banderoles religieuses multicolores et des images de Bouddha, les bonzes, en robe couleur safran ou rouge, ont récité des prières pour la paix, tandis que des milliers de civils formaient une chaîne humaine autour d'eux.

Certains bonzes tenaient de petites pancartes où l'on pouvait lire: "nourriture, vêtements et abris suffisants, réconciliation nationale, liberté pour tous les prisonniers politiques".

La Birmanie, l'un des pays les plus pauvres au monde, a été gouvernée par des juntes successives depuis 1962. Un vaste mouvement en faveur de la démocratie avait été réprimé dans le sang par la junte en 1988, faisant quelque 3.000 morts selon certaines estimations.

medium_AUNG_SAN_SUU_KYI.2.jpgDepuis, la principale dirigeante de l'opposition, le prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, 62 ans, a été privée de liberté pendant la majeure partie du temps.

Les moines sont désormais le fer de lance d'un mouvement de protestation déclenché le 19 août par des opposants après une augmentation massive des prix.

Des groupes importants d'étudiants se sont joints aux bonzes. Ils portaient des drapeaux rouges frappés de paons jaunes, symboles de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de Mme Suu Kyi.

Mardi, les organes de presse officiels ont enjoint aux bonzes de ne pas se mêler de politique.

Dans la matinée, des responsables gouvernementaux circulant à bord de camions avaient appelé la population à ne plus manifester. "Nous prendrons des mesures conformément aux lois en vigueur", avaient averti ces responsables.

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23:55 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : BIRMANIE, AUNG SAN SUU KYI

Ils ont choisi de partir ensemble

Hier le philosophe André Gorz et sa femme se sont suicidés. Il avait créé le Nouvel Observateur avec Jean Daniel . Figure de la philosophie des années 70 , il a écrit de nombreux essais dont "Lettre à D., histoire d'un amour" (éd. Galilée).

LA VIE DES IDEES (7/10 Nicolas Demorand France Inter)

Ecouter (durée 2 mns 28)

Libération : André Gorz, dernière lettre à D.

André Gorz. Wikipédia.

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13:35 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : André GORZ

Les enfants de Don Quichotte : Chasse aux sans abris

medium_logoquichotte.3.gifBanalisation des actions de nettoyage, mépris de bon aloi envers une population encombrante : à découvert se dévoile le funeste visage de la France sarkozyste.

Sous le pont d’Austerlitz à Paris, des dizaines de femmes et d’hommes sous tentes sont menacés par la Préfecture de Police d’évacuation musclée. Les menaces sont désormais prises très au sérieux. Et pour cause : ces derniers jours, matraques et coups en tout genre ont servi à « déloger » des sans-abri à Paris, en banlieue, en Province. Le crâne de Kamel s’en souvient : 6 points de suture./.

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medium_2254845_224.5.jpg(Photo : Canal St Martin l'hiver dernier) Toutes ces infos témoignent d'une situation à laquelle il nous faut faire face collectivement, dans les plus brefs délais. Dans cette perspective, Augustin Legrand a annoncé hier sur i-télévision l'organisation d'un nouveau campement sur et sous le pont Marie, sur les bords de Seine donc. Nous n'attendrons pas que l'hiver s'installe pour cela...

Dispersés aux quatre recoins de la ville, les sans-abri manquent dramatiquement de nourriture et d'assistance médicale. La maraude de laquelle sont extraites les vidéos référencées plus haut s'est déroulée sur 5 heures au centre de Paris ; nous avons pu durant cette période venir en aide à 20 personnes tout au plus.

Rassembler les sans-abri veut dire se donner la possibilité de leur offrir une assistance réelle et continue, de sauver des vies cet hiver. Se rassembler pour les sans-abri veut dire refuser la condition honteuse de relégués et se débarrasser de la peur de simplement être là, à la merci d'une opération de nettoyage. Rassembler des tentes sur les bords du fleuve, c'est s'offrir la presque garantie de la non évacuation du campement : une telle opération de la part des autorités mettrait en péril la vie de centaines de gens.

En tout premier lieu donc, ce campement se définira comme un camp de réfugiés constitué au centre de la ville parce que la situation de ces "réfugiés" doit demeurer une question politique centrale pour notre République. Pour le reste, les solutions politiques à mettre en place sont d'ores et déjà énoncées dans la Charte du Canal Saint-Martin, constituée le 25 décembre 2006, et reprises dans le Parsa (Plan d'action renforcée pour les sans-abri), signés par le Ministre le 8 janvier 2007. Ces solutions sont donc connues, reconnues, bien que non mises en place. Le temps des négociations politiques est donc passé et il nous faut revenir sur le terrain avec un seul objectif : organiser l'assistance à ces personnes en danger (au nombre de 7000 à Paris, de 100 000 sur l'ensemble du pays).

Ce camp de réfugiés va donc nécessiter qu'un maximum de citoyens se mobilise, apporte des tentes, des duvets, des couvertures, de la présence, du soutien, etc. Merci de faire tourner l'information, et de nous faire parvenir liste de bonnes idées, assurance de bonne volonté,etc.

Merci.

Sébastien Thierry

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L'invité d'Inter : Ce matin, Augustin Legrand Fondateur et porte-parole des Enfants de Don Quichotte, comédien. Ecouter, réécouter l'émission



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13:28 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SDF, LES ENFANTS DE DON QUICHOTTE

Les syndicats de journalistes mobilisent pour "l'indépendance" (Reuters)

medium_reuters.83.gifPar Thierry Lévêque Reuters - PARIS 24.09- Les syndicats de journalistes français ont annoncé mardi des actions pour mobiliser leur profession et la société civile afin de garantir l'indépendance des rédactions menacée à leurs yeux par la "mainmise" du pouvoir sur les grands médias.

"Face à cette situation d'une extrême gravité, les syndicats de journalistes ont décidé pour la première fois depuis 15 ans de se rassembler pour passer à l'action. Ils appellent les journalistes et les citoyens à s'engager avec eux pour gagner la bataille de l'indépendance", écrivent dans un appel commun le SNJ, le SNJ-CGT, l'USJ-CFDT, le SJ-CFTC, le SPC-CFE-CGC, le SJ-FO.

Cette intersyndicale met en cause le contrôle de grands groupes de presse par des proches du président Nicolas Sarkozy et fait état de plusieurs cas récents de ce qu'elle considère comme des interventions dans le contenu rédactionnel de médias.

Les syndicats organiseront le 4 octobre prochain une réunion publique à Paris, au Musée social, dans le VIIe arrondissement. Ils ont saisi parallèlement les partis politiques, la ministre de la Culture Christine Albanel et Pierre Méhaignerie, président de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée, pour demander une réforme législative.

Ils demandent que les "équipes rédactionnelles" soient dotées d'un statut juridique pour que leur indépendance soit mieux protégée, et aussi que les chartes nationale et internationale d'éthique de la profession soient annexées à la convention collective.

LETTRE DU PS AU CSA

"C'est un appel à toute la profession pour qu'elle cesse de jouer à son corps défendant le rôle de faire-valoir du président", a dit lors d'une conférence de presse Dominique Candille (SNJ-CGT). "Si demain rien n'est fait, c'est la démocratie française qui va être mise à mal", a ajouté David Larbre, du SNJ.

L'opposition a plusieurs fois émis de fortes critiques sur la proximité entre l'Elysée et de grands patrons de presse. Arnaud Lagardère, ami déclaré du chef de l'Etat, est à la tête du plus grand groupe de presse et d'édition européen (avec la radio Europe 1, Paris Match et le JDD notamment).

Martin Bouygues, parrain du fils du couple présidentiel, contrôle TF1. Bernard Arnault, témoin de mariage du président, contrôle la Tribune et projette de prendre le contrôle du premier quotidien économique, les Echos.

Les syndicats mentionnent ou rappellent plusieurs épisodes de ce qu'ils considèrent comme des interventions dans le contenu rédactionnel des médias. La semaine dernière, une dépêche de l'AFP aurait été modifiée sur intervention du ministère de l'Education nationale, disent-ils.

Le Journal du dimanche a renoncé à publier un article annonçant que Cécilia Sarkozy n'avait pas voté au second tour de l'élection présidentielle. D'autres épisodes qu'ils ne citent pas ont amplifié la polémique, comme le retouchage récent par Paris-Match d'une photo du chef de l'Etat en vacances, qui s'est vu "alléger" de ses bourrelets.

Pierre Méhaignerie, la ministre de la Culture et l'UMP n'ont pas donné suite pour l'instant aux demandes des syndicats, mais le Parti socialiste soutient leur demande de réforme législative, disent-ils.

Par ailleurs, le PS a annoncé lundi qu'il allait écrire au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour qu'il prenne en compte "l'omniprésence" de Nicolas Sarkozy dans les médias.

Le président n'est en effet compté à aucun titre dans la répartition du temps de parole sur l'audiovisuel public en trois tiers entre gouvernement, majorité et opposition.

L'opposition s'alarme depuis quelques jours de ce qu'il voit comme une stratégie du gouvernement et du chef de l'Etat, qui parviendraient à monopoliser les médias en organisant chaque jour un déplacement ou une conférence de presse sur un grand thême, en plus de plusieurs petits événements annexes.

RAG 34. Lolo34

13:05 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PRESSE, JOURNALISTES, JOURNALISME, SYNDICATS DE JOURNALISTES

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