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31.08.2007

L'université d'été du PS : Diagnostic pour la rénovation

medium_rénovationps.jpgLa rentrée du Parti socialiste se tiendra à La Rochelle du 31 août au 2 septembre sous le signe du diagnostic pour la rénovation. Retrouvez sur http://rochelle2007.parti-socialiste.fr toute l'actualité de cette université.

Télécharger le programme

Participez à la rénovation du Parti socialiste !

Militant, syndicaliste, universitaire ou tout simplement citoyen, le Parti socialiste vous invite à vous pencher vous aussi sur la rénovation du parti. Pour se faire, trois grands forums seront mis en place dès la rentrée. De l'avenir de la solidarité, en passant par la citoyenneté, jusqu'à la mondialisation, tous les thèmes de la vie politique seront abordés.
François Hollande précise ici les questions qu'il faudra creuser, et auquels il faudra répondre, lors de ce grand débat national.

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13:46 Publié dans 13 U.E La Rochelle 2006 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : La ROCHELLE 2007

Université d'été : Le PS en cure sans ses stars

medium_banderolleps.jpgCrédit Photo : DR

Le Parti socialiste fait sa rentrée politique à l'occasion de l'université d'été. Le nombre de militants devrait compenser l'absence de nombreux éléphants.
Au menu : "la rénovation du parti" et les "contradictions fortes" entre le discours de Nicolas Sarkozy et la réalité".
J.F. - le 31/08/2007 - 07h10

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10:01 Publié dans 13 U.E La Rochelle 2006 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LA ROCHELLE 2007

30.08.2007

POESIE : découvrir, écouter, lire Léo Ferré - L'espoir (1974)

http://www.leo-ferre.com

"Et qu'ont-ils à rentrer chaque année les artistes?..."

Chèr(e)s ami(e)s et camarades, en cette difficile rentrée écrasée par la "realpolitik", pour adoucir votre retour à Sarkoland, nous vous offrons ce lundi matin un peu de poésie vitamine.

guernica.jpg

GUERNICA. P. Picasso, 1937, musée du Prado, Madrid, Espagne.
(vue partielle).


Photo RIGAUDIN : Léo au théâtre de la Mer à Sète 1977

L'ESPOIR
1974


Dans le ventre des Espagnoles
Il y a des armes toutes prêtes toutes prêtes
Et qui attendent

Des oiseaux finlandais vêtus de habanera
Des Vikings aux couteaux tranchant la manzanilla
Des flamenches de Suède brunes comme la cendre
Des guitares désencordées et qui se pendent
Des amants exilés dans les cloches qui sonnent
La Mort qui se promène au bras de Barcelone
Des taureaux traversés qui traversent l'Histoire
Des soleils fatigués qui les regardent boire
Un Orient de misère à la jota engloutie
Les parfums de l'Islam crevant d'Andalousie
Des pavés de flamenco aux gestes anarchiques
Les rythmes du jazz-band pour les paralytiques
Les tam-tams de l'Afrique à portée de guitare
De l'eau fraîche et de l'ombre à jurer pour y croire
Une rue de Madrid avec des fleurs fanées
Un fusil de trente-six qui revient s'y mêler

Dans le ventre des Espagnoles
Il y a des armes toutes prêtes toutes prêtes
Et qui attendent

Un accord de guitare au moment où l'on passe
Un passeur langoureux avant le coup de grâce
La bouteille à la mer dans un drugstore indien
Un habit de lumière dans l'ombre du chagrin
La fureur pensionnée qui se croit dans la rue
Des chansons caraïbes qu'on a perdues de vue
Des cigales fuyant le bruit des castagnettes
Toutes les Amériques au fond d'une cassette
Exécutées à l'aube avec la stéréo
Le silence permis au-delà de Franco
Des ailes de moulin plantées sur les maisons
Don Quichotte qui passe à la télévision
Une chaîne en couleur pour avaler tout ça
Le sang avec la veine d'avoir la corrida
Et cent mille danseurs sur la place publique
Pour que Christophe Colomb découvre la Musique

Dans le ventre d'une Espagnole
Il y a l'Espoir qui se gonfle et qui gonfle
Et qui attend... Et qui attend...

MANUEL DE FALLA *

medium_Falla_Granada1920.jpg* Manuel de Falla sur wikipédia

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20:20 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FERRE, Léo Ferré

Sarkozy s'invite au MEDEF, Mélenchon voit rouge. (doc audio)

medium_marianne.gifRupture républicaine ? Sarkozy devant le MEDEF (syndicat non représentatif de l'ensemble du patronnat) se prépare à annoncer les mesures qu'il entend prendre pour aider le pouvoir d'achat des français. Jean-Luc Mélenchon s'indigne du procédé choisi par le premier représentant de notre république.

Ecouter : http://www.box.net/shared/irjh54ehyv

medium_Melenchonbouquin.jpgLire : Le dernier ouvrage de Jean-Luc Mélenchon : En quête de gauche publié chez BALLAND.

Prix éditeur: EUR 19,90
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19:57 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MELENCHON, MEDEF, SARKOZY, REPUBLIQUE

17 milliards de cadeaux fiscaux par an, à peine 200 millions pour mettre en place le Revenu de Solidarité Active !

medium_52408.60.jpgIntérêts d’emprunt : un jeu de rôle savamment orchestré

Le Parti socialiste dénonce une nouvelle fois le jeu de rôle organisé par le Président de la République et le gouvernement, sur le dossier des intérêts d’emprunt, pour travestir la réalité : quand on fait des promesses intenables pour se faire élire, par définition, on ne peut pas les tenir. Le Président de la République savait en effet pertinemment qu’étendre cette mesure à tous les crédits déjà contractés depuis 5 ans était irréalisable.
Il n’avait d’ailleurs pas masqué son agacement quand certains ministres, au premier rang desquels Éric Woerth, avaient vendu la mèche avant les législatives. Il prétend aujourd’hui faire croire que tout cela ne serait de la faute que du seul Conseil constitutionnel, qui a censuré le dispositif suite à la saisine que nous avions déposée.
Au-delà de cette ridicule mise en scène, la réalité des nouvelles mesures annoncées, avec le passage du crédit d’impôts de 20 à 40% la première année d’emprunt, est toujours la même : encore plus d’argent pour une même catégorie de la population. Dans le même temps, on attend toujours des mesures concernant l’immense majorité de Français qui rencontrent aujourd’hui de graves difficultés en termes de pouvoir d’achat.
Alors que la croissance est en berne et que les perspectives budgétaires sont particulièrement alarmantes, à la suite de la multiplication des cadeaux fiscaux aux plus aisés, le chef de l’État et son gouvernement poursuivent pourtant dans la même direction. C’est pour le moins inquiétant car il faudra bien à un moment donné que quelqu’un paie l’addition de ces 12, 15, 17 milliards de cadeaux fiscaux par an !

Communiqué de Michel SAPIN, Secrétaire national à l’Economie et à la fiscalité

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19:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : intérêts d'emprunts, RSA, SOLIDARITE

Laurent Fabius: Favorable "pourquoi pas" à un très grand parti de gauche, et résolumment opposé à l'instauration programmée d'une nouvelle TVA dite "sociale"

medium_906-photo.4.jpgLaurent fabius était ce matin l'invité de France Inter. Il a évoqué ses fortes préoccupations concernant l'avenir environnemental de notre planête. Lire sur son site l'article : Nos 4 points cardinaux.
Interrogé par Fabrice Drouelle sur les raisons de son absence à la Rochelle, il a rappelé l'origine de la création de ces universités d'été destinées avant tout à former des militantes et des militants socialistes. Il a aussi bien sûr répondu aux questions des auditeurs.

medium_bouton4shared.jpg( tenir compte du temps de téléchargement : une fois sur l'enregistrement attendre l'apparition dans l'icone du bouton play, puis clicker dessus pour lancer l'écoute"> " en bas à droite comme montrée sur la photo)

Ecouter : interactiv

Ecouter : les questions des auditeurs

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15:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, La ROCHELLE, REFONDER LA GAUCHE

Pierre Mesmer gaulliste de combat de la première minute est décédé hier à l'âge de 91 ans.

medium_Mesmer.jpg(Crédit Photo : AFP ) L'ancien Premier ministre de Georges Pompidou et gaulliste de la première heure est décédé mercredi au Val-de-Grâce à l'âge de 91 ans.
Il avait été élu à l'Académie française en 1999, au fauteuil de Maurice Schumann.

Lui aussi avait appelé à voter non lors du référendum concernant le projet de constitution européenne.

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08:05 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Pierre MESMER, GAULLISME

29.08.2007

A vos montres et agendas

medium_906-photo.3.jpgLaurent Fabius sera l’invité du matin sur France Inter à 8h20 le
30 août 2007

medium_RAGnat1.4.pngA noter : Journée nationale d’échanges et de débats de "Rassembler à gauche" le 29 septembre 2007

De 9h à 18h à Sciences-Po (Paris)

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20:00 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 005 AGENDA , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, RAG 34

Après Sénatoriales suite. Sur FR3 Montpellier hier soir : Méthode Coué pour Robert Navarro, métaphore footbalistique pour René Revol. Balle au centre ? (doc audio).

medium_28.4.gif


Ces phrases qui plombent lourdement l'atmosphère de notre fédération :

Georges Frêche (divers gauche): " Je ne vais pas m'énerver je compte bien maintenir la cohésion socialiste pour les municipales de 2008 mais, dans un an ou deux, il faudra que certains me rendent des comptes. Il faudra passer à la caisse. "

André Vezhinet (PS) : " Ne nous voilons pas la face. Nous vivons ici sous le règne du clientélisme et de la terreur ! "

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Voir le 19/20 Montpellier (présenté par Bernard Lagarrigue)

Ecouter uniquement le reportage

medium_l_ml.3.gifVezinhet dément, Frêche se tait, le PS attaque
./.Pourtant, André Vezinhet dégainait à nouveau le premier pour « démentir catégoriquement toute tractation entre Raymond Couderc et moi-même », alors que Raymond Couderc affirmait exactement le contraire dans nos colonnes. Le maire de Béziers datait même le début des négociations à l'inauguration de la piste de l'aéroport de sa ville en juin. Ce que niait farouchement André Vezinhet. « Il n'y a eu aucune négociation ni même discussion concernant les sénatoriales », s'indignait le président du conseil général de l'Hérault.

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medium_Frechevezhinet.jpgDossier de Midi-Libre : Sénatoriales dans l'Hérault : chronique d'une guerre de clan

Sur le même thème :

Sénatatoriales : C'est l'UMP R.Couderc, merci Frêche !

Sénatoriales suite - André VEZHINET PS : « Ne nous voilons pas la face. Nous vivons ici sous le règne du clientélisme et de la terreur ! »

medium_sénatoriale34.gifRésultat des sénatoriales partielles 34

>"Une info incroyable" de Paris d'avenir, blog de soutien officiel à Ségolène ROYAL : Georges Frêche envisage de se présenter aux sénatoriales en 2008

Sénatoriales : La liste du comité de soutien à Karine Chevalier sciamment tronquée, Kléber Mesquida proteste

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13:48 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SENATORIALES, NAVARRO, REVOL, FRECHE, VEZHINET

Marie Noëlle LIENEMANN : "Royal a eu faux sur toute la ligne"

medium_JDD.2.gifPropos recueillis par Virginie LE GUAY
Le Journal du Dimanche

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Le blog de Marie-Noëlle Lienemann



medium_marienoellelienemann_2.jpgMarie-Noëlle Lienemann règle ses comptes avec Ségolène Royal dans son nouveau livre Au revoir Royal. Adepte d'une ligne franchement à gauche, seule capable selon elle d'arrêter "la décomposition et l'hémorragie" qui gagnent le PS, la député européenne (PS) dit au JDD tout le mal qu'elle pense des positions "rénovatrices" de l'ex-candidate à la présidentielle. Extraits.
Lienemann avait déjà sorti un ouvrage critique après la défaite de Jospin en 2002. (Maxppp)

Vous parlez de la campagne de Ségolène Royal comme d'une "déflagration".
Que ce soit sur la stratégie, la méthode d'action et les thèmes choisis, elle a eu faux sur toute la ligne. Elle a été imposée par les sondages et les médias. C'était un leurre. Elle a d'ailleurs joué et joue encore totalement perso. Et n'a tiré aucune leçon de la campagne. Ce qu'elle appelle son autocritique se borne à dénoncer ceux du parti qui ne l'auraient pas soutenu et l'impréparation dont elle aurait été victime. Comme toujours, elle s'épargne et ne peut pas se remettre en cause. Ce qui la rendra incapable de rebondir. Je ne lui reconnais qu'un mérite. Sa détermination au service de sa seule personne. Car elle n'a aucun sens du collectif.

Une seconde candidature Royal vous semble impensable ?
Ce qui s'est passé est irréversible. Et lorsque je dis "Au revoir Royal", c'est qu'il faut tourner la page. Sous prétexte de rénovation et de modernisme, elle a opté pour une ligne de complicité idéologique avec la droite. Avant elle, Jean-Jacques Servan-Schreiber et Gaston Defferre s'y étaient essayés. En pure perte. C'est un fourvoiement, une impasse qui prive la gauche de ses repères fondamentaux et de la victoire électorale. Elle a fait le lit de l'ouverture. Dois-je rappeler que Bernard Kouchner et Jean-Marie Bockel ont été ses premiers soutiens. Où sont-ils aujourd'hui ?

Elle a tout de même fait un score de 47 % ! En 2002, Lionel Jospin n'avait même pas dépassé le premier tour.
47 %, c'est un seuil minimal contre la droite et pourtant Ségolène Royal a bénéficié, à plein, du réflexe du vote utile. N'importe quel socialiste aurait fait ce score. Le total des voix de gauche sous Jospin a été supérieur au total des voix de gauche sous Ségolène Royal qui a fait fuir des électeurs socialistes vers Bayrou. Face à Ségolène Royal qui n'a même pas été capable de reprendre à son compte le thème de la rupture, Sarkozy a fait un des meilleurs scores jamais obtenus par la droite. "Elle s'illusionne lourdement sur les soutiens dont elle croit bénéficier"

On n'a guère entendu d'autres voix que la sienne pendant la campagne. Où étiez-vous passés ?
Nous avons tout tenté pendant la phase préparatoire pour empêcher ce qui se préparait. Après c'était trop tard, nous ne pouvions pas prendre le risque de faire perdre plus encore notre camp. Ce décalage entre le PS et le peuple de gauche vient de plus loin. Déjà, on l'avait vu lors du "non" au référendum européen. Fidèle à sa tactique d'étouffoir, François Hollande stérilisait tout débat et faisait un chantage constant sur l'unité que nous devions afficher. Nous avons vécu des mois de tension interne maximum, beaucoup d'entre nous pressentaient que nous courrions à la catastrophe.

N'enterrez-vous pas un peu vite Ségolène Royal ? Elle n'a pas l'intention de laisser sa place.
Sa place, mais quelle place ? Si je ne m'attends pas à ce qu'elle tombe comme un fruit mûr, car elle va s'accrocher dur, je crois qu'elle s'illusionne lourdement sur les soutiens dont elle croit bénéficier à l'intérieur du parti. Que ce soit auprès des élus ou des militants. Les Gaëtan Gorce, Manuel Valls, Vincent Peillon, Arnaud Montebourg prennent déjà, plus ou moins, leurs distances. Ce ne sont plus que des soutiens flottants, prêts à jouer leur carte personnelle dès que l'occasion s'en présentera. Ils sont encore vaguement solidaires mais ils entendent la colère des militants, le dépit de ceux qui ont l'impression d'avoir été menés en bateau, floués, anesthésiés, utilisés au service d'une seule personne et non d'une cause. Les socialistes aujourd'hui sont dans l'expectative, d'autant que la période Hollande s'achève mi-2008. Mais la relève n'apparaît pas encore.

Comment reprendre la main ?
En retrouvant nos valeurs fondamentales. En travaillant dans une dynamique unitaire : le PS, le PC, les Verts, le MDC, les militants syndicalistes, les associations de gauche. Il y a là un vivier immense, fertile, prêt à travailler, autour d'un vrai programme. Il faut parler au peuple de gauche qui est parti vers Bayrou et même vers Sarkozy par désarroi, par manque de corpus idéologique. Dans les années 1970, le total des militants de gauche représentait près de 500 000 personnes. Contre à peine 300 000 aujourd'hui. L'avenir de la gauche passe par un travail de fond que sont prêts à faire Laurent Fabius, Alain Vidalies, Jean-Luc Mélenchon, Henri Emmanuelli, Benoît Hamon. Et d'autres... Le club de réflexion Gauche Avenir se réunit mi-septembre à Paris pour reprendre l'initiative. Il faut rouvrir des débats essentiels: le refus de libre-échangisme, le retour à une économie mixte, la relance de l'industrie dans notre pays, un changement de cap en Europe, de nouveaux droits comme celui au logement, un nouveau pacte républicain... Le champ est large. Nous devons redevenir le parti du monde du travail.

Marie-Noëlle Lienemann était vendredi 24 août l'invitée du grand journal de BFM. Elle réagit dans un premier temps à la mise en place du dispositif de déduction des intérêts d'emprunts immobilier puis elle présente son prochain livre Au revoir Royal.


Au revoir Royal, de Marie-Noëlle Lienemann et Philippe Cohen. Editions Perrin 185 pages, 13,50 euros.

Notre note précédente : Discours de Ségolène ROYAL à Melle : désir d'ancrer le PS à droite ?

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13:42 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFONDER LA GAUCHE, LIENEMANN

28.08.2007

Sénatoriales suite - André VEZHINET PS : « Ne nous voilons pas la face. Nous vivons ici sous le règne du clientélisme et de la terreur ! »

medium_logo_midilibre.3.gifL'élection de Couderc ravive la guerre Vézinhet-Frêche

medium_senatmidilibre.jpgMidi-Libre 28 août(droits protégés) C'est une photo amusante. Elle a été prise le 22 août par un photographe du conseil régional, le jour du match Algérie-Brésil au stade de La Mosson. Clic-clac à la mi-temps. Georges Frêche pose, hilare, la main sur l'épaule de Karine Chevalier, la candidate socialiste à l'élection sénatoriale.
André Vézinhet paraît un peu coincé mais il sourit quand même. Après tout, il est le sénateur PS sortant qui laisse son siège parce qu'il a été élu en juin député de l'Hérault mais il soutient la candidate du parti.
Alors, une belle photo de la famille socialiste rassemblée malgré ses divergences ? Une famille, oui, parce ce qu'il n'y a que Paris pour croire que Georges Frêche a été exclu du PS en janvier 2007...
Union ? C'est tout le contraire. Le lendemain, le camp frêchiste proposera aimablement cette émouvante photo aux journaux. A l'inverse, les vézinhetistes feront savoir que leur leader avait été piégé en sortant de sa loge du stade.

Au vu des résultats de l'élection sénatoriale de dimanche dernier, ce document prend toute sa saveur. Raymond Couderc, le maire (UMP) de Béziers, a été élu avec 107 voix d'avance sur sa concurrente (1 759 grands électeurs ont voté). Un constat : Karine Chevalier est loin d'avoir fait le plein des voix de la gauche.
L'explication est simple. Alors que Vézinhet souhaitait que soit investie Monique Pétard, sa suppléante, la fédération PS de l'Hérault a poussé la candidature de Karine Chevalier, avec l'aval sans surprise des militants. Dimanche, le retour de boomerang de ceux qui n'ont pas aimé la manœuvre a été fatal à la gauche.

« On n'est jamais trahi que par les siens », a confié la candidate déconfite. Et Georges Frêche a tonné : « Des consignes de vote ont été données à gauche. Je ne vais pas m'énerver car je compte bien maintenir la cohésion socialiste pour les municipales de 2008 mais, dans un an ou deux, il faudra que certains me rendent des comptes. Il faudra passer à la caisse. »
Qui paiera la note ? Sûrement pas André Vézinhet. Dans un entretien à Midi Libre, le président du conseil général et député de l'Hérault réplique : « Je n'ai aucun compte à rendre à Georges Frêche. Si monsieur Frêche veut me parler, c'est avec plaisir car j'ai quelques vérités à lui dire qui ne sont peut-être pas bonnes à entendre ! »
Interrogé sur l'antagonisme de plus en plus virulent qui l'oppose au président du conseil régional, Vézinhet ironise : « Je crois que ma victoire aux législatives sur une circonscription qu'il n'a pas réussi, en son temps, à décrocher face à la droite, lui pose problème. Ni Kléber Mesquida (élu député sur la 5e de l'Hérault), ni moi n'avons eu le soutien de la fédération socialiste de l'Hérault durant notre campagne des législatives. C'est ahurissant ! En fait, Georges Frêche combat mon pouvoir. »

André Vézinhet réserve quelques flèches à Robert Navarro, le premier fédéral du PS de l'Hérault : « En 2008, il va y avoir un congrès et il faudra que la vérité soit dite. Je parlerai haut et fort s'il le faut mais il faudra bien que la fédération entende ce que j'ai à dire. Et s'il y a affrontement, j'y suis prêt. »
Mais n'est-ce pas quelqu'un d'autre que vise Vézinhet quand il lâche : « Ne nous voilons pas la face. Nous vivons ici sous le règne du clientélisme et de la terreur ! » Regardez bien, la réponse est peut-être sur la photo.

Gérard DURAND (avec Gil LORFEVRE)

Sur le même thème :

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Sénatatoriales : C'est l'UMP R.Couderc, merci Frêche !

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18:48 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SENATORIALES, FRECHE, VEZHINET, MESQUIDA, RAG 34

La crise financière et ses enseignements

medium_fmds.31.pngpar Jean-Jacques Chavigné

Tout a commencé lorsque le piège tendu par les organismes de crédit hypothécaires du secteur des « subprime » s’est refermé sur les salariés pauvres américains.
Aux Etats-Unis, les prêts immobiliers sont ventilés en trois catégories : « subprime », « non-prime » et « prime ». La catégorie des « subprime » correspond au niveau de solvabilité le plus bas de l’emprunteur, le plus souvent des salariés pauvres.

Ces prêts sont accordés par un institut de crédit spécialisé ou par une banque commerciale. Ils sont garantis par une hypothèque. Ils fonctionnent comme un véritable piège : les premières années les mensualités de remboursement sont peu importante. Mais très rapidement le taux s’élève et peut atteindre 18 %. Nombre de salariés pauvres ne peuvent plus, alors, payer leurs mensualités.

Ce système ne peut fonctionner, au détriment des salariés pauvres et au profit des banques, que dans un contexte de hausse des biens immobiliers. C’est, en effet, uniquement dans un tel contexte que les organismes de crédit sont assurés, grâce à l’hypothèque qui leur permet de faire vendre le bien, de récupérer leur capital et les intérêts déjà dus au moment où l’emprunteur n’arrive plus à payer ses mensualités.

Mais depuis trois ans, les salaires stagnent et les taux de la Réserve fédérale (FED) sont passés de 2 % à 5,75 % augmentant d’autant les taux des prêts « subprime », variables et indexés sur les taux de la FED. Des emprunteurs de plus en plus nombreux ont donc cessé de payer leurs mensualités. Leurs logements ont été vendus aux enchères ce qui n’a fait qu’accentuer la baisse déjà en cours des prix de l’immobilier. Durant ces mêmes années, 1,2 millions d’Américains ont perdu leur logement et la situation ne fait qu’empirer en même temps que se dégonfle la bulle spéculative immobilière.

Les arroseurs arrosés

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09:45 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SUBPRIME, CRISE FINANCIERE

Sarkozy et la régression africaine


medium_afrika.gifOn attendait avec une impatience non dissimulée la fermeture de l’anachronique ère chiraquienne. Nicolas Sarkozy les a déjà déçus.

Rupture il y aurait ! Promettait Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle.

En mai 2006, le candidat avait donné à Cotonou quelques gages prometteurs, en s’engageant à promouvoir « la bonne gouvernance», ou encore « la démocratie [qui], ne se résume pas à des élections, à « bâtir un état de droit, où l’administration est neutre, les circuits financiers transparents, où la presse est à la fois responsable et indépendante, où l’autorité judiciaire est libre de travailler sans influence extérieure ». On ne pouvait alors que se réjouir de l’engagement du candidat à refuser « de transiger sur ses valeurs. Ces valeurs de démocratie, de respect des droits de l’homme, de bonne gouvernance (…), ces principes [qui] ne s’arrêtent pas aux portes du continent ! »

On attendait avec une impatience non dissimulée la fermeture de l’anachronique ère chiraquienne. Nicolas Sarkozy les a déjà déçus. En dehors des avancées sur l’affaire Borrel, qu’il faut saluer, la présidence Sarkozy s’est pour l’essentiel inscrite dans la « droite ligne » de la présidence Chirac, parvenant même à régresser encore sur plusieurs aspects. D’abord, les 0,7% d’aide au développement promis par la majorité UMP sortante attendront 2015, a-t-on appris. Autant dire les calendes grecques. Pendant ce temps là, l’effort français de solidarité baisse ! Et puisqu’il faut bien faire diversion, le Président Sarkozy prolonge la méthode adoptée par son prédécesseur, en privilégiant les annulations de dette à d’autres formes d’aide au développement. Par générosité ? Pas si sûr. Cette technique permet surtout à la France de déclarer à l’OCDE des chiffres d’aide au développement supérieurs à leur coût budgétaire, par des jeux d’écriture comptables contestables. C’est la politique du « Annuler plus pour afficher plus ». Evidemment, on se réjouirait de la poursuite des annulations de dette si celles-ci étaient additionnelles à une hausse de l’aide. Mais dans la mesure où celle-ci régresse, c’est bien d’un écran de fumée qu’il s’agit là. Le Gabon, pays phare de la diplomatie sarkozienne, devrait être le premier à bénéficier des largesses de l’Elysée, à des conditions qui rendront jaloux bien des pays en développement.

Bref, les réseaux chiraquiens se portent bien. Omar Bongo Ondimba, Denis Sassou Nguesso, Idriss Déby Itno restent les interlocuteurs privilégiés de l’Elysée, au grand dam de ceux qui auraient aimé voir la France intensifier ses relations avec des Etats incarnant mieux lesdites valeurs de « transparence, de démocratie et de bonne gouvernance… » Nicolas Sarkozy avait pourtant donné un bref signal de modernisation en accordant à Ellen Johnson Sirleaf l’honneur d’être le premier chef d’Etat africain reçu à l’Elysée ! Le rappel à l’ordre des habitués de la Françafrique fut rapide, et fidèlement exécuté… Instamment prié de modifier sa tournée africaine pour s’arrêter au Gabon, notre Président se plia aux injonctions du doyen des chefs d’Etats. Il nous promettait des surprises, on ne peut pas dire qu’en s’arrêtant au Sénégal et au Gabon il nous ait retournés d’étonnement.

Puis vint le discours de Dakar, qui a tant heurté en Afrique. C’est d’abord cette insistance lourde sur la nature et la souffrance de l’homme noir. Invoqué six fois. Puis ces généralités, d’abord gênantes, choquantes ensuite, sur l’homme africain. Citons Sarkozy « le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. (…) Le paysan africain, qui depuis des millénaires, (…) ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. » L’homme africain pas entré dans l’histoire ? Dire cela dans les murs de l’université Cheikh Anta Diop ne manque pas de sel. Surtout dans une déclaration qui fleure bon le XIXème siècle, semblant paraphraser Hugo, Hegel, voire Jules Ferry, pour leurs écrits les moins mémorables. Dans le même ordre de généralités avilissantes, on apprend aussi que « l’homme moderne qui éprouve le besoin de se réconcilier avec la nature a beaucoup à apprendre de l’homme africain qui vit en symbiose avec la nature depuis des millénaires». Faut-il aussi en conclure que l’homme africain n’est pas moderne ? C’est bien ce que laisse entendre le discours de Dakar. Puis, c’est le summum, avec ces mots qui gravent dans le marbre l’infantilisme ou l’irrationalité supposés de l’homme africain : «L’Afrique a réveillé (…) ce besoin, ce besoin auquel je crois moi-même tant, de croire plutôt que de comprendre, ce besoin de ressentir plutôt que de raisonner ». Pauvre Afrique, terre des sentiments, à défaut de raison.

Enfin, car cela aurait manqué, il fallait un couplet sur le colonisateur, dont le président Sarkozy nous dit que certes « il a pris » mais « qu’il a aussi donné. » Ainsi, « il y avait parmi [les colonisateurs] des hommes mauvais mais il y avait aussi des hommes de bonne volonté(…). Ils se trompaient mais certains étaient sincères. » Plus loin : « La civilisation musulmane, la chrétienté, la colonisation, au-delà des crimes et des fautes qui furent commises en leur nom et qui ne sont pas excusables, ont ouvert les cœurs et les mentalités africaines à l’universel et à l’histoire. » Pauvres hommes noirs vivant avant la colonisation et l’esclavage, ignorants et refermés sur eux-mêmes…

Le plus grave, c’est que le Président Sarkozy, s’égarant dans des considérations dégradantes, esquive les sujets prioritaires. Que pense-t-il des Accords de partenariat économique, qui redéfiniront les modalités de la coopération européenne avec les pays ACP ? La situation est grave : leur négociation à marche forcée provoque déjà la colère et l’incompréhension d’une majorité de pays africains, soutenus par nombre d’organisations de la société civile du Nord comme du Sud. Un effort budgétaire sera-t-il fait pour permettre à l’aide au développement française de ne pas chuter, dans un contexte de finances publiques dégradées par le coût inconsidéré du paquet fiscal ? Que compte faire le Président de la République des bases militaires françaises en Afrique, ou encore des accords de défense et de coopération militaire ? Il est pour le moins surprenant que, traversant deux pays dans lesquels la France possède des bases, cette question n’est même été évoquée. Attend-il la prochaine crise pour se poser cette question, que l’on ne peut pourtant traiter sérieusement que par temps calme ? Faut-il vraiment axer notre politique de coopération sur la gestion des migrations, en généralisant à grande échelle des programmes qui n’ont donné jusqu’ici que de très modestes résultats ? Est-il raisonnable d’envisager d’élever encore la prime de retour, qui s’élève déjà à sept mille euros par migrant candidat, pour parvenir à se débarrasser absolument d’Africains jugés encombrants ?

En matière de politique africaine, Nicolas Sarkozy a déjà commis un grave un faux départ. Deux, et c’est l’élimination dans la course à l’influence. Les diplomaties américaine, chinoise, britannique ou indienne n’ont jamais connu de tels dérapages. Les échéances sont désormais rapprochées. Le vote du budget en dira long sur la sincérité des fragments humanistes qui subsistent dans les discours présidentiels. La négociation des Accords de partenariat économiques aussi. Les pays en développement ont besoin d’un délai, d’équilibre et de concessions. L’idée d’une ouverture commerciale asymétrique doit être défendue, alors que les quelques acquis (accords « Tous sauf les armes », AGOA américain) sont menacés par l’érosion des préférences accordées aux pays ACP. On en attend aussi davantage sur l’accompagnement des processus électoraux : la France devra faire preuve de modestie et de doigté au Togo et en Côte d’Ivoire, pays où la diplomatie chiraquienne s’est déconsidérée, mettant en danger les ressortissants français dans ces pays. Enfin, on souhaiterait que la politique française en Afrique soit plus transparente, débattue à l’Assemblée nationale, offerte aux citoyens… Est-il normal que nombre de clauses des accords de défense et de coopération militaire soient encore inaccessibles mêmes aux membres des commissions des affaires étrangères et de la défense des assemblées? Les socialistes sont prêts à participer à leur examen et plus généralement à la normalisation de la politique africaine de la France. L’Afrique ne peut plus être le seul jouet du Président et de sa cellule rapprochée. On en a déjà mesuré les conséquences avec le discours de Dakar et cette situation devient de plus en plus difficile à tolérer.

par Thomas Mélonio
Délégué national du parti socialiste pour l’Afrique

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27.08.2007

Sénatatoriales : C'est l'UMP R.Couderc, merci Frêche !

Georges Frêche continue ses tours...

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A suivre.

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Sur le même thème : "Une info incroyable" de Paris d'avenir, blog de soutien officiel à Ségolène ROYAL : Georges Frêche envisage de se présenter aux sénatoriales en 2008.

18:15 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (28) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SENATORIALES, FRECHE

"Une info incroyable" de Paris d'avenir, blog de soutien officiel à Ségolène ROYAL : Georges Frêche envisage de se présenter aux sénatoriales en 2008.

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Pour celles et ceux qui n'ont pas ou ne suivent pas l'info ...

Incroyable : Georges Frêche envisage de se présenter aux sénatoriales en 2008

AFP : Le président (ex-PS) de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche envisage de se présenter aux élections sénatoriales en 2008 et de briguer un nouveau mandat, lors des prochaines élections régionales, dans un entretien publié vendredi dans Midi-Libre.

"Je n'avance pas masqué. Dans un an, il y a de bonnes chances que je présente ma candidature" aux sénatoriales, affirme M. Frêche au quotidien régional, ajoutant: "député 27 ans, je pense pouvoir apporter mes connaissances et mon expérience au Sénat".

Georges Frêche a été exclu fin janvier du PS pour des propos jugés racistes. Le 14 novembre 2006, il avait regretté que l'équipe de France de football compte "neuf blacks sur onze" alors que, selon lui, "la normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre".

A deux jours d'une sénatoriale partielle dimanche dans l'Hérault, le président de région apporte son soutien à Karine Chevalier (PS) pour prendre la succession d'André Vézinhet, 67 ans, qui siégeait au Sénat depuis 18 ans et qui a été élu député en juin. M. Frêche explique qu'il a préféré Karine Chevalier à Monique Pétard, suppléante de M. Vézinhet au Sénat, et rend hommage à "André Vézinhet qui a bien compris la situation".

M. Frêche indique en outre qu'il sera candidat à sa propre succession lors des régionales de 2010 et qu'il soutiendra, lors des prochaines municipales, la liste présentée par Hélène Mandroux, actuelle maire PS de Montpellier.

"Je serai candidat sur la liste conduite par Hélène Mandroux" qui "sera désignée en novembre par les sections socialistes", dit-il. "Cette liste qui sera marquée par un profond renouvellement et rajeunissement, nous la préparerons à trois: moi en tant que maire sortant, Hélène Mandroux comme maire entrant, et Robert Navarro, en qualité de secrétaire fédéral (du PS)". M. Frêche avait été élu maire de Montpellier en mars 2001, puis avait laissé cette fonction en avril 2004 lors de son élection à la présidence de la Région.

Interrogé sur l'actualité politique, le président de la région estime qu'après décembre, le président de la République, Nicolas Sarkozy, "n'amusera plus la galerie".

"Sarkozy, tout le monde l'a à la bonne en ce moment, et ça va durer jusqu'en décembre (...). Passé décembre, avec une croissance pas à la hauteur, les reculades sur les cadeaux fiscaux, etc. il n'amusera plus la galerie. Et ça, ça va être bon pour la gauche et bon pour les municipales", estime-t-il.

Paris Avenir : le blog de soutien officiel à Ségolène ROYAL

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18:10 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Sénatoriales

26.08.2007

Discours de Ségolène ROYAL à Melle : désir d'ancrer le PS à droite ?

medium_RoyalMelle2007.jpgCrédit Photo : TF1/LCI Ségolène Royal à la Fête de la Rose, à Melle (25 août)

Dans un discours fleuve de 1h30 prononcé hier dans son fief de Melle, notre ex candidate à l'élection présidentielle entend ramener les "brebis égarées" du PS (Kouchner et les autres passés chez Sarkozy). Des talents dont le PS ne peut se passer pour se rénover, selon elle.

Il ne manque pourtant pas de jeunes et prometteurs talents ni d'idées au sein de notre parti pour réfléchir sincèrement à notre projet socialiste 2012.

De la Rochelle on attend mieux que cela. Le PS pour survivre à un clash qui se profile, doit s'adresser et répondre enfin aux inquiétudes grandissantes des travailleurs précarisés, des chômeurs, et de tous les plus pauvres d'entre-nous. Ce que notre ex candidate continue allègrement d'ignorer !

Au revoir Madame Royal, il est temps de tourner la page. ( Livre à paraître de Marie Noëlle Lienneman).

Infos France Inter du 26 août : Extrait de son discours : Ecouter

http://www.box.net/shared/i4zh0er8rq

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12:22 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL

Jean-Luc MELENCHON : J'ai écouté le discours de Ségolène Royal à Melle

Le discours de Ségolène Royal à Melle a ouvert la rentrée des socialistes. Il propose une critique de la droite qui est une participation attendue au débat public.

Mais il n'en reste pas moins surprenant dans sa forme et assez déroutant sur le fond des nouveautés idéologiques qu'il avance.

C’est pourquoi il lance des débats refondateurs.

Surprenant ? Oui. Car il n’est pas banal d’entendre un discours de gauche dans de telles circonstances solennelles sans un mot concret sur les questions sociales qui percutent l'actualité des salariés. Surtout quand le nouveau pouvoir s'y attaque au cours de ses cent premiers jours d’une façon aussi spectaculaire. Dès lors on peut se demander de quoi il est question quand elle évoque "au delà des affrontements bloc contre bloc, des dépassements et des convergences".. On peut aussi se demander en quoi consiste le "risque de l'immobilisme " et craindre que la dénonciation du fait que "l'annonce de la réforme ce n'est pas l'accomplir" soit compris davantage comme un encouragement que comme une condamnation des mesures prises, qu'il s'agisse de la répression de la récidive ou de l'autonomie des universités. Surtout quand il est assorti d'une invitation à ne pas " caricaturer dans la critique" qui sonne comme un désaveu injuste pour ceux qui se sont exprimé jusque là à gauche.

Surprenant enfin parce qu’il est cocasse d’expliquer la défaite électorale par le fait que l’opinion des électeurs aurait été perturbée par un débat mal compris sur l’individu et le collectif, les droits et les devoirs, l'État et le marché ou par la forme d’organisation du Parti Socialiste….
Tout cela est assez irréel et passe à côté du reproche essentiel qui lui a été adressé : n’avoir pas obligé Sarkozy au débat sur le contenu de son programme social et n’avoir pas défendu notamment les augmentations de salaires ou la réduction du temps de travail auquel elle a affirmé ne pas croire elle-même ! Ce discours ne répond donc à aucun des arguments sérieux et argumentés qui ont été présentés par de nombreux socialistes.

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RAG 34. Les lolo's 34

09:41 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MELENCHON, REFONDER LA GAUCHE

Le premier ministre de VGE est mort : point barre, c'est la rentrée !

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Raymond Barre "le plus grand économiste de France" disait Giscard à l'époque de nos années adolescentes, définitivement marquées par ses plans successifs qui allaient bien malheureusement au delà de la simple rigueur économique, est décédé à l'âge de 83 ans des suites de complications cardiaques.
Ces derniers temps on lui reprochait ses propos fortement connotés d'antisémitisme et son indéfectible soutien à Maurice Papon.

Respect : à droite comme à gauche on salue l'économiste et l'homme politique.

POINT BARRE.

Pour nous et beaucoup d'autres la rentrée est difficile, pas de boulot ou un boulot en CDD, à temps partiel contraint, en emploi aidé et toujours à peine au dessus ou sinon en dessous des minimas sociaux !

Comment faire face à l'augmentation des prix, des taxes, sans aucune hausse de notre pouvoir d'achat ?

Car la vérité crue, c'est que SARKOZY ne gouverne pas pour tous les français ! Serions-nous ces mauvais français dont ni le Sarkoland ni le Ségoland ne veulent ?

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RAG 34. Ann et Lio des lolo's 34

09:25 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

25.08.2007

Pour un PS franchement et activement socialiste

medium_logprioriteagauche.jpgContribution pour Priorité à Gauche de Pierre Lefébure, militant socialiste à Paris-20e. Au 1er tour des législatives, malgré une abstention bien plus forte qu’à la présidentielle et plus élevée aussi qu’en 2002, le score national du PS témoigne d’une relativement bonne résistance face à la déferlante Sarkozy-UMP. En faisant mieux qu’en 2002 (+1,3 point), les candidats PS et apparentés démontrent que leur identité politique n’a pas à être abdiquée.

D’ailleurs, comme cela pouvait être espéré (cf. l’appel « Pour un PS fort de ses valeurs » du 7 mai 2007), à l’heure de compter vraiment le poids du PS, ces candidats font aussi un meilleur score (+2,1) que Ségolène Royal concourant en « femme libre » au 1er tour de la présidentielle.

Enfin, au terme d’une campagne législative de second tour cristallisée sur les questions économiques et sociales, le PS voit ses députés passer de 150 à plus de 200. Bref, la maison PS tient debout.Certes, il faut défricher le jardin et ranimer le feu dans les cheminées, sans doute aussi changer le concierge et repasser un coup de peinture mais certainement pas abattre les murs ! Ceux qui prétendent le contraire ne font qu’agir à la manière de ces avides promoteurs qui déprécient la valeur du bien, pourrissent la situation pour racheter à vil prix et se pressent ensuite de revendre à la hausse.

Certes après ces quatre tours d’élection, les conditions nous sont défavorable et le PS va rester dans l’opposition avec des moyens institutionnels très limités pour contrer la politique libérale et réactionnaire de la majorité UMP-Sarkozy. Mais c’est à partir de l’ancrage solide dans les repères politiques de nos concitoyens et à partir de la confiance qu’une large part d’entre eux continue de nous témoigner qu’il faut travailler à la reconquête politique d’une majorité de gouvernement.

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medium_RAG341.58.pngRAG 34. Les lolo's 34

17:36 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFONDER LA GAUCHE

Economie : Ne laissons pas Keynes aux émules du libéralisme !

"Quand une idée simple prend corps, il y a une révolution" (Ch. Péguy, Note conjointe sur M. Descartes)

Non à l'économie casino ! Plutôt que de baisser les impôts des plus riches il est préférable d’augmenter les salaires de ceux qui travaillent !

Par Simon Thouzeau

L'article en PDF

L’idée simple de Keynes est d’opérer une véritable réflexion sur la pertinence de l’enseignement qu’il a reçu en économie. Keynes n’est pas un révolutionnaire, il a pourtant révolutionné la théorie économique.

Qui est Keynes ?

medium_keynes1.gifNé à Cambridge en 1883 (année de la mort de Marx), John Maynard Keynes est issu d’une famille de la moyenne bourgeoisie intellectuelle. Son père est professeur de logique et d’économie à Cambridge et sa mère devint la première femme maire de Cambridge. Élève brillant, Keynes fréquente des peintres, des écrivains (Virginia Woolf), des philosophes. Ce cercle d’amis se caractérise par un certain anticonformisme, ces jeunes se veulent moralement et sexuellement "libérés".

Ce n’est qu’en 1905 que Keynes commence véritablement à s’intéresser à l’économie en suivant les cours de Marshall (économiste classique). Les premières recherches de Keynes le conduisent à travailler sur les probabilités. Nommé au Trésor au début de la guerre 14-18, Keynes s’illustre par la rédaction de Conséquences économiques de la paix (1919), où il soutient l’incapacité de l’Allemagne à payer les réparations exigées par le traité de Versailles et annonce une catastrophe sociale et politique comme suite logique d’un tel traité.

Keynes est, dans la vie qu’il mène ou dans les idées qu’il défend, cependant encore très imprégné d’idées libérales classiques. Pour mener un train de vie élevé, il se lance dans la spéculation mais se trouve en 1920 pratiquement ruiné.

C’est au cours des années 20 puis des années 30 que sa pensée évolue progressivement au contact de l’analyse monétaire (1930 : Traité sur la monnaie). C’est en 1936 qu’il produit son œuvre majeure : la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie. Il s’agit pour lui d’essayer de comprendre et de trouver des réponses à la crise économique de l’époque. Il préconise pour cela notamment la relance par des investissements étatiques. Reconnu comme un économiste majeur, bien que critiqué, Keynes, qui est fait Baron, participe dans les années 40 à l’élaboration du système dit de Bretton Woods. Il décède en 1946.

Keynes : politiquement libéral…

Si Keynes est politiquement un libéral (en 1928 il contribue à la rédaction du programme économique du parti libéral), c’est un libéral "conscient". Keynes s’inscrit dans une tradition qui fait de l’essor des activités économiques un moyen de stabiliser l’ordre social.

La conception que Keynes a de la nature humaine est celle d’un libéral classique puisqu’il considère que l’instinct de lucre de l’individu est un élément essentiel du fonctionnement de nos sociétés. Le doux commerce apaiserait les mœurs : "la possibilité de gagner de l’argent et de constituer une fortune peut canaliser certains penchants dangereux de la nature humaine dans une voie où ils sont relativement inoffensifs (...) Il vaut mieux que l’homme exerce son despotisme sur son compte en banque que sur ses concitoyens". La violence des entreprises accompagnant l’impérialisme et la colonisation du début du XX ne semble pas avoir sauté aux yeux du bourgeois qu’est Keynes.

Keynes dénigre Marx sans pour autant produire de véritable argumentation. Il méprise le socialisme doctrinaire qui serait le "résidu poussiéreux" d’un projet dépassé depuis longtemps traitant de problèmes aujourd’hui passés et analysés par un homme il y a plus d’un siècle. "La lutte des classes, écrit-il, me trouvera du côté de la bourgeoisie instruite". Pourtant les réflexions de Keynes peuvent alimenter une critique économique anti-libérale, car s’il est socialement et politiquement libéral, économiquement c’est une autre histoire. Ainsi il considère qu’il n’est "nullement vrai que les individus possèdent un droit imprescriptible à une "liberté naturelle" dans leur activité économique. Il n’existe nulle "convention" qui puisse conférer un privilège éternel à ceux qui possèdent déjà ou à ceux qui deviennent des possédants" (in La Fin du laissez-faire). Pour Keynes "le problème politique de l’humanité consiste à combiner trois choses : l’efficacité économique, la justice sociale et la liberté politique".

… mais économiquement c’est une autre histoire

Keynes remet d’abord la "science" économique à sa place. "Il ne faut pas exagérer l’importance du problème économique, il ne faut pas sacrifier à ses nécessités supposées d’autres affaires, d’une portée plus grande et plus permanente". Si les libéraux de tout temps justifient leur comportement irresponsable par les lois naturelles de l’économie (la loi du marché…), Keynes pense au contraire que "l’économie est essentiellement une science morale et non pas une science naturelle, c’est-à-dire qu’elle utilise l’introspection et les jugements de valeur". Aussi quand les libéraux tentent de nous faire croire que les marchés financiers constituent le plus performant des systèmes (transparence, vérité des prix), on peut leur rétorquer en s’appuyant sur Keynes que la bourse s’appuie d’abord sur des croyances, des "conventions", un système de valeurs qui fait dire à un moment que Enron est la plus grande des entreprises puis deux mois plus tard que c’est la honte du capitalisme.

Keynes, critique de l’économie et des économistes "J’accuse la théorie économique classique d’être en elle-même une de ces jolies techniques raffinées qui prétendent traiter du présent en faisant abstraction du fait que nous savons très peu sur l’avenir". Pour Keynes l’avenir n’est pas déterminé, rien n’est inéluctable. Keynes est incisif et il y a bien en lui une volonté d’aménager réellement le capitalisme et le système de valeurs dont il est porteur. Keynes ne se limite pas à l’idée de gestion ou d’accompagnement. "Nous devons inventer une nouvelle morale pour un nouvel âge. En même temps nous devons, si nous voulons apporter quelque chose de neuf, apparaître iconoclastes, dangereux, dérangeants, voire désobéissants envers ceux qui nous ont engendrés" (in Suis-je libéral ?)

Intérêt personnel/ intérêt collectif

Keynes se distingue nettement de la doctrine de la "main invisible" (Adam Smith & Cie…) selon laquelle ce sont les intérêts privés qui réalisent naturellement l’intérêt général. "Le monde n’est pas ainsi fait que les intérêts privés et collectifs coïncident nécessairement (…) on ne saurait déduire des principes de l’économie politique que l’intérêt personnel dûment éclairé œuvre toujours au service de l’intérêt général (…) l’expérience ne confirme pas que des individus sont toujours moins clairvoyants lorsqu’ils sont réunis en une unité sociale que lorsqu’ils agissent isolément".

Si Keynes justifie une certaine dose d’inégalité pour stimuler l’activité économique, il conclut cependant que "pour stimuler ces activités et satisfaire ces penchants [à l’enrichissement personnel], il n’est pas nécessaire que la partie se joue avec des mises aussi élevées qu’aujourd’hui. Avec des mises beaucoup plus faibles le jeu serait tout aussi efficace dès lors que les joueurs en auraient pris l’habitude".

Keynes stigmatise par ailleurs les inégalités de la société de son époque : « on peut justifier par des raisons sociales et psychologiques de notables inégalités dans les revenus et les fortunes, mais non une amplitude aussi grande qu’à l’heure actuelle »

Qu’est-ce qu’une « relance keynésienne » ?

Il est d’usage de considérer que les politiques économiques menées après 1945 sont des politiques de relance keynésienne dans la mesure où l’Etat relance l’économie en injectant des liquidités dans l’économie sous la forme de politiques de grands travaux, de dépenses d’investissement. Cette politique de relance s’appuie sur un effet multiplicateur (le "multiplicateur keynésien") qui est le mécanisme par lequel une dépense nouvelle de l’Etat engendre une hausse de la production supérieure à la dépense initiale [Capul/Garnier, Dictionnaire d’Economie]. Du fait de l’ouverture de nos économies dans les années 70, le multiplicateur a perdu de son efficacité*. Ainsi quand la France relance en 1981, une partie des investissements profite aux pays étrangers car les Français ont plus d’argent à dépenser et le système économique national peine à faire face à la demande. Pourtant toute relance keynésienne n’est pas forcément vouée à l’échec. L’Europe étant économiquement fermé (à 80 %) - c’est-à-dire que l’essentiel de son commerce est constitué de ventes et d’achats à l’intérieure de la zone Europe-, il est possible, sans subir de fuite notable de capitaux, d’opérer une relance économique au niveau européen. Mais l’économique ne se coordonne pas sans intervention du politique et c’est justement ce qui manque à l’Europe.

Inflation ?

Oui mais une relance entraîne nécessairement, à long terme, de l’inflation rétorquent les libéraux. Heureusement ce n’est pas si simple. Les libéraux commettent deux erreurs : premièrement l’inflation (modérée) n’est pas forcément un fléau mais peut permettre à une économie de s’ajuster ; deuxièmement il n’y a inflation après une relance économique que si l’ensemble des moyens de production ont été utilisés ( capital et travail, c’est-à-dire machines et travailleurs). En effet, relancer alors que les entreprises ne peuvent produire plus entraîne une hausse des prix (les consommateurs sont plus riches mais il y a toujours autant de produits d’où la hausse des prix). Conclusion lorsque les libéraux disent qu’à long terme une relance entraîne de l’inflation, cette affirmation est vraie et d’une banalité affligeante car il arrive bien un moment où à force de soutenir la relance l’ensemble des moyens de production sont effectivement utilisés. Ce long terme cela correspond chez des gens comme Milton Friedman (économiste libéral de l’école de Chicago) à une dizaine d’années - c’est-à-dire que de façon continue l’Etat soutiendrait l’économie pendant plus de dix ans ! Comme le dit Keynes « à long terme nous sommes tous morts ». Il faut d’abord se soucier du présent et du futur proche et non pas s’inquiéter du taux d’inflation que l’on risquerait de connaître dans 30 ans !

Keynes est ici intéressant dans la mesure où il distingue la « véritable inflation » (quand tous les facteurs de production sont utilisés) et la « semi-inflation ». Cette dernière apparaît de façon modérée au début d’une relance. Les entreprises qui ne sont pas sûres que la croissance sera de longue durée peuvent préférer hausser leurs prix plutôt que de se compliquer à engager du personnel et faire des investissements qui à l’avenir ne seront pas forcément rentabilisés. Pour ne pas casser la croissance qui redémarre il faut donc accepter cette semi-inflation : progressivement les conventions changent, la croyance en une conjoncture positive relance progressivement le système économique. Hausser les taux d’intérêts comme le fait la BCE à chaque fois que l’inflation apparaît c’est casser tout espoir de croissance…

Non à « l’économie casino »

Keynes s’illustre enfin par sa critique des marchés financiers : il parle à ce propos « d’économie casino » (Marx dénonçait quant à lui le « capital fictif »). Keynes s’attaque aux rentiers, cette catégorie de personnes qui n’investissent pas réellement et captent les richesses créées. Il parle « d’euthanasier les rentiers » car ce sont eux qui paralysent l’économie, freinent les investissements productifs et volent une partie du « surproduit social » (ça c’est plutôt du Marx). Keynes constate que le développement des marchés financiers s’accompagne de la spéculation et c’est pour lutter contre ce fléau que l’ancien spéculateur repenti de Cambridge propose la mise en place d’une taxe sur les capitaux (comme quoi l’idée n’est pas nouvelle).

Oui à une meilleure répartition des richesses !

"Les vices marquants du monde économique dans lequel nous vivons sont l’incapacité à assurer le plein emploi et le caractère arbitraire et inéquitable de la répartition de la fortune et des revenus" disait Keynes. Selon lui, en situation de sous emploi ce n’est pas l’épargne des riches qui permettra de relancer l’économie mais une redistribution vers les ménages les plus pauvres qui ont une plus forte propension à consommer (l’argent reçu servira à améliorer le quotidien et sera donc dépensé- et non pas épargné- ce qui est profitable pour l’économie).

Conclusion : plutôt