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31.12.2006

(4) La disparition mystérieuse du journaliste polynésien Jean-Pascal Couraud le 16 décembre 1997 jamais élucidée ?

Suite à la mise en ligne de la vidéo consacrée au "système Flosse", nous mettons à votre disposition la vidéo en 3 parties concernant le rapport de la Cour des Comptes et présentée à l'Assemblée territoriale de la Polynésie française, par Jacky Bryant.

Partie 1 :




Partie 2 :



Partie 3 :



http://soutienjpk.org

26 Mai 2006
Rassembler à Gauche 34. Lolo34.

15:15 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

(3) La disparition mystérieuse du journaliste polynésien Jean-Pascal Couraud le 16 décembre 1997 jamais élucidée ?

Dernier volet de notre série d'articles consacrés à la disparition mystérieuse du journaliste Jean-Pascal Couraud : vidéo consacrée au "système Flosse" dans complément d'enquête émission France 2 (2005). Extrait de sa biographie à lire sur le site du comité de soutien à JPK pour que la vérité soit faite.
(tous les articles dans catégories : Aaffaire JPK).

Complément d'enquête : Partie 1.




Complément d'enquête : Partie 2.



Biographie de Jean-Pascal Couraud (extraits).

medium_jp_gris002_1.3.gifJean-Pascal Couraud est né en 1960 à Poitiers. Il arrive en Polynésie française avec ses parents, sa sœur et ses deux frères à l’âge de 5 ans. Après des études à l’Institut d’études politiques d’Aix en Provence, il démarre en 1984 en Polynésie française sa carrière de journaliste dans le journal Les Nouvelles. Il est d’abord vite reconnu comme journaliste sportif dans les milieux de la pirogue et du surf, sport qu’il a pratiqué régulièrement tout au long de sa vie. Remarqué pour ses qualités professionnelles, il est nommé rédacteur en chef des Nouvelles en 1986. Il a alors 26 ans. Gaston Flosse est président du gouvernement de la Polynésie française et secrétaire d’état pour le Pacifique Sud dans le gouvernement Chirac, issu de la première cohabitation.

Il se fait rapidement connaître dans toute la Polynésie française par ses articles sans concession pour le pouvoir en place, articles qu’il signe des trois lettres JPK, nom de plume sous lequel il se fera connaître. Insensible aux pressions diverses, il reste fidèle à une éthique professionnelle basée sur la recherche de la vérité. Porté par un idéal qui ne le quittera jamais, il défend inlassablement le principe d’honnêteté et de moralité dans l’action politique. Considérant que pour un journaliste, se taire équivaut à être complice, ses articles peuvent être parfois extrêmement sévères. Il est aussi journaliste d’investigation et révèle des pratiques discutables en matière d’utilisation de fonds publics. Apprécié pour ses talents de journaliste, il devient progressivement la bête noire du Tahoera’a huiraatira’a et de son président Gaston Flosse./..

Il est licencié des Nouvelles en avril 1988, peu de temps après la parution d’un numéro spécial consacré à Gaston Flosse, qui sera immédiatement saisi sur décision de justice quelques heures après sa parution . Et pourtant, en dehors d’un éditorial dévastateur, qui, plus de 15 ans après, reste encore aujourd’hui d’une saisissante actualité, ce numéro spécial ne fait que reprendre différents articles parus dans la presse locale et nationale au cours des trois années précédentes./.. Lire l'intégralité de la biographie

Soutenez l'action de la famille et des amis de JPK pour que la vérité soit enfin faite sur sa disparition :
http://www.soutienjpk.org

18 Mai 2006

Rassembler à Gauche 34. Lolo34.

14:15 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

2007 : Like a sex machine

medium_mrcock366t.jpg


medium_mrcock366p.jpgPour 1 pers. :

4 cl de tequila
1 cl de crème de banane
3 cl de jus de fruit de la passion
2 cl de jus de mangue
1 trait de citron vert
glaçons

1. Préparer un shaker avec quelques glaçons.
2. Ajouter l'ensemble des ingrédients dans la shaker.
3. Frapper le tout.
4. Servir dans un verre tumbler.

A consommer avec modération.

Sex machine

medium_james_brown.jpg

James Brown - Sex Machine

Sex Machine : Lyrics
Fellas, I'm ready to get up and do my thing (yeah go ahead!)
I wanta get into it, man, you know (go ahead!)
Like a, like a sex machine, man, (yeah go ahead!)
Movin' and doin' it, you know
Can I count it off? (Go ahead)

One, two, three, four!

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)

Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)

Wait a minute!
Shake your arm, then use your form
Stay on the scene like a sex machine
You got to have the feeling sure as you're born
Get it together, right on, right on.

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

Hah!

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

You said, you said you got the,
You said the feeling,
You said the feeling you got to get
You give me the fever 'n' a cold sweat.
The way i like, it is the way it is,
I got mine 'n' don't worry 'bout his

Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

Bobby! Should I take 'em to the bridge?
(Go Ahead!)
Take 'em on to the bridge!
(Take em to the bridge!)
Should I take 'em to the bridge?
(Yeah!)
Take 'em to the bridge?
(Go Ahead!)
Hit me now!

Come on!

Stay on the scene, like a sex machine!
The way I like it is, is the way it is
I got mine, (dig it!), he got his

Stay on the scene, like a lovin' machine
Stay on the scene, like a lovin' machine
Stay on the scene

I wanna count it off one more time now
(Go ahead!)
You wanna hear it like it did on the top fellas?
(Yeah!)
Hear it like it did on the top?
(Yeah!)
Hit it now!

Get on up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get on up, (get on up)

Stay on the scene, (get on up), like a lovin' machine, (get on up)
Get up, (get on up)

Taste, (get on up)
Bein', (get on up)
Taste, (get on up)
Bein', (get on up)

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)

You gotta have the feelin, (get on up)
Sure as you're born, (get on up)

Get it together, right on, right on
right on, right on, (right on, right on)
right on, right on, (right on, right on)
right on, right on, (right on, right on)

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

And then, shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

Huh!

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

Can we hit it like we did one more time, from the top
Can we hit like that one more time
(One more time!)
One more time!
Let's hit it and quit! (Go ahead!)
Can we hit it and quit? (Yeah!)
Can we hit it and quit? (Yeah!)
Can we hit it and quit? (Yeah!)
Hit it!
James Brown Lyrics > Sex Machine Song Lyrics


envoyé par rag34

medium_bouche_5.gifLes lolo's 34

13:20 Publié dans Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Cuisine/Gastronomie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sport , Traditions , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : sex machine, 2007 : Like a sex machine, James BROWN, RAG 34

Michel Onfray : "Un vote de conviction est désormais impossible"

medium_lemondefr_moy_bl.gifLe Monde : 30.12.06 Entretien avec Michel ONFRAY, philosophe et partisan d'une candidature unique de la gauche antilibérale.

La tentative de trouver une candidature unique de la gauche antilibérale vient d’échouer. Vous l’avez soutenue. Quels sont les responsables de cet échec ?

La Ligue communiste révolutionnaire avait donné le ton en affirmant très vite et très tôt qu’elle n’en serait pas, prétextant des différends sur la gestion de la gauche antilibérale en cas de victoire de la gauche libérale. Lutte ouvrière s’est tenue à l’écart, jouant la carte de l’intégrisme révolutionnaire. La direction du Parti communiste, tout à ses tractations d’appareil menées contre la base des militants, a noyauté les comités antilibéraux afin d’obtenir une majorité communiste lors du vote national. José Bové a tergiversé, s’est fait désirer.

Restaient Patrick Braouezec, Yves Salesse et Clémentine Autain qui ont joué collectivement un jeu que les autres jouaient personnellement. Mais sans succès : l’honnêteté ne paie pas. Les responsabilités sont diluées, mais sans conteste, les états majors de la LCR et du PCF en portent la plus grande part. Comme toujours, les militants sont les dindons de la farce.

N’y a-t-il pas eu aussi des problèmes d’ego entre les différents candidats ?

Bien sûr que si. Je n’ai pas assisté aux tractations en coulisses, mais je crains que José Bové ait été le plus fort dans ce genre de jeu... "J’irai bien, je suis prêt, j’y vais, j’y suis, je repartirais bien, je m’en vais, mais je peux revenir si les conditions m’y obligent", etc. Bové représentait un espoir car il cristallisait plus que lui, mais il n’a pas pris en compte cette dimension qui le dépasse. La culture antiautoritaire des antilibéraux a joué contre une solution claire : chacun voulant le leadership secrètement, mais n’osant pas se comporter comme c’est nécessaire. L’union de la gauche antilibérale nécessitait un génie stratégique et tactique qui a manqué.

Vous dénoncez les pratiques du PCF. Pensez-vous qu’il peut changer ?

Je crains que non tant que ses destinées seront entre les mains de gens comme Marie-George Buffet, dont on ne dit pas assez qu’elle faisait partie de l’équipe de Georges Marchais, grand stalinien s’il en fut. Le PCF n’est plus stalinien car Staline n’existe plus. Il ne soutient plus les pays de l’Est car il n’y en a plus.

Mais la déstalinisation de l’appareil reste à mener, ce qu’attendent les anciens communistes, les exclus, les rénovateurs, les sympathisants, les militants, bon nombre d’adhérents qu’on sacrifie toujours sur les autels des états-majors...

Une démarche de ce genre, hors partis à gauche, est-elle vouée à l’échec ?

Jouons la carte hors partis en tablant désormais sur la base des militants et des sympathisants contre les états-majors plus soucieux de politique politicienne afin de faire rentrer l’argent dans les caisses, notamment avec des tractations de circonscriptions réservées d’élus pour le PCF, ou préoccupés de s’assurer le leadership de l’extrême gauche sur l’échiquier politique français pour la LCR.

Ce qui veut dire que, par-delà les partis politiques constitués, un genre de front populaire antilibéral, à même de préparer les échéances électorales futures, des législatives de 2007 à la présidentielle de 2 012. C’est possible dans une formule à inventer de coordinations, de rassemblements, de mutualités.

En avril 2007, parmi les candidats de gauche, pour qui allez-vous voter ?

Je me vois mal donner ma voix à la candidate de Lutte ouvrière, restée bloquée sur un logiciel des années 1920. Je n’ai pas plus envie de voter pour une LCR plus soucieuse de politique politicienne que de la misère française. Je ne voterai pas pour un PCF dont la direction n’a pas renoncé aux méthodes staliniennes. Un vote de conviction semble désormais impossible.

On peut alors choisir de rester pur et se cantonner à la seule éthique de conviction en votant blanc aux deux tours. On peut aussi mettre les mains dans le cambouis, composer une éthique de responsabilité : voter blanc au premier tour et Royal au second ; ou voter utile deux fois en choisissant Ségolène Royal. Ce qui suppose - ce que je crois - qu’à défaut d’idéal, on compose avec une gauche antilibérale responsable qui pense que la droite de Sarkozy, a fortiori celle de Le Pen, ça n’est pas la même chose que la gauche libérale des socialistes.

Propos recueillis par Sylvia Zappi Article paru dans l’édition du 30.12.06

medium_RAG341.79.pngRAG 34. Les lolo's 34.

13:11 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

Les "Don Quichotte" exigent des mesures immédiates pour les SDF

medium_reuters.2.gifPARIS (Reuters) - Estimant qu'un "large consensus" s'est formé autour de leur mouvement en faveur des sans-abri, les "Enfants de Don Quichotte" ont souhaité samedi la mise en oeuvre immédiate des mesures contenues dans leur charte.medium_2254845_224.2.jpg

"Les mesures inscrites dans la charte du canal Saint-Martin doivent être prises immédiatement et dans leur totalité car elles sont toutes indispensables et complémentaires", déclare l'organisation dans un communiqué.

Les "Don Quichotte" rappellent que de nombreuses personnalités politiques, dont Cécile Duflot (Les Verts), François Hollande (PS), François Bayrou (UDF), Christine Boutin (UMP) et Marie-George Buffet (PCF) ont signé la charte, ainsi que plusieurs organisations humanitaires et ONG.

"Le consensus est large, il faut désormais une réponse à la hauteur de l'enjeu des responsables politiques", ajoute le mouvement.

Le président Jacques Chirac a demandé cette semaine à la ministre déléguée à la Cohésion sociale, Catherine Vautrin, d'amplifier les mesures gouvernementales annoncées à l'automne dernier.

Ségolène Royal, qui s'est entretenue par téléphone vendredi soir avec des responsables du mouvement, estime qu'au-delà du problème de l'hébergement d'urgence se pose celui, plus large, de la précarité.

"Que la grande pauvreté existe encore dans un pays comme le nôtre, voilà le scandale! D'autant plus qu'en face de ces très nécessiteux, il y a ceux qui engrangent toujours plus de rendement, de profit, de stock-options", juge-t-elle dans un entretien à paraître dans le Journal du Dimanche.

"Les Enfants de Don Quichotte" ont relancé le débat sur l'exclusion en installant le 16 décembre un village de 250 tentes le long du canal Saint-Martin.

L'association propose une série de mesures, contenues dans les six articles de la Charte du canal Saint-Martin.

Le document propose d'ouvrir les structures d'hébergement 24H/24, 365 jours par an, et d'humaniser les conditions d'accueil, de créer immédiatement une offre de logements temporaires, de créer plus de logements sociaux et de rendre le droit au logement opposable sur tout le territoire.

Ce dernier point, réclamé de longue date par des associations caritatives, se heurtait jusqu'à présent aux réticences voire à l'opposition des partis politiques, à l'exception de l'extrême gauche.

medium_RAG341.78.pngRAG 34. Les lolo's 34

09:23 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

L'anti-libéralisme est-il soluble dans le socialisme ?

medium_libe.24.gifPar Florent LATRIVE, Christian LOSSON QUOTIDIEN : vendredi 29 décembre 2006

Malgré leurs divisions sur la présidentielle, les collectifs antilibéraux laissent 125 propositions au coeur de la campagne. «Libération» en a soumis cinq au Parti socialiste.

Fin d'année en forme de gueule de bois pour les collectifs antilibéraux. L'éclatement du front commun né à la gauche de la gauche après le non au référendum sur le traité de Constitution européenne laisse le champ libre à Marie-George Buffet, secrétaire générale du PCF, qui a décidé de se lancer seule dans la bataille présidentielle. Que restera-t-il de cette dynamique dynamitée? Les 125 propositions du «projet de programme», sorte «de patrimoine commun précieux pour ouvrir demain une nouvelle perspective à gauche,ne peuvent être bradées», assure désormais le collectif national.
De nombreuses thématiques n'ont finalement pas été développées, faute de consensus (comme l'agriculture) ou demeurent inabouties (comme les passages relatifs à la mondialisation, au développement ou aux logiciels libres). Reste néanmoins ce que le syndicaliste Christophe Aguiton appelle «une boîte à outils», dans laquelle «tous les collectifs peuvent piocher». A commencer par un socle d'idées économiques.
Libération a donc décidé d'en évoquer cinq. Et, faute de dialogue possible entre le PCF et les collectifs antilibéraux, de les soumettre à deux économistes du Parti socialiste : Jacques Généreux, conseiller de Laurent Fabius, et Eric Besson, député de la Drôme et secrétaire national à l'économie et à la fiscalité. Yves Salesse, président de la Fondation Copernic et ex-candidat à la candidature antilibérale, l'une des chevilles ouvrières des 125 propositions, répond de son côté aux réponses du PS.
Si, sur le fond, peu de choses divergent, entre la gauche radicale et la gauche socialiste, les méthodes pour y parvenir ne font pas consensus. Petit aperçu des débats qui, à gauche, ne manqueront pas de resurgir pendant la campagne présidentielle.

(1) http://www.alternativeagauche2007.org/

1 - Le temps de travail
Le temps de travail: «Rendre immédiatement applicable la généralisation des 35 heures à toutes les entreprises avec les 32 heures pour perspective, sans perte de salaire ni aggravation de la flexibilité ou des conditions de travail.»
L'avis du Parti socialiste :
Jacques Généreux :
«Il faut bien sûr généraliser les 35 heures, quitte à penser à des mesures compensatoires pour les PME. Sur les 32 heures, il y a un débat au sein du PS. Au sein de l'aile gauche, nous pensons qu'il faut y aller. Parce que la productivité du travail en France est l'une des plus fortes au monde. Parce que la réduction du temps de travail permet de baisser l'absentéisme. Parce qu'elle doit permettre la création d'emplois, comme les 250 000 créés avec les 35 heures.»
Eric Besson : «Le PS ne se donne pas pour perspective les 32 heures, même si, à terme, aucun sujet n'est tabou. La généralisation des 35 heures est dans le programme du PS et c'est même l'intérêt des PME de ne pas avoir des entreprises à deux vitesses. Sur les modalités d'application, nous renvoyons à la négociation sociale. On nous reprocherait d'en donner les conclusions avant qu'elle ait lieu.»
La réponse d'Yves Salesse :
«Besson est d'accord sur la généralisation des 35 heures : dommage que le PS ne l'ait pas fait quand il en avait la possibilité. Et nous ouvrons la perspective des 32 heures pour les raisons que donne Généreux.»

2 - Les services publics
Les services publics: «Immédiatement, nous arrêterons toute privatisation et toute ouverture du capital des entreprises de service public. Les services publics de réseaux essentiels pour l'accès à des droits fondamentaux (énergie, chemin de fer, télécom, activités postales...) doivent relever d'une mission nationale de service public avec le retour au monopole public quand les conditions le rendent possible.»
L'avis du Parti socialiste :
J.G. :
«On est d'accord. Sachant que le contrôle peut aussi se faire par un contrôle majoritaire de l'Etat. Sachant aussi que le retour de l'Etat doit s'imposer dans certaines délégations de services publics laissées au privé, comme le montre la gestion catastrophique de l'eau en France, de la Poste en Suède, de l'électricité aux Etats-Unis ou du rail en Grande-Bretagne. Comme les collectifs, nous pensons aussi qu'il faut créer de nouvelles missions pour le service public, à l'image de la petite enfance. On voit bien, en France, à l'instar de la Poste, que les gains de productivité se traduisent, par exemple, par une désertification du personnel aux comptoirs des grandes villes et une fermeture des bureaux dans les campagnes.»
E.B. : «Ce n'est pas le point sur lequel il peut y avoir le plus de divergence. On a fait un "arrêt sur image" sur les privatisations. Nous sommes très attachés au maintien de grands services publics, et nous introduisons l'idée d'un pôle énergie. Sur les objectifs, nous sommes d'accord. Cela passe aussi par la capacité de la France à convaincre à l'échelle européenne.»
La réponse d'Yves Salesse :
«Eric Besson ne voit pas de divergence. Tant mieux. Il ne nous explique pas pourquoi la gauche a privatisé et a accepté les libéralisations européennes. Et il ne s'agit pas pour nous d'un "arrêt sur image" (avant que le film continue ?) des privatisations. L'arrêt est indispensable, mais insuffisant. Il faut revenir sur les privatisations antérieures, améliorer les services publics existants et en créer de nouveaux. Outre l'amélioration du niveau de vie que cela permet, l'argent public assure ainsi la création d'emplois non délocalisables.»

3 - Les bas salaires
Les bas salaires : «Le Smic sera immédiatement porté à 1500 euros bruts et rapidement à 1500 euros nets [...]. L'indexation des salaires sur les prix sera rétablie.»
L'avis du Parti socialiste :
J.G.:
«Je suis d'accord sur le principe, pas forcément sur les modalités. Notre projet est de parvenir à 1500 euros (100 euros tout de suite) dans le courant de la législature. Le problème ne concerne pas les grandes entreprises ­ vu leurs marges bénéficiaires qui ne servent pas à l'investissement productif ­ mais les PME. Il faut les aider sous forme d'exonération en récupérant une partie des 25 milliards d'euros d'aides. Quant à l'indexation des salaires sur les prix, proposée par les antilibéraux, c'est... plutôt timide ! Un tel mécanisme existe de facto déjà aujourd'hui et l'inflation est très faible. La vraie question, c'est la perte de pouvoir d'achat lié au boom des prix du logement et des transports, qui provoquent un effet antirichesse pour les plus bas salaires sans patrimoine.»
E.B.: «Le Smic n'est pas le seul outil par lequel il faut traiter le pouvoir d'achat des salaires modestes. Il ne faut pas faire de surenchère sur le Smic. C'est facile de se dire plus à gauche en demandant un Smic plus élevé. Il faut trouver un équilibre entre le pouvoir d'achat et les risques de délocalisations ou de départs d'entreprises.»
La réponse d'Yves Salesse :
«Les salaires ne sont pas le seul moyen d'améliorer le niveau de vie. On peut aussi améliorer et développer des services publics. Mais l'insuffisance des bas salaires doit être corrigée immédiatement. Les pouvoirs publics ne commandent pas la politique salariale, mais ils doivent agir sur le Smic. L'objection d'Eric Besson sur les délocalisations ne tient pas. L'écart des salaires avec la Chine ou même la Hongrie est tel que l'augmentation proposée ne change rien. Reste la mise en difficulté des PME. Attention : cette objection conduit à écarter toute amélioration des conditions sociales à la charge des entreprises. Avec un tel raisonnement, il n'y aurait eu ni congés payés ni Sécurité sociale. De plus, la catégorie PME n'est pas pertinente. Certaines sont très profitables, d'autres ne survivent que grâce aux bas salaires et à la précarité. Ces dernières succomberaient au premier choc du marché sur les matières premières ou les débouchés. Il faut les aider par une politique de crédit du pôle financier public et un desserrement de l'étreinte de la sous-traitance. Quant à l'indexation, Jacques Généreux répond lui-même à son objection: il faut revoir l'indice des prix pour qu'il rende compte plus fidèlement de la situation.»

4 - Les licenciements boursiers
Les licenciements boursiers : «Les stock-options seront supprimées [...]. Les licenciements seront interdits pour les entreprises qui réalisent des profits».
L'avis du Parti socialiste :
J.G.:
«Il faut limiter et encadrer les stock- options. Elles peuvent servir dans un seul cas : pour aider aux développements de nouvelles entreprises et mobiliser le capital humain nécessaire à la prise de risque. Mais pas question qu'elles viennent gonfler les revenus des cadres dirigeants des grandes entreprises car elles poussent à doper les cours des actions pour les seuls actionnaires. Hausse des cours qui passe, effet pervers, par des licenciements boursiers. Vouloir interdire ceux-ci par la seule loi est compliqué et quasi impossible à gérer par les tribunaux. En revanche, il faut multiplier des interventions mixtes pour les limiter au maximum : en surtaxant jusqu'à 100 % les plus-values boursières des firmes qui licencient, en surtaxant les bénéfices via l'impôt sur les sociétés, en renforçant vigoureusement les indemnités de départ des salariés.»
E.B.: «C'est un voeu pieu, même s'il correspond à une attente réelle. A l'ère de l'économie globale et des entreprises avec des filiales partout, il est facile de délocaliser ses profits. Que faire ? Donner à l'administration le pouvoir de faire un audit sur les profits mondiaux d'une entreprise ? Cela part d'une bonne intention, mais c'est inapplicable. Il faut probablement renforcer les coûts des délocalisations ou des licenciements pour motifs économiques, décourager les effets d'aubaine, être plus exigeant sur la réindustrialisation. Mais sauf à sortir de l'économie de marché, ce que le PS ne propose pas, c'est inapplicable.»
La réponse d'Yves Salesse:
«Cette mesure ne vise qu'à répondre aux cas les plus grossiers. Les nouveaux pouvoirs d'intervention des salariés et de commissions régionales de développement ainsi que le nouveau statut du salariat la complètent. L'augmentation du coût des délocalisations ou des licenciements et les surtaxes pénalisantes peuvent faire partie de la panoplie. Mais ils autorisent les licenciements boursiers pour les groupes qui en ont les moyens, comme l'achat des permis de polluer. Ou alors on taxe à un tel niveau que cela revient à une interdiction. Je ne vois pas en quoi celle-ci est ingérable par les tribunaux. La seule objection est que les groupes peuvent organiser la délocalisation des profits. On le sait. Cela ne fait pas pour autant renoncer à l'impôt sur les bénéfices par exemple. Et la conclusion à tirer est qu'il faudra éventuellement interpréter la mesure comme une interdiction des licenciements dans les groupes qui font des profits.»

5 - BCE et pacte de stabilité
BCE et Pacte de stabilité: «Remettre en cause le statut d'indépendance de la Banque centrale européenne (BCE) vis-à-vis de tout contrôle politique, transformer ses missions et la placer sous contrôle parlementaire, afin de réorienter la politique monétaire européenne [...]. Remise en cause du Pacte de stabilité que nous n'appliquerons pas en tout état de cause s'il gêne notre action.»
L'avis du Parti socialiste :
J.G.:
«Là-dessus, je trouve les collectifs, comme sur d'autres sujets économiques, presque timorés ! Car oui, le Pacte de stabilité gêne notre action ! Il faut le remettre en cause car il est stupide et [il] interdit une coopération politique fiscale et monétaire. Autrefois, la gauche du PS était raillée quand elle prônait l'abandon du Pacte et la réforme des statuts de la BCE. Aujourd'hui, au sein des socialistes européens, un consensus émerge pour dire qu'il faut le revoir. Reste à savoir, là encore, comment on s'y prend. Et là encore, si on s'accorde sur la plupart des objectifs des antilibéraux, on peut diverger sur les moyens d'y parvenir.»
E.B.: «La question n'est pas de remettre en cause l'indépendance de la BCE. Il doit y avoir un équilibre entre son autonomie et l'existence d'une instance démocratique avec laquelle il y a dialogue et coopération ­ pour nous, ce serait le gouvernement économique européen. Cela passe par l'introduction dans le mandat de la BCE de la croissance et de l'emploi, et plus uniquement de l'inflation. C'est déjà le cas dans d'autres pays, notamment aux Etats-Unis.»
La réponse d'Yves Salesse :
«Eric Besson fait des propositions qui n'étaient pas dans le projet de constitution européenne qu'il défendait et qui n'ont pas fait l'objet d'une bataille lorsque le PS dirigeait le gouvernement. Est-ce une manie de ne proposer les choses qu'une fois l'occasion passée ? Sur le fond, nous préférons le contrôle par le Parlement que par le «gouvernement économique» dont Jacques Delors parle depuis longtemps et qui n'a jamais vu le jour parce que les gouvernements ne représentent jamais une force unie capable de faire contre-poids à la BCE. Généreux nous trouve timides. Tant mieux. C'est déjà le signe que nous n'avons pas donné dans la surenchère. Nous disons trois choses sur les moyens de notre politique européenne. Il faut mener un travail de conviction. Et ne pas se limiter à la négociation diplomatique : il faut conduire les batailles avec toutes les forces qui existent dans les autres pays et [qui] veulent remettre en cause les politiques libérales. Il faut bloquer les nouvelles régressions comme le permet le système institutionnel actuel. Enfin, il faut refuser d'appliquer ce qui étouffe l'action politique. La droite ici et Schröder en Allemagne n'ont pas appliqué le Pacte de stabilité. Sans drame. La gauche plurielle n'avait pas osé.»

medium_RAG341.75.pngRAG 34. Les lolo's 34

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30.12.2006

(2) La disparition mystérieuse du journaliste polynésien Jean-Pascal Couraud le 16 décembre 1997 jamais élucidée ?

Suite : vidéo du reportage tf1: Tahiti en eaux troubles (2005), liens aricles relatant et ou concernant l'affairemedium_jp_gris002_1.gif

Jean-Pascal Couraud journaliste polynésien mystérieusement disparu le 16 décembre 1997 connu sous les initiales de JPK.


Disparition JPK partie 1




Disparition JPK partie 2



Liens presse : http://www.soutienjpk.org/presse.htm

Dernières infos du 4 mai 2006.

A tous nos amis membres et sympathisants du comité de soutien,


Près de 4 mois se sont écoulés sans qu’aucune nouvelle information ait été donnée sur l’enquête relative la disparition de Jean-Pascal Couraud car il est important en effet de veiller à ce que celle-ci se déroule avec toute la discrétion possible, d’autant plus qu’elle s’éxécute dans un climat de peur et dans un contexte politique et judiciaire très particulier.

Toutefois, suite à l’entrevue qui a eu lieu le 3 mai entre la famille de JPK et le juge d’instruction Madame Barruol, il nous a semblé utile et nécessaire de faire un point succinct de la situation du dossier, sans rien révéler du déroulement de cette enquête qui se poursuit actuellement.

En effet, diverses informations ont été données ces dernières semaines à la famille de JPK, de différentes sources indépendantes, qui ne laissent planer aucun doute sur la réalité de l’assassinat qui a été commis le 15 décembre 1997 au large de Papeete sur la personne de Jean-Pascal Couraud, par des salariés d’une structure administrative qui prendra la dénomination de G.I.P. (groupement d’intervention de la Polynésie) quelques mois plus tard. Ceci est désormais devenu pour nous une certitude. Mais notre difficulté aujourd’hui est d’obtenir de l’appareil judiciaire la mise à jour de la réalité de cet assassinat afin que leurs auteurs et leurs complices puissent être jugés et punis pour ces actes odieux et criminels.

Par ailleurs, nous avons été également témoin dans cette affaire, et ce depuis les toutes premières révélations de Vetea Guilloux en octobre 2004, des graves dysfonctionnements de l’institution judiciaire. Tout ceci a été à nouveau confirmé par des révélations faites spontanément à la famille de JPK au cours de ces dernières semaines par plusieurs sources fiables et indépendantes de l’enquête. Les personnes à l’origine de ces dysfonctionnements et ceux qui y participent sont désormais connus mais compte tenu du déroulement de l’enquête en cours, il apparaît qu’il n’est actuellement ni utile ni souhaitable de révéler ces différents éléments sur lesquels nous reviendrons certainement plus en détail le moment venu. Toutefois, la nature des entraves et des pressions exercées montre clairement que certaines personnes bien placées dans le milieu judiciaire sont disposées à utiliser tous les moyens possibles, y compris ceux contraires à la loi, pour empêcher l’enquête d’aboutir et de révéler les auteurs, leurs complices, ainsi que les vrais responsables de cet assassinat.

En savoir plus,
adhérer au comité de soutien http://www.soutienjpk.org

Contact: contact@soutienjpk.org

15 Mai 2006
Rassembler à Gauche 34. Lolo34.

13:15 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

(1) La disparition mystérieuse du journaliste polynésien Jean-Pascal Couraud le 16 décembre 1997 jamais élucidée ?

Le comité de soutien à JPK pour que la vérité soit faite communique.

Rappel de l'affaire :

medium_jp_gris002_1.gif Jean-Pascal Couraud est un ancien journaliste connu en Polynésie française sous le nom de JPK, rédacteur en chef des Nouvelles de Tahiti de 1986 à 1988, puis de 1991 à 1997, chargé de communication auprès de Boris Léontieff avec qui il menait un combat politique farouche contre le Tahoera’a huira’atiraa et son président Gaston Flosse. Dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997, Jean-Pascal disparaît brutalement et définitivement de son domicile dans des conditions qui n’ont jamais pu être établies avec certitude, malgré l’enquête judiciaire et l’enquête de gendarmerie menées à l’époque.

Le 5 octobre 2004, Vetea Guilloux, salarié du groupement d’intervention de la Polynésie (GIP), établissement placé sous la tutelle de la présidence du gouvernement de Polynésie française, déclare à un ministre du gouvernement de la Polynésie française :

1- avoir été lui-même en charge d’une filature et d’un espionnage en règle de Jean-Pascal Couraud dans la période précédant sa disparition intervenue dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997, au sein d’une équipe placée sous la direction d’un ancien responsable de la DGSE nommément désigné ;

2- avoir participé au sein d’un commando de 5 personnes, dont deux de ses collègues nommément désignés, tous salariés du GIP (service placé sous l’autorité de la Présidence du gouvernement de la Polynésie française), à l’enlèvement de Jean-Pascal Couraud, mentionnant ensuite des faits de torture et, après en avoir reçu l’ordre par téléphone, des faits d’assassinat.

Lors de son interrogatoire par les gendarmes plus d’une semaine après, Vetea Guilloux a maintenu ces mêmes déclarations de torture et d’assassinat, mais a avoué seulement en avoir reçu le récit par ses deux collègues lors d’une soirée arrosée. Puis, il s’est rétracté au milieu de la deuxième nuit de garde à vue, épuisé et apeuré face à ses collègues qu’il venait de dénoncer. Sans même en avoir informé le juge chargé à l’époque de l’enquête sur cette disparition, le procureur de la république a fait procéder aussitôt au jugement de Vetea Guilloux en comparution immédiate, celui-ci étant assisté d’un avocat désigné deux heures avant l’audience. Le 14 octobre 2004, moins de 48 heures après son arrestation, Vetea Guilloux a été condamné pour dénonciation mensongère et calomnieuse à un an de prison dont neuf mois avec sursis.

Dés le lendemain de son jugement, Vetea Guilloux a réitéré ses déclarations initiales et a déclaré être revenu sur ses propos devant les gendarmes par peur et par fatigue. Il a donc maintenu l’ensemble de ses déclarations en audience d’appel du 4 novembre 2004.

Confrontée à la gravité de ces accusations, et constatant que malgré quelques incohérences, le scénario de l’assassinat décrit par Vetea Guilloux restait malgré tout une hypothèse plausible, la famille de Jean-pascal Couraud, constituée auprès d’un avocat, et appuyée par l’association Reporter sans frontières, a bien sûr sollicité le 3 novembre la réouverture de l’enquête pour faits nouveaux auprès du procureur de la république. Cette demande de ré ouverture pour charges nouvelles a pour l’heure toujours été rejetée.

Dans l’attente du jugement devant être rendu le 18 novembre, choqués par l’attitude du procureur de la république, la famille et les amis de Jean-Pascal Couraud qui souhaitaient se réunir et s’associer dans cette épreuve, ont créé le vendredi 12 novembre 2004 un comité de soutien dans le but d’obtenir la réouverture de l’enquête relative aux conditions de la disparition de JPK et d’obtenir la vérité sur les circonstances et les causes de cette disparition.
En effet, de l’aveu même du ministère public, il était alors devenu évident que la situation de crise politique que traversait la Polynésie française allait constituer un obstacle majeur à la recherche de la vérité. Selon le procureur général, enquêter sur un assassinat possible d’un opposant politique notoire par des employés du GIP, aurait immédiatement été interprété par l’opinion comme une confirmation de cet assassinat.

Parallèllement à l’action judiciaire qui devait se poursuivre, il était donc devenu essentiel de rappeler avec force aux institutions le devoir de justice et de vérité dû à chaque citoyen indépendamment de toute autre considération, surtout s’agissant de faits pouvant être criminels. L’existence d’un comité de soutien réunissant famille et amis a facilité la mobilisation des media et de l’opinion.

Cette réouverture de l’enquête devrait également permettre de reprendre le travail d’investigation visant à déterminer plus précisément le déroulement de la dernière soirée de Jean-Pascal Couraud à son domicile. En effet, l’enquête menée d’abord par la gendarmerie puis par le juge d’instruction n’avait jamais réussi à lever les doutes importants qui avaient toujours subsisté à ce sujet.

Dernières infos du 4 mai.

A tous nos amis membres et sympathisants du comité de soutien,


Près de 4 mois se sont écoulés sans qu’aucune nouvelle information ait été donnée sur l’enquête relative la disparition de Jean-Pascal Couraud car il est important en effet de veiller à ce que celle-ci se déroule avec toute la discrétion possible, d’autant plus qu’elle s’éxécute dans un climat de peur et dans un contexte politique et judiciaire très particulier.

Toutefois, suite à l’entrevue qui a eu lieu le 3 mai entre la famille de JPK et le juge d’instruction Madame Barruol, il nous a semblé utile et nécessaire de faire un point succinct de la situation du dossier, sans rien révéler du déroulement de cette enquête qui se poursuit actuellement.

En effet, diverses informations ont été données ces dernières semaines à la famille de JPK, de différentes sources indépendantes, qui ne laissent planer aucun doute sur la réalité de l’assassinat qui a été commis le 15 décembre 1997 au large de Papeete sur la personne de Jean-Pascal Couraud, par des salariés d’une structure administrative qui prendra la dénomination de G.I.P. (groupement d’intervention de la Polynésie) quelques mois plus tard. Ceci est désormais devenu pour nous une certitude. Mais notre difficulté aujourd’hui est d’obtenir de l’appareil judiciaire la mise à jour de la réalité de cet assassinat afin que leurs auteurs et leurs complices puissent être jugés et punis pour ces actes odieux et criminels.

Par ailleurs, nous avons été également témoin dans cette affaire, et ce depuis les toutes premières révélations de Vetea Guilloux en octobre 2004, des graves dysfonctionnements de l’institution judiciaire. Tout ceci a été à nouveau confirmé par des révélations faites spontanément à la famille de JPK au cours de ces dernières semaines par plusieurs sources fiables et indépendantes de l’enquête. Les personnes à l’origine de ces dysfonctionnements et ceux qui y participent sont désormais connus mais compte tenu du déroulement de l’enquête en cours, il apparaît qu’il n’est actuellement ni utile ni souhaitable de révéler ces différents éléments sur lesquels nous reviendrons certainement plus en détail le moment venu. Toutefois, la nature des entraves et des pressions exercées montre clairement que certaines personnes bien placées dans le milieu judiciaire sont disposées à utiliser tous les moyens possibles, y compris ceux contraires à la loi, pour empêcher l’enquête d’aboutir et de révéler les auteurs, leurs complices, ainsi que les vrais responsables de cet assassinat.

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12 Mai 2006
Rassembler à Gauche 34. Lolo34.

12:15 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note

Ségolène Royal : Construire la France qui se bat et la France qui se relève !

Ségolène Royal participait, avec 1500 personnes, le 20 décembre en Alsace au premier débat participatif de sa campagne présidentielle, sur le thème de l'emploi et de la vie chère.

« Il y a une grande inquiétude face à la mondialisation, à ses dérives et les Français se demandent au fond si l’Etat peut encore servir à quelque chose.

• Nous avons le besoin d’un pacte social adapté à la réalité du monde et je vais vous dire ce soir comment je conçois le rôle de la puissance publique pour remettre la France de l’emploi en mouvement.

• Pour éviter que les désordres que crée une mondialisation non maîtrisée, que face à eux il doit y avoir une puissance publique pleinement responsable, capable d’anticiper, de prévenir et d’investir dans l’avenir.

• Pour amplifier son action et pour la rendre plus intelligente, je veux une puissance publique capable de travailler avec des partenaires sociaux à la légitimité renforcée. C'est le dialogue social à moderniser.

• Pour mettre un terme à l’injustice scandaleuse qui fait supporter aux seuls salariés toute la charge des mutations que traverse notre pays, je veux une puissance publique qui sécurise, qui protège et qui accompagne.

• La puissance publique devra passer une nouvelle donne avec les entreprises, dans une logique de résultat. Bien sûr elles auront le droit de percevoir des subventions ou des allègements de charges pour être davantage compétitives. Mais elles auront aussi le devoir de s’engager en termes d’emplois créés, de qualité de ces emplois et de pérennité de ces emplois. »

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10:24 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Saddam Hussein a été pendu à l'aube à Bagdad. La France "prend acte" de l'exécution de Saddam Hussein et appelle à la "réconciliation" et "l'unité nationale"

Saddam Hussein a été pendu à l'aube à Bagdad
Par Thibauld MALTERRE

BAGDAD (AFP) - Saddam Hussein, condamné pour l'exécution de 148 villageois mais accusé d'avoir provoqué des dizaines de milliers de morts, a été pendu samedi à l'aube, "résolu et courageux" selon un témoin.

"Saddam est monté calmement à la potence, il était résolu et courageux", a raconté à la télévision nationale Iraqia le Conseiller à la sécurité nationale, Moaffaq al-Roubaï.

L'exécution de l'ancien président irakien, juste avant 06H00 (03H00 GMT), qui n'a pas donné lieu immédiatement à de grandes scènes populaires à Bagdad, a été saluée par le président américain George Bush comme une "étape importante" de l'Irak vers la démocratie.

Saddam Hussein "n'a pas essayé de résister, n'a rien demandé. Il tenait un coran dans sa main qu'il a souhaité envoyer à une personne". Il avait "les deux mains attachées quand il a été pendu", a raconté M. Roubaï.

Ses dernières paroles, selon un autre témoin, le juge Mounir Haddad, ont été: "J'espère que vous resterez unis et je vous mets en garde: ne faites pas confiance à la coalition iranienne, ces gens sont dangereux".

L'ancien président semblait viser la coalition à dominante chiite au pouvoir, que beaucoup de sunnites considèrent comme une émanation de l'influence de l'Iran.

Le Premier ministre Nouri al-Maliki, se félicitant de l'"exécution du criminel Saddam", lui a indirectement répondu en lançant un appel à la réconciliation, à l'intention des partisans de l'ancien régime dont "les mains ne sont pas tâchées de sang".

La TV d'Etat a annoncé par erreur que les deux co-accusés de Saddam Hussein, son demi-frère Barzan al-Tikriti, ancien chef des services de renseignement, et l'ancien président du tribunal révolutionnaire Awad al-Bandar, lui avaient succédé sur le gibet. En fait leur exécution a été reportée au dernier moment de quelques jours pour mettre mieux en valeur celle de Saddam Hussein, selon M. Roubaï.

"Tout a été filmé, depuis la remise de Saddam aux Irakiens jusqu'à la potence", a-t-il ajouté, et la télévision publique diffusera "très prochainement ces images".

Toujours selon M. Roubaï, le corps "pourrait être remis à sa famille pour être enterré", alors que les autorités gardaient jusqu'ici le mutisme sur le sort de la dépouille.

La nouvelle de l'exécution a été accueillie par une multitude de tirs de joie à Najaf, ville sainte chiite du sud de l'Irak, selon un correspondant de l'AFP.

A Bagdad, quelques rafales ont résonné brièvement, également dans les quartiers majoritairement chiite, mais la situation semblait ensuite normale dans la ville.

L'exécution "ne mettra pas fin à la violence en Irak, mais c'est une étape importante sur la route de l'Irak vers une démocratie qui peut se gouverner, être autosuffisante et se défendre, et être un allié dans la guerre contre le terrorisme", a déclaré le président américain dans un communiqué.

L'ancien président "a payé", a estimé le gouvernement britannique, tout en réaffirmant son opposition de principe à la peine de mort. "Je me félicite du fait que Saddam Hussein ait été jugé par un tribunal irakien pour au moins quelques-uns des crimes horribles qu'il a commis à l'encontre du peuple irakien", a déclaré dans un communiqué la ministre des Affaires étrangères Margaret Beckett.

Le ministère français des Affaires étrangères a "pris acte" de l'exécution et a appelé les Irakiens à "regarder vers l'avenir et à travailler à la réconciliation et à l'unité nationale".

Human Rights Watch a condamné dans une déclaration la pendaison: "Saddam Hussein était responsable de terribles et nombreuses violations des droits de l'homme, mais ces actes, aussi brutaux soient-ils, ne peuvent justifier son exécution, une punition cruelle et inhumaine".

Saddam Hussein, qui a dirigé le pays d'une main de fer de 1979 jusqu'à la chute du régime en avril 2003, a été condamné à mort le 5 novembre pour le massacre de 148 villageois chiites de Doujaïl (au nord de Bagdad) tués en représailles après un attentat manqué contre le convoi présidentiel en 1982.

Son appel a été rejeté le 26 décembre.

Les autorités irakiennes ont voulu l'exécuter avant l'aube, qui marque le début des célébrations de l'Aïd al-Adha, la fête du Sacrifice.

Agé de 69 ans, Saddam Hussein avait été arrêté en décembre 2003. Sa mort met fin à toutes les poursuites qui avaient été engagées contre lui, en particulier le procès Anfal, où il était jugé pour génocide contre la population kurde et accusé d'être responsable de la mort de 180.000 personnes en 1987-1988.

Il était détenu depuis près de deux ans en un endroit tenu secret, sur une base militaire américaine à Bagdad.

Saddam Hussein avait été arrêté le 13 décembre 2003 près de son fief de Tikrit par des soldats américains alors qu'il se terrait au fond d'un trou.

Les images de l'homme longtemps le plus craint de l'Irak, l'air hagard, une barbe hirsute et en train de se faire examiner la bouche par un militaire américain, avaient fait le tour du monde.

La France "prend acte" de l'exécution de Saddam Hussein et appelle à la "réconciliation" et "l'unité nationale"

PARIS (AP) - Le ministère français des Affaires étrangères "prend acte de l'exécution de Saddam Hussein", et appelle "tous les Irakiens à travailler à la réconciliation et à l'unité nationale", dans un communiqué diffusé samedi.

Dans son bref communiqué, le ministère rappelle que la France "plaide comme l'ensemble de ses partenaires européens pour l'abolition universelle de la peine de mort", mais prend acte de cette décision qui "appartient au peuple et aux autorités souveraines de l'Irak".

"La France appelle tous les Irakiens à regarder vers l'avenir et à travailler à la réconciliation et à l'unité nationale. Plus que jamais, l'objectif doit être le retour à la pleine souveraineté et à la stabilité de l'Irak", ajoute le communiqué. AP

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09:07 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Civisme : Ola les jeunes, il vous reste ce samedi pour vous inscrire !

medium_Banner03.gif Vous voulez battre Le PEN et SARKOZY ? Il vous reste ce samedi pour vous inscrire sur les listes électorales. C'est simple, c'est direction la Mairie.
Pensez-y pour ne pas être oubliés !


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08:50 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Votez!, listes électorales, vote 2007, civisme, RAG 34

29.12.2006

Des milliers de fans disent adieu à James Brown

La foule s'est massée au pied de l'Apollo Theater où la dépouille de James Brown, décédé le jour de Noël, est exposée au public.

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"Le roi est mort, vive le roi", a écrit sur une pancarte un homme venu rendre hommage à James Brown. Harlem a dit adieu jeudi à son héros, père de la musique soul et chantre de la "fierté noire", décédé le jour de Noël. Devant l'Apollo Theater, des milliers de personnes ont attendu pendant des heures pour pouvoir s'incliner dans la salle de concert, devant la dépouille du chanteur.

C'est à New York et à l'Apollo qu'une grande part de sa carrière s'était décidée.

Depuis 1934, l'Apollo a joué un rôle historique de propulseur de talents, acteur de premier plan dans l'histoire du jazz, du gospel ou de la soul. Le théâtre de la 125e Rue a contribué à la renommée des géants de la musique noire américaine, de Count Basie, Duke Ellington à Ella Fitzgerald ou Billie Holiday, avant Aretha Franklin, Nina Simone, Michael Jackson ou plus récemment Lauryn Hill et Ben Harper.

Créé lui aussi en 1934, son concours de talents, le fameux "Amateur Night", désormais retransmis à la télévision, continue d'attirer chaque mercredi les jeunes espoirs, même s'il a sans doute perdu de son caractère incontournable.

Pour James Brown, l'endroit reste le cadre d'un de ses enregistrements les plus mythiques, "Live at the Apollo", sorti en 1963. Long d'à peine 31 minutes, l'album exprime la vigueur et l'énergie de ce chanteur et danseur fiévreux, capable de fusionner soul, rythm'n and blues, funk.

Mais Brown dut en financer lui-même la sortie, face à un producteur peu convaincu. Succès commercial immédiat, le disque est aujourd'hui classé n°24 de la liste des 500 meilleurs albums de tous les temps établie par le magazine Rolling Stone.

Célèbre pour son énergie, son sens du groove, sa présence scénique et ses costumes chamarrés, James Brown avait encore prévu de se produire à New York ce 31 décembre, au B.B. King's blues club.

Hommages et évocations ne devraient cependant pas s'arrêter à cette semaine, pour ce musicien aujourd'hui parmi les plus imités. Selon le journal Variety de mercredi, le réalisateur Spike Lee a signé un contrat pour réaliser un film sur la vie du "parrain de la soul".

Mr Sexmachine sera inhumé ce vendredi dans un cadre familial dans sa ville d'Augusta, en Géorgie (sud-est). Une cérémonie ouverte au public est prévue samedi au stade James-Brown d'Augusta, présidée par Al Sharpton, pasteur, homme politique et ami de la famille.

lefigaro.fr (Avec AFP) © 2006 AFP

Sex Machine : Lyrics
Fellas, I'm ready to get up and do my thing (yeah go ahead!)
I wanta get into it, man, you know (go ahead!)
Like a, like a sex machine, man, (yeah go ahead!)
Movin' and doin' it, you know
Can I count it off? (Go ahead)

One, two, three, four!

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)

Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)

Wait a minute!
Shake your arm, then use your form
Stay on the scene like a sex machine
You got to have the feeling sure as you're born
Get it together, right on, right on.

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

Hah!

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

You said, you said you got the,
You said the feeling,
You said the feeling you got to get
You give me the fever 'n' a cold sweat.
The way i like, it is the way it is,
I got mine 'n' don't worry 'bout his

Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

Bobby! Should I take 'em to the bridge?
(Go Ahead!)
Take 'em on to the bridge!
(Take em to the bridge!)
Should I take 'em to the bridge?
(Yeah!)
Take 'em to the bridge?
(Go Ahead!)
Hit me now!

Come on!

Stay on the scene, like a sex machine!
The way I like it is, is the way it is
I got mine, (dig it!), he got his

Stay on the scene, like a lovin' machine
Stay on the scene, like a lovin' machine
Stay on the scene

I wanna count it off one more time now
(Go ahead!)
You wanna hear it like it did on the top fellas?
(Yeah!)
Hear it like it did on the top?
(Yeah!)
Hit it now!

Get on up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get on up, (get on up)

Stay on the scene, (get on up), like a lovin' machine, (get on up)
Get up, (get on up)

Taste, (get on up)
Bein', (get on up)
Taste, (get on up)
Bein', (get on up)

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)

You gotta have the feelin, (get on up)
Sure as you're born, (get on up)

Get it together, right on, right on
right on, right on, (right on, right on)
right on, right on, (right on, right on)
right on, right on, (right on, right on)

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

And then, shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

Huh!

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

Can we hit it like we did one more time, from the top
Can we hit like that one more time
(One more time!)
One more time!
Let's hit it and quit! (Go ahead!)
Can we hit it and quit? (Yeah!)
Can we hit it and quit? (Yeah!)
Can we hit it and quit? (Yeah!)
Hit it!

James Brown Lyrics > Sex Machine Song Lyrics


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14:43 Publié dans Actualités , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sex machine, James BROWN, RAG 34

Rétro 2006: le non de la jeunesse au CPE d'un Premier ministre obstiné

Par Juliette BAILLOT

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pour agrandir clicker sur la photo

medium_logoAFP.7.gifPARIS (AFP) - La crise du CPE (Contrat première embauche) a symbolisé en 2006 les ratés du dialogue social, avec un Premier ministre qui n'a jamais su convaincre une jeunesse blessée et une opinion publique inquiète de la pertinence de sa mesure, décidée sans concertation.

Il aura fallu douze semaines à Dominique de Villepin et des millions de personnes défilant dans les rues pour reconnaître que celle-ci ne passait pas et jeter l'éponge le 10 avril.

"Je n'ai pas été compris par tous", "les conditions nécessaires de confiance et de sérénité ne sont réunies ni du côté des jeunes, ni du côté des entreprises pour permettre l'application du CPE", a-t-il concédé.

Confronté à un taux de chômage des jeunes actifs de 24%, trois fois supérieur à celui de leurs aînés, le Premier ministre avait voulu prendre le taureau par les cornes en décidant seul - sans même consulter son ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo - de créer ce contrat inédit.

Réservé aux moins de 26 ans embauchés dans des entreprises de plus de 20 salariés, le CPE s'inspirait du Contrat nouvelles embauches (CNE) en prévoyant une période d'essai très longue - 24 mois -, au cours de laquelle le jeune pouvait être licencié sans motif.

Aux yeux de M. de Villepin, cette "flexibilité" nouvelle allait pousser les employeurs les plus frileux à franchir le pas de l'embauche.

Mais aux yeux d'une majorité de jeunes, comme de leurs parents, la mesure est apparue insupportable parce qu'elle venait institutionnaliser - en la renforçant - la stigmatisation sur le marché de l'emploi dont les moins de 25 ans étaient déjà victimes.

Pour les syndicats, déjà furieux de n'avoir en rien été écoutés par le gouvernement sur le CNE, le CPE a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.

Ils ont répondu très vite présents aux syndicats étudiants qui les invitaient à manifester avec eux, reconstruisant l'unité qui leur faisait défaut depuis longtemps.

La première "manif anti-CPE", le 7 février, a réuni 200.000 à 400.000 personnes. Le mouvement est allé crescendo, paralysant des facultés pendant plusieurs semaines, avec des défilés rassemblant de un à trois millions de manifestants, selon les estimations, dans toute la France le 4 avril.

Une évolution inversement proportionnelle à celle de la cote de popularité du Premier ministre, tombée à 20% - un record - à l'issue de la crise.

L'incompréhension ne s'est en effet pas limitée aux jeunes et aux syndicats: le patronat n'a pas caché qu'il n'avait jamais été demandeur d'un tel contrat, Laurence Parisot (Medef) pressant même le gouvernement de sortir "rapidement" d'une crise "mettant en danger l'économie".

Du côté de la majorité, des députés ont aussi manifesté une impatience croissante face à l'entêtement du chef du gouvernement, tant la pression anti-CPE était forte dans leurs circonscriptions.

D'autres, moins nombreux, ont exhorté le Premier ministre à "tenir bon".

Mais tous ont constaté au final à quel point, dans cette affaire, les institutions ont été malmenées par l'exécutif qui a promulgué une loi, l'a ensuite assortie d'une non application partielle, avant d'annoncer une proposition de loi, dépossédant les parlementaires de cette prérogative.

Les syndicats sont en revanche sortis renforcés, notamment CGT et CFDT à la veille de congrès qui s'annonçaient difficiles. La direction confédérale de la CGT "ne pouvait espérer pareil trophée", a résumé le chercheur Dominique Andolfatto.

Quant au taux de chômage des jeunes actifs, il tourne toujours autour de 22%.

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10:00 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

UE à 27 : La France ouvre 62 métiers aux travailleurs roumains et bulgares

medium_logo_apreuters.gifPARIS (Reuters) - Gérard Larcher annonce l'ouverture du marché du travail français pour 62 métiers connaissant des difficultés de recrutement aux ressortissants de Bulgarie et de Roumanie à compter du 1er janvier 2007, date à laquelle ces deux pays intégreront l'Union européenne.

"Le 1er janvier, les travailleurs roumains et bulgares pourront dans 62 métiers qui ne trouvent pas aujourd'hui de réponse en termes d'offres d'emploi rentrer dans ces métiers", a déclaré le ministre délégué à l'Emploi lors d'une conférence de presse.

"C'est donc une ouverture maîtrisée, progressive autour des métiers en tension qui est appliquée aux nouveaux entrants", a-t-il souligné en rappelant que les mêmes conditions sont en vigueur depuis le 1er mai pour huit autres pays d'Europe centrale et orientale, dont l'adhésion à l'UE remonte à mai 2004.

Les 62 métiers dits "en tension" relèvent de sept secteurs économiques qui sont le BTP (ouvrier du béton, charpentier, carreleur, couvreur, menuisier, conducteur de travaux, etc.), l'hôtellerie et la restauration (cuisinier, serveur, etc.), l'agriculture (maraîcher-horticulteur, arboriculteur-viticulteur, éleveur de volaille, de porcs, de lapins, etc.).

On recense également la mécanique et le travail des métaux (chaudronnier-tôlier, régleur sur machine-outil, tuyauteur industriel, ajusteur-mécanicien, etc.), les industries de "process" (dans l'agroalimentaire, le verre, le papier-carton, etc.), le commerce (vente à distance, représentant à domicile, attaché commercial, etc.) et la propreté (laveur de vitres, agent d'entretien, etc.).

PAS "D'INVASION"

Gérard Larcher a dressé un bilan des sept premiers mois d'ouverture aux travailleurs des huit Etats membres déjà bénéficiaires de cette ouverture partielle (Lituanie, Lettonie, Estonie, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Slovénie et Hongrie) et souligné le caractère limité de l'afflux de leurs ressortissants.

"Nous avons vu depuis maintenant sept mois qu'il n'y avait pas eu d'invasion avec au contraire parfois régularisation de situations qui n'étaient pas des situations légales", a relevé le ministre.

Il a fait état de 1.545 demandes d'autorisation de travail permanentes de mai à octobre 2006, contre 1.061 en 2005, soit une progression de 45%.

Les demandes d'autorisation provisoires ont quant à elles progressé de 24% à 1.216 sur la même période après 978 en 2005.

C'est le travail saisonnier agricole qui reste l'activité la plus demandée avec 8.215 requêtes enregistrées sur la période janvier-septembre 2006, contre 6.777 au cours de la même période en 2005, soit une augmentation de 27%.

Les Polonais sont les principaux demandeurs avec environ 80% des demandes d'autorisations permanentes et 74% des demandes provisoires, devant les Hongrois (9% des demandes permanentes) et les Tchèques (10% des demandes permanentes).

Parallèlement à cette ouverture du marché du travail, Paris négocie "des mesures de lutte contre le travail illégal et de contrôle de la déclaration", a précisé Gérard Larcher.

L'ouverture du marché du travail français aux ressortissants roumains et bulgares a fait l'objet d'une circulaire du ministère de l'Emploi en date du 22 décembre.

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Chiffres du chômage: les astuces de l'ANPE dénoncées par des associations

Par Patrice NOVOTNY
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medium_logoAFP.4.gifPARIS (AFP) - Stage bidon en fin du mois, multiplication des sous-catégories de chômeurs: syndicats et chômeurs témoignent des pratiques utilisées pour dégonfler les statistiques officielles du chômage, le jour où une baisse du nombre de demandeurs d'emplois a été annoncée pour novembre.

En octobre, le chômage touchait 2,1 millions de personnes en France officiellement. Mais, souligne un tout nouveau collectif baptisé "Les autres chiffres du chômage" (ACDC) qui regroupe des associations et des syndicats, ce chiffre ne recense que les chômeurs de catégorie 1, à savoir les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un contrat à durée indéterminée (CDI) à temps plein et ayant travaillé moins de 78 heures dans le mois.

La part des sept autres catégories de chômeurs distinguées par l'ANPE - demandeurs d'emploi temporaire ou à temps partiel, non immédiatement disponibles, dispensés de recherche pour raison d'âge, etc. - a quadruplé en 25 ans. Ceux qu'ACDC nomme les "chômeurs invisibles" représentent aujourd'hui 2,3 millions de personnes, soit plus de la moitié de l'ensemble des demandeurs d'emplois (4,4 millions).

Cet écart entre statistiques officielles et réalités du chômage est dénoncé crescendo à mesure qu'approchent les échéances électorales, période où la courbe du chômage devient faiseuse de rois.

Le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo a rejeté les accusations du collectif jeudi en soulignant que les "règles de comptabilisation sont les mêmes depuis 1995, ce sont celles du BIT". "Nous avons un thermomètre dont nous communiquons tous les éléments tous les mois de manière transparente. Ce qui compte, c'est l'évolution de ce thermomètre; or la baisse du chômage de 15% en 18 mois concerne toutes les catégories de chômeurs", a-t-il ajouté.

Interrogée par l'AFP, la direction de l'ANPE a également souligné que "la baisse du chômage concernait actuellement l'ensemble des catégories" et mis en avant sa mission "emploi-quartier" de novembre 2005 qui a incité des jeunes à s'inscrire.

Néanmoins, en mars 2006, une conseillère ANPE, Fabienne Brutus, avait dénoncé l'"épuration statistique" des chômeurs pratiquée par la direction de l'agence, dans "Chômage, des secrets bien gardés", un livre brulôt qui avait fait sensation. La conseillère y exposait des consignes données pour pratiquer un "+nettoyage+" des fichiers, notamment celle de "mettre toutes les femmes de ménage en catégorie 3" (personnes cherchant un CDD).

Membre du collectif ACDC, Philippe Sabater (syndicat Snu ANPE) fustige pour sa part le questionnaire que les conseillers de l'ANPE soumettent aux chômeurs.

"Le conseiller doit demander au chômeur s'il serait prêt à accepter un emploi CDD ou à temps partiel", explique M. Sabater. "Si le chômeur répond oui, le conseiller peut cocher la case +catégorie 2+ (demandeur d'emploi à temps partiel) ou +catégorie 3+ (emploi temporaire): Et hop ! le chômeur disparaît de la statistique officielle...".

Autre pratique: le "peignage de fichiers". "On relève sur listing informatique les chômeurs inscrits en catégorie 1 qui travaillent à temps partiel, pour les faire basculer en catégorie 2", décrit-il. "On considère que le demandeur d'emploi qui occupe un temps partiel recherche forcément un travail à temps partiel", précise M. Sabater.

Alexandra Rolland, une Nîmoise de 39 ans au chômage depuis près de deux ans signatrice du blog "journaldunchomeur.midiblogs.com", affirme pour sa part que l'ANPE propose parfois des "stages ou contrats interim de deux-trois jours, voire de quatre heures, en fin de mois", afin de dégonfler les statistiques.

medium_RAG341.63.pngRAG 34. Les lolo's 34

09:15 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique