08.05.2007

René Revol condamne les propos de Georges Frêche

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Communiqué


Nous prenons acte de la victoire électorale de Nicolas Sarkozy. C'est une trés mauvaise nouvelle pour la République et pour les idéaux d'égalité dont la France est porteuse en Europe. La situation créée par ce résultat électoral appelle de la part de tous les élus et responsables de gauche la fermeté de caractère et le sens des responsabilités, car il va falloir désormais tout faire pour défendre les jeunes, les salariés, les chômeurs, les précaires, toute la population laborieuse qui va aujourd'hui subir les mesures réactionnaires du nouveau pouvoir qui va aggraver le libéralisme à l'oeuvre depuis cinq ans.

Cela implique dans l'immédiat que les socialistes et la gauche restent fidèles à leurs idéaux et les défendent unis lors des prochaines élections législatives du 10 et 17 juin prochain. On peut compter sur notre énergie et notre dévouement dans ce combat immédiat contre la droite. Le rapport de force électoral que nous pourrons établir à cette occasion pésera lourd dans les combats futurs.

A ce sujet, nous condamnons les déclarations irresponsables ce jour d'un Georges Frêche qui appelle à la dissolution du PS et à sa fusion avec le centre droit de Bayrou. Nous faisons confiance aux socialistes héraultais pour conserver leur unité et leur sang froid face à ce genre de provocations.

A la suite de l'échec du 6 mai, troisième présidentielle consécutive perdue par la gauche, nous devrons ensemble faire un bilan sans concessions par une discussion sincère et fraternelle parmi les socialistes mais aussi dans toute la gauche. Mais pour mener ce débat nécessaire la gauche doit rester unie dans ce combat pour attirer le plus grand nombre de citoyens, sans se laisser aller à rêver d'une alliance avec des "centristes" qui ont déjà massivement rejoint la majorité présidentielle.

Restons unis et fidèles aux idéaux d'égalité et nous serons à nouveau au rendez vous avec notre peuple !

7 mai 2007

René REVOL

Vice-Président de PRS
membre du Conseil National du Parti Socialiste


Extrait parmi les récents propos de Georges Frêche (divers gauche) 7 mai sur FR3 région LR 12/13.


podcast



medium_RAG341.648.pngRAG 34. Les lolo's 34

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06.05.2007

Estimations à 20h00 : Un homme, une femme, une femme, un homme ?

medium_sarkozy_2028_20nov_20rogne.jpgNicolas Sarkozy élu président de la République avec un score proche de : 53,06 %








medium_Sego_20affiche_20officielle.jpgSégolène Royal : 46,94 %










medium_file_224856_443379.3.jpgLa France a choisi : A DROITE TOUTE !







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Les résultats très certainement connus dès avant 18h00 ce dimanche, les communes qui ont dans la couronne parisienne, majoritairement votées pour la candidate socialiste (60%), se sont vues envahir cet après-midi par des compagnies de CRS, par crainte d'incidents selon France Info (18h40-19h30).

Vous en aviez rêvé, la France bleue CRS est enfin là !

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20:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , 02 URGENCE LIBAN ! , 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , 06 Grain de sable (courriels d'ATTAC). , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Le winner est SARKOZY !

05.05.2007

VOTER EN REGARDANT L’HORIZON

medium_RAG341.635.pngA J-2 de la consultation décisive qui engagera notre pays pour au moins 5 ans dans l'un ou l'autre projet de société, l'équipe de RAG 34 a confié à René Revol membre du Conseil National du PS, vice président de Pour la Rébublique Sociale la rédaction de son billet du jour. Bon vote dimanche !


medium_Meeting_5-12_Revol.2.jpgVOTER EN REGARDANT L’HORIZON

Au delà du bruit médiatique et de la fureur d’une fin de campagne, n’oublions pas ce qui est au principe même de la citoyenneté que nous partageons tous : être citoyen de la République (res publica, la « chose publique ») c’est s’arracher à son quotidien et à ses appartenances particulières pour penser et agir du point de vue de l’intérêt général. Utopie ? Pas du tout, quelque part ce principe traverse peu ou prou chaque citoyen lorsqu’il rentre dans l’isoloir.

Aussi à la veille du vote du 6 mai, pourquoi ne pas tenter de s’élever au niveau des enjeux non seulement nationaux mais aussi planétaires de cette élection. Le monde est aujourd’hui dominé par une idéologie libérale et sécuritaire, au pouvoir dans la plus grande puissance économique, politique et militaire, qui impose sa loi : la plus grande liberté au marché accompagné d’un puissant gendarme mondial, la loi du plus riche et la loi du plus fort réunies, le tout agrémenté d’un renouveau de l’ordre moral et du fondamentalisme religieux, source des communautarismes. Un simple regard sur l’état de la planète nous convainc que ce nouvel « ordre » du monde nous mène au désastre.

Comment dès lors ne pas comprendre que Nicolas Sarkozy est le digne représentant de cette orientation libérale-sécuritaire et qu’il entreprend la normalisation de la France à ce nouvel ordre mondial. Après avoir normalisé la droite en effaçant l’héritage gaulliste et en rejetant la tradition démocrate chrétienne, sa victoire serait le début de la normalisation de la société. Les citoyennes et les citoyens français peuvent et doivent dimanche prochain dire Non à cette normalisation en votant pour Ségolène Royal, rejoignant ainsi les forces de plus en plus nombreuses qui se lèvent dans le monde, jusqu’aux Etats-Unis même, pour contester ce nouvel ordre mondial et rechercher une autre voie.

Contre ceux qui distillent jour après jour l’idée que nous serions impuissants devant ce nouvel ordre du monde, rappelons nous la définition qu’Aristote donnait du citoyen dans une République : « Est citoyen celui qui exerce le pouvoir » !

Alors dimanche prochain, ce pouvoir, exerçons-le pleinement !

René REVOL
D’abord un citoyen libre qui votera Ségolène Royal dimanche prochain.

Et par ailleurs :

Professeur agrégé de sciences économiques et sociales

Vice-Président de l’association PRS

Membre du Conseil National du Parti Socialiste

medium_RAG341.636.pngRAG 34. Lolo34

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24.04.2007

René REVOL : Communiqué

medium_161-150x150.18.jpgRené REVOL
Vice-Président de PRS (Pour la République Sociale)


Membre du Conseil National du PS

Communiqué

Le 22 avril nous pouvons d’abord fêter deux victoires :

1) une participation électorale exceptionnelle qui prend l’allure d’une véritable insurrection civique : les citoyens ne veulent plus que les choses se décident sans eux. On retrouve un mouvement qui s’était déjà exprimé lors du référendum du 29 mai 2005. Les théoriciens de l’apathie civique du peuple français en sont pour leur frais. Les abstentions passées exprimaient une demande de renouveau politique qui s’est ce dimanche exprimé par une forte participation.

2) le recul du Front national dans ce contexte de mobilisation électorale est une revanche du peuple contre le mauvais coup du 21 avril 2002. Lorsque les citoyens se mobilisent Le Pen recule.

La mobilisation de l’électorat de gauche a permis de qualifier la candidate du Parti Socialiste, Ségolène Royal, pour le second tour.

Nous nous réjouissons d’y avoir contribué à notre modeste place. Il est possible désormais pour la gauche d’offrir une alternative à l’orientation libérale-sécuritaire de Sarkozy. Toutes les forces doivent désormais se mobiliser pour le mettre en échec et construire ensemble une autre voie.

Les forces populaires du changement social sont intactes : celles qui ont refusé la régression sociale en 2003 contre la loi Fillon, celles qui ont refusé l’Europe libérale le 29 mai 2005, celles qui ont mis en échec le CPE et un monde de précarité et de chômage. Toutes ces forces disponibles doivent être aujourd’hui rassemblées et mobilisées. Cela ne se fera pas en cherchant à séduire François Bayrou ou à reprendre son programme, lui qui a cherché à apparaître frauduleusement comme un renouveau tout en maintenant sa politique libérale et conservatrice. Adressons nous au peuple tout entier pour conduire fermement un changement social et démocratique avec l’ordre dominant.

Oeuvrons ensemble à ce que le peuple de France le 6 mai prochain ouvre une voie nouvelle en infligeant une défaite historique au candidat libéral-sécuritaire, Nicolas Sarkozy, en votant et en faisant voter pour Ségolène Royal.

Le 23 Avril 2007

medium_RAG341.615.pngRAG 34. Lolo34

13:29 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REVOL, Communiqué

19.03.2007

Midi Libre : Paris ordonne la réintégration de René Revol

medium_logo_midilibre.2.gif Article paru page 2 Montpellier le 19 mars





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18:06 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : REVOL, RAG 34

18.03.2007

Comission nationale des conflits : L'exclusion de René Revol du PS annulée

medium_20061106_LeMans_Revol01-2-450x450.2.jpgLa Commission Nationale des Conflits a annulé samedi 17 mars, à l'unanimité, tant sur la forme que sur le fond, la première décision de la commission départementale des conflits de l'Hérault qui avait exclu René Revol.

medium_RAG341.485.pngRAG 34. Les lolo's 34

18:20 Publié dans 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : REVOL, PS, RAG 34

20.02.2007

Contre l'exclusion de René REVOL : Vous aussi signez la pétition !

Comme déjà, Laurent Fabius, Claude Bartolone, Jean-Luc Mélenchon, Kléber Mesquida et des centaines d'autres, signez vous aussi la pétition de soutien à René REVOL !

Les faits en vidéo :
Entretien-vidéo avec René Revol, l'exclu du PS héraultais



Le texte de la pétition :
Informés de la décision d’exclusion de René REVOL prise à la majorité simple par la commission des conflits par la Fédération de l’Hérault du Parti Socialiste,
Informés que cette sanction a été prononcée sans que l’accusé n’ait pu bénéficier des droits élémentaires de la défense (communication du dossier d’accusation),
Informés que René REVOL, membre du Conseil National, a fait appel de cette décision auprès de la Commission nationale des conflits -appel qui est suspensif-
Les soussignés s’élèvent contre cette décision et en demandent l’annulation.
Les divergences politiques ne peuvent pas se régler par des mesures disciplinaires. Inclure au lieu d’exclure, tel devrait être notre devise à la veille d’échéances électorales décisives, où les socialistes et la gauche devraient essayer de se rassembler dans le respect des opinions de chacun.

Comment et où signer la pétition ?

1 Indiquez vos :
Nom Prénom Adresse Mail Signature

2 Renvoyer les signatures au Comité de soutien contre l'exclusion de René REVOL

Mail : renepetition@yahoo.fr

3 Ou sur le site de mesopinions.com : signer la pétition en ligne

IMPORTANT : En cas de difficulté pour vous enregistrer en ligne : vous pouvez signer également la pétition en nous adressant un mail à : renepetition@yahoo.fr

4 Visiter le blog contre l'exlusion arbitraire de René REVOL du PS

medium_RAG341.400.pngRAG 34. Les lolo's 34

19:32 Publié dans 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

05.02.2007

CONTRE L' EXCLUSION DE René REVOL, signez la pétition en ligne !

Informés de la décision d’exclusion de René REVOL prise à la majorité simple par la commission des conflits par la Fédération de l’Hérault du Parti Socialiste,
Informés que cette sanction a été prononcée sans que l’accusé n’ait pu bénéficier des droits élémentaires de la défense (communication du dossier d’accusation),
Informés que René REVOL, membre du Conseil National, a fait appel de cette décision auprès de la Commission nationale des conflits -appel qui est suspensif-
Les soussignés s’élèvent contre cette décision et en demandent l’annulation.
Les divergences politiques ne peuvent pas se régler par des mesures disciplinaires. Inclure au lieu d’exclure, tel devrait être notre devise à la veille d’échéances électorales décisives, où les socialistes et la gauche devraient essayer de se rassembler dans le respect des opinions de chacun.

Nom Prénom Adresse Mail Signature

Renvoyer les signatures à Monica MOLINA, membre du Conseil Fédéral de l’Hérault

Mail : renepetition@yahoo.fr

Le site contre l'exclusion de René REVOL et de la pétition en ligne : http://petitionpourrenerevol.midiblogs.com

medium_RAG341.330.pngRAG34. Les lolo's 34

16:08 Publié dans 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

29.01.2007

René REVOL, membre du conseil national exclus à son tour du PS par la fédération de l'Hérault. Lettre à mes amis socialistes

Dans l’Hérault, la fédération du PS exclut ceux osent s’opposer publiquement !

Lettre à mes amis socialistes

medium_thumb_rene_revol.jpgCe courrier a pour but de vous informer de l’incroyable machination qui vient de se monter contre moi dans la Fédération socialiste de l’Hérault. Au mépris de toutes les règles élémentaires du droit, la commission fédérale des conflits vient de voter mon exclusion, à la majorité simple. Comme vous pourrez vous en convaincre en prenant connaissance des faits qui suivent, il s’agit d’une pure et simple vengeance consécutive à l’exclusion du PS de Georges Frêche par la commission nationale des conflits. On aurait pu s’attendre à ce que cette décision pousse chacun à faire les efforts nécessaires pour que s’ouvre pour notre fédération une nouvelle ère de rénovation. Manifestement, il n’en est rien ; un petit noyau de dirigeants s’accrochant à des méthodes politiques d’un autre âge.

Convoqué devant la commission des conflits de la Fédération de l’Hérault, présidé par Michel Guibal, ce samedi 27 janvier, celui-ci me signifiant dans la convocation vouloir « m’entendre » sur certains de mes « actes individuels »( !), sans autre précision. Alors que l’information publique de l’exclusion nationale de Georges Frêche circulait déjà, je rentrais dans la commission, accompagné de deux témoins, dont mon secrétaire de section[1]. Le président de la Commission me déclare : « Tu dois bien savoir pourquoi tu es accusé ? » ! Je lui précise que contrairement aux droits les plus élémentaires[2], j’étais convoqué sans connaître les motifs de ma convocation, sans avoir accès aux raisons des plaignants et sans qu’on me communique un quelconque dossier, ce qui constitue un délit d’entrave manifeste.

Refusant de me communiquer ces pièces, le Président de la Commission me précise oralement deux motifs d’accusation :

1) le fait que lors de la campagne interne de désignation du candidat socialiste j’aurai « refusé de faire campagne un candidat socialiste parmi les trois prétendants », préférant participer à des réunions publiques avec d’autres forces de gauche, notamment antilibérales.

2) le fait qu’au moment de cette désignation j’aurai dénigré publiquement la Fédération socialiste de l’Hérault, ses dirigeants et ses grands élus, pour fonctionnement non démocratique.

J’ai d’abord précisé qu’on ne me fournissait aucune preuve matérielle quelconque de ces accusations, qu’on ne me confrontait pas à mes accusateurs (ne serait-ce que me transmettre le procès-verbal de leurs déclarations). Ce à quoi le président de la commission a répondu qu’il s’agissait de juger mon « comportement général ».

Quant aux deux accusations lancées,

1°) j’ai précisé que je n’avais pas ménagé ma peine pour faire la campagne interne de Laurent Fabius, comme en témoigne de nombreuses réunions, et que par ailleurs je trouvais normal et nécessaire pour le PS que ses membres participent aux débats de toute la gauche ; je mettais au défi quiconque de trouver une de mes déclarations publiques qui ne soit pas favorable à l’union de la gauche et donc au PS.

2°) Quant au fonctionnement antidémocratique de la fédération, il a été souligné maintes fois par la commission électorale nationale du Parti, et je me félicite lors de la dernière consultation d’avoir contribué à améliorer la transparence de nos scrutins internes en intervenant pour que le scrutin se déroule selon les règles. J’ai par ailleurs publiquement exprimé mon désaccord avec les déclarations de G.Frêche, aujourd’hui condamnées par le Parti lui-même.

Aucune réponse ne m’a été apportée. Aucune preuve ne m’a été fournie. C’est donc dans l’arbitraire et la subjectivité la plus totale que la majorité de cette commission a voté l’exclusion. Il est clair qu’on veut faire payer l’un des rares responsables socialistes départementaux qui ait eu le courage de s’opposer à Frêche et au secrétaire fédéral Navarro.

Décidé à ne pas me laisser faire, sûr de mon droit, je fais appel de cette décision devant la Commission nationale des conflits, notamment en tant que membre titulaire du conseil national. Je lui fais confiance pour faire valoir le droit. Socialiste, attaché aux valeurs du socialisme, je reste membre du PS (l’appel ayant un caractère suspensif) et je compte bien défendre ces valeurs contre tous ceux qui les bafouent, à commencer par les responsables de la fédération et de la commission fédérale des conflits. Je me réserve la possibilité de défendre mon droit devant la justice de la République.


[1] Je tiens à votre disposition le témoignage de ces deux témoins.

[2] Toute procédure d’accusation dans n’importe quelle institution ou association, publique ou privée, est soumise à la règle contradictoire (article 14 du code des procédures civiles) qui implique que l’accusé est préalablement informé avant son audition des accusations précises qui sont portées contre lui, et des pièces du dossier.

René REVOL, membre du conseil national
Le 28 janvier 2007.


medium_RAG341.250.pngRAG 34. Les lolo's 34

08:36 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

14.12.2006

Vidéo : intervention de René REVOL à St OUEN

René REVOL, Vice Président de PRS, Porte parole national provisoire de l’appel pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes


Rene_Revol
envoyé par cua34

Voilà pourquoi j’ai proposé
la candidature de Jean-Luc MELENCHON


Signataire national de l’appel unitaire initial du 11 mai, désigné comme porte parole provisoire par l’assemblée des collectifs unitaires antilibéraux en septembre, je n’ai pas ménagé ma peine pour assurer la mobilisation nécessaire dans le pays pour que la gauche de transformation sociale se rassemble sur une candidature unitaire, appuyée sur le projet des 125 propositions versées au débat citoyen dans tout le pays. Car je suis convaincu qu’il est impératif pour battre la droite que le rassemblement nécessaire de la gauche soit fécondée par l’union des antilibéraux. C’est ce que PRS a appelé « l’union dans l’union ».

Ce qui m’a convaincu de signer l’appel du 11 mai, c’est donc le fait que celui-ci s’engageait pour une union sans exclusives, avec un rassemblement sans ambigüité contre la droite au deuxième tour, à l’inverse de la position sectaire anti-PS défendue par la direction de la LCR. Je l’ai aussi signé, non seulement du fait de la diversité et de l’unité de toutes les personnalités de gauche de valeur rassemblées sur cet appel, mais surtout du fait que le PCF, en tant que Parti, avait signé cet appel, tant je crois que cette union dans l’union est impossible sans l’implication centrale du PCF.

Or malgré la puissance de l’adhésion de notre campagne dans le pays et dans le peuple de gauche, qui s’est manifestée notamment par la participation massive aux meetings, ni les sensibilités qui ont initié l’appel, ni l’assemblée des collectifs réunis à St Ouen les 9 et 10 décembre ne sont arrivés à s’entendre sur les candidatures qui avaient été soumises jusqu’ici au débat.

Si elle se confirmait, cette paralysie serait catastrophique. L’absence d’accord sur le nom du candidat ajouté à la désignation de Ségolène Royal par le PS risque de déséquilibrer la gauche et de la conduire à la défaite en 2007. Ce ne serait une bonne nouvelle pour aucun des partis de gauche, pas plus pour mon parti, le PS, que pour le PCF, et sûrement pas pour notre peuple qui serait à nouveau privé d’une issue progressiste à l’état d’urgence politique et sociale du pays. Notre responsabilité est donc écrasante et il faut avoir le courage de faire des propositions pour en sortir. J’ai donc proposé à la commission de synthèse de cette assemblée la candidature de Jean-Luc MELENCHON. En faisant cela j’ai la conviction d’avoir obéi à mon devoir de socialiste et de militant de gauche, facilitateur d’une union dans l’union indispensable pour battre la droite en 2007.

D’abord car j’ai pensé que cette proposition était la seule qui permettait de sortir de la paralysie et d’empêcher un échec. Chacun, lorsqu’il réfléchit sérieusement, s’accorde à dire qu’il faut trouver une candidature qui convienne au PCF. Il faut donc entendre les arguments des communistes. Or les raisons positives qui ont été avancées par les communistes pour justifier la candidature de Marie-George BUFFET s’appliquent aussi à Jean-Luc MELENCHON : une personnalité élue, nationalement connue, ayant une expérience politique nationale et internationale, capable d’affronter une campagne difficile, notamment face à des médias dont on a mesuré l’agressivité dans la campagne du Non, en mesure de parler à la population laborieuse et d’être entendue par tout le peuple de gauche, et notamment par l’électorat socialiste.

Par ailleurs, les militants de PRS, l’association qu’il préside, se sont largement engagés dans la mobilisation antilibérale depuis la campagne du Non. Leur apport et celui de Jean-Luc MELENCHON a été décisif dans le basculement de cet électorat le 29 mai 2005. Ils ont participé à la constitution des collectifs et à l’élaboration des 125 propositions. Toutes les composantes des collectifs se sont accordées pour reconnaître la sincérité de cet engagement. Aucune exclusive ne doit donc empêcher les militants du rassemblement antilibéral de répondre à la seule question qui vaille : quelle est la candidature la plus efficace dans l’intérêt général de la gauche ?

Les collectifs unitaires étaient tombés d’accord sur un objectif clair :
Ils ne veulent pas d’une candidature de témoignage, ils ne veulent pas simplement d’une candidature qui maintienne l’union de différentes composantes ; ce n’est pas un président des collectifs antilibéraux qu’il s’agit de désigner ; ils veulent une candidature capable d’entraîner la majorité des électeurs populaires et la majorité des électeurs de gauche. Ils veulent une candidature pour faire gagner la gauche et engager une nouvelle politique de transformation sociale. Or on a constaté lors du vote du 29 mai que Jean-Luc MELENCHON correspondait à un centre de gravité de cette gauche de transformation sociale qui risque de ne plus se sentir représentée.

En effet, une grande partie de l’électorat de gauche, et notamment socialiste, est aujourd’hui déboussolée par la désignation de Ségolène ROYAL, qui recentre la candidature des socialistes sur un axe plus libéral et plus sécuritaire. Par ailleurs le ralliement, en échange de quelques circonscriptions, de Jean-Pierre CHEVENEMENT plonge dans le désarroi beaucoup d’électeurs républicains de gauche. Il y a donc un grand risque que tout un secteur du peuple de gauche soit en déshérence. Une candidature authentiquement de gauche, fondée sur les valeurs républicaines et sociales de transformation sociale et d’égalité, pourrait le conjurer.

La possibilité existe de fournir une nouvelle offre politique à l’image de ce qui s’est passé outre Rhin avec Oskar LAFONTAINE et le Linkspartei, en Amérique Latine avec les fronts politiques nés au Venezuela ou en Bolivie autour de CHAVEZ et MORALES, au Pays Bas avec le succès électoral du SP. Et cela aura une portée encore plus grande en France. Ne ratons pas l’occasion historique de commencer à le faire dans la République qui a voté massivement Non à l’Europe libérale.

Le 11 décembre 2006

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07:05 Publié dans 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : René REVOL, PRS, St Ouen, cual34, RAG 34

13.12.2006

René REVOL : Voilà pourquoi j'ai proposé la candidature de Jean- Luc MELENCHON

Une info exclusive de RAG 34 medium_161-150x150.11.jpg
René REVOL, Vice Président de PRS, Porte parole national provisoire de l’appel pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes

Voilà pourquoi j’ai proposé
la candidature de Jean-Luc MELENCHON


Signataire national de l’appel unitaire initial du 11 mai, désigné comme porte parole provisoire par l’assemblée des collectifs unitaires antilibéraux en septembre, je n’ai pas ménagé ma peine pour assurer la mobilisation nécessaire dans le pays pour que la gauche de transformation sociale se rassemble sur une candidature unitaire, appuyée sur le projet des 125 propositions versées au débat citoyen dans tout le pays. Car je suis convaincu qu’il est impératif pour battre la droite que le rassemblement nécessaire de la gauche soit fécondée par l’union des antilibéraux. C’est ce que PRS a appelé « l’union dans l’union ».

Ce qui m’a convaincu de signer l’appel du 11 mai, c’est donc le fait que celui-ci s’engageait pour une union sans exclusives, avec un rassemblement sans ambigüité contre la droite au deuxième tour, à l’inverse de la position sectaire anti-PS défendue par la direction de la LCR. Je l’ai aussi signé, non seulement du fait de la diversité et de l’unité de toutes les personnalités de gauche de valeur rassemblées sur cet appel, mais surtout du fait que le PCF, en tant que Parti, avait signé cet appel, tant je crois que cette union dans l’union est impossible sans l’implication centrale du PCF.

Or malgré la puissance de l’adhésion de notre campagne dans le pays et dans le peuple de gauche, qui s’est manifestée notamment par la participation massive aux meetings, ni les sensibilités qui ont initié l’appel, ni l’assemblée des collectifs réunis à St Ouen les 9 et 10 décembre ne sont arrivés à s’entendre sur les candidatures qui avaient été soumises jusqu’ici au débat.

Si elle se confirmait, cette paralysie serait catastrophique. L’absence d’accord sur le nom du candidat ajouté à la désignation de Ségolène Royal par le PS risque de déséquilibrer la gauche et de la conduire à la défaite en 2007. Ce ne serait une bonne nouvelle pour aucun des partis de gauche, pas plus pour mon parti, le PS, que pour le PCF, et sûrement pas pour notre peuple qui serait à nouveau privé d’une issue progressiste à l’état d’urgence politique et sociale du pays. Notre responsabilité est donc écrasante et il faut avoir le courage de faire des propositions pour en sortir. J’ai donc proposé à la commission de synthèse de cette assemblée la candidature de Jean-Luc MELENCHON. En faisant cela j’ai la conviction d’avoir obéi à mon devoir de socialiste et de militant de gauche, facilitateur d’une union dans l’union indispensable pour battre la droite en 2007.

D’abord car j’ai pensé que cette proposition était la seule qui permettait de sortir de la paralysie et d’empêcher un échec. Chacun, lorsqu’il réfléchit sérieusement, s’accorde à dire qu’il faut trouver une candidature qui convienne au PCF. Il faut donc entendre les arguments des communistes. Or les raisons positives qui ont été avancées par les communistes pour justifier la candidature de Marie-George BUFFET s’appliquent aussi à Jean-Luc MELENCHON : une personnalité élue, nationalement connue, ayant une expérience politique nationale et internationale, capable d’affronter une campagne difficile, notamment face à des médias dont on a mesuré l’agressivité dans la campagne du Non, en mesure de parler à la population laborieuse et d’être entendue par tout le peuple de gauche, et notamment par l’électorat socialiste.

Par ailleurs, les militants de PRS, l’association qu’il préside, se sont largement engagés dans la mobilisation antilibérale depuis la campagne du Non. Leur apport et celui de Jean-Luc MELENCHON a été décisif dans le basculement de cet électorat le 29 mai 2005. Ils ont participé à la constitution des collectifs et à l’élaboration des 125 propositions. Toutes les composantes des collectifs se sont accordées pour reconnaître la sincérité de cet engagement. Aucune exclusive ne doit donc empêcher les militants du rassemblement antilibéral de répondre à la seule question qui vaille : quelle est la candidature la plus efficace dans l’intérêt général de la gauche ?

Les collectifs unitaires étaient tombés d’accord sur un objectif clair :
Ils ne veulent pas d’une candidature de témoignage, ils ne veulent pas simplement d’une candidature qui maintienne l’union de différentes composantes ; ce n’est pas un président des collectifs antilibéraux qu’il s’agit de désigner ; ils veulent une candidature capable d’entraîner la majorité des électeurs populaires et la majorité des électeurs de gauche. Ils veulent une candidature pour faire gagner la gauche et engager une nouvelle politique de transformation sociale. Or on a constaté lors du vote du 29 mai que Jean-Luc MELENCHON correspondait à un centre de gravité de cette gauche de transformation sociale qui risque de ne plus se sentir représentée.

En effet, une grande partie de l’électorat de gauche, et notamment socialiste, est aujourd’hui déboussolée par la désignation de Ségolène ROYAL, qui recentre la candidature des socialistes sur un axe plus libéral et plus sécuritaire. Par ailleurs le ralliement, en échange de quelques circonscriptions, de Jean-Pierre CHEVENEMENT plonge dans le désarroi beaucoup d’électeurs républicains de gauche. Il y a donc un grand risque que tout un secteur du peuple de gauche soit en déshérence. Une candidature authentiquement de gauche, fondée sur les valeurs républicaines et sociales de transformation sociale et d’égalité, pourrait le conjurer.

La possibilité existe de fournir une nouvelle offre politique à l’image de ce qui s’est passé outre Rhin avec Oskar LAFONTAINE et le Linkspartei, en Amérique Latine avec les fronts politiques nés au Venezuela ou en Bolivie autour de CHAVEZ et MORALES, au Pays Bas avec le succès électoral du SP. Et cela aura une portée encore plus grande en France. Ne ratons pas l’occasion historique de commencer à le faire dans la République qui a voté massivement Non à l’Europe libérale.

Le 11 décembre 2006

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04.12.2006

Le mot de la semaine : « La Lucidité » Lettre hebdo de René Revol

La lettre hebdomadaire de René REVOL - - N° 8–

revolrene@wanadoo.fr Vendredi 1er décembre 2006

Le mot de la semaine

« La Lucidité »

Il arrive que des oeuvres de fiction, romans ou films, vous fassent mieux comprendre le mouvement du réel, alors que le poids du quotidien vous l’obscurcit. Gérard Perrier, un ami marseillais, a attiré mon attention sur le dernier roman traduit en français du grand écrivain portugais, José Saramago, Prix Nobel de littérature en 1998. «La Lucidité » - puisque c’est son titre – claque comme avertissement à toute l’Europe. Ce roman raconte une histoire singulière : dans un pays imaginaire, lors d’une élection municipale dans la capitale, la classe politique découvre avec effroi le soir du dépouillement que 70% des électeurs ont voté blanc. Affolées, les autorités politiques annulent dans la panique les résultats et convoquent à nouveau les électeurs le dimanche suivant ; et c’est 80% des électeurs qui votent blanc !
Je vous laisse le soin de lire la suite mais Saramago met ici le doigt sur l’état d’urgence politique que nous connaissons déjà quasiment partout en Europe. La crise de la représentation politique et le décalage croissant entre les aspirations populaires et la réponse des parlements et gouvernements en place nourrissent une aspiration à un changement radical. On le sait : cette crise politique se croise avec une crise sociale de grande ampleur, le capitalisme contemporain marqué par la tyrannie des marchés financiers entraînant chaque jour un peu plus de populations dans la spirale des fins de mois difficiles. Cet état d’urgence politique et social finit toujours par s’exprimer d’une manière ou d’une autre dans les urnes. Si la gauche ne lui offre pas une perspective de transformation sociale la radicalité de la situation risque bien de ne pas s’exprimer par des votes blancs mais par des expressions électorale radicales d’une toute autre nature. La place grandissante des partis d’extrême droite dans les pays d’Europe de l’Est, l’irruption des néo-nazis dans un Parlement régional allemand, un tiers de l’électorat flamand qui vote aux municipales pour un parti xénophobe et raciste, la présence constante d’un Le Pen dans les sondages proche des 20 %, toute cela ne semble pas émouvoir nos élites.

Une autre voie existe. Par exemple aux élections législatives hollandaises une gauche authentiquement socialiste et populaire a fait irruption en obtenant 17 % des suffrages et talonnant un parti travailliste compromis dans le social libéralisme. Quand on sait que la Hollande a voté massivement Non au TCE, et notamment l’électorat de gauche, cette nouvelle devrait interpeller la gauche française. Maintenant que le Parti Socialiste a fait le choix de suivre les sondages et d’investir une candidate qui cède à l’idéologie dominante libérale et sécuritaire, il est d’une importance capitale que la gauche de transformation sociale s’unisse et présente un front commun aux prochaines élections. Depuis plus de deux mois je parcours le pays en tant qu’un des porte- paroles provisoires du rassemblement antilibéral et je peux vous affirmer que ce besoin d’unité de la gauche et que cette gauche soit en rupture avec le libéralisme est partagé par un public populaire de plus en plus nombreux. Aux responsables
de l’entendre et d’y répondre comme Jean-Luc Mélenchon nous y appelle dans son entretien dans Politis de cette semaine, qui relance l’espoir de« l’union dans l’union ».

Pour terminer je reviendrai à José Saramago qui répond à un journaliste qui lui demande ce qu’il pense du vote Non de la France (Le Monde 24 novembre) : « Je ne sais pas quelle France a voté cela, mais j’ai beaucoup aimé ce sursaut. D’un point de vue culturel, la France est pour moi d’une importance fondamentale, même si je pense qu’elle a laissé tomber son rôle de phare. Si vous réussissez à le récupérer, ce serait formidable pour l’Europe et le monde. »

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MON AGENDA DE LA SEMAINE

Jeudi 30 novembre

Meeting unitaire antilibéral à Annonay (Ardèche)

Vendredi 1er Décembre
20h Aniane (34)

Réunion publique du CUAL de la Moyenne Vallée de L’Hérault (Cantons de Gignac et Aniane), présidé par Manuel Diaz, Maire et CG Pcf, avec Arnaud Carpier (PCF) et Silvi Tourreille (LCR)

Lundi 4 décembre

Enregistrement d’un entretien sur Divergences FM sur le phénomène poltique Royal et sa signification (à 19h)

Lundi 4 décembre 19h
Saint Etienne (42)
Meeting unitaire antilibéral où j’interviens avec les autres porte-paroles nationaux

Mardi 5 décembre 20h30
Montreuil

(Seine St Denis)

Grand meeting unitaire de la Région Parisienne où j’interviens au nom de PRS aux côtés de M.G. Buffet, J. Bové, C.Autain, Y.Salesse, C. Picquet, E. Coquerel etc…

Jeudi 7 décembre 18h

Alès (Gard)

Meeting unitaire antilibéral où j’interviens aux côtés d’autres porte-paroles nationaux.

Samedi 9 et Dimanche 10
décembre à Saint-Ouen

Réunion Nationale des délégués des Collectifs unitaires
antilibéraux

Comprendre pour agir : la lecture de la semaine

(Cette rubrique rend compte d’une de mes lectures sociales ou politiques de la semaine)

Le modèle du « concours de beauté »
Cette semaine je vous invite à vous plonger dans des textes plus anciens. Le modèle dit du « concours de beauté » exposé par le grand économiste anglais, John Maynard Keynes dans Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936) dans le chapitre 12 (page 168 de l’édition Payot) : « La technique du placement peut être comparée à ces concours organisés par les journaux où les participants ont à choisir les six plus jolis visages parmi une centaine de photographies, le prix étant attribué à celui dont les préférences s’approchent le plus de la sélection moyenne opérée par l’ensemble des concurrents. Chaque concurrent doit donc choisir non pas les visages qu’il juge lui-même les plus jolis, mais ceux qu’il estime les plus propres à obtenir le suffrage des autres concurrents, lesquels examinent tous le problème sous le même angle. Il ne s’agit pour chacun de choisir les visages qui, autant qu’il peut en juger, sont réellement les plus jolis, ni même ceux que l’opinion moyenne considérera réellement comme tels. Au troisième degré où nous nous sommes déjà rendus , on emploie ses facultés à découvrir l’idée que l’opinion moyenne se fera à l’avance de son propre jugement. »

On peut rapprocher ce passage d’autres textes (de Tocqueville à Boudieu) qui soulignent comment l’opinion peut exercer sa « tyrannie » sur des esprits par ailleurs rationnels et éclairés mais qui cèdent devant le poids des conventions imposées par les fabricants d’opinion. Si vous voulez faire des travaux pratiques vous pouvez essayer d’appliquer ces modèles explicatifs à la désignation de Ségolène Royal par les adhérents du Parti Socialiste….

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Mes sites préférés :

http://lrassemblezagauche.midiblogs.com ;

http://www.jean-luc.melenchon.fr ;

http://www.pourlarepubliquesociale.org;

http://c.unitaire2007.34.free.fr

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08:40 Publié dans 11 La lettre hebdo de René REVOL , 009 LIRE , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : REVOL, René Revol, PRS, RAG 34

20.11.2006

La lettre hebdo : un jeudi noir, un vendredi rouge

La lettre hebdomadaire de René REVOL - - N° 7 –

revolrene@wanadoo.fr Lundi 20 novembre 2006



Le mot de la semaine

Un jeudi noir

Ah ce jeudi je vais tout faire pour l’oublier. Pour mes copains du café en face du lycée, le jeudi 16 novembre c’est le jour du beaujolais nouveau ; je l’ai goûté mais j’avais la tête ailleurs. Pour mes copains profs d’économie le jeudi 16 novembre, c’est le jour de la mort de Milton Friedman, le père inspirateur de la contre révolution libérale que subissent les peuples du monde ; j’ai fait mon travail en rédigeant une biographie intellectuelle du bonhomme, la plus objective possible, pour la distribuer à mes étudiants. Mais j’avais la tête ailleurs. Car ce jeudi les socialistes ont investi Ségolène Royal.
C’est un coup dur pour toute la gauche car les socialistes ont désormais une candidate qui va porter des idées de capitulation devant l’idéologie libérale et sécuritaire de la droite et, si rien n’est fait, on va tous perdre. En discutant avec les adhérents qui défilaient pour voter je n’ai guère entendu d’arguments politiques : « c’est bien que ce soit une femme », « les sondages montrent que c’est la seule qui peut battre la droite », « elle parle de problèmes concrets »…Je ne répondrai pas ici car je l’ai fait dans mes précédentes lettres. Mais il faut prendre la mesure de ce que signifie cette investiture : le Parti Socialiste change de nature et devient un rassemblement de supporters sans fidélité aux valeurs fondatrices du socialisme français. C’est grave car un parti çà ne s’improvise pas et les reconstructions ne se font jamais à l’économie. Mon ami, Dominique ROUSSEAU, le professeur de Droit Constitutionnel, me téléphone ; il est effondré : « C’est pas croyable ; mais ce Parti n’est il composé que de décervelés ? Bon désormais il y a Le Pen, Bayrou, Sarkozy et Royal…Où est le candidat qui représente la gauche ? Il n’y en a pas. On peut pas en rester là. Alors il faut que toutes les autres formations de gauche,notamment antilibérales, ne cherchent pas à témoigner de leurs particularismes. Il doivent s’entendre pour que la gauche soit représentée. Tu m’entends : pas la gauche ceci ou la gauche cela mais la gauche tout court ». Je sens qu’il parle vrai.
Mais jeudi il y a encore eu une mauvaise nouvelle : Georges Frêche se plaint qu’il y ait trop de noirs sur les stades ! Décidément, le même qui préside le Comité de soutien départemental de Ségolène Royal et qui nous a expliqué qu’il fallait « briser les tabous de la gauche », là on est servi : il nous sert
du Le Pen dans le texte. Faut il rappeler que dans aucun domaine nous devons distinguer les êtres humains par la couleur de leur peau ? Oui, il faudra le rappeler car on se doit de tout ré-expliquer de nos fondamentaux, tant le décervelage et la dérive idéologique est profonde sous l’influence de ces
révisionnistes du socialisme et des valeurs républicaines. A Paris, dans l’élite du PS, on le condamne (plus ou moins fermement) ; Il est vrai que Ségolène qui était venu faire sa référence à Montpellier n’a plus besoin des 5000 cartes de l’Hérault. Le plus comique ce sont les trémolos de Lang, lui qui était
présent sur place aux côtés de Frêche lors de l’épisode des harkis traités de sous-hommes et déclarant alors n’avoir rien entendu. Félicitons nous que Jack Lang ait retrouvé l’usage de ses oreilles ! Les communistes et les Verts ont très bien réagi sauvant l’honneur de la gauche. Mais le plus lamentable
vient de l’agglomération de Montpellier et de la Région : les élus socialistes soutiennent Frêche à l’unanimité ! Quel courage pour ces élus qui vous chuchotent à l’oreille toute leur hostilité au chef et qui en public s’agenouillent pour garder leurs avantages. Je me sens bien seul avec le député Mesquida et le sénateur Vezinhet, entre autres, à condamner ces propos. En tout cas nous ne sommes pas seuls dans le peuple de gauche qui n’en peut plus de tels représentants locaux.

Un vendredi rouge

Le vendredi a commencé vers trois heures du matin. Coup de fil de Jean-Luc Mélenchon ; échanges décisifs sur l’essentiel et il décide de venir au meeting unitaire antilibéral à portée nationale qui se tient le vendredi soir à Montpellier. Moment décisif où Jean-Luc manifeste ces qualités décisives : lucidité et courage. Les mails circulent, le bouche à oreille au boulot, les coups de fils….Tout le monde militant s’active et le soir c’est la surprise : 4000 personnes dans un Parc des Expos bondé. Toute la gauche est là : les communistes bien sûr qui sont venus nombreux de tout le département, mais aussi tous les autres républicains, les militants de la LCR, les altermondialistes, des syndicalistes, et je vois beaucoup de socialistes bien au delà des amis de PRS…je vois des animateurs de la campagne du Non dans tel ou tel village qui reviennent car comme me le dit l’un d’entre eux « je recommence à y croire » ; et puis beaucoup de jeunes, la génération de la victoire contre le CPE, nombreux, bruyants…Bref le peuple de gauche qui ne veut pas se faire voler une nouvelle fois un rendez vous électoral. Et quand bras dessus bras dessous Buffet, Bové, Mélenchon, Salesse, Autain, Braouzec, Picquet… et tous les autres arrivent dans la salle une formidable clameur à vous faire trembler d’émotion, la joie d’une unité retrouvée et d’un espoir possible. Cette soirée fut une formidable récompense pour tous ces militants bénévoles qui ignorés des médias font depuis des semaines ce formidable travail de conviction sur le terrain. Noter les coordonnées de chacun, diffuser les 125 propositions, organiser des débats particuliers, sans parler de faire un peu de service d’ordre pour éviter les dérapages qu’attendent les autres…La récompense c’est cette gauche populaire massive qui a l’air décidée à se faire entendre. Car ces quatre mille était à la sortie une force prête à se propulser dans les quartiers, les entreprises, les villages. On en reparlera.

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MON AGENDA DE LA SEMAINE

Lundi 20 novembre

Coordination départementale du collectif unitaire antilibéral

Mercredi 22 Novembre

BORDEAUX

Participation au meeting unitaire antilibéral avec tous les
autres porte paroles nationaux

Jeudi 23 Novembre

Lattes 20h

ASSEMBLEE GENERALE DEPRTEMENTALE de
l’association PRS « Pour La République Sociale » Ordre du
jour : Après la désignation de Royal et le succès du meeting
du 17 Quelles perspectives pour notre action ?

Vendredi 24 Novembre
en soirée et Samedi 25
Novembre Conseil National de PRS

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Comprendre pour agir : la lecture de la semaine

(Cette rubrique rend compte d’une de mes lectures sociales ou politiques de la semaine)

Noël approche :voici deux petits livres simples à offrir à des amis ou à des membres de votre famille qui resteraient sous la domination de la pensée unique.

1°) Si on vous dit « il ne faut pas exagérer ; les choses ne vont pas si mal en France », offrez leur En finir avec les inégalités publié en octobre aux éditions « En clair Mango » écrit par
Jean Gadrey, un économiste clair et précis (qualités assez rare dans cette corporation) qui donne dans cet ouvrage un tableau des inégalités dans la société française. Très lisible par tout public.

2°) Si on vous dit « Les sondages disent bien que seule Ségolène peut gagner à gauche » ou alors « les sondages montrent bien que la préoccupation principale des français est la sécurité », offrez leur l’excellent petit ouvrage de Alain Garrigou L’ivresse des sondages publié à La Découverte il y a quelques jours. Il démontre très bien la fausse prétention scientifique des sondages et comment leur construction est une opération d’illusion qui pervertit la démocratie et participe d’une opération de domination. Très intéressant au lendemain d’une opération de hold-up baliriste au PS.

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Mes sites préférés : Cette semaine, si vous voulez voir le meeting de Montpellier, reportez vous sur les site du collectif unitaire antilibéral de l’Hérault .

http://lrassemblezagauche.midiblogs.com ; http://www.jean-luc.melenchon.fr ;
http://www.pourlarepubliquesociale.org; http://c.unitaire2007.34.free.fr

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08:20 Publié dans 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PRS, REVOL, RAG 34

17.11.2006

Evènement : Jean-Luc Mélenchon sera présent pour intervenir au cours du 2ème grand Meeting de la gauche antilibérale ce soir au Zénith de Montpellier

Seront aussi présents avec Jean-Luc Mélenchon ce soir à la tribune du GRAND MEETING UNITAIRE ET POPULAIRE POUR BATTRE LA DROITE ET POUR UNE GAUCHE ANTILIBERALE

MONTPELLIER 17 NOVEMBRE 20H PARC DES EXPOSITIONS
M.G.BUFFET, J.BOVE, C. AUTAIN, P.BRAOUZEC, C PICQUET, Y
SALESSE, R.M. JENNAR, R REVOL, M NAUDY

Le discours de René REVOL, lors du premier meeting au Mans



Toutes les interventions du premier meeting au Mans (14) Cliquer ici
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Lolo34

13:35 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : dégelée royale, gauche antilibérale, PRS, Mélechon, Revol, RAG 34

Dur dur, la vie de militant socialiste à Montpellier

La victoire de Ségolène ne souffre d'aucune contestation, les militant(e)s se sont "librement" prononcés en sa faveur à une écrasante majorité (61 à 62 %).

A Montpellier dans la tradition, après la saillie matinale du jour de Georges Frêche "trop de blacks dans l'équipe de France de football", le travail des acesseurs mandatés au national et au régional était dès lors fort compromis.

Notre huissier n'a pas chômé... Et je suis heureux d'être rentré ce soir ainsi que tous mes camarades venus de Paris sans égratignures ou autres dommages corporels.

Nous conserverons longtemps la blessure de ce vilain cauchemar, infligé malgré nous par la rencontre malheureuse avec "les forces antidémocratiques de l'Hérault".

Lolo34.

Quelques extraits de presse :

Nouvel Obs 18h15 - Montpellier Stéphane Brunel, mandataire de Laurent Fabius pour l'Hérault, a fait appel à un huissier pour faire constater "des irrégularités".Selon Stéphane Brunel "dans le bureau de vote de Montpellier 8, les assesseurs pour le compte de Laurent Fabius n'ont pas pu rentrer." Il a d'autre part affirmé que "le vote a commencé avant 16h dans le bureau de Montpellier 6", tandis que "à Montpellier 1, le vote a lieu à un autre endroit que celui prévu par la fédération."

PARIS (AP) - Alors que les militants socialistes sont appelés à voter pour le premier tour de la primaire ce jeudi, les fabiusiens, qui ont mandaté un huissier, ont constaté des irrégularités dans le déroulement du vote dans plusieurs sections socialistes de l'Hérault "Lorsque je suis arrivé à la salle Albert Camus (de Montpellier), j'ai constaté qu'il y avait des doublons", a expliqué à l'Associated Press Me Stéphane Bézard, mandaté par les militants fabiusiens de la section de l'Hérault. "J'ai constaté que certains assesseurs se sont fait jeter dehors et un petit monsieur a été bousculé", a poursuivi l'huissier. Ces assesseurs représentaient Laurent Fabius a affirmé à l'Associated Press Stéphane Brunel, assesseur national dans la fédération de l'Hérault et militant fabiusien. Selon René Reval, représentant de Fabius à Montpellier, les interdits de bureaux de vote étaient assesseurs de Dominique Strauss-Kahn et de Laurent Fabius.Par ailleurs, "à la salle Rabelais, à 17h, il n'y avait pas un chat et aucun militant n'avait encore voté. Enfin, il y a des endroits où ils nous ont avoué qu'ils ne contrôlaient pas les identités parce qu'ils connaissaient les militants", a ajouté Me Bézard lors d'une conversation téléphonique.
Stéphane Brunel a également affirmé à l'Associated Press avoir constaté qu'une urne contenait déjà des bulletins à 15h45, soit un quart d'heure avant le début des votes.Laurent Fabius avait exprimé mardi soir "quelques doutes" sur le déroulement du scrutin et avait mis en garde contre des fraudes qui entacheraient le scrutin interne au Parti socialiste.

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10:00 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, RAG 34

16.11.2006

Transparence du vote à l'investiture PS dans l'Hérault : un reportage FR3 Montpellier à quelques heures du scrutin.

René Revol, responsable fabusien était l'invité hier de FR3. 19/20 Montpellier.


REVOLvote
envoyé par rag34


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09:24 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, REVOL, FABIUS, RAG 34

14.11.2006

René REVOL, sur Divergence FM : Réécouter l'émission

medium_161-150x150.6.jpgRené REVOL, membre du PS, vice président de PRS (Pour la République Sociale),membre du collectif de porte-parole pour les candidatures unitaires antilibérales était hier l'invité à 19h00 sur Divergence FM 93.9 MHZ de l'émission "Radiographie".
Il a dit pourquoi il soutenait la candidature de Laurent Fabius à l'investiture socialiste lors de la consultation du 16 novembre prochain. Il a parlé également du grand meeting antilibéral du 17 novembre réunissant au Parc des Expositions de Montpellier, Marie-Georges Buffet, Clémentine Autain, José Bové, Patrick Braouzec entre autres.



Le discours qu'on reproche à René Revol d'avoir prononcé lors du meeting antilibéral au Mans.


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09:10 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, REVOL, PRS, RAG 34

13.11.2006

Le mot de la semaine : Lettre à un ami socialiste

La lettre hebdomadaire de René REVOL - - N° 6 –

revolrene@wanadoo.fr
Lundi 13 novembre 2006

Le mot de la semaine

Lettre à un ami socialiste

(vous trouverez ci après la réponse que j’ai faite à un courrier d’une vieille connaissance savoyarde)

Mon cher Paul,

Voilà de longs mois que tu ne m’as pas fait signe et qu’est-ce que j’apprends ? Après des années de militantisme syndical puis associatif, tu te décides à faire de la politique en adhérant au printemps dernier au PS (20Euros). Je ne te savais pas aussi radin ; tu aurais pu payer une cotisation annuelle de 10% de ton salaire mensuel comme les statuts le spécifient… Ce n’est qu’une taquinerie car au fond je suis enchanté que tu t’engages politiquement, moi qui ais failli te convaincre au lendemain du 21 avril.Je sais que cet engagement pour toi est fondé sur des convictions, et que tu ne fais donc pas partie de la sociologie moyenne supposée des nouveaux adhérents, si on en croît un sondage qui nous dit que 55% d’entre eux font partie des cadres supérieurs et professions libérales, 11% d’entre eux accepteraient de diffuser un tract mais que 20% veulent bien être élus….

Aujourd’hui tu m’écris que tu ne sais plus pour qui voter jeudi soir. « Après avoir vu en Ségolène un facteur de renouveau, je ne suis plus très sûr de moi.Qu’en penses tu ? » m’écris-tu. Tu dois savoir que je défends la candidature de Laurent Fabius et je suis honoré que tu ne me prennes pas pour un supporter aveuglé, et que tu trouves un intérêt à une discussion raisonnée. Tu as lu les argumentaires des trois candidats et suivi certains débats ; aussi je voudrais ici me situer à un autre niveau pour éclairer nos choix collectifs.

Nous ne sommes plus dans le monde relativement assuré et organisé des années soixante dix, quand nous nous sommes rencontrés pour la première fois. Le monde a basculé et il faut en prendre la mesure. La mondialisation libérale de l’économie, l’effondrement du communisme bureaucratique, l’extension de la pauvreté et de la misère jusque dans les pays développés, les réactions communautaristes et fascistes de plus en plus puissantes, la décomposition idéologique des élites, la tentation pour tous du repli individualiste, et le retour de la guerre comme mode de règlements des conflits…Tout cela, tu l’avais repéré. Et dans ce monde qui bascule, l’idéologie dominante (ou le programme commun des puissants) est clair : à la peur du désordre et du chaos répondre d’une part par un appel à l’ordre, à la sécurité, à la remise au pas et d’autre part par imposer la discipline qu’entraîne la compétition marchande et « la nécessité pour chacun de se prendre en charge », la fameuse responsabilité individuelle. Bref le programme de la droite depuis que Thatcher et Reagan ont pris la main et l’ont perpétué à travers Bush et Cie. Je sais que tu penses comme la majorité d’entre nous que la social démocratie européenne, blairiste notamment, a cédé à cette pensée unique.

Or aujourd’hui je te demande de relire toutes les propositions que Ségolène Royal a volontairement propulsé dans le débat médiatique : elles font toutes partie de ce patrimoine idéologique sécuritaire et libéral de la droite et de l’extrême droite : « les français ne travaillent plus et sont fainéants », nous dit la droite, et elle répond remise en cause des 35h et vive la valeur travail; « les enseignants ont trop de vacances et sont absents » et elle nous répond il faut leur imposer 35h de présence dans les établissements ; « l’Etat central est trop puissant » et elle nous propose de régionaliser encore plus alors que la décentralisation est devenue à l’évidence une catastrophe source d’inégalités croissantes; « il faut être plus ferme avec tous ces jeunes qui cassent tout » et elle avance son idée d’encadrement militaire dès la première infraction à rebours de tout ce que nou