23.06.2008

Le centre de rétention pour étrangers de Vincennes incendié

... tu lèches le noyau d'la c'rise, avant que la machine déraille, aie, aie, aie, aie...

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749b7c7cd393b49509030698dc035014.jpgPARIS (Reuters) - Un incendie volontaire a mis hors d'usage dimanche le centre de rétention de Vincennes (Val-de-Marne), un des plus grands de France, où étaient enfermés 273 étrangers sans papiers en instance d'expulsion, apprend-on à la préfecture de police.

Le sinistre, allumé le lendemain de la mort sur place d'un retenu tunisien, s'est déclaré simultanément à 15h45 dans les deux bâtiments du centre de rétention administratif, qui ont brûlé et ont été très endommagés, malgré l'intervention rapide des pompiers, dit la préfecture de police de Paris dans un communiqué.

Aucun blessé grave n'était à déplorer dans la soirée. Vingt personnes intoxiquées par des fumées ont été transférées à l'hôpital, précise la préfecture.

Les occupants ont été évacués et d'abord transférés dans le gymnase de l'école de police situé à proximité, puis dans la cour, selon une source policière. Leur relogement "dans d'autres centres est en cours", disait dimanche soir la préfecture.

Selon l'un des étrangers actuellement retenu à Vincennes, joint par téléphone par Reuters, l'incendie serait lié à une émeute en milieu d'après-midi, liée au décès d'un Tunisien sans papiers, samedi, au centre de rétention.

Une source policière confirme cette version des faits. Des retenus auraient mis le feu à des matelas, alors que se déroulait à l'extérieur une manifestation de soutien.

La préfecture explique aussi que "plusieurs foyers d'incendie volontaire ont été détectés" vingt minutes après le début de la manifestation.

MORT D'UN TUNISIEN

Le retenu tunisien a succombé samedi à une crise cardiaque et n'a pas subi de violences, dit-on de source policière. Une enquête de police a été ouverte.

"Tant les premières constatations que l'autopsie, réalisée dans le cadre de l'enquête menée par la police judiciaire, écartent la présence de traces suspectes", dit la préfecture de police dans son communiqué de dimanche.

La préfecture précise que le Tunisien était frappé d'une interdiction définitive du territoire prononcée par la cour d'appel de Paris et était connu pour "des faits de délinquance grave et réitérée, sous de multiples identités, notamment en matière de trafic de stupéfiants, de violences et de viol".

Les associations de défense des étrangers estiment que son décès est imputable à la politique du gouvernement et aux conditions de séjour dans les centres de rétention.

"Cette mort de trop est à mettre au funeste crédit de cette obsessionnelle politique cruelle, brutale et inhumaine qui criminalise l'immigration", dit le Mrap (Mouvement contre la racisme et pour l'amitié entre les peuples) dans un communiqué.

Il estime que le décès doit constituer une alerte sur les centres de rétention, qualifiés "d'horreurs de la République".

Ces centres seraient actuellement surpeuplés et la tension y serait de plus en plus vive, selon les organisations de défense des étrangers. Des objectifs chiffrés annuels d'expulsions ont été fixés à l'initiative du président Nicolas Sarkozy.

Le gouvernement n'a pas atteint en 2007 l'objectif de 25.000 expulsions d'étrangers sans-papiers qu'il s'était fixé. Le Premier ministre François Fillon a déjà indiqué à la presse que l'objectif pour 2008 était de 26.000 expulsions.

Un projet de directive européenne adopté le 18 juin par le Parlement européen fixe à 18 mois la durée maximale de la rétention, au-dessus du maximum légal français actuel, qui est de 32 jours.

Le ministre de l'Immigration français Brice Hortefeux a toutefois annoncé qu'il n'entendait pas changer ce chiffre légal français. Ce ministre s'est félicité jeudi dernier d'une progression des expulsions de clandestins, qui aurait augmenté de 80% sur les cinq premiers mois de 2008.

Thierry Lévêque

Lire note précédente sur le même sujet

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17.04.2008

A propos des grèves de travailleurs sans papiers

70c546e1cc5c4aaae164779c433a5f97.jpgLes présentes grèves de travailleurs sans papiers viennent démontrer un peu plus encore, s’il en était besoin, combien les clichés et caricatures trop souvent utilisés pour parler de l’immigration sont erronés, mensongers, et pour tout dire étrangers à la réalité économique et sociale de notre pays.

Acteurs actifs de notre économie, intervenant dans des secteurs manquant cruellement de main-d’oeuvre, ces travailleurs participent clairement au bon fonctionnement des entreprises françaises, comme en attestent les soutiens – inédits – exprimés aujourd’hui par nombre d’employeurs.

Le gouvernement ne peut pas plus longtemps prolonger cette politique de Tartuffe, consistant à expulser d’une main, et à jeter de l’autre un voile pudique sur l’emploi de travailleurs clandestins dans nos entreprises. Puisque l’actuelle majorité s’est placée sous le signe du pragmatisme et de l’efficience, nous demandons à Monsieur Fillon et à Monsieur Hortefeux de régulariser ces travailleurs qu’ils n’expulseront de toute façon pas, et d’ouvrir un débat honnête sur les flux migratoires, qui ne se limite pas à une fausse alternative entre politique d’expulsions massives, et ouverture totale des frontières.

Communiqué de Julien DRAY, Porte-parole

RAG 34. Les lolo's 34

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05.04.2008

MANIF : Dans l'Hérault comme partout, la xénophobie d'Etat tue

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L’enfermement des enfants sans papiers

Pr Jean-Yves Hayez
Pédopsychiatre
Prof émérite à l’UCL


Mon identité de psychiatre d’enfants et d’adolescents m’amène à m’occuper centralement de mineurs d’âge. C’est d’eux dont je vais parler, lorsqu’ils sont sans-papiers. N’en déduisez néanmoins pas que je considère leur sort plus digne d’intérêt que celui des adultes sans-papiers : il ne saurait y avoir de prise de position éthique ni de justice sociale à deux vitesses, en fonction de l’âge des personnes concernées. Dans ce texte, je recours à la qualification « sans-papiers » parce qu’elle est très parlante, même si elle n’est pas strictement exacte sur le plan administratif à chaque étape du processus. Il désigne les mineurs d’âge ou/et leurs familles, fuyant la pauvreté ou/et la persécution dans leur propre pays et émigrant chez nous avec, au mieux l’espoir d’y être officiellement accueillis, et au pire celui de gagner du temps et d’y survivre vaille que vaille dans l’illégalité pour une période indéterminable. On sait ce qu’il en advient : un petit nombre finit par être régularisé, le plus souvent au terme d’un parcours du combattant très éprouvant. Beaucoup se trouvent en période d’attente longue et incertaine de cette hypothétique régularisation, dans des centres ouverts ou ailleurs ; d’autres nombreux aussi vivent dans l’illégalité au vu et su de la communauté, espérant que l’épée de Damoclès de l’obligation de quitter le territoire ne leur tombera pas trop vite dessus ; d’autres - encore nombreux - vivent cachés dans la clandestinité : quelques- uns sont parqués dans les centres fermés, capturés dès leur tentative d’entrée en Belgique ou au terme de leur clandestinité, sur base de critères qui, vus de loin, ont l’air bien aléatoires : ne s’agit-il pas, fondamentalement, d’une opération de marketing pour rassurer l’opinion publique sur la vigilance et la fermeté du gouvernement ; beaucoup enfin finissent par être expulsés, dans un contexte de pseudo soumission ou de violence, individuellement ou collectivement.

Pour évoquer ces enfants sans-papiers, je me limiterai à parler de leur enfermement, avec ou sans leur famille.

Jusqu’en août 1999, ces enfants étaient abandonnés à leur sort sans sollicitation particulière, avec un bout de terrain vague entouré de barbelés pour taper la balle, et en prime, un avion qui décolle toutes les soixante secondes à leurs oreilles. Après, sous la pression des organismes de lutte pour les droits de l’homme et de l’opinion publique, leur sort matériel s’est amélioré : quelques jouets, de l’instruction ...

Que l’on n’en retrouve néanmoins pas trop vite la douce certitude du devoir positif accompli ! En effet, ces mesures sociales d’amélioration de leur vie quotidienne comportent le grand risque d’assoupir les consciences, comme si le nécessaire avait été fait ! Comme si, maintenant, on avait le droit de se soumettre à ce qui est le scandale de l’enfermement d’innocents enfants et adultes, sans décision ni contrôle judiciaire, avec pour seul délit la couleur de peau ! A quoi sert d’avoir mis sur pied tant de nobles structures, de délégués généraux aux droits de l’enfant, jusqu’aux juges de la Jeunesse, à quoi sert d’avoir délégué au pouvoir des partis qui se disent progressistes s’ils disent ne savoir rien faire pour empêcher cette atteinte aux droits de l’homme ?

Les germes de violence

Dans ces centres fermés, inévitablement le stress, la révolte d’adultes désespérés et qui n’ont plus rien à perdre, les germes de violence sont bien plus élevés que partout ailleurs tout comme l’est aussi le manque de territoire personnel de vie et d’intimité. Et donc le vécu d’insécurité des enfants est bien plus élevé, lui aussi ; n’y sont-ils pas régulièrement exposés, par exemple, à des expériences effrayantes comme : mutineries, bagarres physiques, violences sexuelles, désespoirs plus ou moins affiché de leurs parents ... Expériences effrayantes génératrices de syndrome de stress post-traumatique qui peuvent être intenses et de longue durée.

Mais surtout, l’expérience de l’injustice et de la toute-puissance arbitraire de l’Etat atteint ici son paroxysme. L’enfant doit assimiler l’incompréhensible, c’est-à-dire le fait qu’il est mis en prison, lui et ses parents, sans avoir rien fait de mal : à cela s’ajoute que les critères et les procédures de sortie sont aussi illogiques que ceux d’entrée. Pas de chance à l’entrée et pour la sortie, c’est aussi bien la roulette russe !

Comment n’en résulterait-il pas un sentiment d’infériorité et un désespoir radicaux ? Avoir cinq ans et vivre en prison, sans indication de durée, sans que papa et maman puissent expliquer ou faire quelque chose ... passer indéfiniment du chaud au froid, sans mot possible pour donner un sens ...

Comment n’en résulterait-il pas d’importants troubles de l’image et de l’estime de soi ... et un doute sur la valeur des parents et de la famille ? : « Qui suis-je ? Qu’ai-je fait de mal pour mériter cela ? Où sont mes fautes et celles de mes parents ? ».

Comment n’en résulterait-il pas une appréciation erronée et pessimiste sur ce qui est permis et défendu et, plus radicalement, sur ce qui est Bien et Mal... jusqu’à se sentir coupable de porter son nom, d’avoir son histoire et la couleur de sa peau !
Conséquences à long terme : quelques-uns, résilients, parviendront à cicatriser ce moment particulier d’expériences pénibles et à se remettre debout.

Beaucoup en garderont un sentiment d’infériorité et une image négative de l’autorité sociale, injuste et dont il faut toujours se méfier.

Quelques-uns, peut-être les plus forts psychologiquement, verront grandir en eux la haine et le désir de vengeance... tout deviendra alors possible, de la petite délinquance contre les nantis, jusqu’aux kamikazes terroristes qui protestent de manière radicale contre l’exclusion,... mais bah, de toutes façons, nous ne mettrons pas en question et nous légitimerons encore notre rejet de l’étranger pauvre... à partir de leurs actes de révolte.

Mes propositions, en contrepartie des pratiques actuelles

Il faut être réalistes : il restera inéluctable qu’une partie des personnes qui entrent sans papiers dans notre pays, en ce inclus des familles, n’y soient pas acceptées. Alors, comment réagir quand même de manière plus positive ?

Comme tous les professionnels concernés, je demande que les services administratifs ou judiciaires qui opèrent le fassent avec diligence, dans une ambiance d’accueil des personnes, et avec des critères qui soient clairs et généralisables. On reste très loin du compte.

Même lorsqu’en travaillant ainsi, telle famille serait dans des conditions d’expulsion, il faut admettre des exceptions, en fonction de la simple « humanité ».

A mon sens, il est inconcevable qu’une famille pas en règle de papiers, mais intégrée positivement depuis plus de trois ans dans le tissu social d’un village ou d’un quartier soit encore expulsée : à non sens, elle a « mérité » de rester en Belgique. Il est scandaleux et écoeurant d’apprendre qu’un jeune biélorusse de dix-sept ans, prêt à être adopté par la famille qui l’accueillait chaque année dans le cadre de séjours « Tchernobyl » ait été expulsé définitivement. Depuis lors, on a perdu toute trace de lui en Biélorussie : sans le moindre lien familial, il doit végéter dans un orphelinat d’État. Et la famille d’accueil a des ennuis judiciaires, pour avoir aidé une résidence illégale en Belgique : à hurler de bêtise ou d’inhumanité.

Il faut laisser libres, là où elles sont, sans enfermement, les familles destinées à être expulsées, avec une surveillance policière ou communale renforcée : à pratiquer de la sorte dans d’autres pays, on a constaté que seuls quelques pourcents disparaissent dans la clandestinité : les enfants, ici, constituent un formidable facteur « limitant » qui rend très difficile de s’évanouir dans la nature. Et ces quelques pourcents de perte à durée indéterminable, est-ce vraiment un drame d’Etat ?

L’idée consternante des familles d’accueil

Enfin, une idée consternante commence à monter à l’esprit de quelques hommes politiques : celle de confier les enfants à des familles d’accueil pendant qu’on enferme leurs parents. Ici, le remède est pire que le mal : c’est encore un peu moins pire de laisser les enfants enfermés avec leurs parents. C’est de leurs parents que ces enfants ont besoin : la convention des droits de l’enfant proclame haut et fort le droit de principe à la famille naturelle. Cette idée de famille d’accueil séparerait les enfants de leurs parents, alors qu’une épée de Damoclès pend sous la tête de ces parents (qui, par ailleurs n’ont rien fait de mal). Vous imaginez d’ici l’angoisse cataclysmique que connaîtront ces enfants, persuadés que leurs parents sont en danger loin d’eux et qu’ils ne les reverront peut-être jamais.

Pr Jean-Yves Hayez

jeanyveshayez.net

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article...

Note sur le même sujet :MANIF : Dans l'Hérault comme partout, la xénophobie d'Etat tue

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16.02.2008

Un militant de RESF condamné pour outrage à Sarkozy

ca0bcfe045e41cc21ad8869be8286ee6.jpgRomain Dunant, militant de RESF a été condamné jeudi à payer 800 euros d'amende pour avoir comparé, en 2006, la politique du ministre de l'intérieur à celle du régime de Vichy.

Outrage à Sarkozy est passible d'amende. Un militant du Réseau éducation sans frontières (RESF) a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Paris à 800 euros d’amende pour avoir comparé, en 2006, sa politique en tant que ministre de l’Intérieur à celle de l’Etat français sous Vichy.

Romain Dunant, un habitant du Jura âgé de 35 ans, également militant de la Confédération nationale du travail (CNT, anarchiste), avait adressé le 19 décembre 2006 un courriel au ministère de l’Intérieur dans lequel il demandait la libération d’un militant marseillais de RESF, Florimond Guimard, placé en garde à vue pour s’être opposé à l’expulsion d’un parent d’élève sans papiers.

Dans ce courriel adressé au ministre Nicolas Sarkozy, Dunant écrivait: «voilà donc Vichy qui revient. Pétain a donc oublié ses chiens (…)». Il critiquait aussi une «politique qu’il faut bien qualifier de raciste» avant d’adresser ses «salutations antifascistes» au ministre.

La 10e chambre correctionnelle a reconnu ce militant coupable d’outrage à personne dépositaire d’une autorité publique et l’a condamné à 800 euros d’amende ainsi qu’à un euro de dommages et intérêts à verser à Sarkozy, qui s’était constitué partie civile.

Lors de l’audience du 17 janvier, le parquet avait requis une amende de 750 euros au motif que «la liberté d’expression a des limites: c’est l’outrage».

Le prévenu, animateur dans un collège, n’avait pas contesté son message, qu’il avait jugé «légitime», mais son caractère outrageant, estimant qu’il y avait «similitude entre la politique actuelle d’expulsions massives de sans-papiers et celle de Vichy».

Son avocate avait expliqué que son client avait voulu faire «un parallèle politique». «C’était une politique qui était visée, pas une personne», avait-elle insisté en plaidant la relaxe.

LIBERATION.FR : jeudi 14 février 2008
photo : Manifestation devant le centre de rétention du Canet à Marseille, le 19 janvier 2008. (AFP)

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26.12.2007

LOUKSOR ? Président BLINGBLING, il adore... : Un "message" de solidarité de Sarkozy

Armelle Gardien enseignante au lycée Jean-Jaurès de Châtenay-Malabry, cofondatrice du Réseau Education sans frontières (RESF).

476c7dedce291e671c6c0bf1ed418169.jpgEt si Nicolas Sarkozy avait envoyé aux sans-papiers le même message de solidarité qu’il a envoyé à Ingrid Betancourt et aux autres otages en Colombie ?

« Je m’adresse à vous, aurait dit le Président, qui êtes des parents, des jeunes, des sans-papiers, en mon nom personnel mais surtout au nom des millions de Français, et je crois pouvoir le dire, au nom de tous les hommes et les femmes de bonne volonté qui réclament pour vous le droit de vivre au grand jour dans le pays des droits de l’homme où vous êtes venus chercher un avenir meilleur pour vous et vos enfants. Je refuse l’idée de vous laisser en perdition, je veux m’engager à vous arracher à un destin inhumain. Ceux qui vous persécutent font une erreur tragique. Ils s’égarent. Ils s’isolent. Une très large part de la communauté internationale condamne ces méthodes de traque, d’emprisonnement, de sévices physiques, de pressions morales. Il est temps de le comprendre et de faire preuve d’initiative. Les témoignages publiés nous bouleversent, ils montrent la souffrance des familles, les rêves brisés des jeunes. C’est pourquoi je veux m’adresser à vous pour vous apporter enfin un message de solidarité. A tous je veux le dire : la France ne vous oubliera pas. Elle ne vous oubliera jamais. En ce moment, la France recherche de nouveaux moyens pour vous rendre la place qui est la vôtre dans notre société, celle que les générations d’immigrés ont occupée par le passé, celle qui a permis la constitution d’une société multiple, complexe, rayonnante. L’urgence de la solution est devenue encore plus évidente aux yeux de tous : trop d’indignités vous sont infligées, trop de compromissions imposées à ceux qui sont chargés d’exécuter la politique du chiffre. Un seul objectif doit s’imposer : le droit au séjour, pour vous et vous enfants. Pour terminer ce court message, je veux avoir une pensée particulière pour Chulan Zhang, et ceux qui, anonymes, mais comme elle qui l’a payé de sa vie, sont venus aux portes de l’Europe chercher la liberté et le droit de vivre mieux.

Je veux à tous dire mon admiration pour leur dignité, leur courage dans la situation inhumaine qui leur est faite. Je veux vous apporter le témoignage du refus de la France d’accepter l’inacceptable. »

vendredi 14 décembre 2007 http://www.liberation.fr/rebonds/297872.FR.php © Libération

53c474dcc4ea2b1d80f50da43fe9035f.pngLe site de RESF

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26.11.2007

Hortefeux souffle le soufre sur M6, RESF voit rouge (doc audio + doc vidéo)

74f7882a444f2d0023383ef5015e1780.jpgLe dérapage "contrôlé" de Brice Hortefeux à quelques heures de son déplacement au Mali et au Bénin.
France Inter journal de 19h00 du 26 novembre

podcast


Brice Hortefeux chez Guy Lagache "M6"[Extrait De Capital 25-11-2007] Par Jack Catus
Le ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement à eu beucoup de problémes à expliquer l'ensemble des projets devant les caméras de M6 chez Guy Lagache : Résumé de l'emmission : Le gouvernement veut mettre fin à l'immigration illégale en France. Quel est le coût d'une expulsion ? Officiellement, entre 200 000 et 400 000 immigrés clandestins vivent et travaillent en France. Cette main-d'œuvre motivée fait tourner des pans entiers de l'économie. Les « clandestins » sont prêts à travailler dans des conditions très rudes. On les retrouve surtout dans des métiers jugés pénibles comme le bâtiment, le nettoyage, ou le gardiennage. Les « sans papiers » sont d'autant plus prisés dans ces secteurs que 400 000 emplois ne sont pas pourvus à ce jour pour ces tâches peu payées. L'« immigration choisie » serait-elle la bonne solution ?




Le site de Réseau Education Sans Frontières

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17.10.2007

Laurent Fabius : L’amendement ADN doit être mis à la poubelle

medium_LOGOfabius.2.gifIntervention de Laurent Fabius au grand rassemblement "Touche pas à mon ADN" qui s’est tenu au Zénith de Paris.

Pourquoi le recours aux tests ADN pour contrôler l’immigration régulière est-il inacceptable ? Parce qu’il est au croisement de deux thèses elles-mêmes inacceptables.

La première, c’est la "génétisation" de la société. Par un usage perverti de la science, certains voudraient, contre la tradition philosophique et juridique de notre pays, faire dépendre le destin des individus de la génétique et les sélectionner sur cette base.

On dira : pourquoi cette émotion, c’est une affaire ponctuelle, sans passé ni lendemain. L’ennui, c’est que le précédent Ministre de l’Intérieur proposait, il y a peu, de dépister les comportements pré-délinquants chez les enfants à partir de 3 ans. L’ennui, c’est qu’un candidat à l’élection présidentielle affirmait dans un entretien avec
un philosophe que la pédophilie et le suicide sont inscrits dans les gènes. Et voilà qu’on voudrait maintenant fonder le regroupement familial sur l’inné. Ce biologisme heurte le principe d’égalité. Il est aussi contradictoire avec les odes à la liberté que les partisans du test ADN entonnent volontiers.

La génétisation de la société se croise avec une seconde thèse, également inacceptable, la stigmatisation des immigrés. Quatre lois en quatre ans sur les immigrés ou plutôt contre eux. Les préfets sommés de "faire du chiffre", quitte à organiser la "chasse" aux enfants de sans papiers. Et voilà qu’on nous parle maintenant -c’est la prochaine initiative -de "quotas d’immigrés régionaux" avec débat chaque année au Parlement. La proposition d’un test ADN, c’est laisser entendre qu’un étranger serait par nature un risque et même potentiellement un délinquant. Il est temps de porter un coup d’arrêt. Sinon, l’immigration servira de plus en plus comme bouc émissaire de tous les problèmes et comme un filon pour multiplier les clins d’oeil à l’extrême droite.

Un dernier point. Je ne pense pas que ce soit le seul Monsieur Mariani, auquel on doit cette offensive anti-égalité, anti-liberté, anti-immigré. Dans notre système institutionnel, il faut savoir que les textes de loi s’ils émanent du gouvernement subissent le contrôle du Conseil d’Etat alors que les amendements d’origine parlementaire, eux, en sont dispensés. Il est donc fort possible que les tests ADN ont été proposés par un député pour éviter que le Conseil d’Etat adresse un carton rouge. Ne considérons pas non plus que l’amendement que nous combattons cesserait d’être un scandale parce qu’il serait allégé d’une partie de sa substance puisque c’est précisément pour faire scandale et flatter une certaine opinion qu’il a été proposé et accepté. Ma conclusion est simple : l’amendement ADN doit être mis à la poubelle et, avec lui, les idées qu’il porte. C’est le sens de mon engagement et, je crois, aussi du vôtre.

14 octobre 2007

http://www.laurent-fabius.net/article985.html

Mercredi, lors du débat général sur le projet de budget 2008, Laurent Fabius sera l'orateur principal du groupe socialiste. Son intervention sera diffusée en direct sur La Chaîne Parlementaire à partir de 16h.

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05:34 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, ADN

14.10.2007

Grande première sur le web ! en ce moment en direct grand meeting concert : TOUCHE PAS A MON ADN !

Un grand concert-meeting de SOS Racisme en « direct live »

Vivez en direct sur Internet l'événement du Zénith de Paris ce dimanche !

« Touche pas à mon ADN »

organisé par SOS Racisme, Charlie-Hebdo et Libération dimanche 14 octobre à partir de 18H sur l'un de ces trois sites :

live.sos-racisme.org www.liberation.fr www.arte.tv


TOUCHE PAS A MON ADN

OPPOSITION A L'AMENDEMENT MARIANI

Dimanche 14 octobre au Zénith de Paris à partir de 18 h

De plus en plus de personnalités s'associent à ce concert / meeting organisé par SOS RACISME, CHARLIE HEBDO et LIBERATION.

En effet, Isabelle Adjani, Josiane Balasko, Bénabar, Emmanuelle Béart, Carla Bruni, Stomy Bugsy, Phil Darwin, Fellag, Julie Gayet, Claude Leroy, Mélissa, Michel Piccoli, Renaud, Sanseverino, Soprano, Niels Tavernier, Les têtes raides, Tiken Jah Fakolly, Philippe Torreton, Youssoupha ont d'ores et déjà répondu présents.


Se joindront eux Clémentine Autain, François Bayrou, Laurent Fabius, René Frydman, François Goulard, Bernard-Henri Lévy, François Hollande, Axel Khan, Valérie Lang, François Léotard, Corinne Lepage, Aurélie Philipetti.

L'événement sera présenté par Serge Moati avec les organisateurs : Dominique SOPO, SOS Racisme, Philippe VAL, Charlie Hebdo, Laurent JOFFRIN, Libération.


Par pur esprit de la loi républicaine, SOS RACISME en partenariat avec CHARLIE HEBDO et LIBERATION ira jusqu'au bout pour que l'amendement Mariani ne passe pas. Nous ne faiblirons pas jusqu'à son retrait.

L'objectif de ce concert / Meeting prévu ce dimanche est de fédérer les fervents défenseurs de l'égalité républicaine qui fait la fierté de notre pays autour de l'idée d'une nation soudée par une communauté de destin et non pas par une communauté génétique.

Nous ne laisserons pas la génétique entrer dans le domaine du contrôle étatique, contraire à notre idée de la civilisation et de la liberté.

Nous ne manquerons pas non plus de rappeler qu'en plus de faire partie d'une longue série de mesures et de déclarations qui jettent une suspicion généralisée et récurrente sur les étrangers, cet amendement introduit en plus des changements profondément négatifs sur les plans éthiques, scientifiques et du vivre ensemble.

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12.10.2007

SANS-PAPIERS : "Techniquement le mot rafle est le mot juste"

Jean-Pierre Dubois: «Techniquement, rafle est le mot juste» Professeur de droit constitutionnel et d'histoire des idées politiques à l'Université Paris Sud, Jean-Pierre Dubois préside la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) depuis 2005.

« On est toujours très prudent, parce qu'il y a des mots qui rappellent des choses très fortes mais on assiste depuis plusieurs mois à des opérations systématiques, préparées, qui conduisent à des bouclages d'un certain nombre de zones. Il y a une partie des arrondissements de l'Est parisien, notamment le 19ème, où cela se passe régulièrement. On voit des forces de police qui remontent une rue, en fouillant systématiquement les cafés, les commerces, les cages d'escalier. Le mot de rafle vient à l'esprit parce que, techniquement, il s'agit bien de cela. Ensuite il faut mesurer les choses, parce ce n'est pas parce qu'on constate qu'il y a bien une tendance à voir se multiplier ce genre d'opérations, qu'on est dans les mêmes conjonctures historiques que celles auxquelles le mot rafle renvoie dans notre inconscient collectif. Mais on ne peut pas dissimuler qu'il y a apparition de ce genre de choses. »

« C'est une histoire qui remonte à loin. La ligue des droits de l'homme s'était insurgée il y a près de vingt ans contre les dérives des contrôles d'identité. Nous avons eu à la suite des lois Pasqua un élargissement des possibilités de contrôle tout à fait considérable. Il y a quelques dizaines d'années en France, un contrôle d'identité ne pouvait intervenir que s'il y avait des raisons extrêmement précises de penser qu'une infraction venait d'être commise ou qu'il y avait un risque très particulier pour l'ordre public. L'état de la législation depuis les lois Pasqua, donc depuis très longtemps, autorise des interprétations extrêmement laxistes. C'est à dire que si les parquets n'y prêtent pas attention, on peut pratiquement organiser des contrôles d'identité à peu près n'importe où, n'importe quand, avec des conditions de temps et de lieu extrêmement larges. Et c'est tout à fait ce qui se passe.»

«La séquence réelle, si l'on regarde la réalité des pratiques judiciaires et policières, c'est que le Président de la République dit: j'en veux 25.000, son ministre dévoué, qui est un collaborateur de M. Sarkozy, reproduit exactement la même logique, c'est à dire qu'il en veut 25.000. Donc les préfets et les procureurs sont soumis à des pressions du ministère de l'Intérieur, du ministère de la Justice, et on leur dit "attention vous êtes en retard". Vous avez vu que M. Hortefeux a convoqué un certain nombre de préfets en leur disant "c'est pas bien, vous n'êtes pas productifs". La même pression existant au parquet, on leur dit "il faut y aller, il faut faire du chiffre", et pour faire du chiffre, il faut faire des coups de filets, il faut ratisser large. Et c'est ce qui se passe. C'est d'ailleurs pour ça qu'on a autant de cas maintenant avec des enfants scolarisés.»

« Quand on est préfet ou procureur et qu'on vous dit "il m'en faut plus dans les centres de rétention", on tape sur ceux qui sont les plus intégrés. Parce que c'est beaucoup plus facile d'aller arrêter des gens à la sortie d'uneécole que de chercher des gens qui sont dans la clandestinité. Donc il y a plus de familles, il y a plus d'enfants, ça fait du nombre et ils sont plus faciles à attraper. C'est comme ça qu'on arrive à des opérations de type rafle, parce qu'on est dans une logique de rendement. Nous voyons maintenant des préfets s'exprimer en terme de rendement comme s'il étaient là pour améliorer l'efficacité de l'administration. Ce qui est insupportable humainement parce qu'en fait le rendement cela veut dire que des gamins retournent vers un inconnu qui peut être synonyme de mort ou d'extrême danger avec leurs cahiers et leur livre d'école sous le bras.»

« Rappelez-vous, au printemps dernier, quand ce grand père chinois avait été arrêté à la porte de l'école Rampal, c'était dans le cadre d'une de ces rafles. On remonte, on se met à proximité des écoles, on bloque les
issues, et on tend le filet, on attend les poissons. C'est effectivement insupportable. Quant aux dispositions sur les contrôles d'identité, on a des réquisitions qui sont incroyables, qui sont vraiment pour la forme. Des sans-papiers, on sait : dans certaines zones de Paris ou de la banlieue, on peut tendre le filet : c'est très poissonneux. On le fait systématiquement aux mêmes heures. On calcule quelques fois les jours. Souvent, c'est le jeudi, parce que ça permet d'affaiblir la défense des droits en centre de rétention parce le week-end, les gens de la Cimade ne sont pas là le dimanche. On en est au point où les choses sont calibrées pour affaiblir la défense des droits. Tout cela est malheureusement de plus en plus organisé, de plus en systématique. Mais même si on a un préfet ou un procureur qui peut être plus ou moins humain sur le plan personnel, ce sont des rouages d'une machine
politique et administrative. Et ils ont une pression politicienne au dessus d'eux qui dit "toujours plus, toujours plus". Et donc on est dans le systématique. »

« Nos sections essayent de montrer à tel préfet ou tel procureur qu'il y a des cas insupportables. Humainement, il y a des choses terribles. La famille Popov risquait la mort au Kazakhstan, avec leurs gosses. On a arrêté ça au dernier moment. Parfois on n'y arrive pas. Ce jeune kurde qui a été assassiné après avoir été considéré comme pas en danger par l'Ofpra on n'a pas pu. Plus fondamentalement, nous disons à la magistrature vous ne pouvez pas accepter ça. Vous ne pouvez pas accepter d'être à la remorque d'une logique policière. C'est la séquence Nicolas Sarkozy - Brice Hortefeux - les Préfets - la police et, en bout de chaîne, les procureurs, qui répondent à une pression policière ou à une pression politique, et qui mettent l'application du code de procédure pénale en harmonie avec l'exécution d'une volonté politique. La règle de droit devient seconde. Ce n'est pas le rôle décent de la magistrature.»

« La circulaire du 21 février 2006 c'est un mémento du chasseur. Les services de M. Sarkozy à l'époque avec M. Guéant, son directeur de cabinet à l'Intérieur, ont pris la jurisprudence de la Cour de cassation qui avait interdit que l'on mette la main sur des sans-papiers dans des lieux protégés - leur domicile par exemple -, et ils ont en creux, indiqué, de manière très obligeante et précise, tous les endroits où, à contrario, l'on pouvait alpaguer des sans-papiers. En prenant en creux la jurisprudence protectrice. On avait cité le cas le plus extraordinaire, c'est l'histoire des cliniques : la police peut entrer dans un hôpital ou une clinique, elle ne peut pas rentrer dans les
chambres, parce que quand même les chambres, c'est un domicile. Et comme la Cour de cassation avait dit çà, MM Sarkozy et Guéant ont dit alors c'est possible dans les couloirs, c'est possible dans les toilettes,
c'est possible dans les blocs opératoires. On nous a dit "mais enfin jamais on n'envisageait une seule seconde de faire arrêter quelqu'un en cours d'intervention chirurgicale". Peut être mais alors pourquoi écrire
cela? Nous avons déféré cette circulaire devant le conseil d'Etat qui nous répondu qu'il n'y avait rien là qui menace les droits fondamentaux.»

« Je ne veux pas abuser des parallèles historiques, mais on sait très bien que le conseil d'Etat a été quelquefois un bon protecteur des libertés, mais quand la pression politique était trop forte, y compris dans des moments beaucoup plus graves que la période actuelle, le conseil d'Etat n'a pas tenu. Est-ce que le conseil d'Etat pouvait défendre les droits de l'homme face à des régimes comme celui de Vichy ou même aux pires moments de la torture sous la guerre d'Algérie ? On ne peut pas demander trop au droit et aux juges. Mais nous ne sommes pas dans ces moments là justement. Nous avons été très déçus. Nous espérions davantage et nous continuerons d'essayer. »

Propos recueillis par Karl Laske

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Le site de RESF

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02.10.2007

Loi immigration : la Fondation abbé Pierre dénonce l'exclusion des sans-papiers de l'hébergement d'urgence

medium_associatedpress.33.gifPARIS - La Fondation abbé Pierre dénonce un amendement au projet de loi sur l'immigration, examiné par le Sénat à partir de mardi, excluant les sans-papiers de l'accès à l'hébergement d'urgence.

"Allons-nous interdire demain aux associations humanitaires de donner à manger à des enfants sous prétexte que leurs parents ne sont pas en règle?", s'interroge mardi l'association, qui demande aux sénateurs de s'opposer à l'adoption de cet amendement.

Dans son communiqué, la Fondation abbé Pierre "s'indigne contre l'amendement N°209 au projet de loi relatif à l'immigration qui a été adopté par l'Assemblée nationale (...) un amendement qui a pour objectif d'exclure de fait les personnes sans-papiers des dispositifs d'hébergement d'urgence".

L'article 21 -traduction de l'amendement 209 adopté le 19 septembre lors des débats à l'Assemblée- introduit une modification de l'article 4 de la loi sur le droit au logement opposable (DALO), en conditionnant l'accès à l'hébergement d'urgence au fait de pouvoir "justifier de la régularité de son séjour sur le territoire dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat".

"Si un tel projet venait finalement à être retenu par les deux Chambres, ce sont toutes nos traditions républicaines d'accueil et de respect de la personne humaine qui seraient remises en cause", dénonce la Fondation.

Pour la Fondation abbé Pierre, "cet amendement excluant les personnes de l'hébergement d'urgence est inconcevable et dangereux pour toutes les associations, tous les travailleurs sociaux, tous les citoyens qui défendent avant tout les valeurs humaines les plus fondamentales et, en l'occurrence, des personnes en détresse et très fragilisées".

"En effet, en France, les structures d'hébergement d'urgence ont toujours été des lieux où la solidarité a primé sur toute autre priorité. L'accueil dit 'inconditionnel' implique que soient reçues les personnes sans aucun préalable lié à leur condition, leur origine ou au regard de leur situation administrative", rappelle la Fondation.

"L'hébergement d'urgence, faut-il le rappeler, n'offre pas de titre de séjour, mais juste un abri pour la nuit. Refuser cet abri serait contraire à l'éthique la plus élémentaire et ne ferait qu'aggraver un problème plus douloureux encore de la mise à la rue de femmes, d'hommes, de familles", souligne-t-elle.

Emmaüs et la Cimade dénoncent également cet amendement depuis jeudi dernier, et demandent au Sénat de le censurer. AP

god/sb

AP - Mardi 2 octobre, 13h52

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17:10 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : IMMIGRATION, SANS-PAPIERS

25.09.2007

Libération : Silence d’Etat après la mort de la sans-papiers défenestrée

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Rassemblement hier à Paris, à l'appel du Réseau éducation sans frontières (AFP)



RESF s’indigne du délai des autorités pour annoncer le décès de Chulan Zhang Liu.

Par Karl Laske
medium_libé.5.gifQUOTIDIEN : mardi 25 septembre 2007

Chulan Zhang Liu, la sans-papiers chinoise qui s’est défenestrée jeudi dernier à l’arrivée de la police boulevard de la Villette à Paris (Xe), est décédée des suites de ses blessures, vendredi à 23 h 55, à l’hôpital Georges Pompidou. C’est le Réseau éducation sans frontières (RESF) qui a révélé l’information, hier, en s’indignant du silence des autorités. «L’issue fatale de ce drame a été soigneusement cachée pendant deux jours, a souligné RESF. Le gouvernement se sentirait-il enfin responsable après cette quatrième défenestration ?»

Alors qu’un nouveau rassemblement s’est tenu, hier soir, boulevard de la Villette, plusieurs élus parisiens ont interpellé, eux aussi, le gouvernement. Le maire de Paris, Bertrand Delanöe a dénoncé «la pression grandissante qui s’exerce sur les étrangers et la multiplication des contrôles d’identité et des interpellations collectives». «On a imposé à la police une politique de rendement, a déploré Tony Dreyfus, le député maire (PS) du Xe. Les contrôles systématiques font que les gens sont paniqués. Cela va trop loin, et c’est vrai, cela donne une impression de rafle.» Lors du rassemblement, Mouloud Aounit, le président du Mrap, s’est plaint du silence d’Etat entourant le décès de Chulan Zhang Liu : «Le gouvernement n’est pas naïf, il devait être informé au plus haut niveau de l’Etat.»
«Qui-vive». Chulan, âgée de 51 ans, n’était arrivée que depuis peu dans l’appartement du boulevard de la Villette. «C’était quelqu’un qui était sur le qui-vive tout le temps, résume Tran, un ami des colocataires chinois. Elle ne parlait pas un mot de français.» Un autre occupant du studio avait été arrêté, deux jours plus tôt, au marché sauvage près du métro Belleville.
De son côté, le parquet a estimé que «le comportement de la police n’était pas en cause» dans l’accident survenu à Chulan. Les policiers du Xe arrondissement étant venus remettre une convocation, sans entrer dans l’appartement. L’objet de cette convocation est plus surprenant. Il s’agissait en effet d’une enquête pour «vol d’effets personnels» diligentée par le parquet de Meaux (Seine-et-Marne) à la suite d’une plainte déposée par un Chinois ayant habité au 41 boulevard de la Villette, avant son expulsion, il y a plusieurs mois… «La police n’a pas l’habitude de suivre ce type de plainte pour des effets personnels à moitié perdus ou à moitié retrouvés, surtout six mois après une expulsion», commente, dubitatif, un responsable d’association de soutien aux sans-papiers. «Il y avait un turn-over continuel dans l’appartement, rapporte Chan, et vraiment rien à voler ! Moi-même j’ai oublié souvent mes affaires, et je les ai toujours retrouvées.»
Un récepissé grec. Présenté comme le «logeur», et soupçonné du vol d’effets personnels, Wenkui Nie un autre sans-papiers, avait été placé, jeudi, en garde à vue par les policiers de la deuxième DPJ. Aucune charge n’a finalement été retenue à son encontre, mais il été placé en rétention administrative à Vincennes, samedi. Arrivé en France en août 2002, Wenkui Nie, originaire du Nord de la Chine, avait pour tout document un récépissé grec.
Une avocate de permanence, Me Syrine Saïeb, a plaidé, dimanche, devant le juge des libertés et de la rétention (JLD) la nullité de sa garde à vue au vu de plusieurs mentions rectificatives figurant sur les procès-verbaux et du caractère tardif de la «notification des droits». Le JLD ayant rejeté ces arguments, Wenkui Nie doit comparaître en appel aujourd’hui.

Lire aussi BLOG A l'école des sans-papiers

medium_logo3.4.jpgLe site de RESF

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12:23 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SANS PAPIERS, IMMIGRATION

18.08.2007

RESF 34 : Tous les jours on a peur... Laissez-les grandir ici !

medium_RESF34.jpgLe site RESF34 a pour objectif d’offrir de l’information aux jeunes sans papiers ainsi qu’aux personnes sensibles à ces situations de détresse.

Permanences juridiques RESF 34

Montpellier : tous les mercredis sur rendez vous entre 15h et 17h, au local de la Cimade, 16 rue Saint Louis.

Béziers : 1er et 3è mercredis du mois de 14h à 17h, au local Cimade 14 rue de la Rotonde.

Sète : mardis de 14h 30 à 16h 30, à l’Accueil Migrants-Sète situé au Centre Sportif, 22 rue Maurice Clavel.

Le site RESF 34 : http://placeauxdroits.net/resf34/


Liste des contacts : http://placeauxdroits.net/resf34/spip.php?auteur3

Tous les jours on a peur !




Sur le même thème : clicker sur -> http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/01_enfants_scolar...


medium_RAG341.52.pngRAG 34. Lovely34 et les lolo's 34

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15.08.2007

RESF Amiens : "le coup de gueule " de Didier Cottrelle (audio)

medium_RAG341.49.pngConsultez l'ensemble de nos notes publiées depuis le 11 mai 2006 : Dossier enfants scolarisés sans papiers (catégorie 01 enfants scolarisés sans papiers)

medium_logoRESF.jpgAprès la décision prise hier par le ministre Brice Hortefeu d'accorder un permis de séjour de six mois à la famille russo-tchétchène d'Ivan, "à titre humanitaire", Didier Cottrelle responsable de RESF Amiens nous confie sa colère au micro de France bleue Picardie.

Le coup de gueule de Didier Cottrelle

podcast


Le Blog de ZEC : http://zec.midiblogs.com
Zec : Un mec extra pour le nec le plus ultra de midiblogs.

Il est urgent de réaffirmer : LAISSEZ-LES GRANDIR ICI !

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RAG 34. Lovely34 et Lolo34

08:41 Publié dans 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF, Enfants scolarisés sans papiers

11.08.2007

ON NE PRATIQUE PAS LA CHASSE À L’ENFANT SANS « DÉGATS COLLATERAUX » 2 communiqués en 1 de RESF

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medium_arton2507.2.pngCommuniqué du 9 août 2007

C’est un enfant, il a douze ans, il est entre la vie et la mort à Amiens. Il aurait pu être Chinois, être plus âgé, et le drame aurait pu avoir lieu à Dôle, Lyon, Lille ou n’importe où en France. Ce n’est pas un accident. C’est l’effet direct et inéluctable de la politique imposée aux préfectures et aux policiers par le gouvernement. Les services sont soumis à des quotas en matière d’interpellation (125 000 exigés par le ministre en 2007) et d’expulsions (25 000). Oui, les sans-papiers sont pourchassés par la police. Jusque chez eux.

D’autres drames, moins spectaculaires, se déroulent partout en France : à l’heure où nous écrivons, 10 parents (pères ou mères) d’enfants scolarisés sont placés en centre de rétention par la préfecture de police de Paris, en attente de leur expulsion pendant qu’à la maison le parent échappé à la rafle et les enfants sont dévorés d’inquiétude devant leur avenir de demi-orphelins. A Metz, un autre père de famille risque l’expulsion par l’Allemagne vers la Mongolie. Et on pourrait poursuivre cette liste qui dénombrera toujours en deçà de la réalité arrestations et expulsions, familles déchirées et vies brisées….

Le Réseau sans frontières est fier de défendre ces familles, ces enfants ; il s’efforce de construire la solidarité nécessaire, même en cette période où l’Etat, quoiqu’il en dise, en profite pour mettre les bouchées doubles.

Les enfants de ce pays, où leurs familles sont venues chercher tolérance et liberté ont le droit de vivre comme tous les enfants, sans la peur quotidienne au ventre, de même que leurs parents.

Il faut mettre fin aux expulsions, et aux pratiques auxquelles les forces de police se livrent, et donner à ceux qui vivent à nos côtés le droit au séjour..

vendredi 10 août 2007.

Faire connaître cet article

Lire notre note précédente : L’appel de RESF : «Non à la peur, non à la chasse aux étrangers»


medium_artonrequinRESF.2.jpgCommuniqué commun 3 août 2007 : Mobilisations sans frontières contre les expulsions

Au moment où les interpellations et menaces d’expulsions se multiplient, à Paris, dans les départements d’Ile de France, les régions et dans de nombreux pays d’Europe, vous trouverez ci-joint un communiqué commun du Réseau Education Sans Frontières et des syndicats ALTER, CFDT Air France, CFTC Air France, CGT Air France , SUD Aérien, UL CGT Roissy.

Mobilisations sans frontières contre les expulsions

« Expulsion sans frontières » proclamait le communiqué publié lundi 30 juillet par RESF. Mais les pays qui jouent la carte de « l’Europe-forteresse » et tentent de rejeter une partie de leurs migrants n’ont pas la partie si facile ! Ils ne peuvent mettre en œuvre cette politique qu’au mépris de droits fondamentaux et se heurtent à la détermination des étrangers menacés comme à la solidarité grandissante d’une partie de l’opinion publique.

En Belgique la mobilisation oblige les pouvoirs publics à reculer

En Belgique, la menace d’expulsion vers l’Equateur d’Ana Elisabeth Cajamarca et de sa fille Angelica, arrêtées sur dénonciation le 30 juin, a provoqué une grande émotion et des dizaines de citoyens belges se sont mobilisés sans relâche pour la libération de la fillette et sa mère. Mais c’est finalement la brutalité de la police au cours des opérations de transfert qui a conduit le tribunal de 1ère instance à ordonner leur libération. Pourtant l’Office belge des étrangers avait mis le paquet pour réussir cette expulsion, réunissant de nombreuses forces de police, jetant la maman menottée sur le plancher de la camionnette, l’y maintenant à coups de genou, tentant de lui faire avaler de force des calmants… et décidant à la dernière minute de diriger les deux expulsées vers la Hollande, afin de déjouer l’intervention possible des militants rassemblés à l’aéroport de Bruxelles-National.

Cette victoire, qui ne saurait être complète tant que la famille Cajamarca n’aura pas été régularisée, n’aurait pas été possible sans la mobilisation. Elle ne doit pas faire oublier les nombreuses autres personnes détenues dans les centres de rétention en Belgique avec, parmi elles, beaucoup d’enfants qui, comme l’a rappelé Angelica, doivent eux aussi pouvoir sortir.

Les autorités allemandes expulsent les sans-papiers avec la complicité d’Air France

Un sursis, c’est aussi ce qu’a obtenu Kelly Moses, ce jeune homme que l’administration allemande voulait expulser de Hambourg vers le Bénin via Roissy, sur des avions d’Air France. Emmené vers l’aéroport, il est revenu en fin de matinée sur son lieu de rétention, parce qu’il a sans manifesté une quatrième fois avec la plus grande force son refus d’être renvoyé vers le Bénin, un pays dont il n’est pas ressortissant et où il n’a aucun lien. Mais cette petite victoire a sans doute été facilitée par l’écho donné par les militants allemands et français à cette tentative d’expulsion et à la collaboration étonnante d’Air France à cette opération.

Ainsi Air France ne se contente pas seulement d’exécuter les demandes d’expulsion de l’Etat français, elle participe à la mise en œuvre des politiques d’expulsion des autorités allemandes. Pour Air France, et contrairement aux justifications données devant les actionnaires par ses dirigeants le 12 juillet, les expulsions deviendraient-elles un « marché » comme un autre, une opération commerciale où peu importent les clients, le sort des victimes et les méthodes utilisées ?

Voyager menotté, est-ce là « faire du ciel le plus bel endroit de la Terre" comme le prétend la publicité de la compagnie ? C’est faire en tout cas bon marché de la réaction des passagers et des personnels confrontés à des situations souvent insupportables.

En France, durcissement de la politique d’expulsion des sans-papiers

Refus du droit d’asile, négation du droit de vivre en famille, oubli des droits de l’enfant : voilà les conséquences quotidiennes de la politique menée, ici aussi, par le gouvernement français et que le ministre Hortefeux se vante de vouloir encore aggraver. Et de fait interpellations et tentatives d’expulsion se multiplient au cœur de l’été : deux mères de famille et un couple, soit quatre enfants de 2 et trois ans ont été placés au centre de rétention de Lyon. Les mères ont été arrêtées sans leur mari, on veut les renvoyer avec leurs enfants vers des pays où elles étaient persécutées et n’ont plus de liens. A Lyon toujours, c’est un jeune majeur scolarisé, pourtant placé sous protection de la PJJ, qu’on veut expulser vers le Congo où personne ne pourra le prendre en charge puisque ses parents sont morts et son oncle en fuite. A Marseille, c’est un père d’enfant français qu’on embarque pour la Tunisie, avant que le référé de son avocat n’ait pu être déposé. A Bobigny c’est un papa chinois qu’on veut arracher à sa famille, alors que sa fille est scolarisée ici et se trouve en situation régulière. Au centre de rétention du Mesnil-Amelot (77) un sans-papier tente de mettre fin à sa vie en s’immolant, un geste qui met en évidence la violence du système. Et à Lille la mise en garde à vue de plusieurs dizaines de sans papiers en grève de la faim, etc, etc…

Ce gouvernement a beau arborer le masque de l’ouverture et le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale se donner des allures d’humaniste en défendant l’intitulé de son ministère, la politique qu’il met en œuvre est bien toujours la même : durcissement des lois, renforcement de la répression, politique du chiffre en matière d’expulsion. Elle n’est réalisable qu’au mépris des Droits de l’Homme qu’on prétend défendre ailleurs. Elle suppose une société de contrôle social et policier qui pèsera inévitablement sur l’intégration de tous les étrangers ou supposés tels et, à terme, sur les libertés de tous.

Signataires : ALTER, CFDT Air France, CFTC Air France, CGT Air France, Réseau Education Sans Frontières, SUD Aérien, UL CGT Roissy

Contacts sur ce dossier :

Resf : Jean Michel Delarbre 06 89 30 86 15 / Richard Moyon

Syndicats : Serge Nybelen (CGT) 06 79 90 82 89 / Jacques Raymond (CFDT) 06 03 13 25 38

Pierre Contesenne (SUD) 01 41 75 20 85

Rappel : Les 192 organisations membres ou soutiens du « Réseau Education sans frontières » (au 15.5.07) :

Mouvement associatif (local et national) :

ACER (association pour une citoyenneté européenne de résidence), ADN (Association pour la démocratie - Nice), ACT UP – Paris, Afrique Partenaires services, AITEC (Association Internationale des Techniciens, Experts et Chercheurs, Groupe contre la criminalisation des familles), AMF (Association des Marocains en France), AMHITI (réfugiés haïtiens en France), A.S.A.V. (Association pour l’Accueil des Voyageurs - 92), Association « En-Temps » (service des mineurs étrangers isolés), Association Française Janusz Korczak (AFJK), Association Intercapa Solidarité Etudiants Etrangers, Association Mosaique (Comité antiraciste de Choisy le Roi/Orly), Association Sar-Phirdem, Association des travailleurs maghrebins de France (ATMF), ASSOUEVAM (Association de soutien aux étrangers du Val de Marne), ATTAC-France, Ballon rouge (Aubagne), CADAC, CEDETIM, CIMADE (Service œcuménique d’entraide), Cinquième zone, Citoyens Unis pour Chatenay-Malabry, CLEJ (Club Laïc de l’Enfance Juive), CNAFAL, Collectif Cetace (Créteil), Comité de défense des droits des sans-papiers (59), Comité de Résistance Social (travailleurs sociaux), Comités de Soutien aux familles rroms du Val de Marne, Comité de soutien aux tsiganes du 93, Collectif Bellaciao, Collectif des sans papiers de Seine Saint-Denis (93), Collectif des sans-papiers des Hauts de Seine (92), Collectif des sans-papiers kabyles de France (CSPK), Collectif National pour les Droits des Femmes, 3ème Collectif des sans-papiers de Paris, CRAN (Conseil représentatif des associations noires), Coordination nationale des sans-papiers, CVSF, DEI (Section française de Défense des Enfants international), Droit Au Logement,Ecole Emancipée, Emancipation, Ensemble Citoyens (Martigues), FASTI, Faut qu’on s’active ! (Boulogne sur mer), FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’Elèves de l’Ecole Publique), Femmes de la Terre, Fondation Copernic, GISTI, Groupement des retraités éducateurs sans frontières (GREF), Journal « A Contre Courant » politique et syndical (Mulhouse), ICEM Pédagogie Freinet, Initiatives et Actions Citoyennes pour la Démocratie et le Développement (IACD), La Voix de l’Enfant, Ligue de l’Enseignement, Ligue des Droits de l’Homme, Motivé-e-s (Toulouse), Mille Bâbords (Marseille), Mouvement pour une Alternative non-violente (MAN), MRAP, Ni putes, ni soumises, Observatoire des Libertés Publiques, RAJFIRE (Réseau pour l’autonomie des femmes immigrées et réfugiées), Ras le Front, Réseaux citoyens de St-Etienne, RCTS (Réseau de travailleurs sociaux pour l’insertion des jeunes étrangers), Réseau Chrétiens Immigrés (RCI), Réseau Solidaire et Citoyen (RESOCI), SALAM (Soutenons, Aidons, Luttons, Agissons pour les Migrants et les pays en difficultés), Solida’mis (Reims), SOS Racisme, SUB TERRA a.s.b.l., Survie, Union Juive Française Pour la Paix (UJFP).

Mouvement syndical :

CGT (Union départementale Paris) - Confédération paysanne, CNT, FSE (Fédération Syndicale Etudiante), FERC-CGT, FIDL, FSU, Union Syndicale « Solidaires », MGM (Syndicat de la Médecine Générale), PAS 38 (Pour une Alternative syndicale – Isère), SAF (Syndicat des Avocats de France), SEDVP-FSU (Syndicat des Etablissements Départementaux de la Ville de Paris), SGEN-CFDT, SNES, SNUipp, SUD-Culture, SUD-Education, SUD-PTT, SUD Rail, SUD Santé-Sociaux, Syndicat de la Magistrature, UDAS (Union des Alternatives Syndicales), UNL (Union Nationale Lycéens), UNSEN-CGT.

Collectifs RESF locaux (Régions) :

Aisne (02) / Collectif de défense des sans papiers, Aisne (02) / ASTI Saint-Quentin, Ardèche (07) / RESF, Ariège (09) / Resf, Aude (11) / Resf, Bas-Rhin (Strasbourg - 67) / Resf, Bouches du Rhône (13) / Resf, Cantal (15) / Collectif Ucij-Resf, Charente-Maritime (17) / Resf, Cher (18) / Resf, Doubs (25) / Resf, Eure (27) / Collectif de l’EURE de Soutien à Wei-Ying et Ming, aux Mineurs et Jeunes majeurs Scolarisés sans papiers, Gironde (33) / Resf, Haute-Garonne (Toulouse - 31) / Resf, Haute-Loire (43) / Resf, Haute-Vienne (87) / Resf Limoges, Hérault (34) / Collectif « jeunes sans papiers », Ille et Vilaine (35) / Resf, Indre (36) / Resf, Indre et Loire (37) / Resf, Isère (38) / Riesf, Jura (39) / Resf, Landes (40) / Resf, Loire Atlantique (Nantes – 44) / Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires, Loiret (45) / Collectif de Soutien aux Enfants de Sans-Papiers scolarisés – Resf Orléans, Loiret (45) / Resf Montargis – Gien – Briare, Lot et Garonne (47) / Resf, Lyon et région (01/42/69) / Resf, Maine et Loire (Angers - 49) / Resf, Marne (Châlons et Reims – 51) / Resf, Mayenne (53) / Resf, Meurthe et Moselle (Nancy 54) / Resf, Meuse (55) / Resf, Moselle (57) / Resf Metz et Sarreguemines), Nord – Pas de Calais (59 - 62) / Resf, Oise (60) / Solidarité Migrants, Oise (60) / Collectif Solidarité Migrants du Noyonnais, Pas de Calais (62) / Resf Arras – Lens, Puy de Dôme (63) / Resf, Pyrénées Atlantiques (64) / Resf, Pyrénées Orientales (66) / Resf, Saône et Loire (71) / Resf, Sarthe (72) / Resf, Seine-Maritime (76) / Resf Le Havre et Rouen, Somme 80 / Resf, Tarn (81) / Resf, Vienne (86) / Resf, Yonne (89)/ Resf,

Collectifs RESF locaux (Ile de France) :

Paris (75) / Resf, Paris centre (1ème - 2ème - 3ème et 4ème) / Resf, Paris 11ème / Groupe Education Sans Frontières Voltaire, Paris 10ème – 11ème – 20ème / Resf, Paris 10ème / Collectif CARESP Lycée Siegfried, Paris Sud (5ème- 6ème - 13ème - 14ème - 15ème) / Resf, Paris 12ème / Comité de soutien des enfants tchétchènes de l’école Baudelaire - Paris 12°, Paris 17ème -18ème / Resf, Paris 19ème / Resf, Collectif RESF (CARESP) Lycée Siegfried, Seine et Marne (77) / Resf 77, Yvelines (78) / Collectif lycée J. Vaucanson - Les Mureaux, Yvelines (78) / Resf 78, Essonne (91) / Resf 91, Essonne (91) / LP Gustave Eiffel Massy, Hauts de Seine Nord (92) / Resf Nanterre, Hauts de Seine Sud (92) / Resf Châtenay, Hauts de Seine / Lycée Jean Jaurès Châtenay-Malabry, Hauts de Seine / LP Florian Sceaux, Seine Saint-Denis (93) / Resf 93, Seine Saint-Denis (93) / Collectif du lycée Paul Eluard - Saint-Denis, Seine Saint-Denis (93) / CISéé Lycée Suger - Saint-Denis, Seine Saint-Denis (93) / CISéé Lycée Utrillo - Stains, Seine Saint-Denis (93) / Collectif lycée J. Feyder - Epinay, Seine Saint-Denis (93) / Resf Le Pré Saint-Gervais, Seine Saint-Denis (93) / Resf Montreuil, Seine Saint-Denis (93) / Collectif de défense des sans papiers Pantin, Seine Saint-Denis (93) / Resf Romainville, Val de Marne (94) / Resf Alfortville, Val de Marne (94) / Collectif Unitaire de Défense des Elèves, Etudiants et MA Etrangers (Ac. de Créteil), Val de Marne (94) / Collectif de défense des sans papiers de Villejuif, Val de Marne (94) / Collectif du lycée Apollinaire Thiais, Val de Marne (94) / JMSF (lycée J. Macé - Vitry), Val d’Oise (95) / Collectifs locaux Argenteuil, Sarcelles, Pontoise.

Soutiens :

Alternative citoyenne, Alternative Libertaire, JCR, Les Alternatifs, Les Verts, LCR, MJS (Mouvement des jeunes socialistes), OCL (Organisation Communiste Libertaire), OCML VP - Journal Partisan, PCF, PS (Fédération 93), PS (Fédération 78), UDB.