02/01/2009

Notre nouvelle adresse : http://partidegauche34.midiblogs.com

Bonjour,

logo_parti_de_gauche.jpgNous avons changé d'adresse, merci de la noter : http://partidegauche34.midiblogs.com

Amitiés militantes à gauche.

Lolo34

11/10/2008

LES DROITS DES ÉTRANGERS NE PEUVENT SE RÉDUIRE À UN MARCHÉ !!!

logoRESF34.jpgPÉTITION
Lien pour signer : http://placeauxdroits.net

LES DROITS DES ÉTRANGERS NE PEUVENT SE RÉDUIRE À UN MARCHÉ !!!


Pour le retrait de la réforme ministérielle qui modifie les conditions d’intervention de la société civile dans les centres de rétention administrat ive !

Nous signataires, à la suite de nombreuses associations (*), exprimons notre préoccupation concernant le contenu du décret du 22 août 2008 et de l’appel d’offres consécutif qui modifient les conditions d’intervention dans les centres de rétention administrative (CRA) quant à l’a et l’aide à l’exercice des droits des étrangers.

La mission telle qu’exercée jusqu’à ce jour par la Cimade auprès des étrangers retenus dans les CRA afin « de les informer et de les aider à exercer leurs droits » sera remise en cause par ces nouvelles dispositions :
* la réforme dénature la mission car l’assistance à l’exercice effectif des droits des personnes retenues est désormais réduite à une seule mission d’information ;
* l’émiettement de cette mission contrarie toute observation, analyse et réaction d’ensemble sur la situation prévalant dans les centres de rétention. Il entrainerait, outre une inégalité de traitement, une réduction de la qualité de l’aide apportée aux étrangers ;
* l’ouverture de cette mission par voie d’appel d’offres de marchés publics à des opérateurs autres que les associations spécialisées menace l’exercice des droits fondamentaux des personnes retenues ;
* l’exigence de neutralité, de discrétion et de confidentialité revient à entraver toute parole publique de témoignage et d’alerte sur certaines situations contraires au respect des droits fondamentaux.

Cette volonté d’entraver l’actio n de la société civile est d’autant plus inquiétante qu’elle intervient dans un contexte marqué par une politique du chiffre en matière d’éloignement des étrangers et les menaces contenues dans la directive « retour » adoptée par le Parlement européen(**).

Nous, signataires, considérons que, telle qu’elle est envisagée, la réforme des conditions d’intervention en rétention n’est pas acceptable.

Nous exigeons du gouvernement de renoncer à sa réforme.
Nous demandons au gouvernement d’’engager une concertation avec l’ensemble des organisations qui dans notre pays sont attachées au respect des droits des étrangers.

(*) DECLARATION inter associatives, Sur les dangers de la réforme ministérielle relative aux intervention s de la société civile dans les centres de rétention administrative
Communique du Syndicat des Avocats de France
Appel lancé par le Gisti « Etrangers, silence on enferme ! »
Le Monde du 4 octobre : Eva JOLY : Omerta sur les clandestins
Communiqué de la CIMADE
Communiqué d’Amnesty
Communiqué de presse du Réseau Education Sans Frontières (RESF)
Communiqué de FTDA

(**) Pour comprendre les enjeux de la Directive "retour"
Ces documents sont consultables sur le site de signature de la pétition

Urgent !!

Ecrivez au Ministre de l’immigration, à ses conseillers, à l’Elysée pour leur demander le retrait de la réforme...
Inspirez vous du texte de la péti tion. Evitez les invectives et veuillez rester courtois. Merci de nous faire passer une copie.
101 rue de Grenelle 75007
Fax ministère Hortefeux : 01 77 72 61 30
Par mail, écrire à son conseiller : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
ou Secrétariat Général (M. Patrick Stefanini) : secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Contact : retraitreforme@placeauxdroits.net
Nous vous invitons également à vous inscrire sur la liste resf.info, ici : http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/resf.info En vous y abonnant, vous recevrez seulement les appels urgents lorsqu'une situation se présente qui nécessite l'intervention de milliers de soutiens ; vous recevrez parfois aussi des appels à des mobilisations nationales ou des communiqués important. Soit environ un message par semaine, rarement plus.

Cette liste est une liste de diffusion seulement, et non une liste de discussion.

05/10/2008

CONGRES PS : Ne crisez plus, le PS REIMçera gratos : les 6 motions


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Chères et chers camarades,

En attendant que le facteur vous les adressent via l'extinction de voix du PS: Les six motions (textes intégraux) sont dans le Monde au lien suivant -->

http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/09/25/les-motions-du-ps_1099577_823448.html?xtor=RSS-823353 (clicker sur ou recopier le lien dans votre navigateur).

Ploum, ploum, tralala... Le PS est-il soluble à droite ? Et Robert N va t'il s'acheter un costume hors de prix et bien trop grand, n'est-ce pas Jean-Pierre? Vous le saurez peu-être aux prochains épisodes.

Amitiés militantes à gauche.

Lolo34



23/06/2008

Le centre de rétention pour étrangers de Vincennes incendié

... tu lèches le noyau d'la c'rise, avant que la machine déraille, aie, aie, aie, aie...

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749b7c7cd393b49509030698dc035014.jpgPARIS (Reuters) - Un incendie volontaire a mis hors d'usage dimanche le centre de rétention de Vincennes (Val-de-Marne), un des plus grands de France, où étaient enfermés 273 étrangers sans papiers en instance d'expulsion, apprend-on à la préfecture de police.

Le sinistre, allumé le lendemain de la mort sur place d'un retenu tunisien, s'est déclaré simultanément à 15h45 dans les deux bâtiments du centre de rétention administratif, qui ont brûlé et ont été très endommagés, malgré l'intervention rapide des pompiers, dit la préfecture de police de Paris dans un communiqué.

Aucun blessé grave n'était à déplorer dans la soirée. Vingt personnes intoxiquées par des fumées ont été transférées à l'hôpital, précise la préfecture.

Les occupants ont été évacués et d'abord transférés dans le gymnase de l'école de police situé à proximité, puis dans la cour, selon une source policière. Leur relogement "dans d'autres centres est en cours", disait dimanche soir la préfecture.

Selon l'un des étrangers actuellement retenu à Vincennes, joint par téléphone par Reuters, l'incendie serait lié à une émeute en milieu d'après-midi, liée au décès d'un Tunisien sans papiers, samedi, au centre de rétention.

Une source policière confirme cette version des faits. Des retenus auraient mis le feu à des matelas, alors que se déroulait à l'extérieur une manifestation de soutien.

La préfecture explique aussi que "plusieurs foyers d'incendie volontaire ont été détectés" vingt minutes après le début de la manifestation.

MORT D'UN TUNISIEN

Le retenu tunisien a succombé samedi à une crise cardiaque et n'a pas subi de violences, dit-on de source policière. Une enquête de police a été ouverte.

"Tant les premières constatations que l'autopsie, réalisée dans le cadre de l'enquête menée par la police judiciaire, écartent la présence de traces suspectes", dit la préfecture de police dans son communiqué de dimanche.

La préfecture précise que le Tunisien était frappé d'une interdiction définitive du territoire prononcée par la cour d'appel de Paris et était connu pour "des faits de délinquance grave et réitérée, sous de multiples identités, notamment en matière de trafic de stupéfiants, de violences et de viol".

Les associations de défense des étrangers estiment que son décès est imputable à la politique du gouvernement et aux conditions de séjour dans les centres de rétention.

"Cette mort de trop est à mettre au funeste crédit de cette obsessionnelle politique cruelle, brutale et inhumaine qui criminalise l'immigration", dit le Mrap (Mouvement contre la racisme et pour l'amitié entre les peuples) dans un communiqué.

Il estime que le décès doit constituer une alerte sur les centres de rétention, qualifiés "d'horreurs de la République".

Ces centres seraient actuellement surpeuplés et la tension y serait de plus en plus vive, selon les organisations de défense des étrangers. Des objectifs chiffrés annuels d'expulsions ont été fixés à l'initiative du président Nicolas Sarkozy.

Le gouvernement n'a pas atteint en 2007 l'objectif de 25.000 expulsions d'étrangers sans-papiers qu'il s'était fixé. Le Premier ministre François Fillon a déjà indiqué à la presse que l'objectif pour 2008 était de 26.000 expulsions.

Un projet de directive européenne adopté le 18 juin par le Parlement européen fixe à 18 mois la durée maximale de la rétention, au-dessus du maximum légal français actuel, qui est de 32 jours.

Le ministre de l'Immigration français Brice Hortefeux a toutefois annoncé qu'il n'entendait pas changer ce chiffre légal français. Ce ministre s'est félicité jeudi dernier d'une progression des expulsions de clandestins, qui aurait augmenté de 80% sur les cinq premiers mois de 2008.

Thierry Lévêque

Lire note précédente sur le même sujet

ce9df806dd287f7c0152f9cd431ea6d9.gifRAG 34. Lovely34 (je suis pas photogénique, mince alors!).

17/04/2008

A propos des grèves de travailleurs sans papiers

70c546e1cc5c4aaae164779c433a5f97.jpgLes présentes grèves de travailleurs sans papiers viennent démontrer un peu plus encore, s’il en était besoin, combien les clichés et caricatures trop souvent utilisés pour parler de l’immigration sont erronés, mensongers, et pour tout dire étrangers à la réalité économique et sociale de notre pays.

Acteurs actifs de notre économie, intervenant dans des secteurs manquant cruellement de main-d’oeuvre, ces travailleurs participent clairement au bon fonctionnement des entreprises françaises, comme en attestent les soutiens – inédits – exprimés aujourd’hui par nombre d’employeurs.

Le gouvernement ne peut pas plus longtemps prolonger cette politique de Tartuffe, consistant à expulser d’une main, et à jeter de l’autre un voile pudique sur l’emploi de travailleurs clandestins dans nos entreprises. Puisque l’actuelle majorité s’est placée sous le signe du pragmatisme et de l’efficience, nous demandons à Monsieur Fillon et à Monsieur Hortefeux de régulariser ces travailleurs qu’ils n’expulseront de toute façon pas, et d’ouvrir un débat honnête sur les flux migratoires, qui ne se limite pas à une fausse alternative entre politique d’expulsions massives, et ouverture totale des frontières.

Communiqué de Julien DRAY, Porte-parole

RAG 34. Les lolo's 34

05/04/2008

MANIF : Dans l'Hérault comme partout, la xénophobie d'Etat tue

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fa7919b2db0dbb2417cc0bc4d5de2488.pngRAG 34. Lolo34

L’enfermement des enfants sans papiers

Pr Jean-Yves Hayez
Pédopsychiatre
Prof émérite à l’UCL


Mon identité de psychiatre d’enfants et d’adolescents m’amène à m’occuper centralement de mineurs d’âge. C’est d’eux dont je vais parler, lorsqu’ils sont sans-papiers. N’en déduisez néanmoins pas que je considère leur sort plus digne d’intérêt que celui des adultes sans-papiers : il ne saurait y avoir de prise de position éthique ni de justice sociale à deux vitesses, en fonction de l’âge des personnes concernées. Dans ce texte, je recours à la qualification « sans-papiers » parce qu’elle est très parlante, même si elle n’est pas strictement exacte sur le plan administratif à chaque étape du processus. Il désigne les mineurs d’âge ou/et leurs familles, fuyant la pauvreté ou/et la persécution dans leur propre pays et émigrant chez nous avec, au mieux l’espoir d’y être officiellement accueillis, et au pire celui de gagner du temps et d’y survivre vaille que vaille dans l’illégalité pour une période indéterminable. On sait ce qu’il en advient : un petit nombre finit par être régularisé, le plus souvent au terme d’un parcours du combattant très éprouvant. Beaucoup se trouvent en période d’attente longue et incertaine de cette hypothétique régularisation, dans des centres ouverts ou ailleurs ; d’autres nombreux aussi vivent dans l’illégalité au vu et su de la communauté, espérant que l’épée de Damoclès de l’obligation de quitter le territoire ne leur tombera pas trop vite dessus ; d’autres - encore nombreux - vivent cachés dans la clandestinité : quelques- uns sont parqués dans les centres fermés, capturés dès leur tentative d’entrée en Belgique ou au terme de leur clandestinité, sur base de critères qui, vus de loin, ont l’air bien aléatoires : ne s’agit-il pas, fondamentalement, d’une opération de marketing pour rassurer l’opinion publique sur la vigilance et la fermeté du gouvernement ; beaucoup enfin finissent par être expulsés, dans un contexte de pseudo soumission ou de violence, individuellement ou collectivement.

Pour évoquer ces enfants sans-papiers, je me limiterai à parler de leur enfermement, avec ou sans leur famille.

Jusqu’en août 1999, ces enfants étaient abandonnés à leur sort sans sollicitation particulière, avec un bout de terrain vague entouré de barbelés pour taper la balle, et en prime, un avion qui décolle toutes les soixante secondes à leurs oreilles. Après, sous la pression des organismes de lutte pour les droits de l’homme et de l’opinion publique, leur sort matériel s’est amélioré : quelques jouets, de l’instruction ...

Que l’on n’en retrouve néanmoins pas trop vite la douce certitude du devoir positif accompli ! En effet, ces mesures sociales d’amélioration de leur vie quotidienne comportent le grand risque d’assoupir les consciences, comme si le nécessaire avait été fait ! Comme si, maintenant, on avait le droit de se soumettre à ce qui est le scandale de l’enfermement d’innocents enfants et adultes, sans décision ni contrôle judiciaire, avec pour seul délit la couleur de peau ! A quoi sert d’avoir mis sur pied tant de nobles structures, de délégués généraux aux droits de l’enfant, jusqu’aux juges de la Jeunesse, à quoi sert d’avoir délégué au pouvoir des partis qui se disent progressistes s’ils disent ne savoir rien faire pour empêcher cette atteinte aux droits de l’homme ?

Les germes de violence

Dans ces centres fermés, inévitablement le stress, la révolte d’adultes désespérés et qui n’ont plus rien à perdre, les germes de violence sont bien plus élevés que partout ailleurs tout comme l’est aussi le manque de territoire personnel de vie et d’intimité. Et donc le vécu d’insécurité des enfants est bien plus élevé, lui aussi ; n’y sont-ils pas régulièrement exposés, par exemple, à des expériences effrayantes comme : mutineries, bagarres physiques, violences sexuelles, désespoirs plus ou moins affiché de leurs parents ... Expériences effrayantes génératrices de syndrome de stress post-traumatique qui peuvent être intenses et de longue durée.

Mais surtout, l’expérience de l’injustice et de la toute-puissance arbitraire de l’Etat atteint ici son paroxysme. L’enfant doit assimiler l’incompréhensible, c’est-à-dire le fait qu’il est mis en prison, lui et ses parents, sans avoir rien fait de mal : à cela s’ajoute que les critères et les procédures de sortie sont aussi illogiques que ceux d’entrée. Pas de chance à l’entrée et pour la sortie, c’est aussi bien la roulette russe !

Comment n’en résulterait-il pas un sentiment d’infériorité et un désespoir radicaux ? Avoir cinq ans et vivre en prison, sans indication de durée, sans que papa et maman puissent expliquer ou faire quelque chose ... passer indéfiniment du chaud au froid, sans mot possible pour donner un sens ...

Comment n’en résulterait-il pas d’importants troubles de l’image et de l’estime de soi ... et un doute sur la valeur des parents et de la famille ? : « Qui suis-je ? Qu’ai-je fait de mal pour mériter cela ? Où sont mes fautes et celles de mes parents ? ».

Comment n’en résulterait-il pas une appréciation erronée et pessimiste sur ce qui est permis et défendu et, plus radicalement, sur ce qui est Bien et Mal... jusqu’à se sentir coupable de porter son nom, d’avoir son histoire et la couleur de sa peau !
Conséquences à long terme : quelques-uns, résilients, parviendront à cicatriser ce moment particulier d’expériences pénibles et à se remettre debout.

Beaucoup en garderont un sentiment d’infériorité et une image négative de l’autorité sociale, injuste et dont il faut toujours se méfier.

Quelques-uns, peut-être les plus forts psychologiquement, verront grandir en eux la haine et le désir de vengeance... tout deviendra alors possible, de la petite délinquance contre les nantis, jusqu’aux kamikazes terroristes qui protestent de manière radicale contre l’exclusion,... mais bah, de toutes façons, nous ne mettrons pas en question et nous légitimerons encore notre rejet de l’étranger pauvre... à partir de leurs actes de révolte.

Mes propositions, en contrepartie des pratiques actuelles

Il faut être réalistes : il restera inéluctable qu’une partie des personnes qui entrent sans papiers dans notre pays, en ce inclus des familles, n’y soient pas acceptées. Alors, comment réagir quand même de manière plus positive ?

Comme tous les professionnels concernés, je demande que les services administratifs ou judiciaires qui opèrent le fassent avec diligence, dans une ambiance d’accueil des personnes, et avec des critères qui soient clairs et généralisables. On reste très loin du compte.

Même lorsqu’en travaillant ainsi, telle famille serait dans des conditions d’expulsion, il faut admettre des exceptions, en fonction de la simple « humanité ».

A mon sens, il est inconcevable qu’une famille pas en règle de papiers, mais intégrée positivement depuis plus de trois ans dans le tissu social d’un village ou d’un quartier soit encore expulsée : à non sens, elle a « mérité » de rester en Belgique. Il est scandaleux et écoeurant d’apprendre qu’un jeune biélorusse de dix-sept ans, prêt à être adopté par la famille qui l’accueillait chaque année dans le cadre de séjours « Tchernobyl » ait été expulsé définitivement. Depuis lors, on a perdu toute trace de lui en Biélorussie : sans le moindre lien familial, il doit végéter dans un orphelinat d’État. Et la famille d’accueil a des ennuis judiciaires, pour avoir aidé une résidence illégale en Belgique : à hurler de bêtise ou d’inhumanité.

Il faut laisser libres, là où elles sont, sans enfermement, les familles destinées à être expulsées, avec une surveillance policière ou communale renforcée : à pratiquer de la sorte dans d’autres pays, on a constaté que seuls quelques pourcents disparaissent dans la clandestinité : les enfants, ici, constituent un formidable facteur « limitant » qui rend très difficile de s’évanouir dans la nature. Et ces quelques pourcents de perte à durée indéterminable, est-ce vraiment un drame d’Etat ?

L’idée consternante des familles d’accueil

Enfin, une idée consternante commence à monter à l’esprit de quelques hommes politiques : celle de confier les enfants à des familles d’accueil pendant qu’on enferme leurs parents. Ici, le remède est pire que le mal : c’est encore un peu moins pire de laisser les enfants enfermés avec leurs parents. C’est de leurs parents que ces enfants ont besoin : la convention des droits de l’enfant proclame haut et fort le droit de principe à la famille naturelle. Cette idée de famille d’accueil séparerait les enfants de leurs parents, alors qu’une épée de Damoclès pend sous la tête de ces parents (qui, par ailleurs n’ont rien fait de mal). Vous imaginez d’ici l’angoisse cataclysmique que connaîtront ces enfants, persuadés que leurs parents sont en danger loin d’eux et qu’ils ne les reverront peut-être jamais.

Pr Jean-Yves Hayez

jeanyveshayez.net

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article...

Note sur le même sujet :MANIF : Dans l'Hérault comme partout, la xénophobie d'Etat tue

RAG 34. Les lolo's 34

16/02/2008

Un militant de RESF condamné pour outrage à Sarkozy

ca0bcfe045e41cc21ad8869be8286ee6.jpgRomain Dunant, militant de RESF a été condamné jeudi à payer 800 euros d'amende pour avoir comparé, en 2006, la politique du ministre de l'intérieur à celle du régime de Vichy.

Outrage à Sarkozy est passible d'amende. Un militant du Réseau éducation sans frontières (RESF) a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Paris à 800 euros d’amende pour avoir comparé, en 2006, sa politique en tant que ministre de l’Intérieur à celle de l’Etat français sous Vichy.

Romain Dunant, un habitant du Jura âgé de 35 ans, également militant de la Confédération nationale du travail (CNT, anarchiste), avait adressé le 19 décembre 2006 un courriel au ministère de l’Intérieur dans lequel il demandait la libération d’un militant marseillais de RESF, Florimond Guimard, placé en garde à vue pour s’être opposé à l’expulsion d’un parent d’élève sans papiers.

Dans ce courriel adressé au ministre Nicolas Sarkozy, Dunant écrivait: «voilà donc Vichy qui revient. Pétain a donc oublié ses chiens (…)». Il critiquait aussi une «politique qu’il faut bien qualifier de raciste» avant d’adresser ses «salutations antifascistes» au ministre.

La 10e chambre correctionnelle a reconnu ce militant coupable d’outrage à personne dépositaire d’une autorité publique et l’a condamné à 800 euros d’amende ainsi qu’à un euro de dommages et intérêts à verser à Sarkozy, qui s’était constitué partie civile.

Lors de l’audience du 17 janvier, le parquet avait requis une amende de 750 euros au motif que «la liberté d’expression a des limites: c’est l’outrage».

Le prévenu, animateur dans un collège, n’avait pas contesté son message, qu’il avait jugé «légitime», mais son caractère outrageant, estimant qu’il y avait «similitude entre la politique actuelle d’expulsions massives de sans-papiers et celle de Vichy».

Son avocate avait expliqué que son client avait voulu faire «un parallèle politique». «C’était une politique qui était visée, pas une personne», avait-elle insisté en plaidant la relaxe.

LIBERATION.FR : jeudi 14 février 2008
photo : Manifestation devant le centre de rétention du Canet à Marseille, le 19 janvier 2008. (AFP)

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RAG 34. Les lolo's 34

26/12/2007

LOUKSOR ? Président BLINGBLING, il adore... : Un "message" de solidarité de Sarkozy

Armelle Gardien enseignante au lycée Jean-Jaurès de Châtenay-Malabry, cofondatrice du Réseau Education sans frontières (RESF).

476c7dedce291e671c6c0bf1ed418169.jpgEt si Nicolas Sarkozy avait envoyé aux sans-papiers le même message de solidarité qu’il a envoyé à Ingrid Betancourt et aux autres otages en Colombie ?

« Je m’adresse à vous, aurait dit le Président, qui êtes des parents, des jeunes, des sans-papiers, en mon nom personnel mais surtout au nom des millions de Français, et je crois pouvoir le dire, au nom de tous les hommes et les femmes de bonne volonté qui réclament pour vous le droit de vivre au grand jour dans le pays des droits de l’homme où vous êtes venus chercher un avenir meilleur pour vous et vos enfants. Je refuse l’idée de vous laisser en perdition, je veux m’engager à vous arracher à un destin inhumain. Ceux qui vous persécutent font une erreur tragique. Ils s’égarent. Ils s’isolent. Une très large part de la communauté internationale condamne ces méthodes de traque, d’emprisonnement, de sévices physiques, de pressions morales. Il est temps de le comprendre et de faire preuve d’initiative. Les témoignages publiés nous bouleversent, ils montrent la souffrance des familles, les rêves brisés des jeunes. C’est pourquoi je veux m’adresser à vous pour vous apporter enfin un message de solidarité. A tous je veux le dire : la France ne vous oubliera pas. Elle ne vous oubliera jamais. En ce moment, la France recherche de nouveaux moyens pour vous rendre la place qui est la vôtre dans notre société, celle que les générations d’immigrés ont occupée par le passé, celle qui a permis la constitution d’une société multiple, complexe, rayonnante. L’urgence de la solution est devenue encore plus évidente aux yeux de tous : trop d’indignités vous sont infligées, trop de compromissions imposées à ceux qui sont chargés d’exécuter la politique du chiffre. Un seul objectif doit s’imposer : le droit au séjour, pour vous et vous enfants. Pour terminer ce court message, je veux avoir une pensée particulière pour Chulan Zhang, et ceux qui, anonymes, mais comme elle qui l’a payé de sa vie, sont venus aux portes de l’Europe chercher la liberté et le droit de vivre mieux.

Je veux à tous dire mon admiration pour leur dignité, leur courage dans la situation inhumaine qui leur est faite. Je veux vous apporter le témoignage du refus de la France d’accepter l’inacceptable. »

vendredi 14 décembre 2007 http://www.liberation.fr/rebonds/297872.FR.php © Libération

53c474dcc4ea2b1d80f50da43fe9035f.pngLe site de RESF

26/11/2007

Hortefeux souffle le soufre sur M6, RESF voit rouge (doc audio + doc vidéo)

74f7882a444f2d0023383ef5015e1780.jpgLe dérapage "contrôlé" de Brice Hortefeux à quelques heures de son déplacement au Mali et au Bénin.
France Inter journal de 19h00 du 26 novembre

podcast


Brice Hortefeux chez Guy Lagache "M6"[Extrait De Capital 25-11-2007] Par Jack Catus
Le ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement à eu beucoup de problémes à expliquer l'ensemble des projets devant les caméras de M6 chez Guy Lagache : Résumé de l'emmission : Le gouvernement veut mettre fin à l'immigration illégale en France. Quel est le coût d'une expulsion ? Officiellement, entre 200 000 et 400 000 immigrés clandestins vivent et travaillent en France. Cette main-d'œuvre motivée fait tourner des pans entiers de l'économie. Les « clandestins » sont prêts à travailler dans des conditions très rudes. On les retrouve surtout dans des métiers jugés pénibles comme le bâtiment, le nettoyage, ou le gardiennage. Les « sans papiers » sont d'autant plus prisés dans ces secteurs que 400 000 emplois ne sont pas pourvus à ce jour pour ces tâches peu payées. L'« immigration choisie » serait-elle la bonne solution ?




Le site de Réseau Education Sans Frontières

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