24.07.2008

Le MJS du Pas-de-Calais à la conquête de l'Europe

02dfd300023ff1827a2c3984bb7acb8c.jpgCommuniqué du Mouvement des Jeunes Socialistes du Pas-de-Calais

Le Mouvement des Jeunes Socialistes est un mouvement international qui encourage les peuples et les citoyens à se rencontrer au delà des nations et des frontières. A ce titre, le Mouvement des Jeunes Socialistes du Pas-de-Calais est fier d'annoncer sa présence ce vendredi 25 Juillet 2008 au camp ECOSY (European Community Organisation of Socialist Youth).

Cet événement majeur pour les socialistes européens se déroulera cette année en France, à Carpentras (Vaucluse) du 25 au 31 Juillet 2008, et réunira plus de 2000 jeunes socialistes venus de toute l'Europe (plus de 70 organisations) afin de travailler et de militer ensemble, mais aussi pour débattre des situations politiques de l'Europe moderne, ainsi que de son avenir.

Là encore, le MJS du Pas-de-Calais, représenté notamment par son Secrétaire National Pierre FERRARI, tiendra un rôle majeur, puisqu'il participera à des missions d'organisation et de traduction pour accueillir du mieux possible nos voisins européens mais aussi à de très nombreuses conférences, ateliers et tables rondes.

Accueillir les jeunes socialistes européens à l'heure de la Présidence française de l'Union Européenne est pour nous, jeunes socialistes français, ainsi que pour l'ensemble de nos camarades européens, l'occasion de faire valoir notre vision d'une Europe plus forte et plus sociale.

Le camp se déroulera pendant la période de préparation du projet pour les élections européennes de 2009. Cet événement permettra aux socialistes français de peser dans la construction européenne et de montrer la dynamique de reconquête que nous avons déjà amorcée.

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12:43 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

22.07.2008

DE VERSAILLES EN VERSAILLES...

Par Jean-Luc Mélenchon sénateur PS de l'Essone

a572c0edac1b7b0239c6520f2b5bed47.jpgPendant qu’on se faisait battre à deux voix près au congrès à Versailles, Sarkozy faisait le beau en Irlande. François Delapierre, le délégué général de PRS manifestait à Dublin.Je me trouvais à Versailles. Avant le week end, avec le groupe socialiste du Sénat,on s’était déjà fait bien fait battre dans les votes sur la loi à propos du temps de travail. Rude série. Mais après le vote de Versailles on peut se poser queqlues questions sur la façon dont nos affaires ont été conduites.

A VERSAILLES, D’UN CHEVEU

Ce vote du Congrès du parlement à Versailles s’est bien mal fini pour nous, l’opposition de gauche. Je ne crois pas qu’il faille en attribuer la responsabilité exclusive à Jack Lang, même si de toute façon chaque voix acquise au projet de Nicolas Sarkozy est directement responsable du résultat. Mais s’il faut faire la liste des manquements, on ne doit oublier personne et tout particulièrement les radicaux de gauche qui ont suivi leur président, Jean-Michel Baylet. Sans eux, même avec Jack Lang, la réforme ne passait pas. Pour ma part, je ne crois pas à la thèse d’après laquelle tous ceux qui ont voté pour cette réforme ont été achetés. En tous cas pas ceux là. Ils sont convaincus. Tous sont partisans du régime présidentiel. Leur engagement ne date pas de ce jour. Ils ont voté conformément à ce qu’ils croient juste. Ils n’ont jamais été pris sur leur terrain. D’une façon générale l’erreur que le PS a commise, face à la majorité de droite et face au pays est de ne pas avoir porté le débat sur le registre qui est vraiment le sien : régime parlementaire ou régime présidentiel ?

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19:34 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Luc MELENCHON

Laurent Fabius dans le RDV des Politiques de France Culture

d9dbb00e2dfede7b23f456301251bcfa.jpgInvité de Dominique Rousset dans le Rendez-vous des Politiques, Laurent Fabius, député de Seine-Maritime, ancien Premier ministre a débattu notamment avec Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes, Laurent Bouvet, professeur de science politique à l’université de Nice et Eric Mandonnet, journaliste à L’Express.

Vous pouvez réécouter l’émission sur le site de France Culture : émission du samedi 12 juillet 2008

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18:36 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

13.07.2008

UNE MONOCRATIE INEGALITAIRE, INEFFICACE ET IMMATURE

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6343d25acbdddcc796e16578cef51f93.jpgInterview de Laurent Fabius par Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1.

Vous pouvez réécouter l’émission sur http://www.europe1.fr/Radio/chroniques/L-interview-de-Jea...


Bienvenue et bonjour. Au nom de la France et de l’UE, et après consultation, Nicolas Sarkozy sera donc à Pékin pour l’ouverture des JO. Il a raison, il a tort ?

Je pense surtout que dans cette affaire, il faut être cohérent. On peut dire depuis plusieurs mois dire : je me rends aux JO. On peut dire, et c’était plutôt ma position : je ne m’y rends pas. Mais ce qui me frappe si vous voulez, c’est les modifications de positions. Pendant un temps, c’était oui, ensuite c’était non, maintenant si j’ai bien compris c’est oui. Et dans le même temps, vous l’avez remarqué, l’ambassadeur de Chine, parlant au nom de son gouvernement, dit : il ne faut pas recevoir le Dalaï Lama sinon, menace sur les contrats. Donc je pense qu’on perd toujours lorsqu’on manque de cohérence.

D’abord, est-ce qu’on peut dire que Nicolas Sarkozy avait mis un certain nombre de conditions, et la première c’est que le dialogue entre Pékin et les proches du Dalaï Lama soit engagé. Alors, c’est ce qui est en train de se faire. A Pékin, on ne peut pas être plus chinois que les chinois.

Non, sûrement. Mais regardons sur le fond. La situation au Tibet n’a pas changé et d’autre part, si dans le même temps vous avez l’acceptation par Mr Sarkozy d’aller là-bas, mais la menace faite si on reçoit le Dalaï Lama, c’est une chose et son contraire. Moi je prêche uniquement pour la cohérence si vous voulez.

Et sur le fond, est-ce que je peux vous demander si le Tibet fait parti de la Chine ?

Bien sûr, bien sûr.

Ca, on n’y revient pas ?

Bien sûr.

Alors, l’ambassadeur, le diplomate, il dit : il ne faut pas se mêler de nos affaires. Est-ce qu’on peut accepter que l’ambassadeur pratique l’ingérence ici ?

Bien sûr que non. Moi j’ai reçu plusieurs fois le Dalaï Lama, Mme Merkel a reçu plusieurs fois le Dalaï Lama.

Pas en Chine, et elle n’est pas présidente de l’UE.

Oui, mais elle est cohérente. Donc, je crois qu’une fois de plus, il faut être cohérent. Il faut avoir du respect pour la Chine, mais ne pas se plier à des injonctions, que ce soit de la Chine ou de tout autre pays.

Est-ce que vous pensez qu’il faut que le gouvernement français rappelle l’ambassadeur à l’ordre ?

Le meilleur rappel à l’ordre, c’est tout simplement que Nicolas Sarkozy reçoive le Dalaï Lama. Ce qui est tout à fait normal. C’est un prix Nobel de la paix, c’est un homme tout à fait remarquable. Il faut le recevoir.

C’est ça, comme chef religieux...

Oui, bien sûr.

Mais pas comme dirigeant politique ?

Oui, mais le recevoir à l’Elysée. J’entendais, je ne sais pas si c’est sur votre radio, qu’il était envisagé de le recevoir, mais ailleurs qu’à l’Elysée.

N’anticipons pas, attendons les faits. Mais le problème clef...

Le problème clef, c’est la cohérence. La France est un grand pays, elle n’a pas à se plier aux injonctions de X ou de Y, elle n’a pas à faire de la provocation vis-à-vis de la Chine. Le Tibet fait parti de la Chine, mais on n’a pas à se faire dicter notre comportement par un autre pays.

Hier sur France 2, Ségolène Royal a accusé ceux qu’elle appelle le clan Sarkozy d’avoir mis à sac son appartement et drôle de coïncidence dit-elle en rapport avec ses attaques contre Nicolas Sarkozy. Aujourd’hui en France, ça vous parait possible ça ?

Ecoutez, deux choses différentes : d’abord les propos de Ségolène Royal, ensuite le fond, si vous le voulez bien. Moi je n’ai aucun élément d’information, pas plus que vous j’imagine, pour juger. Soit ce qu’elle dit est tout à fait exact et dans ce cas là, c’est scandaleux. Soit ce n’est pas exact et il ne faut pas le dire. Mais il y a une justice, il y a une police pour faire leur travail. Maintenant sur le fond, c’est la question du jugement qu’on peut porter sur ce que fait Mr Sarkozy depuis un an.

Non, mais est-ce que vous pensez qu’aujourd’hui en France, avec la police et la justice qui existe, on peut aller fouiller, saboter un appartement pour des raisons politiques ?

Je viens de vous répondre. Maintenant, j’essaye d’aller sur le fond si vous le voulez bien. Ca fait maintenant un peu plus d’un an que Mr Sarkozy est là, je pense, en mesurant mes termes, que nous avons à faire à une monocratie, inégalitaire, inefficace, et fréquemment immature. Et je veux bien commenter chacun de ses termes.

Oui, et quand vous critiquez, comme vous venez de le faire, l’exécutif, est-ce que vous craigniez l’usage des méthodes employées, éventuellement, contre Ségolène Royal contre votre propre appartement ?

Non, mais moi je n’entre pas dans les cas personnels.

Est-ce qu’on peut librement taper sur le pouvoir politique comme on veut ? Sans risque ?

Non, mais je vois bien qu’on va essayer d’entretenir une polémique. Je n’y entre pas. Je dis que nous avons à faire, et là très calmement, à une monocratie parce qu’on a rarement vu un homme concentrer autant de pouvoir, ce qui devient complètement absurde, y compris sur le plan des médias. Inégalitaire, parce que ce qui me frappe depuis un an et quelque, c’est que ceux qui ont des privilèges les conservent, et que la majorité de la population se trouve en grande difficulté. Inefficace, parce que, nous en parlions avant d’entrer dans ce studio, il y a quand même une situation économique et sociale qui est très très très mauvaise.

Là, est-ce qu’on peut dire que c’est la faute du gouvernement français, du gouvernement allemand, du gouvernement anglais...

Non, pas seulement. Ils ne sont pas tout à fait dans la même situation.

Le baril à 150 ou bientôt 200$, comme vous dites dans votre contribution...

La donnée internationale nous échappe, vous avez raison. Mais en revanche, il y a des données nationales. Vous prenez l’exemple de l’Allemagne, l’Allemagne n’a pas du tout la même situation économique que nous.

Mais elle n’a pas une croissance tellement plus élevé et plus forte que la notre...

Oui, enfin elle a une balance extérieure qui est record. Nous allons, nous la France, nous trouver dans une situation, qui, du point de vue du déficit budgétaire, est dramatique. Je ne sais pas si vous avez remarqué, moi j’ai été étonné qu’on n’en fasse pas plus de commentaires, la Cour des Comptes, vous l’avez vu l’autre jour, pour la première fois, a refusé de certifier les comptes de la Sécurité Sociale présentés par le gouvernement. C’est-à-dire qu’on nous raconte des histoires. Donc, c’est une monocratie, c’est inégalitaire, c’est inefficace et fréquemment, c’est provoquant, voir immature. Regardez ce qu’il se passe en matière de télévision, regardez ce qu’il se passe vis-à-vis de la défense, regardez ce qu’il se passe dans les comportements privés. Donc, j’espère que le président de la République va se ressaisir.

C’est pour ça que vous dites, dans votre contribution au congrès de Reims d’octobre-novembre, que vous êtes contre la présidentialisation du parti socialiste et la peopolisation de la vie politique ?

Oui, ça c’est une attitude de fond. Je pense qu’il faut traiter les questions sur le fond et on a d’énormes questions puisque évidement il y a un bouleversement du monde qui ne peut pas ne pas toucher la France. Donc, il faut, puisque vous parlez du Parti Socialiste, que le PS lui-même se remette en cause dans un certain nombre de ces propositions. Mais pas de peopolisation, parce que c’est uniquement la surface et il ne faut pas faire à gauche ce que Mr Sarkozy est en train de faire à droite.

Vous avez dit il y a un instant que le président de la République devait se ressaisir dans son comportement privé, si j’ai bien entendu...

Non, non, non. Je n’ai pas parlé de comportement privé. J’ai dit que c’était une monocratie, inégalitaire, inefficace et fréquemment immature et que le président, en tant que chef de l’état, devait se ressaisir parce que la réalité de la France est extrêmement préoccupante.

D’accord. Si vous avez employé le mot privé, on le barre.

Non, c’est vous qui l’avez employé. Je ne l’ai pas employé.

Il y a 3 personnes en régie, de l’autre côté, qui me font signe qu’ils l’ont entendu. Oui, mais ça a échappé. Allez, on passe.

En tout cas, je ne vise pas les comportements privés. Ce que je vise, c’est une attitude. Je prends un exemple. Lorsque Mr Sarkozy dit que l’armée, les chefs de l’armée, etc., sont des amateurs. Non ! C’est tout à fait erroné de dire ça. Il y a un désarroi dans les armées que je comprends très bien. Lorsqu’il traite, dans le salon agricole, telle ou telle personne en des mots qu’on ne doit pas employer quand on est président de la République, lorsqu’il dit, en parlant de la télévision, qu’elle ne fait pas son travail et qu’il veut maintenant, lui-même, nommer le président de France Télévision, ce sont des comportements qui ne sont pas bons, qu’il faut changer.

Jean Marc Ayrault a été réélu président du groupe socialiste avec 2 fois plus de voix, 120 contre 57, que son rival Arnaud Montebourg qui lui livrait une bataille surprise et éclaire. Arnaud Montebourg était le candidat de ceux que vous appelez les reconstructeurs, c’est-à-dire les partisans de Martine Aubry, DSK, Pierre Moscovici et de vous-même. Comment vous expliquez cette défaite ?

Je pense que la majorité des députés n’a pas voulu changer les choses à l’approche du congrès du PS. Voilà, c’est tout, il n’y a pas d’autres conséquences à en tirer. Maintenant puisque c’est le fond de votre question, sur ce qu’il faut faire en ce qui concerne le PS, je crois que nous avons subit 3 défaites présidentielles de suite, qu’il faut en tirer les conséquences et qu’il faut donc un certain nombre de changements. Je ne pense pas spécifiquement au groupe parlementaire. Je pense qu’il faut changer parce que lorsqu’on obtient des résultats qui malheureusement ne sont pas bons pour la principale élection, malgré l’effort des uns et des autres, ça veut dire qu’il faut se remettre en cause, et donc il faut changer assez profondément un certain nombre d’orientation.

Est-ce que l’alliance, qui a échouée avec Arnaud Montebourg, peut gagner à Reims et obtenir la direction du PS ?

Ce sont 2 choses différentes.

Ah oui. Bon. Et comment le PS peut il devenir une force d’opposition à un pouvoir, que vous avez défini tout à l’heure, quand il est tellement éclaté ?

Et bien justement, il faut qu’il cesse de l’être et pour ça, il faut qu’un certain nombre de clivages qu’on a connu par le passé, de divisions, soit surmonté, en particulier sur l’Europe. En particulier sur l’Europe qui est un élément qui nous a beaucoup divisé. Maintenant, si on se tourne vers le futur, il faut et je crois que tous les socialistes sont pro-européens, qu’on arrive à bâtir des propositions qui nous rassemblent. J’en avance 2 à ce micro. Il faut qu’en matière d’énergie, on crée une coopération renforcée des pays européens pour avoir une politique commune. Et il faut qu’en matière de croissance, on mette sur pieds une politique de très grands travaux, financés par des emprunts en euro, qui permettra de relancer la croissance. C’est une idée que nous avions lancé, vous l’avez rappelé, il y a une vingtaine d’années qui est toujours d’actualité. Quand on voit ce qu’il faut faire en matière d’électricité, de transports, d’environnement, il y a une vraie politique européenne à mener, on ne le fait pas.

Dans votre contribution, la 21ème pour le 21ème siècle, la votre reconnaît une nouvelle donne mondiale. J’ai lu, c’était intéressant. La Chine qui peut devenir avant 30 ans la plus grande puissance économique, un pétrole à 200$ le baril et un litre à la pompe à 2€, tout devient rare est cher, dit votre note, le pétrole, l’eau potable, les matières premières, l’occident n’est plus le centre du monde et la gauche ne l’a pas assez compris. Hier, nous avons demandé à Rachida Dati quel sort attendait Marina Petrella, une ancienne des Gardes Rouges, aujourd’hui hospitalisée. La France doit l’extrader vers un pays démocratique, l’Italie et le président de la République a demandé sa grâce à Silvio Berlusconi. Est-ce qu’il y a une autre solution ?

Encore une fois, il faut être cohérent. Les crimes qui ont été commis, qui sont reprochés à Petrella comme à Batisti, sont des crimes horribles et il n’est pas question d’avoir la moindre sympathie pour ces crimes. Maintenant, comme vous le rappelez, le chef de l’état François Mitterrand avait pris une certaine position. Il avait dit que les personnes qui ont été des terroristes, mais qui ont renoncées aux combats terroristes peuvent être acceptées et accueillies en France. Cela a été fait. Et on ne revient pas sur une parole d’état.

Mais c’était...

Attendez une seconde. Je vais jusqu’au bout. On ne revient pas sur une parole d’état quelque soit le changement de chez d’état. Et, il y a un argument supplémentaire que vos collègues ont relevé et ils ont raison de le faire, on ne voit pas très bien la logique de la position de Mr Nicolas Sarkozy puisque dans le même temps il veut expulser cette femme qui se trouve, je crois, dans un hôpital psychiatrique et il dit j’extrade parce qu’il n’y a pas de pardon possible, mais en revanche il dit que si les FARC, qui sont des terroristes, viennent en France à ce moment là, « j’oublie tout ».

..qui ont renoncé à leurs armes...

Voila. Donc je n’ai aucune sympathie d’aucune sorte et que ce soit clair pour ce type d’activité. Mais en tant qu’homme politique responsable, je dis qu’il doit y avoir une attitude cohérente de la part de l’état quelque soit les chefs de l’état et une attitude cohérente de celui-ci.

Et quand on vous dit que depuis François Mitterrand, c’était un effet d’usage et c’était une tradition, mais il n’y avait aucun texte et qu’à l’époque il n’y avait pas d’espace de justice de l’Europe.

Oui, mais d’ores et déjà à l’époque, l’Italie était une démocratie, ce n’est pas en cause.

La révision des institutions, l’assemblée en débat. Le gouvernement dramatise au moins pour les siens le débat sur la révision des institutions. A partir de quelle ouverture, votre parti, le PS, pourrait le 21 juillet lors du congrès de Versailles, la voter ou s’abstenir ?

J’étais au départ très ouvert sur ce texte parce que je pense qu’il faut une réforme des institutions. Et puis le comportement du gouvernement, l’étude des textes m’a amené, comme mes amis du PS, à vraiment être contre. Je résumerais en disant : l’opposition n’est pas un paillasson. Je m’explique. On nous dit, il faut une réforme des institutions pour instituer plus de pluralisme mais dans les faits, ce qu’il y a dans le texte et autour du texte, va absolument contre le pluralisme. Exemple : le sénat, suivez attentivement ces questions, devrait être reformé dans son mode de scrutin parce qu’il n’est pas normal qu’une institution puissante soit éternellement à droite. Le gouvernement le refuse. L’Assemblée Nationale, on prépare un charcutage des circonscriptions. Les élections régionales, le gouvernement veut tripatouiller le mode de scrutin pour le gauche ne puisse pas être majoritaire. Et enfin la télévision, élément le plus récent, dans quelle démocratie, je vous pose la question, est ce que c’est le chef de l’état qui dit, c’est Mr X, c’est Mr Y, c’est Mme Z et lui-même refuse que son temps de parole, très abondant, soit soumit à la discipline commune. On ne peut pas d’un coté dire : je veux le pluralisme, et d’un autre organiser l’absence.

Vous êtes, et vous l’avez dit depuis le début, un adepte de la cohérence. Vous voulez plus de pouvoir à l’opposition. Là, vous auriez plus de pouvoir et de prérogatives...

Absolument pas, absolument pas.

Pourquoi vous dites non ?
Donnez-moi un exemple. Donnez-moi un exemple !

C’est moi qui interroge.

C’est vous qui interrogez... On discute !

Dire non, François Fillon vient encore de le dire, dire non, c’est dire oui au statu quo.

Non mais ce que dit Mr François Fillon sur une autre radio, ça lui appartient. Vous venez de dire et ce n’est pas vous qui êtes en cause, ce texte donne plus de pouvoir à l’opposition. Je demande simplement un exemple... Il n’y en a pas.

Bonne journée, merci d’être venu.

9 juillet 2008

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12.07.2008

VIDEO : Succès militant de la contribution Réinventer la gauche


Sur BFM-TV, mercredi 2 juillet 20h30, juste après le Conseil national du PS.

f934481dcfcfc2367e3b72afec1f93ad.jpgHier avait lieu la présentation des contributions pour le Congrès du PS, à l’hôtel Pullman … Etrange cadre … Etrange défilé ensuite des 21 présentateurs de contributions générales, avec ses moments d’humour improbable. Ainsi quand on appelle la contribution "Où est passé le PS ?", son auteur est justement introuvable, comme lorsque l’on appelle l’orateur de la contribution "Pour un socialisme du 21ème sicèle en France" … lui aussi absent. Le diable, comme disait Hegel, est dans les détails. Pour ma part, avec mes amis et camarades de Trait d’union, c’était le soulagement du travail bien fait. 1 400 militants socialistes ont d’ores et déjà signé notre contribution "Réinventer la gauche". 1 400 militants issus de 92 fédérations départementales du PS, engagés dans le mouvement syndical et associatif, responsables locaux et fédéraux, maires, conseillers généraux, conseillers régionaux, élus et militants de la gauche d’en bas ! C’est pour nous un succès dont il faut mesurer toute l’étendue. Quelques uns de ceux qui avaient annoncé ma disparition politique au PS doivent recommencer leurs exercices de calculette. Pour finir, la présentation de notre texte par Pascale Le Néouannic s’est bien déroulée, en dépit de sa 14ème position dans l’ordre du tirage au sort. Pour nous la campagne de signatures socialistes continue et plus que jamais nous avons besoin d’aide pour que la gauche du PS existe.

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Sarkozy crée le malaise au sein et autour de l'armée

71e7b7184249ef64c201b7de80c7b2cc.jpgLe blog de Paul quilès
Texte de l'article que j'ai signé avec Louis Gautier et qui a été publié dans le journal Libération du 10 juillet 2008 sous le titre "Malaise aux armées"
- Succès du banquet républicain de Gauche Avenir à Paris
Plus de 200 personnes ont participé à un débat passionnant, lors d'un banquet républicain organisé par Gauche Avenir.
- Si vous partez en vacances............et que vous voulez tout savoir sur les fêtes à Cordes sur ciel

RAG 34. Les lolo's 34

14:30 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

LA SOCIALE : QUOI DE NEUF ?

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AJOUTÉ LE JEUDI 10 JUILLET NOUVEAUTÉ

Après le vote de la loi sur le temps de travail
La contre-révolution en marche
Où se situent les responsabilités ?

par Denis COLLIN

La succession des contre-réformes, la violence et le cynisme du gouvernement et de la classe dirigeante semblent avoir comme anesthésié notre peuple qui fait le gros dos, en attendant que ça passe ou même se résigne à tirer un trait sur les espérances anciennes. « Ça sera plus difficile, beaucoup plus difficile pour nos enfants que pour nous ! » : ce n’est plus un cri de désespoir, plus un appel à la révolte mais un constat amer d’un fait contre lequel on ne pourrait rien. Où sont passés ceux qui, par millions, se sont (...)

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AJOUTÉ LE JEUDI 3 JUILLET

Ingrid, libre...
par Jean-Paul DAMAGGIO

La libération surprise d’Ingrid Bétancourt fait penser à celle intervenue en avril 1997 à Lima. La comparaison devrait nous éclairer sur des évolutions profondes du politique aux Amériques.
Rappel des faits : après des mois d’occupation de l’Ambassade du Japon à Lima par le groupe péruvien MRTA, les forces de sécurité d’Alberto Fujimori réussissent une opération audacieuse pour en finir avec cette crise. Une telle opération a été clairement préparée avec l’aide des services secrets israéliens et elle a mis un terme définitif aux (...)

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AJOUTÉ LE MERCREDI 2 JUILLET

Après le "vieux socialisme", le communisme ? (suite)
Un nouveau parcours
Présentation de la revue "Comunismo e comunità"

[Ce texte est l’éditorial de la nouvelle revue « Comunismo e comunità ». Le programme de travail proposé ici recoupe en partie au moins les efforts que nous conduisons sur ce site pour articuler social et national, émancipation des travailleurs et autonomie des peuples, la république comme communauté politique et Marx.]
La revue change de nom après une période de gestation dans laquelle elle a assumé la dénomination de « Comunismo e Resistenza ». Ceci n’est pas dicté par des changements d’avis hâtifs ni par des (...)

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AJOUTÉ LE MARDI 1er JUILLET
Les libéraux n’aiment pas la liberté
par Denis COLLIN

Cet article est paru dans le numéro du 30 juin du journal L’Humanité.
Qu’est-ce qu’un libéral ? Il y a tant de réponses possibles à cette question que, lorsqu’un dirigeant du PS se proclame « libéral », on ne peut déterminer ce qu’il veut vraiment dire. Il y a sûrement quelques acceptions du terme « libéral » qu’on pourrait revendiquer sans rougir : être un partisan de la séparation des pouvoirs, des libertés individuelles, d’un enseignement libéral, non asservi aux besoins de la reproduction du capital, etc. Mais, au (...)

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BREVES



AJOUTÉ LE DIMANCHE 6 JUILLET NOUVEAUTÉ

Déclaration de la coordination populaire colombienne à Paris

Ingrid Bétancourt est libre. La Coordination populaire colombienne (CPCP) à Paris s’en réjouit pour elle, pour sa famille, ses amis, et tous les comités qui l’ont soutenue. C’est un épilogue heureux après plus de six ans d’attente.
Le peuple colombien est toujours otage.
Le « triomphe » des militaires et (...)

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AJOUTÉ LE SAMEDI 5 JUILLET NOUVEAUTÉ

Le social-libéralisme à l’oeuvre à Paris

Paris : non à la privatisation de la collecte des ordures ménagères ! Communiqué de la CGT - Rassemblement le 7 juillet. Nous publions ci-dessous un communiqué de la CGT du NETTOIEMENT, publié le 2 juillet sous le titre : Service public à la poubelle. La collecte des ordure ménagères dans le collimateur de (...)

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AJOUTÉ LE JEUDI 3 JUILLET

Big brother is watching you

Le nouveau fichier Edvige qui permet de recenser dès 13 ans les mineurs "susceptibles de porter atteinte à l’ordre public" a suscité mercredi l’indignation de la gauche et d’associations.
Un décret paru mardi au Journal officiel a donné naissance au fichier Edvige (Exploitation documentaire et (...)

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AJOUTÉ LE MERCREDI 2 JUILLET

Télé et politique

La réforme de la télé agite le petit monde des médias. C’est l’occasion d’un rappel historique.
La première chaîne privée en France est Canal Plus, mise en oeuvre par André Rousselet, ami proche de François Mitterrand. La deuxième a été la Cinq, confiée par Mitterrand à Berlusconi, ami de son ami Craxi. Que le monde (...)

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AJOUTÉ LE MERCREDI 2 JUILLET

Veltrusconi (suite)

Avant la chute du gouvernement Prodi, des conversations (secrètes) avaient eu lieu entre Berlusconi et Veltroni, leader du PD pour préparer la chute de Prodi, des élections anticipées et la formation d’un gouvernement de grande coalition PD/PdL, Veltroni/Berlusconi. La défaite du "contro-sinistra" a été si (...)

LA SUITE...


dc501ec1074719b86888425cccb395bd.pngRAG 34. Les lolo's 34

14:15 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

07.07.2008

SENATORIALES (34), Kléber MESQUIDA, Député PS de l' Hérault : Lettre à François HOLLANDE

26a2a613f986910cca869fd7f836f16d.pngKLEBER MESQUIDA
Député de l'Hérault
1er Vice-président du Conseil Général
Maire de Saint-Pons de Thomières


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Béziers, le 4 juillet 2008

A François Hollande
1er Secrétaire du Parti Socialiste


Monsieur le 1er secrétaire,

Ce mercredi au Conseil National du PS, lors de la lecture des investitures aux sénatoriales de septembre, le cas de L’HERAULT a une nouvelle fois FAIT EXCEPTION.

Il a été cité les 2 premiers de la liste de Robert NAVARRO, (Député Européen, Vice Président du Conseil Régional, Président du groupe socialiste à la Région, …), N°2, Karine CHEVALIER, (perdante de la sénatoriale partielle de septembre 2007), N°3 et N°4 réservés a ux partenaires… liste poussée par Hélène MANDROUX, Maire de Montpellier. Seul le nom de Georges FRECHE, N°5 sur la liste, n’ a pas été cité !
Tu n’ignores pas que les militants Héraultais ont été appelés précipitamment à voter sur une liste verrouillée par le tandem « FRECHE – NAVARRO ». Cette liste comporte en N°3 Yves PIETRASANTA EXCLU des Verts, N°4 Béatrice NEGRIER MRC (INELIGIBLE pour 1an par décision du Conseil Constitutionnel du 27 mars 2008 NOR: CSCX0808203S), N°5 Georges FRECHE EXCLU du PS !

Avec André VEZINHET, nous avons alerté à plusieurs reprises le Bureau National, nous t’avons rencontré pour t’expliquer que cette liste allait droit dans le mur, qu’elle serait très largement battue par la liste alternative conduite
par Robert TROPEANO, seul Sénateur Socialiste sortant et Christine LAZERGES ex 1ère Vice Présidente de l’Assemblée Nationale.

TOUT LE MONDE CONNAIT les pratiques de la Fédération de l’Hérault : liste des militants non communiquée aux Parlementaires, lieux de vote non connus à l’avance, vote de sections dans un bistrot ou aux domiciles des
Secrétaires de Section, listes d’émargement paraphées par le responsable du bureau à la place des votants ( !), réunion du Conseil Fédéral sous la dictée de l’OMNIPOTENT Georges FRECHE, l’EXCLU du PS !

TOUT LE MONDE SAIT qu’ici dans l’Hérault l’Ethique Politique et la « transparence » démocratique sont foulées aux pieds, mais peu t’importe…

TOUT LE MONDE SUPPUTE qu’à l’approche d’un congrès, certains s’affranchissent de vertus politiques, préférant l’arithmétique des voix à la morale politique. FRECHE et NAVARRO n’ont-ils pas déjà annoncé qu’ils apporteraient 85% des voix de la Fédération à la motion de leur propre choix ! Le résultat annoncé à l’avance confirme bien le déni de démocratie de cette Fédération. Cette méthode d’opportunisme alléchant susciterait t-elle tant de convoitises dans le sérail, qu’elle le frapperait de surdité et de cécité ?

ALORS TOUT LE MONDE attend de voir si cet enjeu conduira les instances du PS à exclure les 6 camarades, tous élus socialistes qui constitueraient la liste alternative face à celle que vous avez validée malgré la présence sur celle-ci d’EXCLUS dont Georges FRECHE.
Les grands électeurs qui le 21 septembre donneront leur verdict sans appel, confirmeront que l’ON PEUT GAGNER UNE ELECTION SANS PERDRE SON AME.

Avec mes meilleurs sentiments socialistes.


Kléber MESQUIDA

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04.07.2008

PS, l'Arlésienne héraultaise : Le Premier Fédéral, R.NAVARRO, toujours très secret sur ses comptes...

57088f3539335addcf5c0dab216d43ce.pngKléber MESQUIDA
Député de l'Hérault
1er Vice-président du Conseil général Le 23 juin 2008

à

751c6182ef4f3ec718443442fc8a0d4d.jpgMonsieur Robert Navarro
Premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste
907 avenue Saint Maur
34000 Montpellier

Monsieur le Premier Secrétaire Fédéral,

Depuis plusieurs années, je te demande le fichier d’adresses des militants de ma circonscription pour informer nos camarades de mes activités parlementaires, leur adresser des courriers, etc…
Ta réponse invariable et catégorique est que le fichier est ni consultable ni communicable !

Il est alors surprenant que les militants de l’Hérault reçoivent des « publications » périodiques par
distribution postale et que les étiquettes d’adresses soient les mêmes que celles avec lesquelles la
fédération ou l’hebdo des socialistes leur envoient les informations du PS… On peut aussi y relever les
mêmes erreurs d’orthographe de noms…

Tu trouveras en pièces jointes quelques unes des preuves de ces envois soit :
A -sous enveloppe : lettre de Robert NAVARRO, président du groupe des élus socialistes et radicaux du Languedoc Roussillon.
B -sous blister : lettre de la délégation socialiste française au parlement européen – postée de Montpellier.

C -sous blister : « l’euro lettre de Robert NAVARRO – votre député européen »
adresse expéditeur : Robert NAVARRO, député européen, 907 avenue Saint Maur,
34000 Montpellier.


D -sous blister : l’hebdo du PS.
E -sous blister : Avenir 34.

Tu comprendras bien que je ne demande qu’à bénéficier de ce que le 1er secrétaire Robert NAVARRO s’accorde en sa qualité de Président du groupe de la Région mais aussi de député européen,à savoir, obtenir la liste et les adresses des militants, DEMANDE QUE JE TE RENOUVELLE INSTAMMENT.

Tu mesureras aussi qu’un nouveau refus de ta part me conduirait à en appeler à la voie juridique pour obtenir l’égalité de traitement de la fédération à mon égard.

Par ailleurs, je précise que je ne demanderai ni la prise en charge financière de mes envois, ni la mise à disposition du personnel de la fédération.

Je remarque néanmoins que l’adresse du député européen expéditeur est celle de la fédération et que les envois sont oblitérés du même bureau de poste…


Toutefois, je ne peux m’empêcher de me poser la question sur le financement de ces multiples envois périodiques du député européen et du président du groupe de la région à 4 ou 5 000 militants…

J’aurai certainement une réponse rassurante lorsque j’aurai pu faire examiner dans le détail la
comptabilité de la fédération car nous ne connaissons que le montant global des frais
d’affranchissement pour 2007 : 40 928,89 euros pour 23 257,48 euros de revues distribuées aux militants…

Je pense aussi que pour être exhaustif dans les informations que tu ne manqueras pas donner à tous
les militants, tu nous communiqueras l’organigramme et la liste des salariés de la fédération dont les
derniers comptes synthétiques de 2007 font apparaître une charge globale de 76 617,77 euros…

Ce serait bien aussi que tu nous éclaires sur les 82 317,37 euros de frais de déplacement 2007 et leurs bénéficiaires…

Souhaitant partager avec toi la transparence démocratique qui sied à un parti comme le notre, je ne doute pas que tu auras à coeur de faire cesser toute supputation sur ce sujet et que tu me transmettras les adresses des militants avant le 10 juillet prochain.

En te remerciant par avance, je te prie de croire, Monsieur le Premier Secrétaire Fédéral, en mes
meilleurs sentiments socialistes.


Kléber Mesquida

PS : j’informe le 1er Secrétaire National et les secrétaires de section de l’Hérault de ce courrier.

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29.06.2008

L'APPEL DE RECONQUETES contribution de H.Emmanuelli et B. Hamon

4771af30a59f121ed4b943cf001a94c3.gifL’appel de reconquêtes
Préambule de la contribution

Télécharger l'appel (180.2 ko pdf)

L’acceptation des régressions sociales et le discours décliniste sont aujourd’hui devenus la norme, le clivage entre le conservatisme et le progrès est escamoté derrière des réformes qui en réalité sont autant de retours en arrière.

Nos concitoyens attendent un message d’espoir face à une droite décomplexée qui multiplie les attaques. Le libéralisme économique atteint de nouvelles limites tout en maintenant son hégémonie. Il nous appartient alors, d’ouvrir une voie dans le désenchantement imposé par la pensée dominante pour préparer l’avenir. Seule une gauche résolue et déterminée peut remettre la justice sociale au coeur de l’action politique, dépasser le modèle exclusif du libre-échange sans précaution et redonner du sens au clivage gauche/droite.

A cette fin nous devons réconcilier la France avec le progrès qui doit être notre boussole.

Forger les idées et les outils de ces reconquêtes, c’est ce que nous vous proposons dans ce processus d’élaboration de notre contribution pour le prochain Congrès du Parti Socialiste.

Un renversement de cycle.

La convergence et la coïncidence de 4 crises mondiales majeures (financière, alimentaire, énergétique, écologique) bouleversent les principes sur lesquels les sociétés occidentales fondaient leur prospérité et leur développement. Nous entrons dans le deuxième âge de la globalisation. Le modèle économique libéral montre des limites sérieuses quant à sa capacité à répondre à la demande sociale et aux nécessités de développement au niveau mondial. Là où les conservateurs privilégient le court terme, les socialistes doivent voir loin. Ils doivent anticiper la société post-libérale et proposer un Etat régulateur et innovateur comme réponse à l’urgence sociale, économique et écologique. Cette proposition, c’est à la gauche de la porter et de l’imposer dans le débat démocratique alors que la droite démantèle la puissance publique.

Le choc des défaites.

Depuis juin 2006, la sociale démocratie européenne a enregistré 13 défaites lors des 15 derniers scrutins nationaux. La crise de la sociale démocratie est générale. Elle oblige à un inventaire serein des erreurs stratégiques et politiques accumulées depuis plus de 10 ans. Si la gauche a prospéré dans les années 90 dans le sillage des victoires britanniques et allemandes, sur une offre politique sociale libérale, elle ne lui a pas permis de conserver le pouvoir dans les années 2000. De ce point de vue la situation de la gauche française n’est pas si singulière. Adossée à une offre politique semblable à celle de ses voisins, elle échoue à leur instar. Si la modernité se définit par la rupture avec les cadres conservateurs de pensée, la social-démocratie européenne doit rapidement abandonner une orientation qui lui a soustrait une part importante du vote ouvrier et populaire, réduit le poids total de la gauche et l’a éloigné durablement des responsabilités. Le monde a changé. L’avenir de la gauche française ne peut pas consister à mimer le « New Labour » ou le SPD des années 90, l’avenir du PS ne peut pas être le passé de la social-démocratie européenne. L’efficacité électorale commande de renouer avec les classes populaires plutôt que de confier notre sort politique à l’air du temps.

Des marges de manœuvre politiques existent en dépit d’une situation difficile et complexe.

Le discours politique est influencé par une forme de déclinisme, de fatalisme, développés y compris, parfois, dans nos rangs, qui a pour conséquence d’empêcher l’émergence d’une alternative à la pensée dominante. Le progrès de nos sociétés ne peut pas se concevoir seulement en contrepartie systématique de sacrifices de la part de la majorité de ses membres. Sans nier la nécessité de l’effort collectif, la gauche ne peut plus se contenter au nom d’une prétendue "responsabilité" de rejoindre la droite sur le but et le contenu des réformes structurelles, se distinguant seulement sur les dosages ou l’agenda. Quand la droite promet aux hommes et aux femmes de notre pays un avenir noir, le « devoir de grisaille » ne fait pas office d’arc en ciel.

Nous pouvons et nous devons lever une espérance.

L’intelligence, l’initiative, la créativité, l’engagement existent dans le mouvement social, dans les universités, dans la jeunesse, dans le monde économique ou culturel. Cette espérance existe déjà, dans un contexte certes différent, en Amérique du Sud et du Nord. 1968 nous offre l’occasion de célébrer un grand mouvement social de conquêtes. Alors qu’aujourd’hui, se mobiliser se résume souvent à résister. La gauche doit retrouver cet esprit pour conquérir de nouveaux droits et élargir l’espace de nos libertés. Cette voie est plus exigeante que la confortable adaptation aux exigences des canons de la pensée unique qui nous mène à d’inévitables déconvenues.

Changer notre offre politique.

Nous n’avons plus gagné les présidentielles depuis 20 ans, les législatives depuis 11 ans. Il faut changer de cycle et d’orientation, renouveler les équipes.

Les mêmes lignes n’ont pas plus de chance de faire gagner les socialistes demain qu’hier. La gauche est immobile parce qu’elle s’incarne dans les mêmes comportements, les mêmes réflexes, les mêmes mots et souvent le même cynisme depuis 20 ans. Il nous faut surtout éviter un nouveau congrès de Rennes, qui propose le choc de deux profils sans différence majeure de ligne. Nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de laisser des écuries présidentielles déchirer le Parti Socialiste. Cet affrontement fait peser une menace lourde sur l’avenir du PS, son intégrité, son image dans la population et son existence même.

Le congrès du PS doit alors être le congrès de l’anticipation et de la relance.

L’élection de Nicolas Sarkozy est l’aboutissement de la défaite culturelle de la gauche, résultat des batailles que nous n’avons pas menées. Les Socialistes doivent tourner cette page ! Ils doivent définir une politique qui remette le progrès au service de l’humanité.

Notre première responsabilité est d’imaginer la France d’après Sarkozy. Imaginer un contexte où, il est à redouter que les inégalités sociales et leur cortège de violence auront augmenté et alors qu’auront été simultanément affaiblis les instruments de régulation, d’intervention et de redistribution, nationaux et continentaux.

La modernité, c’est anticiper et préparer le post-libéralisme et construire la gauche du XXIe siècle qui saura remettre la justice sociale au coeur de l’action politique.

Pour cela la démarche de Reconquêtes passe par la mise en débat de propositions fortes. C’est le sens des forums auxquels nous vous invitons.

Henri Emmanuelli et Benoît Hamon

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Besancenot et «l'acte fondateur» des anticapitalistes

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3daf21cbc3c0b31e7754e259d2078dec.jpg(En mai. Photo Reuters)
Un millier de délégués des comités pour un «Nouveau parti anticapitaliste» ont tenu samedi leur première réunion nationale. «Cette première réunion n’est pas un mini-congrès mais c’est un acte fondateur fort», a lancé Olivier Besancenot, l’ex-candidat de la LCR à la présidentielle, devant les délégués, en majorité non membres du parti trotskiste, réunis dans une salle austère de la Plaine-Saint-Denis.

«On a une responsabilité particulière: la gauche radicale anticapitaliste peut changer d’échelle», assure le jeune postier, qui prend la parole quelques minutes, comme les autres délégués. «On est révoltés, on veut aller plus loin, on veut fonder une autre société, ce qui nous rassemble c’est une démarche de refondation politique», affirme celui dont la popularité va crescendo, selon des derniers sondages.

Constitués depuis plusieurs mois sous la houlette de la LCR, les comités regroupent désormais, selon la Ligue, quelque 10.000 personnes et se donnent pour objectif de fonder en janvier 2009 le nouveau parti, dont le nom reste à déterminer. Alain Krivine, fondateur de la LCR en 1968, est ravi: «C’est un gros succès, on est au début du processus et on est déjà 10.000», trois fois plus que les effectifs de la LCR. «Ce sera un grand parti», pronostique-t-il.

Le succès, concède Krivine, n’est pas sans rapport avec l’espace libéré par le Parti socialiste: «Olivier Besancenot apparaît comme le meilleur dirigeant contre Sarkozy, alors que le PS est muet ou même complice» du gouvernement, notamment sur la question «des retraites».

A l’ouverture de la rencontre, Pierre-François Grond, membre de la direction de la Ligue, donne le ton: «Il y a urgence que, face à une gauche en état de sinistrose, une nouvelle force soit constituée.» «Nous n’avons de leçon à recevoir de personne pour ce qui est de la résistance à Nicolas Sarkozy», ajoute-t-il, alors que des voix, notamment au PS, accusent la LCR d’être instrumentalisée par le pouvoir pour fractionner la gauche.

A l’issue de la rencontre dimanche, une structure doit être mise en place – intégrant des militants non LCR – pour rédiger d’ici à l’automne un programme et définir des statuts de la nouvelle formation. «Le plus grand défi est d’associer les non membres de la LCR à tous les chantiers», alors que «la moitié d’entre eux n’ont aucune expérience politique», estime Pierre-François Grond.

La parisienne Leila, du comité «l’Appel à la pioche» qui défend la cause des précaires, pose déjà une condition: «Que nos formes d’action soient prises en compte. Nous sommes là pour enterrer la faucille et le marteau!» Tout le monde n’est pas de cet avis. «Le Nouveau parti anticapitaliste doit dire clairement dans son programme et dans son sigle qu’il est révolutionnaire et de classe», souligne un militant de la tendance minoritaire de Lutte ouvrière, l’une des rares formations politiques à être présente.

Clémentine Autain, ex-candidate à la candidature antilibérale en 2007, reconnaît que «la LCR est la seule à faire une proposition politique» alors que «le PCF, la gauche du PS ou des Verts n’ont rien fait».

Article AFP

sur le même thème : Selon la Fondation Jean-Jaurès, le PS pourrait être confronté à une concurrence croissante

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Selon la Fondation Jean-Jaurès, le PS pourrait être confronté à une concurrence croissante

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82bffacfc632552c00000ece35463d48.jpg(photo : REUTERS/JEAN-PAUL PELISSIER Olivier Besancenot à Marseille, le 13 avril 2007) "On voit depuis quelques années se structurer scrutin après scrutin une offre politique à la gauche de la social-démocratie réformiste à l'instar de ce que l'on observe outre-Rhin avec l'apparition de Die Linke, formation alliant les anciens communistes du PDS et des déçus du SPD et qui est aujourd'hui représentée dans dix parlements régionaux." Une note de la Fondation Jean-Jaurès, proche du PS, met en évidence une hypothèse qui est devenue le cauchemar des socialistes : l'émergence d'une formation concurrente, suffisamment forte pour les empêcher de remporter une élection présidentielle.

"A l'heure où le PS débat sur sa stratégie d'alliance et sur l'opportunité de faire sien un certain libéralisme après avoir définitivement et officiellement abandonné la référence révolutionnaire, le courant politique incarné par Olivier Besancenot pourrait se voir ouvrir de nouvelles perspectives", ajoute le document.

Dès lors, si le "train des réformes sarkozystes continue au même rythme" et si les socialistes étalent encore leurs divisions, le PS doit craindre que "certaines clientèles de gauche (enseignants, fonctionnaires, syndicalistes, précaires)" ne se tournent vers le futur Nouveau parti anticapitaliste de M. Besancenot. Une formation qui, alors, incarnerait avec le plus de crédibilité "l'opposition frontale au sarkozysme".

En analysant les reports de voix observés au second tour de l'élection présidentielle de 2007, les socialistes pensent cependant trouver quelques raisons de relativiser le danger que représente la popularité de M. Besancenot. Plus des trois quarts (76 %) des électeurs de ce dernier se sont, en effet, reportés sur Ségolène Royal.

"SAUT QUALITATIF"

La Fondation Jean-Jaurès met pourtant en garde contre tout excès d'optimisme. "Le vote utile, dont on a vu l'efficacité en 2007, pourra certes contrecarrer" l'influence de l'extrême gauche, mais "le saut qualitatif opéré par Olivier Besancenot, dont la stature politique et médiatique s'est nettement développée, devrait rendre plus légitime que par le passé l'option d'un vote en sa faveur".

Cette mise en garde intervient alors que le PS commence à prendre très au sérieux la concurrence que constitue le succès grandissant de M. Besancenot dans les sondages, mais aussi le score de certaines listes de la LCR lors des municipales. Mi-mai, le secrétariat national a constitué un groupe de travail piloté par le député de Paris Daniel Vaillant. Sa mission : "Analyser l'impact que pourrait avoir la constitution d'un pôle de radicalité" et "en tirer les enseignements pour la gauche".

Le "phénomène Besancenot" alimente aussi le débat interne, à cinq mois du congrès socialiste de Reims. Benoît Hamon, l'un des représentants de la gauche du PS, préconise que le parti défende les réformes sociales mises en oeuvre par les socialistes, "occupe l'espace public et donc la rue quand cela est juste et nécessaire pour éviter que d'autres ne nous tondent la laine sur le dos".

A contrario, la contribution rédigée par plusieurs "grands élus" réunis autour de Gérard Collomb, maire de Lyon, considère que "ce que les Français attendent du Parti socialiste, ce n'est pas comme certains le suggèrent qu'il radicalise encore son discours, mais qu'il prenne en compte les changements du monde d'aujourd'hui".

Jean-Michel Normand

Article paru dans l'édition du 28.06.08.
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28.06.2008

Jean-Luc Mélenchon redoute que le PS se transforme en "parti démocrate à l'italienne"

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(photo : AFP/JOËL SAGET Le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon) Pas question de rédiger un texte aux allures de "lecture pour la plage" et de contourner "les sujets qui fâchent" dans l'intention de ménager de futurs alliés dans la perspective du congrès. "Réinventer la gauche", la contribution rédigée par Trait d'union, le courant animé par Jean-Luc Mélenchon au sein du Parti socialiste, veut avancer "à visage découvert".

Le sénateur de l'Essonne a, jeudi 26 juin, appelé la gauche du PS à se rassembler face à ceux qui se préparent à transformer le Parti socialiste - dont il constate "l'état de délabrement idéologique et organisationnel" - en un "parti démocrate" à l'italienne. "Cessons de traiter Olivier Besancenot ou le Parti communiste comme des adversaires, et cessons également de faire les yeux doux au MoDem", a-t-il lancé.

Cet appel adressé aux partisans d'Henri Emmanuelli, mais aussi aux amis de Laurent Fabius (avec lesquels M. Mélenchon s'est allié lors du congrès du Mans, en 2005), constitue, selon lui, le seul moyen de résister aux tenants d'une alliance avec le centre. Guère optimiste sur le succès de sa démarche - "les fabiusiens représentent l'énigme de ce congrès", estime-t-il -, M. Mélenchon espère néanmoins que la gauche du PS, "à défaut de gagner le congrès", pourra être en mesure "de faire la décision".

Sur l'Europe, le courant Trait d'union refuse de "dépasser le débat entre le oui et le non, car c'est le non qui l'a emporté" et affirme que "le traité de Lisbonne est mort".

Plaçant "le partage des richesses au centre du débat", M. Mélenchon revendique "le retour de l'Etat redistributeur et stratège" - partie intégrante, dit-il, du "génie français" - et la mise en oeuvre d'une "planification écologique" afin de répondre aux menaces contre l'environnement "qui sont la manifestation d'une contradiction majeure du capitalisme".

Enfin, la contribution déposée par le sénateur de l'Essonne critique le système des adhésions à 20 euros. Le texte souligne que le PS, "parti de combat et d'éducation populaire", doit "être moins ouvert aux modes et aux sondages" et remplir un "rôle d'éclaireur".

Jean-Marc Normand

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27.06.2008

Changer ! : Contribution au débat préparatoire au Congrès de Reims

La contribution « Changer ! » va être présentée par Marie-Noëlle Lienemann (Députée européenne, Ancien Ministre, membre du bureau national du PS), Paul Quilès (Ancien Ministre, Responsable national du PS aux questions stratégiques), Jean Mallot (Député de l'Allier), Emmanuel Maurel (Conseiller régional, membre du bureau national du PS), Anne Ferreira (Députée européenne).

Changer la vie, changer le monde : nous n’avons pas renoncé aux objectifs fondamentaux. Parce que la responsabilité historique majeure du Parti Socialiste est d'ouvrir à nouveau les voies de l'espérance, il est temps de faire des choix essentiels pour notre avenir, qui imposent que nous sachions changer dans nos analyses, dans nos objectifs, dans nos discours, dans nos propositions….
Le Congrès de Reims n'est pas joué. Nous pensons en effet que les militants peuvent imposer un sursaut, afin que ce congrès, que nous voulons placer sous le signe de la modernité, de la fidélité et du rassemblement ne s'enlise pas dans un scénario écrit d'avance pour eux et sans eux.
Les choix de personnes ne sont pas sans importance. Mais nous considérons qu’ils sont seconds et qu’ ils doivent venir après les arbitrages politiques essentiels. Pour nous, le PS doit être un mouvement collectif capable de construire des synthèses entre des approches politiques différentes, et non des compromis boiteux. L'esquive de nos différences, le recours à l’homme- ou la femme- providentiel ont anesthésié notre parti depuis plusieurs années.
Il est temps d'ouvrir une ère nouvelle pour le PS. Il est temps de s’engager sur la voie ambitieuse de l’unité de la gauche. Notre perspective est de construire une nouvelle organisation qui fédère tous les partis de la gauche mais aussi des clubs, associations, mouvements et les milliers de militants syndicaux, associatifs ou citoyens qui veulent apporter leur contribution à l’affirmation d’une gauche décomplexée, capable de porter leur espoir et d’agir. Nous souhaitons que le PS, principal parti de gauche, décide au congrès de Reims de ce cap stratégique et d’un calendrier définissant les initiatives permettant de parvenir à l’unité de la gauche.
Les socialistes doivent être à la hauteur de l’enjeu. Face à la vague libérale, néo conservatrice et anti-républicaine, la gauche doit réaffirmer ses valeurs. D’autant que le vent tourne. Le système est en crise, le cycle du libéralisme économique globalisé et triomphant s’achève. Dans ces temps incertains, la gauche et le camp progressiste mondial ont de réelles opportunités pour orienter l’avenir. Encore faut-il le vouloir et agir.


Lire la suite : Télécharger toute la contribution en pdf

Après avoir lu cette contribution, nous vous proposons de nous retrouver et de poursuivre le débat sur le site :

www.changerlavie.eu

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04:07 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Congrès PS : Contribution "Réinventer la gauche"

b3fac9b34d47f0d7cf59272994f645f3.jpgPrésentée par : Jean-Luc Mélenchon (BN), Pascale Le Néouannic (SN), François Delapierre (BN), Marianne Louis (BN), les membres Trait d'Union des instances nationales, des responsables fédéraux, élus et militants du Parti socialiste.

DEPEOPOLISER ET POLITISER LE CONGRES

Dans le monde, le capitalisme financier de notre temps atteint une limite. Il met en danger l’économie, la paix, la démocratie, l’écosystème. La crise alimentaire souligne l’ampleur de cet échec. Ce système ne marche pas. Un autre futur est nécessaire.

En France aussi ! Le congrès du Parti socialiste doit donc répondre à la déferlante de la révolution libérale orchestrée par Nicolas Sarkozy. Retraites, services publics, santé, droit du travail, éducation, laïcité, tout y passe. Des résistances s’organisent sur le terrain. Mais sans horizon politique elles piétinent. Car la gauche politique est en miettes, affichant vaines protestations, positionnements tactiques et aventures personnelles. Après la chute du communisme d’Etat, la déroute social-démocrate et la dilution de l’écologie politique, elle est à bout de souffle. Nous sentons bien ainsi que c’est une réinvention complète de la gauche qui est à l’ordre du jour si l’on veut pouvoir rassembler de nouveau notre peuple sur un objectif commun de progrès et de justice sociale. Certes un congrès n’y suffira pas, ni même un seul parti. Mais il doit être un point de départ.

Pourtant, incroyablement, c’est un congrès socialiste pipolisé et dépolitisé qui se dessine. Il se présente comme une bataille de personnes en vue de l’élection présidentielle qui aura lieu dans quatre ans ! Les uns avancent à découvert, les autres en collectif d’autodéfense. Cette compétition veut donner une illusion de choix alors que les orientations politiques de bien des protagonistes sont quasiment identiques. C’est à qui sera plus réaliste, moderne et même libéral. Pourquoi donc les principaux dirigeants socialistes se prosternent-ils devant le libéralisme et l’économie de marché au moment où celle-ci, totalement financiarisée, entre en pleine déconfiture ? Il est insupportable de voir leurs dérobades, leurs hors sujets permanents, quand les coups pleuvent sur la société. Il est inadmissible d’entendre d’incessants rappels à la discipline de la part de ceux qui ne respectent eux-mêmes aucune des décisions centrales du congrès du Mans sur le refus de l’alliance au centre ou à propos de l’exigence d’un référendum sur le traité de Lisbonne. En fait le parti s’est desséché. Les opérations cosmétiques comme celle réalisée avec la nouvelle déclaration de principe « unanime », venant après le énième cycle de Conventions nationales sans vote, et l’adoption de deux « projet pour dix ans » au cours des six dernières années, ne peuvent plus cacher l’état de délabrement idéologique et organisationnel du parti. Notre formidable hégémonie dans les collectivités locales ne masque plus notre impuissance à gagner des élections nationales, à créer des rapports de force ou à prendre des initiatives qui entrainent la société. Le décalage avec les réflexes de la gauche de terrain est criant.

Il est donc impératif de politiser le congrès. Il faut pour cela obliger à porter le débat sur l’orientation générale de la gauche face à la droite décomplexée de notre temps. Ce débat se concentre sur quelques questions qu’il n’est nul besoin de diluer dans les habituelles dissertations savantes de la période des contributions surtout quand elles sont écrites pour occuper l’été. Volontairement nous laissons de côté de nombreux thèmes qui nous occupent souvent tout le reste de l’année. Ici nous voulons aller directement sur les sujets qui posent vraiment problème entre nous. Sans concessions, ruses ni détours.

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c364d0d7e36d7ca182989722313e236c.pngRAG 34. Les lolo's 34

03:35 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! ,