04.05.2008
Un an de "BlinBling", d'illusion, de régression: Ce n'est déjà plus possible !
Un an de Sarkozy. Un an seulement et déjà un vif « désir de rupture » comme le souligne François Hollande dans l’édito de cet hebdo qui fait le point sur une annus horribilis. Beaucoup de promesses de campagne se sont évaporées. Le président autoproclamé du pouvoir d’achat a fait place au chef d’un État dont les « caisses sont vides ». D’autres annonces ont fait la preuve de leur inefficacité (bouclier fiscal, plan banlieues…) ou de leur pouvoir de nuisance. Il y a un an, Nicolas Sarkozy clamait qu’« ensemble », tout devenait « possible ». À la lecture de ce numéro, on comprend que tout est devenu plus difficile.
Feuilletez l'Hebdo
RAG 34. Les lolo's 34
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Fiers d’être de Gauche
Lundi 5 Mai, Gauche Avenir va présenter le livre « Fiers d’être de Gauche ». Cet ouvrage a pour ambition de fournir un outil de dialogue entre les composantes de la Gauche à propos de ses valeurs, des grands objectifs qu’elle se doit d’atteindre dans les vingt ans qui viennent.
Gauche Avenir souhaite que ce débat contribue à l’Unité de la Gauche et à un nouveau projet politique.
Entre l’appel lancé en juin 2007 par les 18 premiers signataires et la sortie de l’ouvrage « Fiers d’être de gauche », un travail collectif et démocratique énorme a été entrepris:
- 4 Juin 2007 : appel des 18 signataires fondateurs
- 3 Juillet 2007 : Assemblée Générale des premiers signataires ; 5 rapports introductifs pour les débats futurs devant 300 participants ; constitution de 7 groupes de débat issus de l’AG, avec demande de contributions
L’idée commence à s’imposer d’un document de synthèse qui pourrait servir de Charte de l’Unité de la Gauche
- Septembre 2007 : publication des « 7 clés du renouveau de la gauche », qui confirme la démarche
- 13 réunions territoriales touchant environ un millier de personnes
- 5 auditions publiques : Liem Hoang Ngoc, Emmanuel Todd, Jacques Généreux, Eric Dupin, Jacques Landfried
- Janvier 2008 : premier canevas établi à partir de tous les documents parvenus
- Constitution d’un collectif de rédaction. Mise au point du canevas et présentation aux 18 fondateurs
- 15 février 2008 : soumission du plan détaillé à une AG (200 personnes) ; appel à amendements et contributions
- Analyse des 76 contributions et travail documentaire
- 26 mars 2008 : tenue du « Forum du désenvoûtement idéologique »
- 1er avril 2008 : soumission du texte final aux 18 fondateurs
- 25 avril 2008 : version finale
- 5 mai 2008 : sortie du livre « Fiers d’être de gauche »
Au delà de ces contributions, de ces réunions, de ces auditions, nous avons largement puisé dans de nombreux travaux de sociologues, de politologues et d’économistes, car beaucoup convergent pour dire qu’on ne peut plus continuer comme cela et pour plaider en faveur de solutions radicales et rapides. Cette richesse intellectuelle rejoint le vécu que, comme militants politiques ou associatifs, comme élus, nous rencontrons chaque jour sur le terrain. La parole populaire et les abstentions électorales plaident en faveur d’un bouleversement politique à gauche.
Le fait d’avoir pu débattre entre communistes, socialistes, écologistes, républicains de progrès, altermondialistes, ...nous a aussi été d’un apport considérable. A condition de se débarrasser des vieux préjugés, la richesse de la gauche réunie est bien supérieure à celle de chacune de ses parties.
Vous trouverez plus de détails sur cet ouvrage en consultant le site www.gaucheavenir.org dans les prochains jours.
19:56 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Paul QUILES : A propos de la Déclaration de principes du PS
Paul Quilès Paris, le 22 avril 2008
Je tiens à vous informer du courrier que j'ai adressé à François Hollande, à la suite de la publication d'un projet de nouvelle déclaration de principes du PS.
Avec les membres du club Gauche Avenir, j'aurai l'occasion de m'exprimer prochainement sur les questions de fond dont traite ce texte (voir site de Gauche Avenir), mais il me semble que la méthode suivie pour le réécrire n'est pas la bonne.
En tout cas, elle est contradictoire avec les statuts du PS.....qu'il faut respecter, comme le rappelle opportunément l'avant dernier article* du projet de déclaration de principes!
Bien cordialement.
Paul Quilès
*article 20 dans la version remise à la presse le 21/4, devenu article 21 dans la version du 23/4
à François Hollande
1er secrétaire du Parti socialiste
Cher camarade,
Chacun au PS reconnaît que le prochain congrès sera un moment important dans la vie des socialistes et de la gauche.
Dans cette perspective, une réflexion a été engagée sur notre déclaration de principes. Ce n’est pas une tâche mineure, puisque, comme tu le précises toi-même dans l’Hebdo des socialistes du 29/3/2008, il s’agit « de dire ce que notre identité pose comme exigences, comme compréhension du monde et comme capacité à le changer ». Ce texte a aussi pour vocation de définir les fondements de la volonté des adhérents du Parti socialiste, au-delà de leurs sensibilités et de leurs différences, à vivre ensemble.
Parce que la déclaration de principes est un texte fondamental, nos statuts ont prévu des dispositions particulières pour sa révision, afin que les militants puissent débattre du texte, l’amender et le voter en toute connaissance de cause. C’est ce que dit l’article 14-3 de nos statuts : « S’il s’agit de la déclaration de principes, le Congrès ne peut que déclarer ouverte la procédure de révision et préciser les points susceptibles d’être modifiés. La question est portée à l’ordre du jour du Congrès national ordinaire suivant. Les propositions de modification des points ainsi précisés devront être également adressées aux fédérations et aux sections, trois mois au moins avant la réunion de ce second Congrès. »
Quant à la modification annoncée des statuts, l’article 14-2 précise qu’elle « est de la compétence exclusive du Congrès national ordinaire. Aucune proposition de modification ne peut être soumise à la délibération du Congrès sans avoir été adressée aux sections et aux fédérations trois mois au moins avant la réunion d’un Congrès national ordinaire. »
Or, le document voté par le Conseil national du 25/3/2008 prévoit un vote dans les sections le 29 mai sur une proposition de nouvelle déclaration de principes et des modifications statutaires, préalablement à la tenue de la Convention Nationale du 14 juin 2008. Même si tu t’es engagé à ce que seul un texte ou des propositions unanimement approuvés par le Bureau national soient soumis au vote des militants à cette date, il me semble que ceci est contradictoire avec nos statuts et notamment avec l’article 14 que nous venons de rappeler.
C’est pourquoi je te demande de bien vouloir préciser de façon claire le calendrier de ces opérations. Le vote des militants est certes souverain, mais il ne peut naturellement pas violer nos statuts. C’est d’ailleurs bien ce que souligne l’article 20 du projet de nouvelle déclaration de principes que tu viens de rendre public : le PS « repose sur une adhésion volontaire qui demande que les décisions, les textes et les règles, délibérés et adoptés en commun, soient respectés ».
Convaincu que tu auras à cœur d’être garant du respect de nos règles communes, je t’adresse mes salutations très cordiales
Paul Quilès
19:55 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Déclaration de principes du Parti Socialiste
Parti socialiste 23 avril 2008
Projet
DECLARATION DE PRINCIPES
PREAMBULE
Le Parti socialiste plonge ses racines dans la tradition de l’humanisme et dans la philosophie des Lumières. Il fait siennes les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, proclamées par la Révolution Française. Il est né de la rencontre entre une pensée critique, riche et diverse, et l’action du mouvement ouvrier qui, pendant deux siècles, ont porté une contestation de l’organisation sociale façonnée par le capitalisme et ont défendu le projet d’une société solidaire dont tous les membres jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits. Il
revendique le souvenir de 1848, de la Commune, l’héritage de la République et de son oeuvre démocratique, des grandes conquêtes sociales du Front Populaire, de la Libération, de mai 1968, de mai 1981 et des gouvernements de gauche qui se sont succédés. Il participe des grands combats politiques et intellectuels pour la liberté de l’homme, de l’Affaire Dreyfus à l’abolition de la peine de mort.
Ces ambitions sont plus que jamais d’actualité. Pour les socialistes, l’être humain est un être doué de raison, libre, un être social qui grandit de sarelation aux autres, ouvert à toutes les potentialités. C’est pour cela, que les conditions dans lesquelles il vit sont essentielles. Bâtir un monde nouveau et meilleur, obéissant à la dignité de l’homme et assurant la sauvegarde
de la planète, est la tâche première des socialistes, celle qui motive un engagement renouvelé pour le progrès au fil des générations, par-delà les moyens mis en oeuvre, qui, eux, se formulent différemment dans le temps selon les enjeux et les problèmes.
Le socialisme démocratique veut être une explication du monde, une pédagogie de l’action, un avenir pour l’humanité. Sa nature est « d’aller à l’idéal et de comprendre le réel », d’inventer le futur et de travailler dans le présent, d’assumer les tensions et les contradictions qui en résultent et font la vie humaine.
I -NOS FINALITES FONDAMENTALES
Art 1
Être socialiste, c’est ne pas se satisfaire du monde tel qu’il est. L’idée socialiste relève, à la fois, d’une révolte contre les injustices et de l’espérance pour une vie meilleure. Le but de l’action socialiste est l’émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète.
Art. 2
L’égalité est au coeur de notre idéal. Cette quête n’a de sens que par et pour les libertés. Egalité et liberté sont indissociables. Aux injustices et aux violences du monde, l’idée socialiste oppose un engagement pour une humanité libre, juste, solidaire et respectueuse de la nature. Elle porte un message universel, dès lors qu’il s’agit de défendre les droits fondamentaux de chacun et de tous. Pour les socialistes, ces objectifs ne peuvent être atteints
à partir du fonctionnement spontané de l’économie et de la société. La redistribution permanente des ressources et des richesses est nécessaire pour donner une réalité à l’égalité des droits, offrir à chacun les chances de conduire sa vie, et réduire les écarts de conditions.
Art 3
Le développement durable doit permettre de répondre aux besoins du présent, sans compromettre l’avenir des générations nouvelles. Les finalités du socialisme démocratique,
l’émancipation humaine, portent pleinement la volonté de préserver notre planète aujourd’hui menacée, de protéger et de renouveler les ressources naturelles, de promouvoir la qualité de l’environnement. Cette nécessité demande des réponses qui ne privilégient pas la rentabilité immédiate, concilient les intérêts particuliers et l’intérêt général, le développement et l’écosystème. Conscients de l’étroite interaction des activités humaines et des écosystèmes,
les socialistes inscrivent la prise en compte de la planète au même rang de leurs finalités fondamentales que la promotion du progrès des sociétés humaines et la satisfaction équitable de leurs besoins.
Art 4
Le progrès, synonyme d’amélioration de la vie humaine, est une valeur fondamentale pour les socialistes. Ils pensent que l’exercice de la raison doit être accessible à tous, acceptable par tous, applicable à tout. Ils promeuvent la connaissance, l’éducation, la recherche, la culture. Ils veulent mettre les avancées scientifiques et technologiques au service
des hommes et de la planète. L’expansion technologique, le développement des nano et biotechnologies, l’ingénierie génétique posent des questions essentielles pour l’avenir de l’humanité. Le mérite du principe de précaution est de permettre de faire des choix collectifs, à travers l’arbitrage des choix politiques, qui subordonnent l’acceptabilité des risques,
inséparables du développement de la science, à l’utilité des innovations et à la légitimité de leur utilisation. Le progrès économique et social ne peut plus être apprécié à l’aune de la seule croissance de la production marchande, mais doit l’être à l’aide des indicateurs reflétant la qualité effective des conditions d’existence et de travail des individus.
Art 5
La démocratie représente, à la fois, une fin et un moyen. Elle incarne une valeur et un combat universels. Elle conditionne la nature même de l’action socialiste. Elle ne se résume pas à une méthode. Être socialiste, c’est penser que les hommes et les femmes décidés à agir ensemble peuvent influer sur l’évolution de leur vie, de leur société et du monde. Notre socialisme est une conception et une pratique de la citoyenneté dans tous les domaines et sous
toutes ses formes. Démocratie politique et démocratie sociale, démocratie représentative et démocratie participative forment un tout pour permettre la délibération et la décision collectives.
II – NOS OBJECTIFS POUR LE XXIE SIECLE
Art 6
Les socialistes portent une critique historique du capitalisme, créateur d’inégalités, porteur d’irrationalité, facteur de crises, qui demeure d’actualité à l’âge d’une mondialisation dominée par le capitalisme financier.
Les socialistes sont partisans d’une économie sociale et écologique de marché, une économie de marché régulée par la puissance publique, ainsi que par les partenaires sociaux. Le système voulu par les socialistes est une économie mixte, combinant un secteur privé dynamique, un secteur public, des services publics de qualité, un tiers secteur d’économie
sociale.
Les socialistes affirment que certains domaines de l’activité ne peuvent relever du fonctionnement du marché, quand ils concernent des droits essentiels. Les socialistes font de la création durable et de la redistribution des richesses un enjeu majeur de l’action politique. Ils pensent que les politiques participant aux enjeux environnementaux doivent être coordonnées par la puissance publique garante du long terme et de l’intérêt général.
Art 7
Les socialistes défendent un modèle de développement durable qui conjugue la croissance, l’innovation technologique, l’impératif écologique, la création d’emplois, la protection sociale. Les socialistes se préoccupent non seulement de la quantité des richesses produites et de leur distribution, mais aussi de la manière de les produire et du contenu de la production.
C’est une société nouvelle, qui dépasse les contradictions du capitalisme, faisant toute sa place au secteur non-marchand, que les socialistes veulent bâtir. Le travail humain est un enjeu fondamental, c’est un moyen individuel et collectif d’insertion, de reconnaissance, d’émancipation. Les socialistes refusent une société duale où certains tireraient leurs revenus
de l’emploi et d’autres seraient enfermés dans l’assistance. La qualité de l’emploi est un objectif fondamental qui suppose une rémunération juste, des droits garantis et respectés, un accès à la formation tout au long de la vie favorisant la promotion professionnelle et sociale.
Le travail doit aller de pair avec un mode de vie qui donne du temps libre, l’accès à la culture et au sport, offrant à chacun de construire sa vie et la possibilité de participer à la vie
publique.
Art 8
Une tâche tout aussi importante est de réactualiser ce qui est l’apport propre du socialisme démocratique dans le siècle dernier, l’État social, qui permet aux réponses collectives de satisfaire les besoins individuels dans leur diversité. Celui-ci privilégie d’abord l’investissement productif au détriment de la rente. Il assure ensuite une protection contre les risques sociaux. Il repose sur une redistribution assumée. Il doit garantir pour tous, la sécurité des personnes et des biens sans laquelle il n’y a pas de liberté réelle. La régulation est également un des rôles majeurs de l’État pour concilier l’économie de marché, la démocratie et la cohésion sociale. Enfin, l’État moderne doit être un État, qui investit et émancipe en privilégiant l’éducation, la recherche, l’innovation, la culture.
Art 9
Lutter pour la paix, la sécurité collective et le co-développement correspond à la vocation internationaliste des socialistes. C’est notre horizon pour le siècle qui commence. Le combat pour une communauté internationale pacifique est indissociable de la défense desdroits de l’Homme. Il demande également de reconnaître les intérêts propres des États et des peuples, de travailler à dégager les intérêts communs pour construire un monde équilibré, juste et sûr. Il exige aussi un double effort pour conforter et réformer les institutions
internationales. Nous avons besoin pour ce faire du renforcement des Nations unies et du poids de l’Union européenne et de sa détermination.
Art 10
La volonté des socialistes est de contribuer à faire de la France un pays ouvert, respecté dans le monde, oeuvrant pour la paix, les droits de l’Homme et le développement durable. La France est, de par son histoire, à la fois, singulière et universaliste, elle doit être fidèle à ce double héritage. Elle doit respecter tous ceux qui vivent sur son territoire en combattant toutes les discriminations.
III – NOTRE PARTI SOCIALISTE
ART 11
Le Parti socialiste est un parti républicain. Il oeuvre pour le progrès social. Il s’organise au service de l’engagement citoyen. Il fait siennes les valeurs de la République, la liberté, l’égalité, la fraternité. Il combat pour la séparation des pouvoirs, garantie d’un régime
de responsabilité politique. Il défend le pluralisme et l’indépendance de l’information dans les médias. Il ne considère pas la nation comme une juxtaposition de communautés, mais comme un contrat entre citoyens libres et responsables, respectueux des droits de toutes celles et de
tous ceux qui vivent sur son territoire, attentif à ce que chacun accomplisse aussi ses devoirs vis-à-vis de la collectivité.
Art 12
Le Parti socialiste est un parti laïque. Il défend la séparation des Églises et de l’État. Il veille au respect de la liberté de conscience. La laïcité est plus qu’un principe de tolérance, elle est un combat contre tous les fondamentalismes et tous les intégrismes. Elle entend promouvoir et organiser un espace commun, prenant en compte les diversités culturelles et religieuses, dès lors qu’elles ne sont pas un obstacle pour les libertés individuelles et collectives. La laïcité est une condition de notre vivre ensemble dans la République.
Art 13
Le Parti socialiste est un parti réformiste. Il porte un projet de transformation sociale radicale. Il sait que celle-ci ne se décrète pas, qu’elle résulte d’une volonté collective forte assumée dans le temps, prenant en compte l’idéal, les réalités et l’histoire. Le Parti socialiste veut contribuer à changer la vie avec la société et par la société, par la loi et le contrat. Il ne considère jamais les rapports de force d’un moment comme figés ou indépassables. Il entend lutter contre tous les déterminismes sociaux, source d’injustices et d’inégalités. lutter contre tous les déterminismes sociaux, source d’injustices et d’inégalités.
Art 14
Le Parti socialiste est féministe et agit en faveur de l’émancipation des femmes. Il oeuvre pour l’égalité entre les femmes et les hommes et la mixité de la société. Il garantit aux femmes, l’accès aux droits fondamentaux (santé, éducation, contraception, IVG), et condamne la marchandisation du corps humain.
Il combat les atteintes à l’intégrité et à la dignité humaines en raison du sexe ou de l’orientation sexuelle.
Art 15
Le Parti socialiste est un parti décentralisateur. Il met le respect de la diversité, des territoires, au coeur de ses valeurs. Il veut allier la présence d’un Etat régulateur et garant de l’équilibre –y compris financier-entre les territoires, à une démocratie locale vivante et innovante.
Art 16
Le Parti socialiste est attaché aux grands principes de la Justice. Celle-ci est une valeur et une institution. Elle est garante de la réalité des droits de chacun. Elle doit être accessible et égale pour tous. Elle a pour vocation non seulement de sanctionner mais aussi d’aider à la réhabilitation et à la réinsertion dans la société.
Art 17
Le Parti socialiste met la culture au centre de ses valeurs. Celle-ci permet, à la fois, de rassembler et de libérer. Face au danger d'une civilisation par trop uniformisée et marchandisée, la culture, avec l'apport irremplaçable des artistes, contribue à construire un monde fondé sur la diversité, le dialogue, l’ouverture. L’accès à la culture pour tous et la démocratisation des pratiques culturelles sont notre objectif.
Art 18
Le Parti socialiste est un parti européen qui agit dans l’Union européenne qu’il a non seulement voulue, mais en partie, conçue et fondée. Il revendique le choix historique de l’Union européenne et de la construction d’une Europe politique. Pour les socialistes, celle-ci doit avoir pour mission, par ses politiques communes, d’assurer la paix sur le continent et d’y
contribuer dans le monde, de favoriser une croissance forte et durable et le progrès social, de promouvoir la créativité et la diversité culturelle, d’aider à relever les défis planétaires par
l’exemple d’association qu’elle offre. Membre du Parti socialiste européen, le Parti socialiste entend tout mettre en oeuvre pour le renforcer afin que soit porté un message socialiste en
Europe.
Art 19
Le Parti socialiste est un parti internationaliste. Il condamne toutes les oppressions et exploitations dont sont victimes les hommes et les peuples, qu’elles qu’en soient les origines et les causes. Il agit pour le développement des pays du Sud. Il combat la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme sous toutes leurs formes. Il milite pour un ordre international juste
et respecté, pour une coopération entre les peuples. Il défend le rôle de l’ONU et des institutions internationales. Il souhaite que l’Internationale socialiste, de forum international pour les partis et les forces progressistes qu’elle tend à être aujourd’hui, devienne un véritable
mouvement progressiste et internationaliste.
Art 20
Le Parti socialiste est un parti populaire ancré dans le monde du travail. Il est le produit des combats politiques et des luttes sociales menées tout au long des XIXe et XXe siècles. Il entend exprimer l’intérêt général du peuple français.
Art 21
Le Parti socialiste est un parti démocratique. Il fait de la parité entre les hommes et les femmes un principe. Il respecte chacun de ses adhérents. Il organise un débat politique transparent et ouvert. Il veille à la diversification des responsabilités partisanes et électives à tous les niveaux. Il prend en compte dans un dialogue permanent, les forces et les mouvements de la société civile, en particulier les syndicats, les associations, les
organisations non gouvernementales… Le Parti socialiste est un parti qui défend une éthique politique dans l’engagement militant. Il repose sur une adhésion volontaire qui demande que les décisions, les textes et les règles, délibérés et adoptés en commun, soient respectés.
Art 22
Le Parti socialiste veut rassembler toutes les cultures de la gauche. Il ne se résigne pas aux divisions de l’histoire. Organisant en son sein depuis toujours un libre débat, il appelle tous les hommes et toutes les femmes qui partagent ses valeurs à rejoindre ce combat.
RAG 34. Les lolo's 34
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Une stratégie made in America
Par François DELAPIERRE
Combien de gadgets et d'attrape-gogos dans la longue liste des 166 mesures présentées par Nicolas Sarkozy pour soi-disant faire des économies et réformer l'Etat ? Un bon nombre, assurément. Notons pour commencer qu'ils ne sont même pas d'accord entre eux sur le montant des économies à en attendre : de 5 milliards selon Accoyer à 8 selon Arthuis, presque du simple au double selon qui en parle !
En fait, ces 166 gadgets visent à créer un paysage. Et à l'installer dans les têtes. Il s'agit d'abord de fabriquer l'évidence que la réduction des dépenses publiques serait un impératif aussi urgent qu'absolu. Il s'agit ensuite de faire croire que l'effort du pouvoir porte en premier lieu sur la réduction du fameux "train de vie" de l'Etat, et s'attaque donc en quelque sorte au superflu plutôt qu'au nécessaire.
Or les chiffres, dont ceux fournis par le gouvernement, démentent ces deux idées. Premièrement, on constate que les économies annoncées représentent moins de la moitié des 15 milliards de cadeaux fiscaux distribués l'an dernier. Non seulement ce plan de rigueur veut faire payer par le plus grand nombre les largesses accordées à une minorité de très riches. Mais en outre, on voit que le levier des recettes fiscales serait bien plus efficace que celui des dépenses pour réduire le déficit budgétaire. Deuxièmement, le pouvoir dit lui-même qu'il escompte que la moitié des économies réalisées proviendront en réalité de la réduction drastique du nombre de fonctionnaires et non de celle du "train de vie" de l'Etat.
Certains espèreront peut-être que la réduction du nombre de fonctionnaires n'affecterait pas la qualité des services publics. Mais savent-ils que la moitié des fonctionnaires travaillent pour l'Education nationale ? Or dans des secteurs tels que celui-ci, on ne peut attendre des gains de productivité réguliers permettant de faire toujours plus avec toujours moins de personnel, comme dans le reste de l'économie. La plupart des services publics sont même pris dans la spirale inverse :
plus le marché du travail devient "concurrentiel", plus les dégâts sociaux sont lourds et plus les moyens pour y faire face doivent être importants. La réduction des effectifs ne signifie donc rien d'autre que la réduction du service public et de sa logique. Les lycéens qui défilent ne s'y sont pas trompés.
Pour réaliser les économies exigées par les baisses d'impôts pour les plus riches (mais aussi sur les bénéfices des entreprises et sur les revenus financiers), le gouvernement doit donc s'attaquer au cœur dur des services publics, notamment l'éducation, surtout si les dépenses militaires et de police sont "sanctuarisées". Mais cela ne suffira pas, d'autant que les suppressions de postes mettent longtemps pour produire leurs effets sur l'équilibre budgétaire. Le gouvernement devra donc s'attaquer à un deuxième gros gâteau : la Sécurité sociale. Le Ministre du budget, Woerth l'a admis au détour d'une phrase dans un couloir de l'Assemblée : "pour parvenir à l'équilibre d'ici à 2012, il nous faut économiser 40 milliards d'euros. En gros, ça fait 5 à trouver sur le train de vie de l'Etat et 5 à économiser sur les dépenses de Sécurité sociale tous les ans". On doit donc s'attendre notamment à une nouvelle augmentation des franchises médicales jusqu'à des niveaux très supérieurs à ceux mis en place au 1er janvier 2008.
Tout ceci a connu un précédent : les Etats-Unis d'Amérique. La "doctrine économique" de Sarkozy tient en effet en une maigre idée : importer en France le modèle américain dans l'espoir d'obtenir une croissance identique. Reagan puis Bush ont commencé leur mandat par des réductions massives des impôts des plus riches. Le déficit budgétaire s'est alors envolé. Lorsqu'ils se sont résolus à faire mine de le maîtriser, ils ont refusé d'augmenter la fiscalité et s'en sont pris aux dépenses de l'Etat. Or au même moment, ils ont orienté le budget militaire à la hausse.
Et il paraissait impossible de réduire davantage les dépenses stratégiques en terme de compétitivité économique comme la recherche ou l'enseignement supérieur. Ils se sont donc attaqués violemment aux dépenses sociales. Actuellement, la principale obsession de Bush est d'abattre le mince filet de protection sociale qui subsiste dans ce pays (Medicare et Medicaid) car leurs dépenses doivent beaucoup augmenter dans les prochaines années en raison notamment de la crise des fonds de pension et de la multiplication des travailleurs pauvres.
Une fois encore, Sarkozy ne fait donc que suivre Bush. Le connaissant, le plus étonnant n'est pas qu'il puisse croire que la société française supportera les conséquences de ce modèle économique fondé sur la suprématie absolue de la "création de valeur" pour l'actionnaire : désindustrialisation, pauvreté de masse, explosion des inégalités. Il croit sans doute qu'avec une bonne communication, entre images de Gandrange, casque sur la tête, et caution de Martin Hirsch, charité à la bouche, tout ceci passera sans peine. Non, le plus étonnant est que Sarkozy épouse ce modèle au moment où celui-ci rencontre aux Etats-Unis mêmes la plus grave crise de son histoire.
RAG 34. Les lolo's 34
19:28 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Laurent FABIUS : Le RSA, c’est "le revenu de solidarité absente"
Texte de l’intervention de Laurent Fabius lors de la séance des questions au gouvernement.
Permettez-moi, Monsieur le Premier ministre, de revenir sur le revenu de solidarité active, idée juste qui est d’ailleurs expérimentée dans bien des départements que nous présidons. Encore faut-il être précis sur ses modalités.
► Se pose d’abord la question du coût. On a entendu les chiffres les plus divers : au départ, c’était 10 à 12 milliards ; puis le ministre du budget nous a dit que ce serait 5 milliards ; M. Hirsch tient pour 3 milliards ; et l’autre jour le Président de la République a parlé de 1 ou 1,5 milliard. Laquelle de ces excellences contradictoires faut-il croire ?
► Se pose ensuite la question du financement. Les départements se demandent en effet s’ils ne vont pas avoir à payer. Les titulaires de la prime pour l’emploi sont quant à eux très inquiets : nous avons cru comprendre qu’au-dessus de 1,2 fois le SMIC, vous supprimeriez la PPE. S’il n’y avait que moi qui m’inquiétais, peu importerait ; mais permettez-moi de vous citer une intervention sur France Inter du début du mois d’avril : « Le projet qui est proposé par Martin Hirsch a deux inconvénients : il est coûteux - de l’ordre de 3 milliards - et il conduit à diminuer la prime pour l’emploi pour un certain nombre de Français. » L’auteur de cette intervention frappée au coin du bon sens est M. le Premier ministre !
Quelle est donc votre conception de la solidarité ? Pour nous, elle ne consiste pas à financer les revenus des plus pauvres en taxant les pauvres ! Ce RSA risque de devenir - à cause de vous- un revenu de solidarité absente ! Vous avez dit que nous étions hostiles à tout. Pas du tout : nous sommes contre les injustices, mais nous sommes pour la solidarité, la vraie solidarité !
Dépêche : Martin Hirsch traité de "Pinocchio" par les députés PS
Le Haut Commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, a été chahuté mardi à l’Assemblée lors de la séance des questions au gouvernement, par ses anciens camarades de la gauche qui l’ont traité de "Pinocchio".
Il s’est attiré ce quolibet alors qu’il répondait à Laurent Fabius (PS) qui venait de questionner avec vigueur le Premier ministre sur le coût et le financement du Revenu de solidarité active (RSA).
"On a entendu les chiffres les plus divers, au début c’était 10 à 12 milliards, ensuite le ministre du Budget a dit 5 milliards, M. Hirsch tient pour 3 milliards et le président de la République nous a dit que ce serait plutôt 1 ou 1, 5 milliards, laquelle de ces excellences contradictoires faut-il croire ?" avait lancé M. Fabius.
Puis il avait questionné François Fillon sur "sa conception de la solidarité", l’accusant de "financer les revenus des plus pauvres en taxant les pauvres" et évoquant le recours à la Prime pour l’emploi (PPE) pour financer le RSA.
M. Hirsch, ancien président d’Emmaüs et ancien chef de cabinet de Bernard Kouchner dans le gouvernement Jospin, a réaffirmé qu’il allait "recentrer un peu la prime pour l’emploi" pour financer le RSA en assurant que cela "ne lui posait aucun problème".
Accusant le PS d’avoir, "au congrès du Mans (fin 2005, ndlr), proposé la suppression de la prime pour l’emploi", M. Hirsch s’est alors attiré les huées des élus de gauche qui se sont mis à scander "Pinocchio", "Pinocchio", certains faisant le geste d’allonger leur nez pour signifier qu’il mentait.
RAG 34. Les lolo's 34
19:18 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
27.04.2008
Le congrès du PS, comment ça marche ?
Tout le monde en parle mais cela reste une affaire d'initiés : petit guide pour suivre le prochain congrès du PS.

C'est un moment important dans la vie socialiste, puisqu'il détermine l'orientation politique du parti pour plusieurs années, et désigne évidemment les instances dirigeantes.
Le congrès peut être le lieu de l'unité, comme à Epinay où Mitterrand rassemble la famille socialiste sur une ligne d'union de la gauche. Il peut être aussi le théâtre de tous les déchirements, comme à Tours en 1920, où socialistes et communistes se séparent définitivement, ou à Rennes en 1990 où fabiusiens et jospinistes se livrent à une guerre fratricide. Certains congrès, comme celui de l'Arche 1991, permettent d'acter des évolutions idéologiques et politiques (en l'occurence, vers l'acceptation de l'économie de marché).
Le prochain congrès aura physiquement lieu dans quelques mois, du 7 au 9 novembre. Mais le processus dépasse de loin ces trois courtes journées, et le calendrier, voté lors du dernier Conseil National (le "parlement" du parti) débute dès aujourd'hui.
Ce congrès est un peu particulier car il sera précédé d'une Convention nationale qui adoptera de nouveaux statuts et une nouvelle Déclaration de principes pour le parti. Une commission est chargée de proposer des modifications des statuts (par exemple: sanctions plus lourdes en cas de non-respect de la discipline collective, relèvement du pourcentage exigé au congrès pour éviter la multiplication des "petites" motions...) afin d'obtenir un meilleur fonctionnement du PS. Une autre commission propose la modernisation de la Déclaration de principes, qui date de 1990, et ne colle plus tout à fait aux réalités économiques. Bref, la première commission réorganise le système des courants, tandis que la seconde est davantage un "club des poètes", qui réfléchit au corps doctrinal du parti. Les militants trancheront ces deux questions début juin.
Quant au congrès lui même, en voici le calendrier précis:
- début juillet: les sensibilités déposent des contributions générales (leur "vision" du ps et leur projet politique) ou thèmatiques (sur l'environnement, la diversité, l'emploi, etc...), qui sont envoyées chez chaque militant
- 22 septembre : les motions définitives (les textes généraux qui proposent des orientations politiques différentes) sont envoyées aux militants
- 23 octobre : les militants votent dans leur section locale et chaque département tient son congrès fédéral.
- du 7 au 9 novembre: les délégués désignés en fonction du résultat de chaque motion sont envoyés en congrès national pour fixer l'orientation du parti
- 13 novembre : vote sur le 1er secrétaire puis, le 15 novembre, le nouveau conseil national (composé à la proportionnelle des courants) désigne le Secrétariat National et le Bureau National, c'est à dire l'executif du parti.
Le congrès est un processus très long et compliqué, qui ne se résume absolument pas à la désignation d'un présidentiable ou d'un chef. Il doit permettre de fixer une orientation et un projet politique.
Enfin, en principe.
Mehdi Ouraoui
21 AVRIL- LIBERATION
RAG 34. les lolo's 34
16:25 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Nicolas Sarkozy, c’est l’omniprésidence de courte vue
Laurent Fabius dénonce dans un entretien publié par La Croix "l’omniprésidence à courte vue" du président Nicolas Sarkozy, dont "l’énergie" s’est selon lui "transformée en agitation". Revenant sur le terme "omniprésidence", qu’il avait utilisé pour qualifier le style de Nicolas Sarkozy, Laurent Fabius complète : "Après un an d’expérience, je dois préciser : omniprésidence de courte vue."
La Croix :
Nicolas Sarkozy s’exprime cette semaine à la télévision pour tirer le bilan de sa première année à la tête de l’État. Quel regard portez-vous sur son action ? Laurent Fabius : Un regard critique. Non par réflexe pavlovien - c’est l’intérêt général du pays qui m’importe - mais parce que, au vu de son bilan, je constate que la déception l’emporte chez beaucoup de Français qui avaient voté pour Nicolas Sarkozy. De nombreuses promesses n’ont pas été tenues, notamment sur le pouvoir d’achat qui était pourtant son premier engagement. Quant aux marges de manœuvre, elles ont été dilapidées dans le paquet fiscal, que j’appelle plutôt le boulet fiscal, en consacrant 14 milliards d’euros par an à des dépenses qui n’étaient pas toutes prioritaires. Reconnaissez-vous tout de même au président un vrai volontarisme ? Son énergie de départ était incontestable mais elle s’est transformée en agitation ; souvent même en une sorte d’immaturité compulsive.
Reconnaissez-vous tout de même au président un vrai volontarisme ?
Son énergie de départ était incontestable mais elle s’est transformée en agitation ; souvent même en une sorte d’immaturité compulsive. Le problème avec Nicolas Sarkozy, c’est que le mot « réforme » est utilisé à toutes les sauces, au point de rendre impopulaire toute réforme. La France a besoin de changements positifs. Pour être acceptée, la réforme doit être juste. Or ce n’est en général pas le cas. Je déplore aussi l’improvisation qui règne au sommet de l’État. J’ai employé le premier l’expression « omniprésidence ». Après un an d’expérience, je dois préciser : omniprésidence de courte vue. Le président devrait être l’homme du long terme, de l’anticipation et de la pondération.
Vous ne le créditez donc d’aucune réussite ?
Il en existe, bien sûr, mais pas dans les domaines les plus décisifs. J’approuve les dispositions prises sur l’interdiction de fumer, même si on peut en discuter les modalités. De même, la poursuite de l’action sur la sécurité routière était indispensable. Tout n’est pas noir ou blanc, mais le bilan d’ensemble est gris nettement foncé. Regardez les dernières mesures antifamiliales : elles sont provocantes !
Et la relance de la construction européenne, stoppée par le « non » français...
C’est la crise de l’Europe qui a causé le « non », plutôt que l’inverse. En refusant un nouveau référendum sur le traité, Nicolas Sarkozy a court-circuité le peuple français. Sur le fond, on s’apercevra que le nouveau texte laisse beaucoup de points en suspens. Rien sur les moyens d’une Europe plus écologique et sociale ni pour lutter contre l’euro cher, rien sur la gouvernance économique de l’Union, rien sur l’Europe nécessaire de l’innovation et de la recherche. Sur le plan international, je déplore que le zèle déployé vis-à-vis de George Bush dans l’Otan, en Afghanistan, ou sur l’Iran, se double d’une prise de distance vis-à-vis de nos amis allemands. L’Europe a besoin d’un couple franco-allemand solide.
Vu le contexte économique difficile, un président de gauche aurait-il fait mieux ?
Toutes nos difficultés ne viennent pas de la crise financière mondiale. Malgré et avant celle-ci, il y avait moyen de faire largement autrement. Un président de gauche aurait choisi des priorités claires et différentes : éducation, recherche, formation, PME, pouvoir d’achat. C’est ainsi qu’il fallait utiliser nos marges de manœuvre. Si j’avais été en fonction, j’aurais affecté environ la moitié de l’argent disponible à la réduction de nos déficits et l’autre moitié à préparer l’avenir (éducation, recherche, investissements) ainsi qu’à améliorer le pouvoir d’achat des plus modestes. Et je n’aurais instauré ni les taxes sur les malades ni donné le feu vert aux OGM.
Un an après, le PS vous paraît-il avoir commencé à tirer les leçons de son échec ?
Beaucoup de progrès reste à accomplir. Le PS doit clarifier sa stratégie et trancher entre ceux qui veulent, comme moi, actualiser le rassemblement à gauche tout en l’ouvrant à d’autres, et ceux qui veulent lui substituer une démarche louvoyante. Il nous faut aussi adapter nos propositions au monde de demain avec les enjeux majeurs que sont l’allongement de la durée de la vie, le défi écologique ou les inégalités mondiales.
Que peuvent attendre les Français du prochain congrès du PS et de vous en particulier ?
Un congrès du PS réussi serait consacré à proposer des solutions d’avenir et à éviter de se déchirer. Il nous faut travailler sur le fond au lieu de nous focaliser sur la question de la candidature à la prochaine présidentielle. Quant à moi, je refuse de me mêler aux petites bagarres intestines. Il faut éviter le « bling-bling » et les paillettes. Nous avons besoin de sérieux en politique. C’est le choix que je fais.
Recueilli par Mathieu CASTAGNET
RAG 34. Les lolo's 34
16:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
MIDIBLOGS plateforme dédiée à l 'UMP ? Omniprésence et flirt facile, "Rantanplan" s'acharne !
Carton rouge à Rassembler à Gauche 34 (Hérault) !!!

Le blog de "Jauni Perché" s'est définitivement approprié depuis plusieurs mois la totalité des pages des catégories actualités, politique, etc, de la plateforme midiblogs, sans que le médiateur du portail et éditorialiste de la version papier de midiblogs (parution chaque vendredi),
Christophe GREUET, bien sourd à nos propositions simplement républicaines, n'a toujours pas daigné sourciller, l'espace même d'un millième de seconde...
Toutes infos de propagande éminement trompeuses, et destinées, à cacher l'incapacité de Sarkozy à redonner du pouvoir d'achat aux français. Un seul exemple, c'est la revalorisation des minima sociaux à la baisse par rapport à 2007, alors même que le président du pouvoir d'achat, champion des vacances luxueuses, a su s' autoaugmenter de 172 % ! Cerise sur le gâteau, les commentaires de ce blog UMP sont fermés !
Cherchez l'erreur...
Pour vous consoler, vous pourrez tout de même dialoguer avec calincoquine 27 ans, Lucette 23 ans ... toutes ces jeunes femmes "esseulées" pour vous messieurs sur ce blog, grace à leur sponsor easyflirt.com. Passez d'abord à la caisse, le service est payant ,
Avec Jauni Perché, l'UMP héraultaise a définitivement mélangé les genres : sexe et politique sont désormais à votre menu sur toutes les pages de la plateforme.
Bref, cher monsieur Michel PELAMOURGUE : Ya t'il encore un vrai pilote dans l'avion Midiblogs ?
Sur le même sujet : Retour sur le « Casse-toi, pauvre con » présidentiel
RAG 34. Les lolo's 34
15:35 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
2/2 Jean-Luc Mélenchon : Entre Chine et Tibet... « La République n'est pas une ONG »
L’INVITE DU DIMANCHE : JEAN-LUC MÉLENCHON
« La République n'est pas une ONG »

Depuis le passage de la flamme olympique a Paris, vous ne cessez de dénoncer ce que vous tenez
pour un aveuglement général sur la question tibétaine. Du coup,certains vous présentent comme un agent de la Chine…
Jean-Luc Mélenchon. A ce compte, plus aucun débat argumenté n'est possible. Quelle vision médiocre du monde et des êtres ! Je précise donc les choses.
1.Refuser de s'aligner sur le dalaï-lama, ses revendications et les violences antichinoises à Lhassa, cela n'a jamais
voulu dire qu'on est d'accord avec les méthodes qui, là-bas, sont appliquées à ses partisans.
2. Pour parler du Tibet, il faut d'abord dépasser l'imaginaire de « Tintin au Tibet ». En France comme partout dans le monde, je suis hostile à la confusion du religieux et du politique. Affaire de conviction, et d'expérience. Je songe à l'aveuglement de tant de Français qui ont adulé l'ayatollah Khomeiny, réfugié chez nous avant d'hériter d'une République islamique en Iran. Je songe à ceux qui estimaient qu'en Afghanistan tout valait mieux plutôt que les communistes, ce qui les a conduits à appuyer les talibans et à fabriquer Al-Qaïda. De plus, pour le dalaï-lama — lisez ce qu'il écrit —, le Tibet, ce n'est pas seulement l'actuel Tibet mais aussi les deux provinces voisines où la population chinoise est, de loin, la plus importante. Le dalaï-lama, dans un discours de 1987 qui figure toujours sur le site Tibet-infos.net, dit que les « colons chinois » de toutes les régions devront rentrer chez eux. Ainsi, ce sont plus de 100 millions de personnes qu'il faudrait, si on le suit, déplacer…
Pékin a annonce vendredi son intention de recevoir un représentant du dalai-lama…
C'est bien.Bertrand Delanoé vient d’élever le dalai-lama au rang de citoyen d’honneur de Paris… Le moment est particulièrement inadéquat. Vu de l'extérieur, Paris, c'est la France. Il faut donc agir à cette hauteur. Pas de naïveté. Ni d'hypocrisie.
Pourquoi ne parle-t-on pas de la question syndicale en Chine ? Ou de la peine de mort ?
Evidemment, parce que d'autres pays seraient impliqués. Non, on ne parle que du Tibet ... Et pourquoi ?
Les cercles néoconservateurs américains appuient les séparatistes tibétains. Ils ont armé leurs groupes en 1956-1957. Ils leur apportent aujourd'hui encore un appui massif.L'objectif, qui n'a pas changé, c'est d'affaiblirla Chine. Aujourd'hui, cela se fait ouvertement dans le cadre de la doctrine du choc des civilisations commune à Bush et Sarkozy.
Vous, donc, vous ne voulez pas l’affaiblir ?
Non. Dans notre monde, l'international sur-détermine tout. Il faut, sur ce terrain, avoir le sens de nos responsabilités. La République française a reconnu la Chine dans ses frontières actuelles. Elle a été, dans cette affaire,embarquée dans une opération d'ONG. La République n'est pas une organisation non gouvernementale. Depuis les tours de Notre-Dame, Robert Ménard, de Reporters sans frontières, a manipulé la politique étrangère de la France. Il convient d'être très méfiant…
Méfiant vis-a-vis de Robert Menard ?
RSF est une organisation alignée sur les combats du gouvernement des Etats-Unis d'Amérique. RSF s'intéresse aux violations de la liberté de la presse chez les ennemis des Etats-Unis.Rarement ailleurs.
Faut-il boycotter les JO ou, au moins,la ceremonie d’ouverture ?
Catégoriquement, non. Sinon, la preuve serait faite quon a, avec les JO, tendu un traquenard aux Chinois. La bonne manière de se comporter avec eux, ce sont les discussions multlatérales publiques.
« La Chine fait peur », titre le « Nouvel Observateur »…
Le péril jaune, vieux fantasme… Il est vrai que
les chiffres dépassent l'entendement. Il s'agit d'un ensemble humain qui représente la totalité de la population réunie de l'Europe et des deux Amérique ! A conditions politiques et économiques égales, la Chine sera, dans quinze ans, la première puissance économique mondiale. On ferait mieux d'y réfléchir sérieusement et pacifiquement plutôt que de se livrer à des gesticulations agressives. « Sarkozy a du cran… »
Qu’avez-vous pensé de Nicolas Sarkozy jeudi soir à la télévision ?
Il a du cran car, au plus creux de sa popularité, il maintient le cap de la révolution libérale en France. Et il veut même amplifier le mouvement. Voyez, par exemple, l'école : outre les 12 000 postes supprimés cette année, il y en aura 17 000 autres qui le seront dans le prochain budget. C'est une décision d'une violence inouïe. Je suis, par ailleurs, troublé : sur la situation des sans-papiers au travail, comment le président peut-il à quatre reprises confondre naturalisation et régularisation ? On l'interroge sur des titres de séjour, il répond : « On ne devient pas français n'importe comment. » C'est assez manipulateur.
Ségolène Royal vient de confirmer qu’elle se préparait à être candidate en 2012…
Je salue sa cohérence idéologique et son opniâtreté politique. Même si je suis en désaccord complet avec ce quelle propose.
Où en est le projet annonce du PS ?
Le PS est gravement atteint par la maladie de la présidentialisation. Maintenant, c'est campagne présidentielle permanente. Avec, à la clé, un cercle vicieux : une personnalisation croissante de la politique, qui aboutit à une dépolitisation des personnes. Or, la question qui nous est posée est de savoir si, face aux avatars de la mondialisation libérale, nous avons quelque chose à proposer ou si nous choisissons d'accompagner le mouvement. Moi, je réclame une alternative au système.
Concrètement, cela veut dire quoi ?
Je souhaite une refondation républicaine de la France et de l'Europe, avec une stratégie d'union des gauches sans exclusive. Il est vain d'espérer retrouver le pouvoir en tablant sur le dégoût du peuple de droite, qui préférerait s'abstenir. Il faut en finir avec les demi-mesures et l'eau tiède.
Cela passe par qui ?
Aujourd'hui, je ne sais pas. D'autant que la gauche du parti est dans un incroyable état de balkanisation, et presque d'anéantissement. Il est donc impératif, pour commencer, que nous réussissions là où nous avons jusqu'ici toujours échoué : nous regrouper. Sinon, il n'yaura plus daile gauche au PS, et il deviendrait un drôle d'oiseau, non ?
DIMANCHE 27 AVRIL
Propos recueillis
par Dominique de Montvalon
RAG 34. Les lolo's 34
15:23 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
1/2 Jean-Luc Mélenchon : "Tintin au Tibet", méa culpa...
Ma note précédente, concernant les Jeux Olympiques, le Tibet et la Chine, aura été un évènement pour moi, compte tenu du nombres des réactions qu’elle a provoquées.

Ce n’est sûrement pas la note la mieux écrite depuis que je tiens ce blog. J’ai rédigé un peu vite et la forme s’en ressent. Pas le fond, heureusement. Il est sans ambigüité. Bien sûr, je persiste et signe. Depuis, l’onde de choc des dégâts provoqués par les manifestations anti-chinoises à Paris se propage. Petit à petit nombreux sont ceux qui réalisent qu’ils ont été manipulés.
Dans cette note aujourd’hui je commence par parler de mon texte précédent et des réactions qu’il m’a permis de connaître. Puis je reviens sur les faits en cause. Et j’ajoute un mot plus général à propos de la Chine.
Lire la suite
RAG 34. Les lolo's 34
15:07 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
26.04.2008
AGENDA Laurent Fabius du week-end
Samedi 26 avril, Le Parisien/Aujourd'hui en France publie une brève interview de Laurent Fabius sur la question du financement du "revenu de solidarité active" (RSA).
Dimanche 27 avril, Laurent Fabius sera l'invité de Laurence Ferrari à partir de 12h45 dans l'émission Dimanche+ diffusée sur Canal+.
Toute l'actualité de Laurent Fabius sur www.laurent-fabius.net
RAG 34. les lolo's 34
09:59 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , 005 AGENDA , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
51 % des français pas convaincus par le "Sarko show", hier soir à la TV
Reuters - Une courte majorité des Français ayant suivi l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy jeudi soir n'a pas été convaincue par le chef de l'Etat, selon un sondage OpinionWay réalisé pour Le Figaro et LCI.
En effet, 51% des personnes interrogées, contre 49%, n'ont pas trouvé le président de la République convaincant.
Les sceptiques mettent en avant le décalage entre son talent d'orateur et la réalité de ses résultats. Ils évoquent une tendance à l'autosatisfaction et un manque d'écoute, ainsi qu'une mauvaise maîtrise des dossiers.
Inversement, les personnes convaincues par le chef de l'Etat l'ont jugé sincère et honnête, soulignant sa bonne connaissance des dossiers, sa clarté et son humilité, ainsi que sa persévérance et sa ténacité.
Nicolas Sarkozy a surtout convaincu sur ses efforts pour obtenir la libération d'Ingrid Betancourt (63%), la nécessité des réformes (62%), les difficultés liées à la situation économique internationale (59%) et la question du chômage (55%).
De même, 53% des sondés pensent que le président de la République va tenir son engagement de mettre en oeuvre le Revenu de solidarité active (RSA).
En revanche, il a été jugé peu convaincant sur le pouvoir d'achat (32%), le paquet fiscal (35%), son choix d'envoyer des soldats français en Afghanistan (41%) et la suppression de postes d'enseignants à la rentrée prochaine (44%).
Ce sondage a été réalisé les 24 et 25 avril auprès d'un échantillon de 994 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Gérard Bon
RAG 34. Les lolo's 34
09:58 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
U.E ► élargissement : Les Français interdits par Sarkozy de tout référendum les concernant au quotidien !

CHANGER LA CONSTITUTION ?
Dans le droit fil de la signature sans consultation préalable du peuple français "considéré dangereux et irresponsable" par le président Bling bling, et les cadres dirigeants du parti socialiste, relativement à la ratification du Traité de Lisbonne, Sarkozy persiste et signe :L'instauration d'un référendum d'initiative populaire a par ailleurs été jugée "inutile" parce que cela "ne constituait pas un droit réel mais une simple faculté de saisir le Parlement d'un projet de texte", ajoute-t-on de même source. (lire ci-dessous la dépêche Reuters).
La suite reste au tout venant. Une énumération de gadgets dépassés sinon éculés; de fait rien qu'un catalogue "fumeux" de droits, pire de bonnes intentions, dont nous aurions du avoir déjà bénéficié depuis pas moins de plusieurs décennies ! Soyons modernes nécessairement...
Le PS peine à trouver "sa girouette idéale" pour nous indiquer tous les vents de la mondialisation bons ou mauvais qui turbulent au dessus de nos têtes. Cela réjouira peu-être Jack Lang, en mal de de maroquin, ( "Qu'est-ce que je dois dire ?"), membre de droit de la commission Balladur, chargée de plancher sur la réforme des institutions de la vème, poussiéreuse, asthmatique... bientôt tuberculeuse ? L'Europe sociale, crédo socialiste "juré craché" en toute période électorale, mais éternelle arlésienne, saura-t'elle s'inviter fermement à l'heure de notre prochain Congrès ? Si telle est son souhait, d'ores et déjà, je lui souhaite bon appétit !
Lolo34.
Coup d'envoi de la réforme des institutions
Par Emmanuel Jarry Reuters - Le conseil des ministres a approuvé un projet de réforme de la Constitution française, qui prévoit notamment de limiter à deux le nombre de mandats consécutifs du président de la République.

Copyright © 2008 Reuters
Ce texte, qui sera débattu au Parlement à partir du 20 mai, prévoit également de fixer par une loi organique un nombre maximum de ministres.
Selon l'entourage de Nicolas Sarkozy, ces deux dispositions ont été ajoutées à la "demande expresse" du chef de l'Etat.
Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a estimé que le projet de révision était "la plus grande réforme de la Ve République depuis 1958".
"Le président de la République a indiqué que cette réforme était la traduction de ce qu'il avait appelé lors de la campagne présidentielle, à savoir une démocratie exemplaire", a-t-il rapporté lors du compte rendu du conseil des ministres.
Ce projet rééquilibre les institutions françaises "dans un sens favorable au Parlement" et "répond à toutes les critiques formulées par l'opposition contre les institutions depuis des années", fait valoir l'entourage de Nicolas Sarkozy.
Une façon de préparer le débat parlementaire. Seule, la majorité actuelle ne peut espérer faire passer la réforme. Lors du vote par l'Assemblée et le Sénat réunis en congrès, les trois-cinquièmes des suffrages exprimés sont requis.
Le texte adopté mercredi puise largement dans les propositions du comité qui avait été chargé de réfléchir à cette réforme sous la présidence de l'ancien Premier ministre Edouard Balladur.
Si la réforme est adoptée, le chef de l'Etat pourra s'adresser directement au Parlement, ce qui n'est pas possible aujourd'hui.
Le pouvoir de nomination du président et son recours à l'article 16 de la Constitution (pouvoirs d'exception en cas de crise) seront en revanche encadrés.
L'exercice du droit de grâce présidentiel est limité aux cas individuels après avis d'une commission.
STATU QUO POUR LE ROLE DE L'EXECUTIF
Parmi d'autres mesures, le texte met fin à la présidence du Conseil supérieur de la magistrature par le chef de l'Etat et accroît les prérogatives du Parlement, qui pourra s'opposer à la procédure d'urgence pour l'examen des textes législatifs.
Le recours à l'article 49-3 sur l'adoption sans débat de textes de loi sera limité aux lois de finances et de financement de la Sécurité sociale, ainsi qu'à un autre texte par session.
Le Parlement aura un droit de résolution sur tous les sujets, dont la politique européenne et internationale. Il sera informé immédiatement des opérations militaires extérieures et devra autoriser leur prolongation au bout de six mois.
Le texte crée un statut de l'opposition et prévoit une réforme du collège électoral sénatorial pour améliorer la représentativité du Sénat en tenant compte de l'évolution démographique des collectivités territoriales.
Les Français de l'étranger pourront pour leur part avoir des députés alors qu'ils ne sont jusqu'ici représentés qu'au Sénat.
Le texte crée enfin des droits nouveaux pour les citoyens, comme la possibilité de saisir le Conseil constitutionnel s'ils jugent l'application d'une loi contraire aux droits et libertés garantis par la Constitution.
Il ne touche en revanche pas aux modes de scrutin.
Conformément aux orientations transmises en novembre au Premier ministre, François Fillon, par Nicolas Sarkozy, les auteurs du texte ont aussi renoncé à modifier les articles 5 et 20 sur le rôle respectif des deux têtes du pouvoir exécutif.
Le comité Balladur avait proposé d'écrire dans l'article 5 que le chef de l'Etat "définit la politique de la Nation".
Il suggérait parallèlement de limiter dans l'article 20 le rôle du gouvernement à la conduite de cette politique.
Cette double "clarification" a été écartée parce qu'elle "posait plus de problèmes qu'elle n'en résolvait, en l'absence de basculement vers un système totalement présidentiel ou totalement parlementaire", explique l'Elysée.
Le projet de révision constitutionnelle ne reprend pas non plus la proposition d'interdiction du cumul des mandats, qui relève selon l'Elysée de la loi ordinaire, ni la création d'un "conseil du pluralisme" au contenu trop flou.
L'instauration d'un référendum d'initiative populaire a par ailleurs été jugée "inutile" parce que cela "ne constituait pas un droit réel mais une simple faculté de saisir le Parlement d'un projet de texte", ajoute-t-on de même source.
RAG 34. Les lolo's 34.
09:58 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24.04.2008
François Hollande réclame clarté et équité à Sarkozy
PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy doit donner jeudi, lors de son intervention télévisée, de la lisibilité à son projet politique auquel "plus personne ne comprend rien" un an après son élection, estime François Hollande.

Copyright © 2008 Reuters
Pour le premier secrétaire du Parti socialiste, le chef de l'État, auto-proclamé candidat du pouvoir d'achat pendant la campagne présidentielle, "pêche par-là où il a prêché".
Il lui faut aujourd'hui "clarifier et rendre plus juste" sa politique. "Je lui demande la clarté, la justice, l'équité et le sens de la solidarité", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse devant l'Association de la presse étrangère.
"Si Nicolas Sarkozy veut se faire entendre, il faut qu'il dise où il veut aller. S'il veut se faire comprendre, il faut qu'il revienne sur les dispositions fiscales qui ont été votées pour les plus privilégiés", a-t-il insisté.
"En un an, il aura beaucoup parlé, beaucoup annoncé, beaucoup promis mais ce qui devait être le premier engagement du président, le pouvoir d'achat (...) n'a jamais été aussi détérioré par l'inflation et la stagnation des revenus", a souligné le chef du PS.
Depuis mai 2007, Nicolas Sarkozy "aura réussi à désorganiser sa majorité, à créer le doute, à créer (...) sa propre impopularité. Je ne m'en félicite pas (...) il n'est pas bon, il n'est pas sain qu'un an après l'élection présidentielle il y ait aujourd'hui autant de défiance", a ajouté François Hollande.
Le dirigeant socialiste a épinglé le "peu de professionnalisme" du chef de l'État.
"La succession de couacs, de contradictions, d'allers-retours, tout cela créé le sentiment que le président ne maîtrise pas la politique pour laquelle il a été choisi", a-t-il estimé.
Interrogé sur le style Sarkozy ou sa "présidentialité", le premier secrétaire du PS a jugé que seuls les résultats comptaient. "Savoir s'il est correctement habillé, s'il porte le bon costume m'est totalement indifférent", a-t-il dit.
"Si les Français avaient plus de pouvoir d'achat (et) moins de précarité, s'ils avaient plus de sécurité, ils n'auraient aucune gêne à voir M. Sarkozy en blue-jeans", a-t-il plaisanté.
Laure Bretton
RAG 34. Les lolo's 34
00:13 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
23.04.2008
Les Français jugent sévèrement le bilan de Sarkozy, selon plusieurs sondages

Par Tristan MALLE AFP - Un an après l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, plusieurs sondages témoignent d'un fort rejet de sa politique par les Français qui, très majoritairement, considèrent que sa première année de mandat n'a pas été à la hauteur des promesses prodiguées.
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